mercredi 17 janvier 2007

Mon premier Amour "Hbibi Lawel" (dernière partie)

Nous passâmes tout le restant de l’année scolaire à se voir pendant les recréations et à rentrer parfois ensemble.

Les vacances d’été arrivèrent et nous étions obligés de nous séparer. Pendant tout l’été j’étais incapable de l’avoir au téléphone, chaque fois s’était quelqu’un d’autre qui répondait. J’ai erré plusieurs fois autour de chez elle, en vain, elle était partie en vacances chez ses grands-parents.

Aucune parole ne pourrait exprimer la tristesse qui m’a enveloppé pendant le premier mois des vacances, par la suite, l’été, la plage, mes amis et surtout mes cousins et cousines (j’en ai une bonne douzaine), ont dissipé mon chagrin par leur présence.

Début Septembre, un nouveau "round" de mélancolie et de chagrin avec une tendance à la solitude.
Les journées sont devenues désespérément longues. Le temps s’est figé, il ne veut plus avancer et l’unique choix était la patience.

Le 15 Septembre, jour de rentrée scolaire. Jamais je ne me suis autant soigné devant le miroir, on dirait que j’allais à un mariage pas en classe, même une fille n'aurait pas fait mieux.

A 7:15 min, j’étais déjà au lycée, tout seul, personne n’est encore venu même pas les vendeurs de "Kaki et Glibettes". Les élèves commencèrent à arriver, j’examinais de loin toutes les silhouettes féminines, je saluais brièvement et rapidement mes amis.

07:45, le portail du lycée s’ouvrit, les élèves affluèrent à la cour principale dégageant le devant du lycée, j’ai scruté tous les visages, elle n’était pas parmi eux.

Quelques minutes après, la voiture de son père arriva, avant même quelle descende, et je ne sais pas pour quelle raison, je suis rentré rapidement au lycée et je me suis plaqué contre le mur, caché par un buisson.

Dès quelle fut rentrée, j’ai accouru vers elle, j’ai mis ma main sur son épaule, elle se retourna et pour la première fois de ma vie j’ai faillit pleurer, je me suis retenu à temps. Un bref instant de faiblesse. J’ai voulu crier "Finek ?, twahechtek " (ou est-tu passée ?, tu m’as manqué). Les mots ne sortaient pas.

Son sourire me rendit la respiration, elle était toute rayonnante de joie. Elle baissa la tête sans dire aucun mot.
Nous avançâmes ensemble vers la cours, la sonnerie de 8:00 retenti, « A 10:00 h, comme d’habitude » me dit-elle. Quelle voix angélique, Oh mon dieu.

Cette année, nos emplois du temps concordaient beaucoup mieux et nous permettaient des heures creuses communes. Nous eûmes l’habitude d’aller flâner derrière le lycée, du côté des terrains de sport, ou les haies et les buissons nous permettaient de se cacher des regards curieux.
Nous ne faisons rien que de parler, de quoi ?, de tout, de nous deux.

Nous marchions côte à côte, nos corps se frôlaient, nos mains se touchaient furtivement, sans que j’ai eu le courage de la prendre dans la mienne et de la caresser.

Lorsque vint l’hiver, nous trouvâmes refuge dans une petite salle en fin du couloir du 3ème étage. Assis sur le banc des écoliers nous écoutions la musique pendant toute l’heure creuse.
Nous primes connaissance du répertoire musical de Gérard Lenorman et nous n’écoutâmes que lui.
Jusqu’aujourd’hui, je continue de l’écouter et chaque fois que j’entends la chanson "Michèle", je ferme mes yeux et je vois devant moi Malek.

A l’approche des examens, nous commençâmes à réviser nos cours ensemble et au lieu que chacun utilise son cahier ou son livre on mettait un seul entre nous deux.
Le froid aidant, nous nous trouvâmes serrés l’un contre l’autre et je sentais toute la chaleur de son corps remonter au mien. Des sensations bizarres commençaient à me tourmenter.

S’était un jour du moi de février, glacial et pluvieux. Sur le même banc du lycée, nichés l’un contre l’autre, nous faisions semblant de lire du même livre. Nos joues étaient si proches l’une de l’autre que même fil mince n’y passerait pas, pourtant ils ne se touchaient pas.

Ce jour là, j’ai décidé de faire dont j’ai rêvé pendant plusieurs jours.
J’ai hésité, oui, non, oui, non, ….. j’ai fermé les yeux et j’ai tendu ma main gauche sous la table et j’ai touché sa main (ceux qui pensent à autres choses, sont déçus), ensuite je l’ai complètement prise dans la mienne doucement sans la serrer. J’avais peur de sa réaction, j’avais peur de la faire fuir, j’avais peur de la perdre.
Aucune réaction de sa part. C’est une grande joie pour moi, donc je peux continuer.

Nous nous sommes tus, on ne lisait plus, un silence absolu, je n’entendais que sa petite respiration et le son de ma salive qui passait avec difficulté à travers ma gorge.

Il m’a suffit d’un micro-geste simulé pour que ma joue se colle contre la tienne, ahhhh, une joue tendre, douce, veloutée, de la pure soie.
Encore rien, elle ne tire pas la tienne.
Nous sommes restés quelques minutes éternelles accolés comme des siamois.

Les bouts de nos bouches commencèrent à s’effleurer, encore une légère rotation, et nos lèvres se frôlèrent.
Inconsciemment, j’ai fermé mes yeux, j’ai senti que son visage se tournait vers moi, j’ai tendu mes lèvres vers les siennes et je l’ai embrassée.
Nous restâmes plusieurs minutes, dans une position inconfortable à se sucer maladroitement et mutuellement les lèvres. S’était mon premier et inoubliable baiser.

Au vrai, je ne sais pas dire à ce jour qui a embrassé qui le premier. Je ne suis pas très sûr qu’à cet instant se fut moi le premier.

Depuis, les choses sont devenues beaucoup plus faciles, nous passâmes toutes les heures creuses (ainsi que plusieurs autres occasions volées), à s’embrasser, à se dévorer et à s’aimer.

Mes mains timides et inexpertes eurent même l’audace d’explorer beaucoup d’endroits secrets et cachés……..Je m’arrête (shame on me).

En fin d’année, je fus orienté au Lycée Technique de Tunis en section Math-Technique (là ou une autre GRANDE histoire d’amour me liera avec Hbibi Thani). Malek resta à Khaznadar et nous fumes séparés.

Notre histoire n’a pas pu continuer en raison de notre éloignement physique. Les quelques rencontres rapides et les coups de téléphones rares n’ont pas pu sauver notre destin. Notre vrai destin était de se connaître et de s’aimer et de se lier d’amitié à vie.

Depuis ma 5éme année secondaire, la famille de Malek a déménagé à une autre maison et j’ai complètement perdu sa trace.

9 neuf ans après, je l’ai rencontrée à l’occasion d’un concert musical au Club Tahar Haddad à la Médina.
S’était incroyable comment elle était devenue féerique, malheureusement j’étais déjà engagé et l’occasion et la circonstance ne nous a pas permis d’échanger nos coordonnées.
Je l’ai perdue encore de vue pour 8 ans.

Un jour, en allant récupérer mon fils du jardin d’enfants, je fus surpris de découvrir que la charmante Mme …., directrice du jardin d’enfants, dont me femme vantait la gentillesse n’était autre que MALEK.

De temps à autre, et à chaque fois que l’occasion se présente, je rends encore visite à Malek.

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5 commentaires:

psynaj a dit…

hé bien di donc tu devrais écrire un roman toi!

Titif a dit…

Que le premier amour est beau !
Et qu'il reste gravé dans les mémoires !!!
Le tien fait partie intégrante de ta vie:) Dis donc!
Contente d'avoir pu découvrir ton blog sur cette note.
P.S: Merci pour ton commentaire sur mon blog, pour le fameux RSS, j'aurais besoin d'aide:)

gouverneur de Normalland a dit…

MEME PAS UN COUP DE FIL ..PAS UNE LETTRE ...RIEN ! TU oublies malek comme ca ! tu baisses les bras !!!! snif snif snif ! APRES TOUT CELA ..snif snif !

..attends ..hm ..je m'en porte un peu la ..hm je suis quand meme gouverneur de Normalland ..je dois etre digne ..hmm

dans tout les cas c'est une belle histoire sur laquelle j ai vibré reelement ..car c un age marquant qui nous fait changer le cours de notre vie ! thanks for the post !

Téméraire V4.3 a dit…

PsyNaj: Je ne serai pas capable d'écrire un roman, je suis de formation technique, je ne maîtrise pas assez la plume et beaucoup de mots m'échappent

@Titif: Je confirme, lorsqu'on aime quelqu'un sérieusement, on pourra jamais l'oublier. Que dire alors de la première histoire d'Amour.

@Gouverneur : Avec mes histoires d'Amourettes (il y'aurait encore 2 + ma femme), j'ai appris à la fin que si l'amour n'est pas entretenu il finira toujours par se dissiper

On a essayé au début de rester en contact, mais la rupture pénible de l'été ensuite l'impossibilité de se voir, parcequ'on n'est plus dans le même lycée, a fait en sorte qu'on se sépare. Heureusement qu'on s'est retrouvé à la fin, en bons amis

Titif a dit…

Bonjour,
Merci pour l'aide sur mon blog, néanmoins je n'y arrive toujours pas, surtout l'histoire du code.Il me faut plus de détails si vous permettez.
Merci.

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