jeudi 24 décembre 2009

Petit Déjeuner au Lit

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Danse en transe et je contemple ton jardin en sirotant ta tisane armoise
Je jette tes tartinettes, ton café, tes cocktails et tes délicieuses génoises
Tu me colles et tu me gaves de tes baisers au gout de fraise et framboise
Incitant mes caresses et amplifiant des frissons sur ta peau de bourgeoise

Jouvencelle du peuple du soleil ; Berbère, Hilalienne ou Carthaginoise
Ton corps fertile, tu sèmes je cueille, tu plantes de l’envie et je déboise
Sucrées tes lèvres, salées tes larmes, ardent ton regard lorsqu’il me croise
Ton gout exotique et tes fougues sauvages, tu t’acharnes et j’apprivoise

Mes doigts éparpillés dans tes cheveux gitans en boucle qui te pavoisent
Se hasardent à étaler sur ta poitrine le chocolat qui fond, tu fais la pantoise
Que je lèche au bout de ton sein gauche et celui de droite lui cherche noise,
Pourquoi la jalousie et la querelle ?, je vais être équitable avec les siamoises

Avec ma langue fourbe je cueille le miel du bouton de ta rose sournoise
Tu étales tes pétales parfumés de désir, tu libères l’ouragan avec extase
Tempête tropicale en vue !, contre ton orage je fonce, je fais le kamikaze
Mon regard s’évase et s’abime dans le vide infini de tes pupilles narquoises

Tu cries, tu me griffes, je te sens venir, tes lèvres sur ma bouche s’écrasent
Mon volcan te projette sa lave, je t’inonde, mon monde et ta terre transvasent
Ta nature sybarite se déchaine, ton tonnerre gronde et avec ma rosée je te blase
Tu te reposes et le linceul de ta brume s’évapore révélant tes prairies courtoises

Conseil d’ami,
Ne prenez jamais vos petits déjeuners au lit,
Cela risque de déchainer une tempête tropicale imprévue

lundi 21 décembre 2009

Défendue mais je te veux ...


Défendue mais je te veux ... Je te veux à n’importe quel prix. Je lèche mes lèvres et je m’impose des pensées de désir cruel, sexuellement enflammant et obscène, intensément flambant et romantique, vivement scandaleux et érotique. Le diable au corps, je me sens brûler … avec mon ticket one way pour l’enfer … et alors ! Je sais que Dieu existe parce que je peux entendre la voix de son lieutenant Lucifer m’inciter à toi.

Allongée à côté de moi, tu m’attends dans une supplication silencieuse pour déguster ton fruit défendu. Tu respires comme une coupable … désir ardent incontrôlable dans ton souffle. Encore et encore tes yeux est tout ce que je vois … ce sourire et ton regard mystérieux. Tu as commis le plus grand péché, celui de m’avoir séduit, cœur et âme. Tu me le payeras très cher quitte à ce que tu me prennes à Lucifer sur tes lèvres.

Mon cœur ne dit pas NoN, mais la raison est hésitante, et tes yeux trouvent un chemin à travers mon soupçon de doute pour me faire goûter ton offrande. L'odeur de la déchéance traine dans l'air, pendant que ton parfum essaie de la chasser et de maculer mes capacités olfactives. Les passions défendues chatouillent mes sens, et ton sourire subtil et tes yeux innocents brouillent mon jugement et me forcent à m’affilier à ton corps.

Je suis trop faible pour te désobéir, et pourquoi est-ce que je vais me défendre contre toi et contre mon diable ?, c’est de la triche, deux contre un. Je veux (mon diable veut) jouer avec le feu et toi tu veux jouer avec tes désirs. Le compte est bon et chacun aura pour son compte.

Mes mains deviennent hérétiques au toucher de ta peau satin et je les laisse bruler pour leur lamentable crime. Chaque caresse laboure un champ et chaque baiser enflamme un brasier, la chaleur s’intensifie avec chaque battement de ton cœur et la musique devient magique.
My Sweetest Taboo, mon tabou le plus délicieux ; mon visage collé contre ta poitrine, tu inhales mon souffle, j’expire le tien. Je ferme mes yeux, pour me retenir. Ta main se faufile sur ma peau et tes lèvres qui subitement se mettent à sucer mon cou. Tes doigts explorent mon corps et mes sens s’allument du feu de la convoitise et du désir. Tes baisers fondent mon âme et remplissent mon corps d’une envie irrésistible de dompter une fois pour toute ton appétence fougueuse.

Mon corps épouse tes courbes et mes doigts enveloppent les tiens pour bloquer ton élan fatal. Je regarde tes yeux de cristal, tu es si lisible, je te lis. Tes yeux me disent avant que tes lèvres le prononcent :
- " Je t’….. "
+ " Je te veux beaucoup plus "

Je m’agrippe à ton mont de vénus et par tes ondulations, ma langue s’enlise et glisse à travers tes terrains lisses et je cherche le paradis entre tes hanches. Les démons de l’amour m’y guident avec déchainement et nos corps se guerroient avec toutes les armes de l’obsession qui nous allume pour enfin céder à la reddition de notre extase dévouée à notre amour interdit. Je ne te fais pas la paix et je pénètre au fond de ton océan profond de désirs embrasés qui me berce par ses vagues de satisfaction ... Notre ardeur s'écrase contre les rivages du plaisir .... sur l’île de la passion irrésistible, encore une fois, ton corps sollicite le mien pour le dévorer … tout ce que je peux c’est satisfaire ton appétit féroce et soulager ta faim insatiable par toutes les convoitises qui raniment ma chair.

La symphonie de nos respirations, mes mots et tes gémissements s’engrènent dans un encombrement sulfureux, flottent jusqu'au plafond, fuient de la fenêtre pour mettre en rut tous les oiseaux qui camouflent par leur gazouillement nos cris et nos soupirs. Tel un métronome, nos convulsions passent d’un Adagio, Accelerando, à un Agitato et Presto … Animato, Appassionato, à Crescendo, et subitement Forte Fort Fuoco … et ils s’éteignent en Morendo suite à une perte de puissance pour avoir atteint l’au-delà des limites de notre capacité à résister au plaisir. Lors de ce concerto, les ongles se sont plantés, la peau s’est incisée, les lèvres mordues ont saigné et les corps se sont soulagés.

Sucre blanc brun, délicieux, à bon goût, est-ce que je pourrais en avoir encore si je le veux ?. Leurré par un fruit défendu mais accessible je me suis retrouvé à convoiter un bonbon inique et affable. Lucifer me considère avec un sourire, il sait que je ne resterai pas trop loin du péché succulent. Ma situation était critique et succomber à la tentation était mon point faible. De toute façon, l’attirance est trop forte pour qu’elle soit évitée. Une défaite bien anticipée depuis ton premier sourire.

A l'intérieur de cette inondation de pensées et de sensations qui est le noyau central existentiel de ma vie : Désir, Passion, Amour, Humanisme et Croyance je me heurte à une explosion d’un cocktail Molotov : Amour et Infidélité. C'était encore une fois beaucoup plus de ce que je peux endurer dans les cavernes les plus profondes de mon existence. Rien à faire … Bonne nuit Lucifer, je te laisse négocier avec les conséquences.

Je me suis endormi entre tes bras dans un sommeil profond, assouvi par le jus du fruit défendu et tout en autorisant que l'influence de mon cœur vainque la résistance de la logique de mon raisonnement, et les racines de mes convictions, du moins pour le moment. Je me suis endormi dans un lit de roses … et c’est plus tard que je sentirai la douleur des épines.


dimanche 20 décembre 2009

Le Vide Artificiel


Dans un monde bleu profond, sur une terre jaune marron entachée de vert, j’ai franchi les lignes rouges pour me bagarrer contre le noir. C'est ici que commence mon histoire, en ces jours chauds et précoces de l’été ; une fin de mai. La vie n'était pas facile, ni simple, ni bonne. Rien n'était comme il fallait l’être, comme je le voulais et pourtant dans le bonheur je baignais, j’étais même comblé. Aucun souci, absolument rien … ni familial, ni sentimental, ni affectif, ni sensuel, ni financier, ni relatif à la santé.

Les plus mauvais moments ont toujours été issus de mes mauvais choix pris consciemment dans l’optique de défier le destin, de tenter l’impossible et de frôler l’interdit. Mon entourage familial a toujours compensé tout cela par des meilleurs moments de joie et de bonheur, de rire et de félicité.

Toutes les nuits, tard dans mon lit, à côté de ma femme endormie, je me débats avec mes pensées qui essayent de me persuader de la fausse voie que je prenais. Dès le matin, à peine que je dépose mes enfants dans leurs écoles et que je me retrouve tout seul sans ma voiture, des idées vagabondes et arrogantes commencent à germer dans ma tête et des pensées insolentes j’essaime dans mon cœur.

Je passe mes journées courtoises avec la souffrance d’être autre de ce que je voulais être ; j’en ai marre de refléter l’image idéale qu’ILS voulaient voir de moi : le bon père, le tendre fils, l’affectueux mari, l’employé modèle, l’ami incontournable, le cousin aimable, l’oncle généreux, le voisin poli … et tous les qualificatifs et adjectifs qui font de toi le meilleur de tous les hommes et qui t’accablent, te lient et t’empêchent de respirer. Mais moi, depuis des longues années, j’ai fait ma propre révolte en douceur sans que personne ne s’en aperçoive, même le plus proche des amis et j’ai crée mon propre monde, ma double vie.
Tout simplement, les convoitises et les perversions deviennent acceptables quand ils émanent d’un besoin interne creux. Et de quel besoin creux et de quel vide je parle ?. Mentir à soi-même et créer un vide artificiel pour chercher à le combler.

La liste de mes qualificatifs apparents est longue et moi je me pose des questions courtes, bêtes et simples " Quel est le but d’une vie sans douleur ? » ; « A quoi servent les limites, si ce n’est d’être franchies ?» ; « S’il existe un interdit et que quelqu’un devait le gouter ?, pourquoi pas moi ? » ;

Perdu dans la mer de ma propre consternation, je savais que pour être heureux, à ma façon, il me fallait un changement. Tout changement est bon, peu importe ce que cela pourra générer.

Après des jours de justes et mauvaises réflexions, j’ai pavé le chemin de mes conclusions par des décisions. J’ai choisi d’échanger ma vie de quiétude par une vie d’aventure et de solitude masquée. Je vais flirter avec les interdits de la vie, franchir les limites du concevable, gouter à l’âpreté des douleurs et compter sur les probabilités mathématiques pour s’en sortir indemne, c’est une question de hasard et la chance ne me manque pas du tout. Comme à la langue cela devient très ennuyeux de jouer en solo, cette fois-ci j’oserai le faire en duo.

jeudi 17 décembre 2009

SyRéNa

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Solitaire la Syrèna, sur son île du désespoir et de l’abandon
Immortelle avec sa voix et son chant loquace et exubérant
A l’attente d’un mortel qui la délivre de son enchantement
Implorant les marins, harponnant leurs cœurs avec aversion

Douleurs enthousiastes et malheurs sans fin qui l’enterrent
Avec la couleur de ses yeux, et par ses larmes trop amères
Elle inonde les atolls, saline les océans et teint l’eau de mer
Et avec le triste regard elle peint le ciel d’un azur éphémère

Parfois, elle se déchaine et souffle un vent fort et orageux
Qui ne se calme que par ses souvenirs sereins et onéreux
Des fois elle charme le cœur de tous les marins aventureux
Mais cet amour fourvoyé est introuvable chez aucun d’eux

Elle gémit,
sur la brise alizée avec émoi,
« Mon bienaimé, revient à moi »
« Revient me prendre encore une fois »
« Si tu peux m’entendre et sentir ma voix »
« Ne me laisse plus seule, emmène-moi avec toi »
« Contre mon gré, contre notre destin et toutes les lois »

Sa voix mielleuse, comme un nectar, envoûte les entichés
Par son chant harmonieux, son racontar, doux et aiguisés
Elle transperce comme un dard les cœurs et âmes happés
Même les périlleux loubars, à son piège ils ont succombé

Chaque marin la raffole et prend le large sur son voilier
En cadrant la rosace de sa boussole vers la voix cadencée
Mettant le cap vers l’aventure, dans une course effrénée
Avec une larme qui l’immole, il n’est plus le prédestiné

A l’appel de la pérenne, Ulysse résiste avec douleur et peine
Il vague en périples pour échouer sur les rivages de sa sirène
Assise sur son rocher, Syréna l’attend, pour devenir humaine
A son baiser brasier, son cœur diamant se fond, se déchaine

Elle devient femme et illumine une nuit sans lune et étoiles
Laisse tomber ses écailles et à son soupirant elle se dévoile
Émotions inconnues, dans le plaisir et l’extase ils partagent
Mais la sirène n’oublie pas sa souffrance, sa peur et présage

« Pourquoi ? »
« Tu as démuni mon cœur, tu as navigué si loin de mon âme ? »
« Tu m’as promis de revenir mais tu as disparu, je te réclame ! »
« Tu m’as laissé dans mes rêves et tu as faillis à ta promesse ? »
« Le cœur brûle, l’âme se noie, je ne peux que crier détresse !»

« Je suis condamnée à te quérir partout, dans tous les lieux »
« Aucun homme ne peut soulager mon cœur, aucuns vœux »
« Je ne peux plus plonger dans les eaux mais dans tes yeux »
« Sans toi je suis statue, je te respire et je vis un deuil creux »

« Si tu m’oublies, tu ignores mes cris, tu négliges mes désirs »
« Les marins et Hommes de ton espèce, je séduirai à mourir »
« Et dans les profondeurs de mon monde océan je les noierai »
« De mon cœur je t’enlèverai, pour toute la vie je te pleurerai »

Une fois, Tu as voulu disparaître …

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Déjà, cela fait trois jours et trois nuits que je n'ai pas eu de tes nouvelles. Mes secondes sont devenues des heures, mes heures se sont transformées en jours et mes jours se sont convertis en éternité. Ma douleur et la misère de mon cœur s’empirent d’une minute à l’autre. Ma vie sans toi est saumâtre, trop sombre et je ne vois plus rien clairement. Tu me manques et tu manques à tes proches amis aussi qui ont l’habitude d’être réconfortés par tes conseils, d’être réjouis par ton sourire, d’être égayés par ta présence.

Je suis seul, assis à l'intérieur de moi-même, cherchant une consolation d’un monde externe. Je suis tout seul avec toute la frustration apportée par le désordre de mes méditations. Je suis tout seul, uniquement entouré par des nuages de confusion. Obscurité totale dans le domaine de mon espérance et prépondérance absolue du désespoir. Il m’est impossible de trouver des réponses à mes questions. Qu'est-ce qui s'est passé entre nous ? Qu'est-ce qui s’est passé pour que tu creuses une tranchée entre nous deux ?

Tu m’appelais chaque jour, chaque matin, chaque heure pour partager avec moi tes pensées et tes peurs, ta joie et ton bonheur, ton rire et ta bonne humeur. Je vivais avec toi … je te vivais. Et puis le silence … plus aucun appel, aucun bonjour matinal, aucune réponse à mes coups de téléphone.

Mon monde s’est contracté, il s’est tellement rétrécit qu’il ne contient que TOI, et toi tu n’y es pas. Mon monde, petit, froid, noir, vide … sans toi, et il risque de se transformer à jamais en sahara stérile dans lequel je te chercherai et je ne te trouverai pas.

Je me tords dans l’angoisse de ne plus te voir, une grande frustration de te perdre opprime ma poitrine, et je ne veux pas courir le risque de t’égarer comme j’ai déjà perdu auparavant, un amour que je ne méritais pas. Je n’ai pas besoin de te faire un dessin pour que tu saches la portée de mes sentiments envers toi. Tu sais que je t’adore à mourir et que je t’aime au-delà des profondeurs de mon existence. Un amour non intentionnel, non prémédité.

Je croise mes bras et j’essaye de me distraire de mes pensées, pendant que la fusion démesurée du chagrin et de l’inquiétude garnissent chaque crainte qui s'échappe de ma tête d’une auréole obscure. Je m’assois, avec mon visage entre mes mains et des larmes qui coulent bruyamment sans fin et qui te murmurent combien j'ai besoin de toi.

Je te sens ; tu me respires ; je te sollicite et tu saignes … je le sais. Tu sais que mes mots ne sont pas vains et que notre amour est quelque chose que nous pouvons toujours préserver en dépit de toutes les contradictions qui nous enveloppent. Peu importe que toutes nos convictions passées soient effacées.

La souffrance jaillit de ma tête, se disperse à travers mes doigts, parcoure mes mains et se diffuse dans tout mon corps sans douleur … que je ne peux pas sentir. Mon mal de TOI inhibe toute autre perception. Si tu vas encore t’attarder, mon cœur ne sera plus le même.


….

Tout cela n’a aucun sens.
Je me demande pourquoi tout s’assombrit quand tout paraît si parfait ?.
Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?
Tu me manques, pourquoi je ne te manque pas ?.
Je t’aime, pourquoi tu ne m’aimes plus ?
Aucune réponse à mes questions suspendues.

Tu devrais souffrir … qui c’est qui est en train de t’écouter ?
Tu devrais pleurer … qui c’est qui est en train d’essuyer tes larmes ?
qui c’est qui est en train de partager ta peine ?,
je sais que c’est personne.

Je sens comme si je suis en train d’abîmer une partie vitale de moi-même. Je déteste penser aux moments avant que tu rentres dans ma vie et au destin qui me menace de prendre ce qu’il m'avait redonné. Il est possible qu’il me soit impossible d’arrêter la pluie aujourd'hui mais, partage tes peines avec moi et je pourrai chasser tes nuages demain.

Tes yeux me manquent avec leurs couleurs mystérieuses et l’apparence de ton visage quand tu es trop sérieuse. Tout en TOI me manque. Tu me manques beaucoup plus que ce terme puisse signifier, tu me manques beaucoup plus que mes mots peuvent transcrire, tu me manques beaucoup plus que ma bouche puisse te le dire.

Je t’attends … non je laisse tomber.

Je souhaite que cela n'aurait jamais du arriver ; je souhaite que tu fusses rien pour moi ; je souhaite que je ne pusse rien sentir, aucun amour, aucune douleur. Ne reviens plus, je te hais ...

mardi 15 décembre 2009

Souvenirs Proches et Lointains

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Il y a de cela des semaines, des mois, des années. Je n’arrive pas à me souvenir. Je ne veux pas le dire. Elle était partie, et c'était tout que je savais … un choix, un destin auquel je ne pouvais pas m’échapper. Je me réveille et je ne la trouve plus.



« K » me voulait entièrement à elle, normal et légitime, autant que je voulais que son âme et son cœur soient consacrés à moi. Et un jour, une arrivante, étrangère, belle, charmante et attirante. Mon tempérament furtif se réveille et intuitivement je sympathise avec La Nouvelle et je me pavane en paon pour avoir décroché un gros lot. De cette relation, bannie par mon engagement affectif, une affinité avec un soupçon de tentation mutuelle sont nés.

Jalousie en feu, masquée par une nonchalance, elle me laissait faire et laissait son cœur se défaire. Et sans mot dire, elle faisait semblant de me déloger de ses pensées … Elle ne faisait pas le moindre effort pour me recouvrir, elle m’abandonnait et pour "l’autre", elle me laissait partir. Victime ou Proie ou les deux à la fois, je suis le seul responsable de tout cela.

Elle s’était éclipsée de ma vie pour me laisser faire mon rodéo avec La Nouvelle qui n’était qu’un brouillon d’amour, un corps caniculaire, un générateur de plaisir, qui m’a entrainée dans ses tests d’endurance physique, ses tests de travaux pratiques pour confirmer toutes mes théories acquises dans le manuel du professeur Kinsey et pour décrocher dans mon examen final, mon diplôme d’explorateur d'anatomie féminine.



« K » fait partie intégrale du puzzle de ma vie ; elle est une pièce que je n’ai pas pu placer dans le bon ordre. Plusieurs années sont passées et on se voit encore et à chaque fois, je revis les mêmes contingences "au présent".

...


S'allonger et attendre, et pendant que je suis enchevêtré dans mon lit, pour quelques moments je fus consolé par le néant de mes pensées. Par la suite, peu à peu, les barrières de ma mémoire se sont ouvertes et mon cerveau s’est immergé dans la vérité et la douleur. Rapidement des idées se sont mises à baratter dans ma tête. Embrochées, ma cervelle n’arrive à rien retenir et je me fixe sur rien. Ma chambre, comme un carrousel, commence à tournoyer ; dites-moi, comment est-ce que je peux me débrouiller ?

Le vide s’installe dans les crevasses de ma tête et la défaite se verse sur moi, combattue par une vision légère et momentanée d'un Espoir contradictoire à une envie de Rien … avant de devenir inutile comme une coquille vide.

J'ai abîmé quelque chose de précieux, je l’ai moi-même jeté. Je n’ai jamais pu le récupérer et ce qui me torture le plus c’est qu’il n’existe aucune voie pour reconquérir ce que j'ai perdu. Et avec ma résignation et l'acceptation de son inexistence, une solitude caverneuse est venue me garrotter. Un vide profond que je n’ai jamais pu traverser en dépend de tout l’amour que j’ai reçu autrement, plus tard.

….

Il y a de cela 25 ans, je ne m’imaginais pas vivre sans elle, respirer sans elle. A cette époque je la bombardais tous les jours avec mes poèmes d’amour, sans lui dire une seule fois "je t’aime". C’était cela ma plus grande erreur. Leçon apprise ; et depuis j’ai donné carte blanche à mon cœur pour s’exprimer sans me consulter.

….

Question posée il y a de cela 22 ans : est-ce que ma vie sera finalement la même sans elle ? Peut être, comme ça, c’est mieux … je m’habituerai est plus tard, je pourrais continuer plus facilement, sans elle, sans chagrin, sans aucune douleur. On dit qu’un rêve est une belle chose … mais qui se transforme en un cauchemar lorsqu’on voit tous les jours ce qu’on ne peut pas toucher …



Depuis 27 ans qu’on se connait et il y a longtemps que nous nous sommes aimés … on s’est séparés et nous nous sommes revus. Elle a fait le choix de garder son cœur pour soi et jusqu’aujourd’hui notre relation continue mais depuis plusieurs années elle s’est transformée en une pure amitié … du moins c’est ce qu’elle me disait.

à « K » : excuse mon présent et mon imparfait

PS : Texte confectionné par des bribes de mots du passé et par des réflexions du présent pour me prémunir contre ton futur improbable.

dimanche 13 décembre 2009

Désirable

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Une île … une rencontre inespérée … un dîner … un clair de lune … Cela a commencé par les yeux. Pas nécessairement la couleur, quoi que la teinte des siennes m’est encore indéfinissable. Pas nécessairement la forme, plutôt la manière avec laquelle ils me regardent : évasifs, provocateurs et timides.

Se sont des yeux grand ouvert et audacieux quand ELLE est sérieuse … ils ne semblent pas me fixer, mais je sens qu’ils me cadrent avec insistance dans leur champ de vision. Par certains moments, quand ils trouvent les miens, ELLE s’y noie comme pour sonder mon âme et chercher mon cœur fragile qu’elle a flairé dès le premier regard.

Et puis … ses yeux m’appellent, m’hypnotisent et je ne peux que lire le message décodé qu’ils essayent de me transmettre … Mon regard divague avec le tien et ses yeux prononcent ce que ses lèvres veulent dire.

Je la recherche, je la scrute … sa bouche sensuelle … la douceur délicate de chaque lèvre devient la cible permanente de ma vigilance. J’essaye d’éloigner mes yeux loin d'eux mais s'était trop tard. Piégé par un moment serein de ravissement, je les vois parler … pulpeuses et ovales … je ne les entends pas. Je sursaute de mon égarement, je les vois se détacher l’une de l’autre avec bienveillance, se soulever avec délicatesse, se contracter avec beauté pour afficher un sourire, laisser partir un éclat de rires.

Ça y est, le mal est fait … je suis charmé …

Parler … rire … souvenirs … quelques verres … il est tard pour renter … et nous nous retrouvons enlacés ... elle se niche entre mes bras … je me penche sur sa bouche et je m’arrêté à l’instant où mes lèvres effleurent les siens. Le tendre toucher de ses lèvres et l'étreinte serrée … son corps chaud et son cœur en battement de tambour incitent mon excitation. Je sens l'anticipation grandir dans mon fond, comme un nuage qui se prépare à arroser une terre assoiffée.

Le baiser court s’allonge, il s’oublie et devient long … de léger il se creuse profond, de tendre il se convertit en passionnant. Nous fusionnons et aucune formule mathématique ne saura identifier notre centre de gravité. Nous mettons en échec la théorie de la relativité. La notion du temps n’existe plus. La loi de la gravité n’a plus aucun sens, nous flottons déjà au-dessus des nuages.

Tous les sens entrent en jeu : goût, toucher, odorat. C’est l’extase … la bouche s’effarouche, se déchaîne se mute en volcan … Sucements, morsures et pincements … bleu et rougeurs, plaisir, douleur et frissons.

Lèvres à lèvres … lèvre contre lèvre … lèvre dans les lèvres … qui se suçotent, s’aspirent … plus d’inspiration … j’inhale son suc … échange chimique … je n’en peux plus. Je me retire, et je remonte pour respirer. Un fou rire croisé de part et d’autre ; je reprends encore un souffle profond et je replonge.

Succulentes Plaintes et affectueux gémissements accélèrent le rythme cardiaque et chauffent l’ambiance. La chaleur augmente. Mon bras autour de son cou … je la serre plus fort … je l’embrasse encore longuement. Ma langue se hasarde à la recherche de la tienne. Son baiser a volé toute ma capacité rationnelle et je pars explorer son jardin …

vendredi 11 décembre 2009

Fille de la Brise Nocturne

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Dame, Le métier le plus vieux du monde tu as choisi
Exposer tes charmes, courbes voluptueuses meurtries
Avec tes dessous de soie, satin, faux Guess et Gucci
Et ton parfum nauséabond à bon marché Nina Ricci

Femme pécheresse évocatrice des plus suaves envies
Fardée fade, étalant sans vice ses dentelles à bas prix
En flottaison dans la brise nocturne de l’amère agonie
Négocie et compose son destin avec l’aigre-douce vie

Dame caméléon, monstre délicieux ou victime, qui es-tu ?
Insolente, tu prétends l’innocence et tu parcoures les rues
Tu savoures ton capuccino sur les terrasses de l’Avenue,
Guettant une proie, habitué ou passager, le premier venu

Suppliant l’adoration éphémère des yeux d’un inconnu
Tu enlèves ta culotte et tu soulèves tes jambes menues
Et en échange de l'argent, de la honte, d’un plaisir indu
Tu oublies, le corps piétiné et l'âme souillée chaque nuit

Et à l’aube, tu t’éclipses sans laisser de visage ou de trace
Le Rire volatile, le cœur stérile de joie et le corps vorace
Répugnante, tu portes en toi l’odeur des hommes rapaces
Ainsi, tu te caches à l'intérieur de ton ombre, tu t’effaces

Prostituée saignante, souffrance dans le cœur de la société.
Elle égare chaque jour sa vie à cause de ses propres plaies
S’accrochant aux rêves, qu’un lendemain pourrait apporter
Elle s’abandonne à sa douleur et se morfond dans le regret

Pitié pour cette fille, brise nocturne, marginale, pâle et sale
Elle oublie qu’elle est vivante et elle s’immole au feu mâle
Au-delà de sa déchéance, de ses mensonges de vile femme
Elle s’offre en oblation à la société encore malade et infâme

jeudi 10 décembre 2009

Ma Vengeance contre les MOTS

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Après avoir libéré mon Inspiration de son Complot
Et commencé par briser les paradigmes linguistiques
Ayant pour arme mes erreurs syntaxiques et mon stylo
J’ai assassiné les règles grammaticales et leur logique
Savourant ma vengeance contre le maître des MOTS
J’ai brulé vif, sans pitié Bescherelle pour qu’il abdique

Mes délires métaphoriques ont eut raison de toi
Ils ont étouffé ta conjugaison et cloué tes formes
Ils ont fixé tes temps, muté ta diathèse et tes voix
L’orthographe sera orpheline de toutes ses normes

Maître des Mots, je t’ai DéGraMéRé, Dengue !!!
Je t’ai déchu de ton règne qui régisse ta langue
Le son de ta phonétique sera perdu à la longue
Et le Patois sera mon officiel, tu en seras Dingue !!!

Acharné, j’ai mélangé tes personnes et j’ai réduit tes nombres
J’ai estropié ton aspect pour qu’il soit à un seul genre, eunuque
A ma façon, Je t’ai habillé en un seul mode illisible et sombre
Mes réformes et mes législations ont rendu tes notions caduques

Maître de mes Maux,
J’ai eu ton dernier Mot,
Je mutilerai ta ponctuation, et je placerai tes points n’importe où
Tes mots indéniables deviendront impénétrables vagues et flous
Tes phrases arrachées, et tes qualificatifs jetés, clos sous verrou
Ils seront substitués par des adjectifs vides de tout sens, bagout

S’il le faut,
Maître des Mots,
J’accomplirai le pire des crimes et je commanditerai le génocide
Pour tout né issu de ton néologisme, j’ordonnerai l’infanticide
La zizanie entre tes antonymes et tes synonymes sera le suicide
Le Masculin sera roi et ton féminin, de la quarantaine au préside
Tu sauras enfin que c’est avec mon stylo, je suis celui qui décide

Ainsi je les crève … tes mots n’auront plus rien à dire maintenant.
Pour écrire les miens … pour seulement se relire orgueilleusement
Donner libre cours à mon verbiage et à mes points de suspension
Je me moque de toi, tu as voulu conspirer contre mon inspiration

dimanche 6 décembre 2009

Les Désirs Étouffés

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Le TEMPS … une barrière transparente, indéfinissable qui annonce un futur qui ne sera jamais comme on le veuille et qui berce notre vie au gré de ses oscillations sinusoïdales invisibles mais perceptibles.

La VIE, la notre … qu’emprisonnes chacun de nous deux dans son âme a été déclarée coupable et a été incarcérée en raison de TOUTES les choses qu’on a faites … conjointement … séparément.

NOUS DEUX … nos Destins s’emboitent … l’un encercle l’autre dans une sorte de danse perverse … et nos sentiments croisés ne valent rien, ils font office d’amortisseurs à TOUTES les peines que nous vivions. Ce fichu Destin refuse de me permettre de devenir ta Destination et te refuse le droit d’être mon Refuge. Nous ne pourrons jamais fusionnez TOUTES les choses qui nous relient et qui créent les conditions de nos existences … de notre existence. Notre amour sera étranger, hors la loi.

DEUX ETRANGERS … proches et lointains dans deux mondes séparés par un mince vitrage qui ne laisse passer aucune image en raison de la brume du souffle que nous expirons. L’espace et le temps qui nous trahissent quand nous en avons besoin … quand tu as besoin de moi … quand je te veux … te tenir la main.

Ta MAIN … tendue et qui laisse mes doigts entrelacer délicatement les tiens, les serrer … te parler à travers mes douces caresses. Je trouve que nous n’avons pas besoin des mots ; à travers le toucher je te comprends mieux et je me rends compte maintenant que tes yeux s’expriment plus quand tes lèvres cessent de me parler.

Tes YEUX … comme la lune d'argent lors de son éclosion, ils font briller les étoiles par tes larmes satins clairs. Tes yeux sont une belle révolution de couleurs qui tentent de masquer les désirs qui fusent dans ton intérieur … qui essayent de me cacher les réponses à TOUTES les questions que je ne m’arrête pas de les poser, à Toi.

TOI … tentation sucrée et amère à la fois ; mon âme tanné de ton amour, n'a pas la patience de prendre ce que tu lui offre ; elle veut tout prendre à la fois ; elle ne peut pas supporter la tempête de ton amour orageux ; ta magnifique et cruelle magie est insupportable … je ne peux pas l’endurer et j’étouffe le désir qui corrompt mon cœur.

Mon CŒUR … ébloui par ton charme séducteur et ma volonté pour te résister a été anéantie ; je ne me soucie plus de te laisser seule, de t’abandonner ; à jamais ma raison t’a captivée et tu ne seras plus perdue de ma vue ... sans que tu sois TOUT à moi

Je ne serai jamais TOUT ce que tu as voulu … pour le restant de ta vie sauf dans ton cœur. Tu ne seras jamais le TOUT pour moi pour le restant de ma vie, sauf dans mon âme … tu es mon âme et je suis le cœur qui te donne la vie … TOUT cela ne me suffit pas mais je me résigne … et TOUT en toi qui me retient crée une abstraction indéfinissable et inconnue à la logique de mon Psy.

J'ai besoin de me débarrasser de ton attraction, de me libérer de ta gravitation … j'ai besoin de partir, de m'échapper, de me sentir comme si je suis libre et que je peux respirer sans toi … que je peux opprimer mes Envies et étouffer mes Désirs

« et si on essaye de ne plus se voir … pendant un mois » … je ne réponds pas, ensuite un rire capricieux s'échappe de mes lèvres et tu me regardes dans le silence ... Je m’endors.


samedi 5 décembre 2009

INCONTAGIONABLE

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Oublie les couleurs si tu es en train de peindre mon portrait. Vaut mieux que tu esquisses ton ombre nichée derrière ton chevalet solitaire qui partage les frissons de ton cœur avec tes modèles grossiers.

Cesse de sentir avec les bouts de tes doigts, les empreintes de mes pas dans la peinture ternie de ton tableau … prends ton crayon bien taillé et trace toutes les images que tu imagines sauf mes yeux.

Tu dépenses tes nuits à prétendre ce que tu n’es pas … tu crois à un monde imparfait où les rêves n’existent pas. Ton monde … toujours gris, morne et solitaire là où ton futur est leurré, il ne sait pas quelle direction prendre. Figé … le temps avance tout lentement pour parfois s’arrêter très longtemps.

Les blessures sanglantes te prédominent et te laissent toute seule à la merci du gris de tes toiles et à ma vigilance. Tu lèves tes yeux pour rencontrer mon regard … une prière … et tu sais très bien que tu ne dois t’attendre à aucune réponse.

Tu cèdes de nouveau et tu me tends la main, encore une fois … j’en ai marre de contaminer ton cœur chaque fois … et chaque fois, après que je parte, tes défenses immunitaires antisensationnelles récusent l’infection de la maladie d’Amour que je t’ai inoculé. Invulnérabilité absolue. Tu argues que je dois être à tes côtés en permanent pour que la maladie ait réellement lieu. Tu sais que je ne peux pas rester trop longtemps, une autre vie, ailleurs m'attend.


Elle s’accole contre moi, elle se dissout dans mes bras et elle me laisse pénétrer son cœur rebelle.


Mes pensées sont un mélange tourmenté de désirs, de souhaits, de besoins et de rêves. Les ingrédients de ce mélange risquent de ne jamais voir le jour et se réaliser.
Confusions et collusions, réclusion et acharnement … le brouillard plane sur ton jugement et pourtant toutes tes idées négatives s’accomplissent. C’est bête que le destin soit si borgne que ça !

Mon âme … une feuille embrouillée de joie, d'amour et de possession ; de chagrin, de nostalgie et de désordre vague dans le dessein de t’acquérir. La Tienne, ton âme … un tableau que tu n’as jamais achevé, délaissé, oublié … art abstrait, inexpressive qui veut se donner sans aucun effort.

Se lever, sortir, partir et laisser derrière un sourire soyeux et un désespoir acquis. Honneur de perdre contre un grand joueur … le Destin. Pffffffff … se remonter la morale par du n’importe quoi.

vendredi 4 décembre 2009

La Page Vierge

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Détestable,
Du vide maudit ; tu te moques et tu me nargues
Tu me prends pour un impuissant et tu te targues
Les mots me trahissent, ils ne veulent plus couler
Mon stylo ingrat, ton sourd complice reste muet
Contre les pensées frigides de ma cervelle déflorée
Page blanche vierge, tu désires rester immaculée

J'essaie,
De te caresser et de méditer avec cohésion dévolue
Absolument rien, mais seulement un silence absolu

Je prétends,
Écrire des mots sans aucun rythme sans gout
J’implore, Polymnie ma muse qui m’engoue
Elle me persuade de me laisser aller
Un ordre sincère, je n'ose pas refouler
De mon âme au stylo, vers ta virginité
Je défonce ton hymen qui te protégeait

Jouissance,
Avec tous les soins et la douceur de mes pensées
J'écris du fond du cœur et mon inspiration renait

Vaincue,
Un mot écrit et bientôt par un autre suivi
La fécondité de l’esprit engendre la vie
Un message plaintif d'un amour en deuil
Revit, coule et s’impose sur ma feuille
Un paragraphe se révèle, suivi par une page
Mon œuvre évolue à travers ses passages
Vers les chapitres d'un conte inachevé
D'un amour perdu, et par la suite trouvé

Les 100 livres les plus lus

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En rouge les livres non encore lus


1 La Bible
2 Les misérables de Victor Hugo
3 Le petit prince d’Antoine de Saint-Exupéry
4 Germinal d’Emile Zola
5 Le Seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien
6 Le rouge et le noir de Stendhal
7 Le grand Meaulnes d’Alain-Fournier
8 Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne
9 Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody
10 Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas
11 La gloire de mon père de Marcel Pagnol
12 Le journal d’Anne Frank d’Anne Frank
13 La bicyclette bleue de Régine Deforges
14 La nuit des temps de René Barjavel
15 Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mc Cullough
16 Dix petits nègres d’Agatha Christie
17 Sans famille d’Hector Malot
18 Les albums de Tintin de Hergé
19 Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell
20 L’assommoir d’Emile Zola
21 Jane Eyre de Charlotte Brontë
22 Dictionnaires Petit Robert, Larousse, etc
23 Au nom de tous les miens de Martin Gray
24 Le comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas
25 La cité de la joie de Dominique Lapierre
26 Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley
27 La peste d’Albert Camus
28 Dune de Frank Herbert
29 L’herbe bleue Anonyme
30 L'étranger d'Albert Camus
31 L’écume des jours de Boris Vian
32 Paroles de Jacques Prévert
33 L’alchimiste de Paulo Coelho
34 Les fables de Jean de La Fontaine
35 Le parfum de Patrick Süskind
36 Les fleurs du mal de Charles Baudelaire
37 Vipère au poing d’Hervé Bazin
38 Belle du seigneur d’Albert Cohen
39 Le lion de Joseph Kessel
40 Huis clos de Jean-Paul Sartre
41 Candide de Voltaire
42 Antigone de Jean Anouilh
43 Les lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet
44 Premier de cordée de Roger Frison-Roche
45 Si c’est un homme de Primo Levi
46 Les malheurs de Sophie de la comtesse de Ségur
47 Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne
48 Les fourmis de Bernard Werber
49 La condition humaine d’André Malraux
50 Les Rougon-Macquart d’Emile Zola
51 Les rois maudits de Maurice Druon
52 Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand
53 Les hauts de Hurlevent d’Emily Brontë
54 Madame Bovary de Gustave Flaubert
55 Les raisins de la colère de John Steinbeck
56 Le château de ma mère de Marcel Pagnol
57 Voyage au centre de la Terre de Jules Verne
58 La mère de Pearl Buck
59 Le pull-over rouge de Gilles Perrault
60 Mémoires de guerre de Charles de Gaulle
61 Des grives aux loups de Claude Michelet
62 Le fléau de Stephen King
63 Nana d’Emile Zola
64 Les petites filles modèles de la comtesse de Ségur
65 Pour qui sonne le glas d’Ernest Hemingway
66 Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez
67 Oscar et la dame rose d’Eric-Emmanuel Schmitt
68 Robinson Crusoé de Daniel Defoe
69 L’île mystérieuse de Jules Verne
70 La chartreuse de Parme de Stendhal
71 1984 de George Orwell
72 Croc-Blanc de Jack London
73 Regain de Jean Giono
74 Notre-Dame de Paris de Victor Hugo
75 Et si c’était vrai de Marc Levy
76 Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline
77 Racines d’Alex Haley
78 Le père Goriot d’Honoré de Balzac
79 Au bonheur des dames d’Emile Zola
80 La terre d’Emile Zola
81 La nausée de Jean-Paul Sartre
82 Fondation d’Isaac Asimov
83 Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway
84 Louisiane de Maurice Denuzière
85 Bonjour tristesse de Françoise Sagan
86 Le club des cinq d’Enid Blyton
87 Vent d’est, vent d’ouest de Pearl Buck
88 Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir
89 Les cavaliers de Joseph Kessel
90 Jalna de Mazo de la Roche
91 J’irai cracher sur vos tombes de Boris Vian
92 Bel-Ami de Guy de Maupassant
93 Un sac de billes de Joseph Joffo
94 Le pavillon des cancéreux d’Alexandre Soljenitsyne
95 Le désert des Tartares de Dino Buzzati
96 Les enfants de la terre de Jean M. Auel tous les tomes
97 La 25e heure de Virgil Gheorghiu
98 La case de l’oncle Tom de H. Beecher-Stowe
99 Les Thibault de Roger Martin du Gard
100 Le silence de la mer de Vercors

lundi 30 novembre 2009

Tentation pour une Traitrise

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Venez, approchez … je vais raconter l’histoire de mon cœur
et comment il a succombé à la douleur,
Venez, approchez … je vais vous parler de mon maître le Vautour ;
de mon Tyran et Seigneur "Amour"

Approchez, approchez, et de mes leçons, venez et apprenez

L’Amour est un rapace et des douleurs il est avide et vorace
L’Amour est vicieux et il te laisse croire que tu es un Dieu
L’Amour est une tentation amère jusqu’à gouter à ses angoisses sucrées.
L’Amour est hypocrite, il ment à ton cœur et à ton âme proscrite ;

Venez, approchez … tirez la leçon, et à mon avertissement faites attention,

Que Seigneur Amour m’épargne la punition
Pour mon insolence, ma traitrise et ma trahison
Je ne cherche qu’à épargner à ses esclaves et pions
Sa vulgaire rage et son amer mécontentement

Seigneur, une fois vous m'avez dit avec rire
« C’est une leçon que vous pourrez instruire »
Sans jamais m’avoir tracé des limites à mes dires
Je te prie de ne pas ignorer ce que mon conte doit contenir.
Maître, écoute ma supplication et soit indulgent pour me soutenir
Je suis épuisé, anéanti et je ne peux plus sous ton courroux souffrir

Approchez, approchez, et de mes leçons, venez et apprenez
Je vous promets qu’un jour vous me remercierez,
Pour tous les tourments dont je vous sauverai.

Sieur Amour, dites-moi ce que vous pensez de ma mission
Arrose mes yeux et saigne mon cœur avec ta juste décision
Est-ce que vous me laisserez parler sans restriction ?
Ou est-ce que vous me maintiendrez dans l’interdiction ?

Oh Seigneur !! quelle folle initiative ai-je fait ?
Quels vocables ignorants ai-je psalmodié ?
Conter à travers les mots, ma passion usée !
Et te rendre coupable de mes dérivations
Seigneur Amour à ta volonté je me repens …
je te conjure, de mon cœur aie de la compassion !!!

Venez, approchez … je vais raconter l’histoire de mon cœur
et comment il a été emplit de bonheur
Venez, approchez … je vais vous parler de mon maître et de sa bravoure,
de mon Bienfaisant Suzerain et Seigneur "Amour" …


samedi 28 novembre 2009

Amour à la Maternelle

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Je suis un garçon un tout ptit peu grand,
Dans ma maternelle je suis le vétéran.
Perpétuellement, je fais l’intéressant.
Que c’est beau la vie quand tout est amusant.

Je suis courageux, j’ai vu des chats miauler,
Et chez les voisins des chiens ont aboyés,
J’ai même écrasé avec mes souliers
Un ver de terre et un grand scarabée

Toi tu es fifille et j t’accepte comme amie
Partout où je vais derrière moi tu suis
Toujours se souvenir que je suis unique
Inégalé et rare, spécial et magnifique

Alors que l’autre jour,
Je jouais avec mon tambour
Et toi tu t’amusais avec ta poupée
Je t’ai regardée, mon cœur s’est arrêté

Ce jour là, en partageant avec moi
Ton sandwich de beurre au chocolat
J’ai su que tu m’aimais avec émois
Plus que La Guêpe qui s’en fout de toi

Et comme un ordinateur, qui a attrapé un virus
J’ai une crise de passion pour toi mon hibiscus

Je suis une abeille et toi ma petite fleur
Tu seras à jamais, nichée dans mon cœur
Je me frotte à tes pétales avec amour
Et tu rayonnes comme la lumière du jour

Mon ami la Guêpe avec ses antennes bleues
Il est le plus fort, méchant et malicieux
Toi, tu le considères beau et généreux
Pourtant il t’agace et empêche nos petits jeux
Tu t’enfuis et tu te caches, il te tire par les cheveux
Cela me fait rire, ooops c’est douloureux
Et je vois l’azur puis la mer dans tes yeux

Tout ce que je désire maintenant,
C’est de te voir sans ta maman,
Et avoir pour nous seulement
Quelques petits moments.

mardi 24 novembre 2009

RECETTE DE l’AMOUR

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Pour parfaire votre recette de l’Amour et savourer tout son Essence
D’abord, soyez vous-même et gardez les grains de votre Innocence
Commencez par nettoyer votre âme de tout son Orgueil et Arrogance
Ensuite épluchez votre propre Timidité avec la plus grande Clémence
Et soyez prêt aux larmes après avoir découpé finement votre Patience

Mélangez une poignée de délicats Baisers avec un tas de Sourires
Puis ajoutez un kilo de Câlins, des Etreintes et beaucoup de Désir
Chauffez doucement "son" Excitation sans trop pousser de Soupirs
Puis en l’arrosant de Tendresse, goûtez sans mesure à votre Plaisir
Et mijotez le tout sous le feu de la Passion sans retenir votre Délire.

En Garniture,
Faites mariner une pincée de Convoitise et une tranche d’Affection
Et avec votre Sensualité, confectionnez les rites de votre Adoration

Pas la peine de s'acharner pour que tout soit Impeccable et Parfait
Il faut laissez largement de la place pour votre Pureté et Spontanéité

Ce repas est intime mais il peut être partout et à tout moment servi
Vous pouvez en abuser avec excès, n’ayez crainte ton cœur il fortifie
video

vendredi 20 novembre 2009

En Deux Mots

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Je te vois … une fois. Un enfant, Une fille en avance de son temps ou une femme capricieuse qui retarde les saisons. Mon regard te creuse profondément et perce la robe que tu sembles porter ... mes yeux effleurent ta surface, ta peau duveteuse qui me donne l’envie d’un sorbet.

Il parait que mon cœur est baroudeur … est le tien ? A-t-il une fonction ? Outre briser les frêles et jeunes âmes novices. Tu te sens snobée ? … Si je te bouscule avec mon verbe, c’est pour que mes pensées puissent te contaminer et couvrir la nudité de ton intelligence … de femme.

Peut être que la peine, le chagrin et l'expérience des larmes te manquent pour forger ton cœur et te permettre de supporter les intempéries imprévisibles de mon humeur. Peut être NoN.

Mon Humeur … variable comme les prévisions météo est une Qualité que je manie légèrement bien. De visu, il peut paraître que je suis calme comme un océan mais c'est seulement une ruse pour guider ta perspective viciée loin du désespoir du premier choc de mon authenticité.

Est-ce que je mens quand je me tais ? Dans mon intérieur je parle en rythmes et en rimes, de l’extérieur je me moque de toi, quand je ne parle pas. Je me moque de toutes les circonstances vierges d’émotions.

Je me cache …

La Nuit … Le royaume ombragé de mes fuites nocturnes. La Nuit est aussi un voisin que je visite souvent, il m’accueille sans me poser de questions ; après qu’il me soûle avec son silence, il m’offre même sa fille Morphée sans abstinence.

Auparavant, Enfant, je me suis échappé dans le temps, dans la littérature et les magiques pensées des contes des fées. Elles existent les Fées !!!, il faut y croire pour qu’elles puissent réaliser tes rêves. Moi, j’avais droit à trois vœux mais j’ai consommé le double … tu peux y croire un peu, toi ? et me céder l’un de tes vœux ?

Actuellement, dans les temps récents, je suis Grand mais j'exploite encore ma plus belle nature, l'Enfant fougueux qui vit à l'intérieur de moi. Ce joyeux Enfant prend plaisir dans ses virées et aventures irresponsables mais il ne peut pas aussi s’arrête de penser et de courir.

L’Enfant n’a pas finit d’accomplir des bêtises … jusqu’à commettre cette odieuse infraction : se redresser Amoureux.

jeudi 19 novembre 2009

Ne me fuis pas Maintenant

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Ne me fuis pas maintenant et ne me laisses pas là, à t’attendre comme les feuilles de l’automne qui espèrent le printemps … il viendra après qu’ils se fanent. Prends-moi, encore une fois, entre tes bras, contre la chaleur de ta chair.

Serres-moi contre toi, pour un moment, pour une heure ou peut-être même deux, jusqu'à ce que j'absorbe tous les serments tremblants que tu viens de me promettre. Pourquoi ne pas nous suffire aux promesses déjà engagées mais jamais assurées ? Pourquoi m’avoir marqué au fer avec tous les mots que tu m’as composés ?

« Je te respire … tu coules en moi » !!! des Mots … Je n’aurais jamais préféré les entendre … tu n’aurais jamais dû me les dire ; leur souvenir est assassin.

Pourquoi tu veux me fuir et me laisser, encore une fois ?. Oublies ton demain et serres-moi fort contre toi. Adosse ta joue contre ma poitrine pour une nuit de plus. Je déteste te laisser partir, je méprise la sentence "au revoir" … comment accepter te voir me fuir ? alors que nous nous sommes promis d’être ensemble jusqu’à la fin et avant d’abord à notre rendez-vous ; je sais que tu te souviens.

Comment tu peux t’enfuir et tu te permets de m’exclure de tous les maux qui mâchent ta vie et écrasent ton existence ? et que tu laisses mon âme dans un désordre confus.

Tu m’aimes ? … comment tu peux me fuir sans me laisser, encore une fois, sentir ta passion ? … Tu t’éloignes, tu t’envoles loin vers ton nid. Vers une demeure mais sans ton cœur que je garde pour moi.

Ne me fuis pas maintenant … muet et léthargique, un douloureux Désir Ardent s’agrippe à mon cœur comme une fièvre dans un corps agonisant … comme une fièvre dans mon sang qui irrigue mon âme triturée. Ne me fuis pas … Un Désir Brulant, me tord le cœur, me tortille la vie … et le chemin pour la convalescence s’achève dans une station qui se nomme « Oubli » dont la route, devant mes yeux effrayés, s’allonge jusqu’à l’infini.


Le brouillard dense de ma souffrance m’ôte la vue, floue ma clairvoyance ; je soupire lourdement et j’accoure pour t’attraper, pour t’empêcher de partir, de me fuir … pendant que tu t’éclipses avec un haussement d'épaules et un sourire d’amertume.

Gémissements, plaintes et complaintes. Je te crie, je m'écrie, « Je n'ai pas eu encore assez de toi … jamais ». Tu pars sans me regarder, semblant d’être libre. Va !!! « J'ai eu assez de toi ».

Je recule et je regarde les chaînes qui lient mes mains, attachent mes pieds et ancrent mon courage… et tout l’impossible qui m’empêche de te retenir de force.



Je peux encore entendre tes pas qui partent. Confusions … tu es encore et toujours là, même lorsque tu es lointaine.
J'essaye de prétendre que je me suis
débarrassé de toi.
débarrassé de la torture
débarrassé de la douleur
débarrassé de l'obscurité
débarrassé de tes souvenirs, de tes mots, de tes maux.

mais c'est une illusion, tu es une partie de moi ; une partie naturelle, innée … mon miroir. Peut-être que j’ai peur de te perdre à jamais ; peut-être que je ne trouverai plus la sérénité … sans toi.

Tu me fuis ? … peut être j’arriverai à t’oublier … je ne te blâme en rien dans tout ça. Certainement tu as raison, ma présence dans ta vie, les sentiments que tu me portes, risquent d’être un frein à ce que tu veux reconstruire.

Tu me fuis mais tu reviendras sûrement … on ne peut pas rester trop lointain de son âme. Rou7ek.

mercredi 18 novembre 2009

JE sais et TU sais ...

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JE sais et TU sais que notre amour ne se fanera jamais. NOUS savons tous les deux que dans nos cœurs il germera encore même si nous ne l’arroserons pas de notre passion furtive.

TU sais que JE sais que l'amour devrait avoir une finalité et JE sais que TU sais que la finalité du notre et de défier le Destin et de tenir notre promesse, notre rendez-vous … JE me souviens, TU te rappelles ?

TU sais que quand TU es avec moi, il n’y a nulle autre place qui t’attire et TU sais quand JE suis avec toi, que rien n’est impossible à accomplir.

TOI et MOI savons que nous aurons dû être ensemble et que nous nous sommes retrouvés pour rester ensemble, et JE sais que TU sais que je n’'irai plus jamais loin ; alors prends ma main, reprenons nos escapades et faisons nos balades ensemble, « YOU want to Fly », « I’ll wait for You ». TU sais que JE sais que nous ne faisons qu’UN et que je déteste TOUT sans TOI.

MOI et TOI savons que notre histoire est écrite sur la même page, avec l’encre du désespoir mais que nous pouvons l’effacer avec nos larmes et la réécrire avec notre espoir ; tout ce dont on a besoin, c’est de défier ce fichu Destin et d’avoir du courage.


mardi 17 novembre 2009

Prendre en charge son Destin

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Quelqu’un a dit « Personne ne peut échapper à son Destin » … Le Destin : un mot qui restera toujours énigmatique et qui prête à confusion lors de son interprétation.

Quelle définition peut-on donner à ce mot ? … il devrait y avoir plusieurs et elle différent d’une personne à une autre selon sa culture, ses croyances, sa vision de la vie et de sa perception des événements qui gèrent son quotidien. Des philosophes de toutes les cultures et nations ont depuis longtemps analysé et étudié la notion de Destin. Que pourrai-je dire ou ajouter devant tel éminents Hommes. Rien.

Dans la plupart des religions le concept de Destin est proéminent et que tout est prédéterminé pour toutes les créatures dont chacune a un rôle bien défini à jouer. A mon avis, la définition la plus simple est qui coïncide avec notre identité arabo-musulmane est : « la succession inévitable d'événements qui nous arrivent indépendamment de notre volonté ». On peut ajouter un brin de fatalité et dire « que c’est la volonté de Dieu ». Je suis croyant mais je ne m’aligne pas trop à cette interprétation.

Donc, réellement, est-ce que les événements qui régissent notre vie sont vraiment pré-décrétés dès le début ? OU est-ce que nous avons à faire des choix parmi des options ? OU est-ce que c’est une illusion que nous avons le droit de choisir quelle trajectoire notre vie devrait prendra ?
Sans me lancer sur une analyse à base religieuse, je crois au fait que le Destin se présente sous deux formes combinées ; l’une imposée, sans choix, sans volonté (accident routier causé par un tiers, catastrophe naturelle, maladie, etc …). Et la seconde forme, la plus dominante est celle des multichoix et là nous décidons de notre vie, nous décidons de notre futur.

Même si le Destin est déterminé uniquement sur une échelle religieuse, nous devrions prendre en charge LE NOTRE et tracer notre vie selon notre choix tout en sachant que les choix des AUTRES, s’inter-actent avec le notre et risquent de rentrer en conflits d’intérêts ou d’imposition de Destin.

En prenant en charge notre propre Destin nous avons besoin d'avoir la certitude absolue de faire le bon choix, et d’avoir une vision claire de ce que nous voulons être et ce que nous voulons avoir, alors que ce n’est pas toujours le cas. Notre génétique (caractères personnels) détermine une grande partie de ce que nous sommes. Notre environnement et l'expérience dont on dispose combinés à nos facteurs génétiques conditionnent nos manières à faire face à la vie et à prendre nos décisions, bonnes ou mauvaises.

Nos Décisions et nos Choix vont façonner notre Destin, c’est ce que je pensais autrefois ; aujourd’hui, je rectifie pour dire : Nos Décisions, nos Choix et nos MOTIVATIONS vont façonner notre Destin. A force de vouloir et de désirer quelque chose on fini par l’obtenir.

Parfois, des événements mineurs peuvent influencer des actes majeurs. C'est comme un marin qui pointe sur une carte son point de départ et qui met le cap pour sa destination finale mais s’il s'écarte d’un millimètre de sa trajectoire il va s’égarer et ne plus atteindre le port qu’il a choisi. Les petits changements peuvent générer des grands écarts.


La vie nous lance chaque jour des défis qui améliorent nos connaissances et forgent notre expérience et c’est à travers nos échecs et nos dérives qu’on doit apprendre les leçons qui serviront à paver la route du succès.

Nous avons toujours le pouvoir de prédéterminer notre propre Destin, d’en tracer le trajet, et même si nous dérivons en cours de route, sur des pistes auxiliaires, nous avons encore la possibilité et la liberté de choisir de retourner sur l’itinéraire initial. Donc je ne crois pas que le Destin fait ce que nous sommes mais nous traçons notre propre Destin.

Nous sommes des voyageurs, des simples passagers dans cette Vie et nous avons le choix, soit de prendre le train, soit de conduire notre propre véhicule. En train, la voie ferrée est tracée et l’itinéraire est prédéterminé, connu et si un obstacle providentiel se déclare sur les rails, le train peut, soit avoir le temps de s’arrêter soit foncer et faire une collision avec l’obstacle. Peu importe les dégâts et les conséquences, dans tous les cas ce n’est pas notre faute, c’est celle de l’obstacle et du conducteur du train. Nous ne sommes pas maîtres de notre Destin. Nous obéissons à la fatalité.

En ce qui concerne notre voyage en voiture à travers la route, c’est différent, nous sommes le conducteur, et si le même problème se présente, alors nous avons le choix de décider de s’arrêter, de rebrousser chemin mais aussi de s’écarter de l’obstacle et de le contourner ou même de prendre d’autres routes secondaires pour terminer notre voyage vers notre destination. L’obstacle peut ne pas être même considéré comme un problème.

Est-ce que nous pouvons contrôler notre Destin ? La réponse est à la fois " OUI " et " NON ", sachant que le " OUI " est dominant alors que le " NON " est déterminant. Il faut juste essayer de trouver équilibre entre toutes les choses qui régissent notre vie et le cas échéant, réformer les conséquences du Destin imposé.

lundi 16 novembre 2009

Ne pas baisser les bras

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Un pas capricieux qui avance, aveugle ; dans une tempête, comme toujours inaperçue. Enveloppé par mes pensées, je cherche quelque chose à jeter dans le vide pour me distraire et libérer mon esprit occupé par des souvenirs fugitifs de ce qui a été au lieu de ce qui devrait être … un Espoir, un Désir et surtout plusieurs Coïncidences.

Une Poursuite de l’incertain ; une quête derrière mon Sort dont j’ai besoin pour troquer ma Réalité et construire le Rêve. Décider de mes Choix … commettre mes erreurs et ne pas responsabiliser le Destin.

La Raison … une voix qui résonne et auquelle je ne fait pas attention. De jour en jour, de nuit en jour, je divague parce qu'il y a beaucoup de choses que je voudrais te dire, parce qu'il y a tant de mots au bout de ma plume qui sont remplis d'inquiétudes ; faut-il rompre les mots et me taire ?

Le Destin me précède dans ce que je décide et dans tout ce que je ne veux pas décider, c’est pour cette raison que je me languis, je le laisse faire et je réagis. Avoir le temps de connaître ce qui m’attend … être sûr de cela avant. Accepter mon Destin tel il se présente … NON, je me révolte.

La vie n'a jamais été équitable et le Destin a toujours été traitre !!! ... seulement, il faut savoir les ménager ... ne pas baisser les bras ... les narguer ... pire les défier.

Je sais que ce n'est pas facile ... mais il faut leur faire face. Il n'y a pas de plan ou de recette tout à fait prête ; il n'y a pas de mode d'emploi. A chacun de nous de trouver les moyens et sa voie.


vendredi 13 novembre 2009

Elle me croit ... peut être

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Elle me croit quand je lui dis que je veux qu'elle parte. Elle voulait l’entendre ... peut être. Je l’ai dit mais c’est la seule chose que je ne voulais pas qu’elle entende …

Le silence retentissant de la foule qui passe et qui me regarde me dit que j'ai tort ... mais peu importe ce qu'ils ne disent pas … je la sens encore ; je veux encore le sentir … j’ai peur qu'elle soit seule … je risque aussi d’être seul en dépit de ceux qui m’entourent et de ceux qui m’aiment.

Elle va encore croire ce que je dis ... mes mots sont trop bruyants pour ses oreilles. Elle ne connaît pas la douleur des verbes conjugués au futur « tu existeras toujours pour moi » qui enterrent le passé et oublient le présent.

C’est compliqué tout ça ... pourquoi te mentir ? Je souhaite que je puisse rester avec toi sans contrainte d’espace et de temps ; ne plus te laisser seule … à tes décisions, à tes indécisions … C’est injuste … c’est ainsi la vie.

Pour chaque instant de bonheur que nous consommons, pour chaque moment de quiétude que nous respirons, la vie nous taxe et prend ses impôts que nous payons par une quittance de chagrin et de mélancolie. Certains payent même pour les autres. C’est un impôt qui n’a jamais été équitable et sans aucune chance de s’y dérober.

Je cherche à rassembler mon cœur brisé que j’essayerai de réparer. C'est tout ce que je veux pour le moment. Cela ne peut se faire qu’à travers toi … je t’attends.

jeudi 12 novembre 2009

Ton Cœur Etna … est le mien en mille morceaux

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Je te vois … assise sur le coin de l’unique canapé de ta maison improvisée. Tu sais retenir tes larmes, tu ne veux pas les déverser sur le parquet et les voir se mélanger avec les cendres de tes cigarettes.
Tu prends ta tasse et tu bois ton regret amer que tu remues avec tout ce que tu aurais du faire et que tu n’as pas fais. Comment le savoir ? Sommes-nous vraiment Responsables de nos Destins ?

Je sais qu’au-dedans de ta poitrine, ton cœur est opprimé, souffrant, Volcan … le sang y coule comme les laves de l’Etna. Je sais bien que tu ne veux pas entendre ses battements, tu veux ignorer ses palpitations et que tu veux te reposer, tu te sens trop fatiguée. Tu laisses tout tomber, tu n’as plus la force de te battre.


Mais il y a quelque chose que tu dois savoir, il y a quelque chose que tu dois entendre, tu te consommes à travers chaque souffle qui sort de tes poumons … et tes jours deviennent lents, pénibles.
Tu remues encore une fois ta tasse de regret avec la cuillère du passé … tout ce que tu as fait et que tu n’aurais pas du faire … comment le savoir ? Sommes-nous vraiment Victimes de nos Destins ?

Tu te noies dans tes peines et ton chagrin sans pleurs et sans larmes … et MOI, tu m’ignores, tu m’oublies … je n’existe plus déjà.

Non seulement mon cœur s’est brisé par le chagrin que tu portes en toi mais il s’est dispersé en mille morceaux que j’essaye vainement de recueillir.

Je les cherche … je recherche et chaque morceau que je collecte, je le trouve sec, aride … besoin de l’humidité de tes yeux, de la salinité de tes larmes, de l’abondance de tes pleurs … je n’arrive pas à rassembler les morceaux de mon cœur … et je faiblis.

Mon cœur dispersé en mille morceaux, n'existe plus, il ne souffre plus. Ses fragments semblent pétrifiés, mais chacun incube encore un tout petit cœur qui bat au rythme des fragments de sentiments que, peut être tu portes envers moi … et si tu continues à vivre ta peine et ton chagrin, sans MOI … chacun de ses petits cœurs va encore s'éclater ... et je risque de ne plus exister.

mardi 10 novembre 2009

Pour Lui Confectionner des Etoiles

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Pour confectionner des étoiles … tout simplement,
Tu n’as pas besoin d’être astronome au savant,
Et de connaître toutes les théories de la création.
Pas besoin d’étudier les matières réagissant réciproquement,
Et expérimenter toutes les combinaisons et réactions,
Ou chercher à se procurer des atomes et des électrons
Pour mijoter le tout dans un gaz incandescent.

Pour confectionner des étoiles … tout simplement,
Il te faut bien choisir certains éléments
Et pour ta surprise … malheureusement,
Il n’existe pas de manuel de fabrication,
Seulement, Il te suffit de remuer ton imagination


Pour confectionner des étoiles … tout simplement,
Il faut commencer par enduire tous les ingrédients
Avec plusieurs couches de Passion anticorrosion
Ensuite un dernier coup de peinture à base d’Affection

Découper des petits sourires et les serrer avec des boulons
Souder des baisers par des petites et continues pressions
Connecter le réservoir d’amour avec le circuit d’alimentation
Et bien brancher le système de caresses, câlins et provocation
Enfin bien régler les déclencheurs d’extrêmes sensations

On peut toujours ajouter en option,
Un tapis de tendresse qui procure confort et satisfaction
Un Turbo de sensualité à consommer sans modération
Un accélérateur de joie et de bonheur sans limitation
Et un autocontrôleur, afin de ne pas dépasser la raison

Dans le Noir de sa chambre, tu éteins la lumière, tu appuies sur le bouton
Et tu laisses tes étoiles briller et clignoter à mille feux avec incantation
Vous perdez le nord et vous partez dans un voyage dans l’univers béant
Comme le Petit Prince de Saint Exupery sur son miraculeux avion
Qui découvre que l'amour peut avoir des épines et peux nous rendre malheureux
Et qu’on ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux.

dimanche 8 novembre 2009

Une NUIT comme ce Soir

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Cette Folie … ce Rêve … cette Tristesse … ce Bonheur tronqué … sinusoïdal … Cette Illusion.

J’essaye de me mettre à ta place … c’est facile de construire des rêves mais c’est difficile de deviner le futur.
J’essaye de me mettre à ta place et de discerner à quoi ton Existence est soumise ; à ce que ta Destinée peut subir … à tes Choix Difficiles … à la facilité de tomber dans la Mauvaise Solution … et au Regrets irréparables.

Déséquilibre … il faut avoir de l’assurance en soi pour surmonter les moments difficiles … ne pas gâcher sa vie … et puis un jour dire « j’ai fait un sacrifice ».

Quand les moments solitaires d’aujourd’hui commencent à te torturer … quand les moments nostalgiques de demain commenceront à te faire souffrir … tu comprendras … que l’équilibre parfait n’existe pas … et que notre Egoïsme confronté à notre Réalité, nous souille.

Les Rêves Lucides risquent de s’estomper, ils peuvent devenir flous et ternes … toutefois, il faut toujours maintenir le Bonheur généré par telles songeuses perceptions … tu peux me dire, et la Réalité en tout ça ? …la vérité et qu’il faut créer son Bonheur par tous les moyens … même à travers un Rêve … mais pas par le Mensonge … à soi et aux autres.

Ton bateau qui a passé à travers toutes les tempêtes néanmoins avec profonds dégâts à fini par naviguer dans un océan calme, orienté par la lumière d’un phare lointain.

Tu savais dès le début que ce phare était une Illusion, un Mirage et pourtant il a éclairé ta route et tu l’as suivi … et maintenant … qu’est ce qui se passe ?, pourquoi tu conduis ton bateau vers les récifs ? pourquoi tu veux le couler ?

Ton Bonheur et ta Flottabilité vont se noyer dans une mer profonde. Tu penses être capable de vivre étouffée et de t’habituer à l’obscurité … Jamais.

… Je me cacherai autour de tes frontières, aux limites de ton coffre secret, que tu appelles Ta Vie.

J'attendrai ton arrivée patiemment … une désagréable nuit pluvieuse, orageuse et froide. Une NUIT comme ce Soir … je t’ai attendue jusqu’à l’aube … et tu es venue.

Mon Amour pour toi ne sera pas celui d’une seule nuit ; et mes mots … ils ne sont pas pour te faire impression mais pour te prévenir …

samedi 7 novembre 2009

Qui ?

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La dernière fois,
Nous avons fait l’amour toute la nuit,
Et à l’aube je suis parti, je me suis enfuit.
Tu voulais me retenir … me retenir pour toi …
Me retenir jusqu’au matin … Tu avais peur pour moi …
Peur du long trajet, peur de la route ; tu ne pouvais cacher ton désarroi.

J’avais peur aussi.
Peur de te laisser toute seule à ta solitude que tu aimes …
La solitude que tu détestes lorsqu’elle t’enclave.
Peur de faillir à mes promesses … peur de mes maladresses
Peur d’être encore une fois cause de ta mélancolie et de ton chagrin


La dernière fois que je t’ai vu,
Je t’ai laissée en pleurs.
Je t’ai laissée en douleur,
Et je suis parti mais j’ai laissé avec toi mon cœur.

Qui se soucie de toi ?, QUI ? qui sauf moi ?
Qui vit ta peine ? qui veille tes nuits ?
Qui accompagne tes insomnies ? QUI ?
Qui écoute tes plaintes ? qui efface tes larmes ?
QUI ?

Je suis comme ça … je n’ai pas fait le choix.
C’est à cause de toi … que je vis en toi, que je pense à toi
Que dans tes larmes je veux me noyer et étouffer mes émois

mardi 3 novembre 2009

Vouloir Créer mes Rêves

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Les gouttelettes d'eau de pluie glissent, ondulent sur le vitrage et déforment la réflexion de mon visage. Je me regarde … il me regarde … les gouttelettes d’eau ruissellent de ses yeux, il masque ses pleurs par la pluie et je cache les miens.

La pluie s’arrête, je le dévisage de plus près sur le vitrage, ses yeux, sa bouche sont déformés, c’est peut être pour narguer l’image d’un Homme idéal qu’il a toujours pu refléter.

J'avais dérivé dans un monde de rêve, d'imagination et j’ai divagué dans l’espoir qu’il se transforme en réalité. Je n’abandonne jamais … maintenant j’accoste sur l’île de la contemplation afin de voir plus clair, pour construire mes rêves.

Je ne veux pas trop établir des scénarii, mon cas est trop absurde ; mes Rêves, mon Imagination, mes Pensées, mes Idées et mes Espoirs se compliquent et je ne suis plus capable de tracer mon histoire et de projeter son déroulement dans le futur avec une version Happy End. Chaque situation analysée me procure beaucoup plus de mal que de joie. Les chemins de plusieurs personnes se croisent et chacun veut avoir le rôle principal, c’est leur droit légitime.

Nombreux sont ceux qui n’ont jamais pris le temps de me connaître à fond, le Vrai MOI, peut être ce n’est pas leur faute, peut être que j’ai toujours renvoyé une autre image de Moi ou peut être ils n’ont connu que le Moi qu’ils ont toujours voulu voir.


Vouloir créer mes Rêves afin de savoir si la Réalité peut égaler l'Imaginaire, s’était cela mon challenge permanent ; une autre forme de rester tout le temps un enfant. Je génère plusieurs erreurs que je prends plaisir à résoudre et à assumer les conséquences alors que les Autres m’ont habitués à me pardonner, relativement, facilement.



Je ne peux pas me délester de mes Rêves et à chaque fois que je me résous des les abandonner, ils deviennent plus pesant mais il arrive toujours un moment ou la réalité glorieuse me secoue, me réveille et me ramène à mon point de départ. Une apparence de manque martèle mon cœur furtif et je ne sais même pas ce que mes sensations veulent et ce que mon âme cherche : le Désir, l’Amour, le Plaisir, la Tendresse, les Souvenirs, l’Enfance ou juste des simple moments de Solitude que je n’arrive pas à avoir.

Peut-être arrivera un jour … un jour pluvieux … où je pourrais prendre mon âme entre mes mains, pour l’ouvrir, la secouer et la fixer et que lorsque je regarde à travers le vitrage de ma chambre, mon image ne sera plus tordue, ondulée ou déformée.

Je continuerai toujours à vaguer dans mes Espoirs et mes Rêves et encore une fois dans un monde à moi, mon île perdue, sur laquelle j’échouerai.

… Avec le sourire, je te raconterai tout cela mon fils, pour te lire les chapitres de mon livre que je suis entrain d’écrire, dans ma tête, sans papiers ni encrier et qui décrit mes péripéties dans les bras de la belle vie avec une fin heureuse, une création de délicatesse parfumée de l’odeur de toutes les Femmes qui ont partagé mon amour et éveillé mes sens.

samedi 31 octobre 2009

Qu’est-ce que tu vois ?

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Quand tu me regardes aux yeux, qu'est-ce que tu vois ?
Est-ce que tu vois ce que je sens pour toi ?
Est-ce que tu vois ce que je désire en toi ?

Quand je te regarde dans les yeux, est-ce que tu sais ce que je vois ?
Est-ce que tu sais ce que je sens ? Est-ce que tu sais ce que je désire en toi ?

Dans tes yeux, s’éclaire l’arc en ciel et je vois le printemps,
Je vois des choses qu’autres personnes verraient autrement,
J’entends la vie, je sens l’amour et je vois naitre ta passion.

Quand je regarde tes yeux, tout en toi m’appelle et je te veux ardemment,
Désir de regarder profondément dans tes yeux, couleur noisette et marron.
Envie de te serrer dans mes bras, comme un enfant, qui cajole sa maman,
Je voudrai guérir ton cœur blessé et te donner mon amour éternellement
Te donner ma vie pour parfaire la tienne ; pour notre rendez-vous à 70 ans.

Maintenant dis-moi;
Qu'est-ce que tu vois ?
Est-ce que tu vois ce que je sens vraiment ?
Est-ce que tu sens ce que je désire réellement ?

Dis-moi ;
Qu'est-ce que tu vois ?
Est-ce que tu me vois de l'extérieur simplement ?
Avec mon sourire qui s’affiche en permanent,
Alors qu’au fond,
Je suis triste, faible, incapable de changer le temps.

Dis-moi, pour la dernière fois,
Quand tu regardes dans mes yeux qu’est ce que tu vois ?

mercredi 28 octobre 2009

A Nefta, sous l’Ombre des Palmiers


Au milieu du sahara stérile, au sein des oasis fertiles et sous l'ombre des palmiers généreux fleurissent tout genre d’arbres fruitiers entrelacés dans un magnifique désordre. Pendant les quatre saisons on apprécie successivement les oranges pulpeuses, les figues succulentes, les abricots sucrés, les pêches veloutés, les grenades juteuses, les jujubes mielleuses et enfin les savoureux raisins qui pendent des vignes qui s’accrochent aux palmiers qui leurs créent des pergolas naturels.

En dessous de ses mêmes arbres fruitiers une grande variété de légumes pousse et imprime suivant différentes tonalités des couleurs à dominante verdâtre qui fait jalouser les plus irrigués des sols du nord du pays. Ainsi au gré des saisons, on peut apprécier des tomates, carottes, poivrons, piments, oignons, épinard, cambons, gombos, concombre, meloukhia (corète), salades … tous cultivés d’une façon biologique et naturelle sans aucun additif chimique ou insecticide …. Etant au bord du chott, la terre contient une certaine teneur de sel assez élevée qui remonte même aux plantes et leur donne une saveur assez particulière.

Les palmiers et les arbres fruitiers sont plantés avec une telle densité qu’on dirait une partie d’une jungle tropicale, ils ne respectent aucune règle de géométrie, ils sont éparpillés suivant des raisons connues uniquement par le Khammess qui les a plantés et qui maîtrise le circuit d’eau de son jardin.

Dans mon village, à Nefta, les couleurs ont un spectre différent de ce qu’on a l’habitude de voir partout et ailleurs. Au printemps, quand les arbres commencent à fleurir, les couleurs se marient et ces jardins se transforment en un véritable Eden.

Quand vient l’automne, et que les dates mûrissent et lorsque les sommets des palmiers sont éclairés par les derniers rayons du soleil couchant, les couleurs se délayent en un surprenant tableau qu’aucun peintre ne sera capable de reproduire la tonalité.
Les grappes de dattes affichent chaque teinte du jaune clair, à travers l’orange, le vermillon, le marron au pourpre, au crème brun ambré et avec leurs tiges jaunes brillantes, oranges ou ivoires elles contrastent d’une façon magnifique, tantôt avec le vert bleuté, tantôt avec le gris émoussé des couronnes de feuillages.

L’Oasis de Nefta se trouve dans une dépression naturelle à la base même du Chott El Djérid. Il fut un temps ou Nefta était irriguée par une cinquantaine sources d’eau naturelles tièdes rassemblées en petites mares dans une zone appelée Corbeille.
La Corbeille donne naissance à un débit d’eau constant et relativement important qui se rassemble en un seul ruisseau qui va traverser le village et arroser
tout l’oasis.

Le système d'irrigation à Tozeur et Nefta élaboré par Ibn Chabat a atteint une parfaite ingéniosité et minutie que le principe est d’usage jusqu’aujourd’hui. Le ruisseau principal qui rassemble les eaux de toutes les sources est divisé et subdivisé par une série de barrages faite de grosses bûches de palmiers pour devenir des petits rus qui sont à leurs tours subdivisés par le même principe en canaux appelés "Séguias" qui vont finir par arroser les jardins "Ghabas".

Tous les barrages principaux sont gardés et entretenus jour et nuit par des gardes de confiance afin d’éviter tout intervention abusive ou vol d’eau. Ces gardes sont payés par chaque propriétaire dont la "Ghaba" est irriguée par une eau qui passe par le barrage sous la responsabilité de ce premier.

L’Amine des Eaux est l'expert qui surveille le système entier. Il est sélectionné parmi les plus vieux habitants de la communauté qui jouissent de profondes connaissances en matières agricoles. Il a aussi pour fonction d’agir comme arbitre dans les différends à propos de droits de l'eau, les relations entre propriétaires et locataires, la vente de produits agricoles, etc… Annuellement, il lui revient de droit une quantité de dattes de premier choix prélevé sur chaque Ghaba.

Les frais d’entretien des canaux principaux d’eau sont prélevés sur tous les propriétaires terriens.
Les petits canaux Seguias sont entretenus par les Khamessas qui ont aussi en charge
l’entretien des petits barrages qui détournent l’eau à leurs Ghabas.

La quantité
d’eau délivrée à chaque Ghaba est mesurée par une unité de temps à travers une clepsydre locale appelée "Gadouss" qui est un récipient métallique remplit en eau et perforé en bas d’un trou de dimension spéciale lui permettant de se vider complètement en cinq minutes.
Généralement, le temps nécessaire pour irriguer une Ghaba d’environ un hectare est de 55 minutes, soit 11 remplissages de Gadouss.

Afin de faciliter l’irrigation, chaque "Ghaba" est subdivisée en plusieurs petites parcelles plantées de légumes suivant la saison. Les Seguias traversent la Ghaba de façon sinueuse afin d’assurer l’irrigation de toutes les parcelles.
Passant d’une parcelle à l’autre et usant de son savoir faire, le Khammess assure l’ouverture des brèches afin de permettre à l’eau d’irriguer de façon régulière tourtes les parcelles dans la limite du temps alloué. Ainsi, les légumes, les arbres fruitiers et principalement les palmiers seront bien saturés en eau jusqu’à la prochaine ronde.

En raison de la quantité importante d’eau qui irrigue tout l’oasis, il a été nécessaire de mettre en place un système de drainage pour évacuer l’eau qui risque de saturer le sous-sol. Chaque Ghaba est entourée d’un certain nombre de fossés "khandaks".

Les eaux de drainages collectés dans les khandaks sont conduites vers des fossés plus larges pour finir finalement dans le grand fossé "Khandak leKbir" qui entoure l’oasis du côté du Chott el Djérid et qui s’y déverse en cas de débordement.

En raison des départages par héritage, les dimensions des Ghabas de l’oasis sont devenus relativement modestes, ils sont d’environ un hectare chacune. Par contre on se souvient encore de la Ghaba de Dobech avec ses 2800 palmiers.
La Ghaba de Tichta, était remarquable par le grand nombre de variétés de dattes qu’elle contenait. Elle était la propriété d’un "Gaid" de l’époque colonialiste qui avait la passion de rassembler le maximum de sortes de différentes dattes dans le même jardin.

Nefta est née et a survécu grâce à l’eau est aux palmiers. Ses habitants, depuis des siècles, ont consacré leur vie à cultiver, à observer et à étudier les palmiers. Ils ont établis toute une science qu’ils transmettent d’une génération à autre. Le palmier est devenu tellement très familier que la majorité des Neftien en connaissent à fond chaque détail au point qu’ils en prennent soin instinctivement plutôt qu'intelligemment.
Aujourd’hui, les Ghabas de tailles modestes ne sont plus rentables et la nouvelle génération s’intéresse de moins en moins aux palmiers et soit ils abandonnent leurs palmiers à la sécheresse, soit qu’ils le laissent au profit d’un khammess qui leur paye annuellement un loyer.

Quoi que la main d’œuvre soit relativement abondante et à bon prix, les propriétaires et avec l’assistance des Khamassas préfèrent s’occuper eux même des travaux courants. Par contre certaines opérations telles que la bouture des rejets (les petits palmiers qui poussent sur le tronc de la mère) ou drageon, la replantation des rejets, la pollinisation des fleurs et la coupe des régimes (Arajens pluriel d’Arjoun) exigent des spécialistes qui sont moins nombreux.

Le Métayeur ou Khamess est l’ouvrier permanent qui s’occupe de la Ghaba. Il est considéré comme associé et il est rémunéré pour l'essentiel de son travail en nature outre une avance en numéraire lui permettant d’assurer son pain quotidien. Il fournit sa seule force de travail, pour laquelle il reçoit le cinquième de la récolte. Le Khammess est autorisé à planter des légumes, des fourrages autant qu’il souhaite pour son propre usage. Il doit verser au propriétaire le quart des produits de ce qui est vendu.

Le Khammess est tenu d’effectuer l'irrigation de la Ghaba, la taille des arbres fruitiers, la culture des parcelles, l’épandage du fumier, l’assistance lors de la pollinisation, le contrôle lors de la cueillette des dattes. Il doit entre autre maintenir en bon état le branchage des haies, le curage des Khandaks, l’entretien des Seguias. Lorsque les fruits mûrissent dans leurs arbres, ils ont besoin d’être gardés nuit et jour pour prévenir l’éventuel vol. Le Khammess et ses fils campent alors dans la Ghaba et passent leurs nuits soit dans la Guiricha (cabanon en branchages et palmes) soit dans une tente ou même à l’air libre.

La pollinisation des palmiers dattiers a lieu habituellement dans le Djérid du 15 mars au 15 avril. Les palmiers mâles appelés Dhokars fleurissent assez tôt et ils se distinguent des palmiers femelles par un feuillage plus dense, plus vert, plus doux au toucher et surtout par un tronc plus solide.

Les Dhokars sont généralement en un nombre très réduit. Un palmier mâle peu fournir du pollen suffisant pour féconder 500 à 600 palmiers femelles ; certains rares mâles peuvent fertiliser jusqu’à 1000 femelles.
Les Dhokars vivent beaucoup plus que les palmiers dattiers femelles, ils grandissent et deviennent assez long qu’il devient très difficile d’en collecter le pollen.
A la fin, Ils partagent le même destin que les vieux palmiers femelles stériles pour devenir un Légmia et fournir son suc intérieur sous forme d’un liquide savoureux, le fameux Legmi. A la dernière goutte, la mort de l’arbre suivra.

Beaucoup de pluie après les premières semaines de pollinisation est aussi nuisible que l'irrigation à cette période qui risque de causer la chute du fruit.
Les pluies occasionnelles qui peuvent tomber pendant les mois de Mai, juin et juillet c'est-à-dire, après que le fruit soit formé et avant qu’il commence à mûrir ne cause aucun dommage à la récolte.
Au début de l'automne, quand les dattes commencent à mûrir, le vent chaud et sec du sud est nécessaire pour accélérer le processus de maturation et empêcher le fruit de devenir véreux.
Par contre, toute pluie peut être désastreuse pour la récolte. S’il pleut en août ou en septembre, le fruit peut se détacher de l’arbre et tomber avant maturité. S’il pleut un peu plus tard, le fruit a tendance à pourrir ou à devenir moisi. Quand les dattes deviennent parfaitement mûres, une pluie légère est plutôt salutaire, il adoucit le fruit et le lave des poussières.

Deglet Ennour ne doit pas être récoltée avant la fin d'octobre, sinon elle se décolore rapidement et devient véreuse. Afin de mieux la conserver et lorsque les dattes commencent à mûrir, il était d’usage ancestral de couper environ un tiers de la tige principale des grappes de dattes dans le sens de la longueur afin de réduire l’écoulement de l’eau vers les dattes.

Les dattes sont constituées de plusieurs variétés qui mûrissent à des périodes différentes. Certaines variétés commencent à mûrir vers la fin de juillet tandis que certaines autres variétés tardives peuvent rester jusqu’à décembre. Par conséquent la récolte des dattes peut se prolonger jusqu’à 5 mois.

La récolte de Deglet Ennour commence normalement vers la fin d'octobre et souvent continue jusqu’à la première semaine de janvier. Heureusement que cette variété peut se conserver sans dégâts dans l’arbre mère à condition que l'automne soit sec.

Habituellement, les propriétaires vendent leurs récoltes de dattes, dans leurs palmiers, beaucoup bien avant qu’elles mûrissent. Les acheteurs se nomment Khadaras (pluriel de Khadar), se sont des négociants qui estiment la récolte en fonction de la saison et achètent la production à leurs risques et périls.

En ce qui concerne la récolte de Deglet Ennour, tout d’abord, il y a le "Gataa" dont le travail exige le plus de compétence. Armé avec un "mengel" il grimpe au sommet du palmier et après avoir écartés les tiges épineuses mortes ou celles qui dérangent son travail, il découpe les régimes "Arajens" (pluriel de Arjoun) de dattes et les tends à une succession d’ouvriers "Medadas" grimpant en file indienne sur le tronc du palmier jusqu’à ce que le Arjoun atteigne la terre ferme. Certains palmiers nécessitent jusqu’à 8 ouvriers pour faire descendre les régimes Arajens.

Les Medadas se maintiennent en position en entourant un bras autour du tronc et en bloquant leurs pieds nus sur les saillies naturelles qui couvrent le tronc. A l’aide de la main libre ils attrapent les Arajens et le font passer au Medad d’en bas et ainsi de suite jusqu’à la cueillette de tous les régimes du palmier.

L'arbre est donc dénudé de ses fruits avec célérité merveilleuse, accompagnée d’une pluie de grappes de dattes qui se détachent et tombent sur une bâche tendue sur le sol pour l’occasion.
Autour de la bâche, s’anime quelques ramasseurs "Ellaggata" pour collecter et trier toutes les dattes qui tombent par terre.

Le " Addel" a pour mission de porter les régimes Arajens au point central de collecte de toute la récolte et de bien les disposer pour éviter qu’ils perdent encore de leurs fruits.
Le " battah" garde les dattes collectées tandis que le "Allag" charge les ânes avec les Arajens de dattes qui seront maintenus par les cordes du "Khartaffe" pour ensuite être transportées par les "Jarraras" vers l'entrepôt du Khadhar.
Normalement, pour un Gataa, il faut trois à sept Medadas (suivant l’hauteur des palmiers), douze Laggata, deux Addala, un Allag, un Khartaffe et six Jarrara.
En une journée et selon l’hauteur des palmiers, un Gataa habile peut récolter les régimes Arajens de 60 à 90 palmiers soit une moyenne de 2,5 tonnes de dattes.

La récolte des autres variétés de dattes, y compris la très populaire variété le Ftimi diffère de celle de Deglet Ennour. Après la découpe du régime Arjoun et au lieu de le remettre à un Meddad, le Gataa le relâche du haut du palmier et le laisse tomber sur une grande bâche étendue autour de l’arbre.

Les oasis du Djérid sont particulièrement riches de différentes variétés de dattes qui dépassent les 150 genres distincts. Quelques variétés sont parfois locales et ne se trouvent même pas dans d’autres oasis à quelques kilomètres de distance.
À Nefta, il avait existé certaines variétés (qui ont déjà disparues) qui n’existaient même pas à Tozeur et vice versa.

Dans le vieux oasis de Nefta, presque toutes les Ghabas, contiennent des variétés mélangées et ce n’est que pendant les dernières 50 ans, avec l’essor de l’export et la modernisation des moyens de préservations des fruits, que les propriétaires se sont mieux organisés dans la plantation des nouveaux palmiers et ils se sont orientés beaucoup plus vers la Deglet Ennour.




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