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Ils se sont réveillés tôt, voire très tôt le matin … comme des adolescents, ils n’arrivaient pas à dormir ; comme si s’était leur première rencontre. Au petit matin, elle l’attendait dans l’aéroport ; ils sont venus tous deux à 15 minutes d’avance sur leur RDV.
Elle s’était installée au Café Lindo et elle le voyait venir, avec un bouquet de roses à la main. Elle ne pouvait pas s’empêcher de rire et l’émotion remplissait son beau visage. « Tu es fou !!!! » « Comment as-tu fait pour obtenir des roses fraiches, si tôt le matin ? » …
Elle n’avait aucune crainte qu’on la voyait avec cette Inconnu. S’il l’avait serré entre ses bras, devant tout le monde, elle n’aurait pas refusée … Depuis qu’elle l’a connue, elle n’aimait que lui, rien que lui.
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Enlacés, accolés, ils dansaient le Slow sur un fond de musique mystique ; ils n’étaient plus là, ils avaient perdus la notion du temps. Il la serra fort contre lui et elle poussa un grand soupir d’apaisement et de quiétude. Il la berça doucement entre ses bras, caressa doucement ses joues et l’embrassa sur les yeux. Ils se regardèrent longuement et chacun arriva à lire l’autre à travers ses yeux.
Elle s’accrocha à son cou et lui dit « je voudrais te regarder dans les yeux toute la nuit et te parler à travers mon silence plus qu’avec mes mots »
Tout en se perdant dans la profondeur de son regard, il répondit « je te comprends bien sans que tu me parles .... tes yeux me conversent déjà »
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La femme de chambre ouvrit l’appart 727 pour le nettoyer et échanger les draperies ; une agréable odeur remplissait l’appartement. Envoûtée, elle se dirigea vers la chambre à coucher ; l’odeur très subtile de cerise embaumait toute la chambre.
Les deux niches qui cadraient le lit contenaient le reste de quatre bougies parfumées en arôme de cerise. Sur chacun des pans des niches, deux nervures de cires rouges qui ont coulés toute la nuit au rythme des soupirs des locataires contrastent avec la blancheur des murs.
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« ferme les yeux, j’ai une surprise !!! », il se tint immobile au lit les yeux fermés. « tu peux les ouvrir maintenant ».
Quatre bougies illuminaient discrètement la chambre et l’excitaient en donnant un air sensuel à cette ambiance intime.
« Je l’ai achetés pour toi de Vienne … tu te souviens … lorsque je t’avais appelé pour te dire, que je suis en face d’un hôtel, et je ferai tout pour que tu sois avec moi à cet instant dans cet hôtel ».
« Je les ai acheté en arome de Cerise, parce que la dernière fois qu’on a été ensemble, tu ne cessais d’embrasser mon corps et de me parler de fraises et de cerises ».
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La femme de chambre resta quelques minutes dans la chambre à contempler le lit défait et s’imagina les ébats amoureux qui durèrent toute la nuit, jusqu’à l’aube.
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Un rire fou …. Des embrassades et des câlins ; il lui récita des vers de poésie sur les cerises tout en goutant réellement aux délices de son corps qu’elle lui offrit.
Leurs désirs était inapaisables et leurs corps infatigables ; ils se dévoraient de passion et la passion les dévorait … elle le tint dans ses bras, et il s’endormit comme un bébé, sa joue contre son sein.
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Elle s’assit au bord du lit, afficha un petit sourire et elle se demanda qui pourrait être ses passionnés ? un mari et sa femme en réconciliation ou qui fêtent un anniversaire ou un événement ?; deux amoureux dans leur premier rendez-vous ? ou pourquoi pas deux Amants qui se livrent à leurs étreintes amoureuses en secret et en cachette ?
Elle changea les draps et ne résista pas à l’envie de les approcher de son visage. Elle jeta un coup d’œil du côté de la porte de peur d’être surprise et versa son visage dans l’étoffe pour sentir les odeurs qui y émanaient. Un mélange de parfum masculin, noyé dans une fragrance féminine, le tout avec une arrière senteur de sueurs et de phéromones.
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Dans le salon, deux chaises et une petite table blanche sur laquelle se trouve une carafe improvisée en vase et qui contient un bouquet de 13 roses.
Il n’était pas facile du tout de convaincre Am Hassen, d’ouvrir son Kiosque à Roses à 6:00h du matin pour faire un bouquet à un client capricieux !!!!

A côté des roses, un verre contenait deux brosses à dents. « On va oublier nos brosses à dents, pour qu’on puisse revenir une autre fois les récupérer, ici, dans la même chambre » lui dit-elle.
Il ferma la porte à clé ; elle hocha la tête de deux fois en souriant « une nuit d’amour dans un 727, je n’y ai jamais pensé ».
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Il la déposa à l’aéroport. Son vol était direction sud, tandis que sa voiture le ramenait vers le nord. Il sentait encore ce nœud au ventre qui ne veut pas partir depuis qu’il l’a connue. A peine quelques dizaines de minutes qu’il est loin d’elle qu’il lui téléphone.
Son téléphone à elle sonne, s’est encore lui. Il lui manque déjà et avait envie de l’appeler et voilà encore une fois, il le fait, comme s’il lisait dans ses pensées. « Allo » ; au bout du fil, s’était uniquement de la musique et Warda qui chante « Fi Youm we Lila », la chanson qui a été écrite pour elle et qui décrivait exactement ce qui lui arrivait.
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Son avion a décollée, sa voiture roulait en silence sur la route qui le ramène chez lui ; tous deux ne savaient pas comment et quand est-ce qu’ils pourront se rencontrer une autre fois.





















