Depuis plusieurs années et avec les réformes avortées de l’enseignement, la surcharge des études scolaires de nos enfants au primaire, comme au collège et au lycée a pris de l’importance au détriment des activités sociales qui sont quasiment nulles.
lundi 16 mai 2016
Enseignement ou Saignement … de nos Enfants
Depuis plusieurs années et avec les réformes avortées de l’enseignement, la surcharge des études scolaires de nos enfants au primaire, comme au collège et au lycée a pris de l’importance au détriment des activités sociales qui sont quasiment nulles.
dimanche 8 février 2009
Le Boom des Hypers en Tunisie
Dernièrement et suite aux recommandations du Chef de l’état, une étude de l’impact de la Grande Distribution sur le Petit Commerce a été lancée.
Les divers Syndicats des Petits Commerce étaient satisfait de cette décision qui devrait mettre en clair les difficultés qu’ils rencontrent et proposer des solutions qui puissent assurer leurs pérennités.
Seulement SURPRISE !!! : Mardi 03 Février 2009, la Chambre des Députés a examiné un projet de loi amendant le code d'aménagement du territoire et d'urbanisme qui autorise ainsi l'aménagement des hypermarchés et grandes surfaces dans les Zones Urbaines.
A rappeler que cette loi qui stipule que l’implantation d’un Hypermarché doit être à 5 Km de toute zone urbaine la plus proche n’a pas été respectée lors de l’implantation de Carrefour (quel culot pour ignorer la loi sans être puni) et qui a servit par la suite de prétexte pour l’implantation de Géant.
On peut lire un peu partout des articles qui défendent la nouvelle décision d’aménagement des Hypers dans les Zones Urbaines mais elle ne convaincra jamais les Patrons du Petit Commerce qui passent par des réelles difficultés puisqu’ils sont désavantagés sur tous les plans par rapport à ces premiers qui vont encore les étouffer.
A signaler aussi les mauvaises langues qui prétendent que l’origine de ce projet de loi et l’acquisition de certaines Grandes Enseignes de parcelles de terrains dans des Zones Urbaines dans les parages de Sousse et Sfax pour implantation de leurs hypers.
Faute de pouvoir changer de terrain, il a été plus facile de changer la Loi.
Oh lalala toujours des rumeurs !!!
dimanche 30 novembre 2008
Petit Voyage en Khroumirie (2ème Partie)
Des sommets d'Ain-Drahem et des chemins en corniche qui relient cette capitale incontestable de la Khroumirie à Babouche et Tabarka vers le nord, à Hammam Bourguiba, vers l’Ouest, à Fernana vers le sud et finalement à Zahret Medien et Béja vers l’est, on jouit d'une vue immense, pittoresque et impressionnante, du moins pour moi, qui suis originaire d’un Bled plat, jaune et saharien.
Les vastes plateaux peuplés de grands bois qui peuvent être comparés aux plus belles forêts d'Europe, offrent à notre vue, dans le cercle immense de l'horizon, un océan sans fin de verdure. De brusques ravins, d'étroites vallées peuplées de broussailles et d'oliviers sauvages, s'ouvrent en labyrinthes dans ces montagnes, parcourues de ruisseaux qui alimentent soit l’Oued el Kébir qui se déverse à Tabarka, soit notre Nil, le fameux Medjerda.
Dans certains Douars, qui peuvent être considérés bien loin des centres urbains il y a même des écoles primaires qui regroupent les élèves de toute une tribu ou "Machyakha مشيخه".
Mais avec ce minimum de confort, au pays Khroumir la vie est très dure.
Abdallah qui porte le nom du Saint Protecteur des Khroumir Sidi Abdallah Ben Djamel est un Fellah qui dispose d’un petit lopin de terre et de deux enfants. Son fils aîné est très chanceux, il trouvé un travail de maçon à Tabraka et il aide son père à entretenir son frère handicapé.
Abdallah raconte « Même si on se réveille tôt le matin notre journée est toujours très courte et on arrive difficilement à achever nos taches journalières et gagner notre pain quotidien».
« On arrive difficilement à ramassez le bois et chauffer la Tabouna pour préparer le pain, à traire les vaches et à faire le fromage, à paître les bêtes et les garder, à travailler la terre et cultiver le potager et aussi à écarter et chasser loin de notre territoire le sanglier qui saccage nos terres et détruit nos cultures».
Sur l’une des pistes aménagées on a rencontré Nabila, Marwa et Radhia. Toutes les trois ont 11 ans et elles sont en 5ème année primaires. Elles paraissent avoir 8 ou 9 ans et les signes de carences en vitamines sont clairement visibles sur leurs visages.
La ballade dans la nature continue sous le gazouillement des petits oiseaux …. quelques passants, à pieds, sur un âne ou sur un mulet nous scrutent, étonnés de voir un couple de citadins errer sur leurs terres ; parfois un chien Arabe (Kelb 3arbi) avec son crane trapu, sort de d’entre les Tabia (طابيه) de Figues de Barbarie ou d’entre quelques maisonnettes parsemées ici et là et aboie sans arrêt pour aviser son maître de la présence d’étrangers.
Notre randonnée nous amena aux abords du barrage Barbra (سد بربره) dans le croisement qui desserte Hammam Bourguiba, Sidi Abdallah et Adissa et en tournant 360° sur moi-même je me suis trouvé dans une scène du film « Fi Bilad Ettarananni »
A ma gauche, un épicier en blouse bleu/gris crasseuse remplissait des bidons en huile devant sont magasin au bord duquel des hommes, debout ou couchés sur le sol, causent sérieusement et tranquillement.
A ma droite, un petit bâtiment au bord du lac, autour duquel des ouvriers, s’activent frénétiquement et chargent la remorque d’un tracteur agricole avec des drapeaux et des banderoles (demain c’est le 7 Novembre !!!). A proximité d’eux, une chienne, couchée fait téter trois petits, véritables boules de laine blanche, et montre les dents à tout ce qui l'approche.
A côté de moi passe un enfant de 3 ans, d’une saleté dégoutante. Ses mains étaient toutes teintes en bleu, je parie que c’est du bleu de méthylène qui est parfois utilisé, comme antiseptique, sur des animaux domestiques.
Nous reprenons la caillasse de gauche, on remonte quelques kilomètres et on passe sur un sentier rocailleux, aux flancs des coteaux où s'accrochent des troupeaux de chèvres et de moutons et où des Fellahs tenaces labourent des pentes abruptes avec une paire de bœufs et au moyen de charrue traditionnelle en bois menue d’une dent métallique.
Hadj Hassine, accompagné de son petit fils Obeid, nous expliqua que dans pareilles pentes, c’est uniquement les bœufs qui peuvent avoir la force pour labourer pareille terre tout en gardant bien leur équilibre. Les autres animaux tels que le mulet ou l’âne risquent de perdre l’équilibre et de tomber.
……
Nous continuons notre escapade un sentier sinueux en pleine forêt Khroumire illuminé par un soleil anormal pour un mois de Novembre. Nous nous arrêtons parfois et nous fermons nos yeux dans un enchantement complet pour n’entendre que le chant des oiseaux et la murmure des eaux qui coulent tout autour de nous.

Guidé uniquement par notre sens de l’orientation, notre chemin nous mena vers un cimetière carrelé par des tombes blanches dont les locataires se reposent sous l’ombre d’un immense olivier aux abords d’une route goudronnée qui annonce l’approche de la civilisation ...
Khroumirie, Ö beau pays,
Khroumirie pourquoi on t’oublie ?
et pourquoi même tes enfants te fuient ?
dimanche 23 novembre 2008
Petit Voyage en Khroumirie

Ce sont évidement les KHROUMIRS ou Kroumirs ( الخميرية أو اولاد خمير ) qui ne sont autre qu’une Alliance de tribus berbère qui se sont fédérés dans le but de défendre leur territoire.
Cette Alliance se constitue principalement des Ouled Amor, les Ouled Saïd, les Ouled Cedra, les Sloul, les Slelma et les Houamdia, qui eux-mêmes se subdivisent en nombreuses Grandes Familles (عروش).
Cette fierté ne tint pas longtemps.
Aujourd’hui, l’identité berbère a pratiquement disparue de la région, et la citadelle naturelle qui n’a jamais été correctement exploité sur le plan économique et/ou touristique est devenue un handicap pour le développement de cette région. Le fier Khroumir s’est retrouvé en pauvre petit Fellah cultivant le plus petit coin de terre disponible, le moindre pli de montagne qui soit utilisable pour pouvoir vivre et résister contre un nouveau conquérant potentiel : La Pauvreté.
En manque de moyens mécaniques, le Khroumir a beau manier patiemment la pioche et la charrue, il ne peut rien contre l'aridité du sol, contre la raideur des pentes et enfin contre la violence des eaux qui viennent trop souvent raser ses récoltes.
La dominance de la forêt réduit la surface des terres exploitables pour l’arboriculture et le Khroumir le sait bien et ne se hasarde pas trop à investir dans ces plantations qui risquent de ne pas être rentable commercialement. Pourtant des superbes figuiers surplombent quelques clairières qui sont plantées avec des poiriers, des pommiers, des pêchers et surtout et encore des oliviers superbement féconds dont le diamètre à la base atteint même les 2 mètres.
Si les Khroumirs arrivent encore à résister, c’est grâce au nombre relativement considérable de petits troupeaux de bétail constitués essentiellement de moutons et de chèvres et dont ils ne tirent pas réellement un grand profit, par manque de moyens pour acheminer eux-mêmes leurs petites bêtes aux souks et aux marchés de bétails. Ils les cèdent habituellement aux intermédiaires.
jeudi 22 novembre 2007
Catastrophe Ecologique à Gafsa
Personnellement je ne connais pas l'auteur mais j'ai des échos sur la problématique posée à propos de la fôret de Gafsa et je pense utile de faire connaitre ce problème.
Ce terrain a été vendu au Ministère de l’enseignement supérieur afin de combler le déficit financier du budget du Conseil de Gouvernorat.
Il est à rappeler que ces arbres ont été plantés juste après l’indépendance vers les années 60 par tous les élèves des classes primaires et du cours complémentaire de la ville, opération dirigée par Mr Taieb Ellouze directeur du cours complémentaire. Depuis cette date, cette forêt constitue le poumon de Gafsa et la protège de la pollution.
L’arrachage de 4.000 arbres constitue un véritable crime écologique d’autant plus que le complexe universitaire de Sidi Ahmed Zarroug dispose suffisamment de terrains vastes non construits susceptibles d’abriter d’autres instituts universitaires.
2) Ceux qui connaissent la ville se souviennent de ces enfants de 3 à 4 ans sautant d’un palmier situé à plus de 10 m au dessus de la piscine construite plus de 2.000 ans par les romains appelée « Oued El Bey ».
A cause d’une politique de sondages exécutés à la hâte et sans étude, la nappe phréatique a disparu, le fond de la piscine a été cimenté et les sources naturelles d’eau bouchées. Cette piscine s’est alors transformée en piscine d’eau stagnante et non renouvelée créant une nouvelle source de pollution et de danger permanent pour les enfants qui veulent se baigner.
3) La station thermale de Sidi Ahmed Zarroug qui a les mêmes caractéristiques que la station italienne Salsamaggiore et mondialement connue pour guérir les maladies cutanées et ORL, abritait les familles en été, faute de plage, qui venaient pour se baigner.
Son eau a été dirigée vers l’usine ICM de Mdilla pour lavage du Phosphate, comme si l’ICM ne peut pas financer les sondages en eau profonde près de l’usine. Cette usine est la source permanente de la pollution et la dégradation de l’écosystème des oasis environnantes et principalement celles d’El Guettar.
4) Les autorités régionales, dont le rôle est de protéger les oasis, ont encouragé la création des salles de fêtes à l’intérieur de l’oasis, ce qui a provoqué un désordre écologique sans précédent.
5) La compagnie des Phosphates dont le bénéfice voisine les 90 millions de Dinars et l’ICM dont le bénéfice voisine les 250 millions de Dinars n’ont fait aucun effort pour recruter les jeunes diplômés de Redeyef, Moularès, Mdilla, Metlaoui, Snad et Gafsa. Le taux de chômage a atteint 75% chez les jeunes, taux jamais atteint dans un autre gouvernorat.
Non à l’arrachage de 4.000 arbres à Gafsa
Oui pour traduire en justice, les responsables des crimes écologiques
Oui pour trouver une solution urgente à la piscine romaine
Oui pour rendre à la population la station thermale de Sidi Ahmed Zarroug
Oui pour l’emploi des jeunes diplômés en chômage.
Tunis le 21/08/2007
Abdelkader Zitouni
Coordinateur National du parti « Tunisie Verte » membre du Parti Vert Européen,
membre de la fédération des verts africains,
membre de "Global Green".
E- mail : tunisie.verte@gmail.com
lundi 19 novembre 2007
Quizz : L'Immeuble de Tunis

Ceci est une vue Panoramique de Tunis orientée en direction de Sidi Belhassen qui date de 1907.Au fond à gauche, il existe trois grands bâtiments dont deux similaires disposés en T.
Que s'est-il arrivé selon vous à l'un de ces bâtiments ?
lundi 5 novembre 2007
La Cueillette des Olives
Dimanche dernier nous sommes allés à la ferme cueillir les olives. Je ne sais pas réellement si le terme ferme convenait bien pour ce terrain agricole de
J’ai acheté ce terrain il y a de cela 10 ans en raison de l’opportunité qui s’est présentée au niveau de son prix, pour sa proximité de mon lieu de résidence et surtout parce qu’il se trouve à 120 m
en dessus de la mer d’où on peut avoir une superbe vue sur le Grand Tunis surtout le soir.
J’ai une trentaine de pieds d’olivier dont 15 sont de la variété qui donne de très belles olives de table. L’année dernière la récolte était excellente et faute d’avoir le temps et les moyens de faire la récolte par moi-même, j’ai vendu les fruits dans leurs arbres ; cela a donné
Cette variété d’olives appelée communément «Ktoubri» devrait être cueillie vertes à partir de mi-septembre, dimanche dernier elles étaient toutes presque mûres noires et avec les enfants et quelques membres de la famille, nous avons collecté pour environ
Nous avons passé une journée très agréable et nous avons mangé dans la nature avec du pain « Tabouna » fourni par la voisine. Juste à la tombée de la nuit, nous avons allumé un grand feu et les enfants se sont beaucoup amusés à collecter les branchilles et alimenter le feu.
A une trentaine de minutes du Centre Ville et dans cette compagne quelques petits animaux sauvages se sont habitués à la présence humaine et ont pu d’adapter à ce milieu dangereux, ainsi, depuis deux ans une famille de renards s’est installé dans cette petite ferme.
Au pied d’une minuscule colline, le couple de renards ont creusé une galerie avec 4 différentes entrées sorties et à ma connaissance ils ont eu deux portées chacune avec plusieurs renardeaux. Seulement le bonheur n’est jamais éternel et voilà que la famille qui s’est agrandie s’est vu obliger d’étendre sont terrain de chasse et de partir dévaster plusieurs poulaillers dans les voisinages.
Une fois repérés, les voisins (sans me consulter) on dévasté avec des pioches les galeries des renards et les ont obligés à quitter les lieux. Dommage, ils étaient très mignons à voir.
vendredi 21 septembre 2007
La Saison des Soldes en Télécommunications Internationales
Tunisie Télécom (TT) vient d'accorder au peuple heureux de ce pays une remise de 50% sur les communications vers l'étranger à partir des lignes fixes dont elle détient le monopole. Si on considère que TT fait 0% de marge bénéficiaire sur ce tarif (ce qui est impossible), donc habituellement, elle nous taxait 100% de marge bénéficiaire !!!!.
Bon après tout, cet argent ne va nulle part, sauf dans les caisses de l'état et du petit actionnaire émirati.
Et petit, petit à petit, grandira ...
jeudi 13 septembre 2007
Visite virtuelle du Lac Sud (par Sama Dubai)
Beaux Rêves.


mardi 4 septembre 2007
Comment mourir après son épouse en Tunisie
Une analyse statistique portant sur les causes médicales de décès effectuées sur 37% de l’ensemble des décès enregistrés en Tunisie en 2003 (50140 défunts) a révélée les 10 principales causes de mortalité.Ce tableau a fait sortir des causes de mortalité liées aux habitudes de vie et qui sont facilement évitables. Ces causes évitables sont principalement le tabagisme, la consommation d’alcool et les morts violentes dont les accidents de la route se taillent la part du lion.
Les causes évitables on engendré 6,2% des décès survenus avant 65 ans. Elle concerne 8,1% des Hommes et 3,8% des femmes, ce qui signifie qu’avec un bon effort, les Hommes arriveraient à vivre plus.
D’autres chiffres indiquent que 32,6% des décès sont aussi évitables mais liés à des causes relatives au système de soins. Cette classe est équilibrée entres sexes, elle est de 32,5% pour les femmes et de 31,5% pour les hommes.
Les pathologies de la période périnatale, les maladies cardio-vasculaires, endocriniennes et métaboliques sont responsables d’environ 97% des décès évitables liés au système de soins.
Avec un meilleur système de soins, le tunisien, gagnerai surement quelques années de vie supplémentaire.
Principales causes des décès :
..................................................Homme........................Femme
Diabète........................................7% .............................10,4%
Hypertension artérielle.................4% .............................8,2%
Cancer du Poumon.......................5,2%...........................0,9%
Accident de la voie publique..........3,9%...........................1,1%
Un conseil pour les Hommes, faites bouffer des sucreries à vos femmes, énervez les continuellement, laissez les conduire les voitures, passez leur vos paquets de cigarettes et enfin cessez de fumer et je vous garantie une seconde épouse avant que votre machin ne pointe définitivement vers 6h et ½.
Source statistiques et fragments du texte: Le bulletin d’information du Conseil National de l’Ordre des Médecins de Tunisie.
jeudi 16 août 2007
Le Berbère et le Défi de la Nature
Quoi que je sois originaire du Djérid que je connais à fond et quoi que j’aie déjà visité cette région du Sud Tunisien, il y a de cela une vingtaine d’année, je redécouvre un nouveau milieu complètement différent à ce qu’on a l’habitude de voir.C’est un milieu assez particulier qui s’est développé dans une région assez particulière qui semble être figée depuis la préhistoire et qui a poussé l’homme, la faune et la flore à s’adapter différemment pour pouvoir survivre.

Dans la région des Ksours et tout alentour de Ghomrassen, l’eau est très rare et il pleut très peu annuellement par contre le soleil et de plomb et le souffle du sud "Chhihli" peut en quelques jours anéantir toute verdure.
Dans ce milieu aride et très rude, entre la Montagne (djebel) et la Plaine, dans les Canyons ou les Ravins, les Vallées ou les Cuvettes la vie et l’Homme ont défié la nature et régulièrement on peu voir des îlots de verdure : quelques oliviers, figuiers et palmiers dans l’attente d’une unique averse annuelle pour survivre et d’un surplus d’eau (année pluvieuse) pour récompenser l’homme avec ces jus et fruits.
Outre la construction de citernes (majen) pour le stockage d’eau de pluie et le forage de puits traditionnels pour sa propre survie, le génie berbère a su maitriser les eaux de ruissellement par la construction de multiples mini-barrages appelés Jesser ou Tabia, pour récupérer les eaux torrentielles (ainsi que les sédiments) et les retenir aux pieds des arbres.
Par la technique qui consiste à enfouir les rameaux des oliviers sous terre pour leur permettre de faire pousser des racines et ainsi pomper le maximum d’eau on peut voir des oliviers prendre des tailles inhabituelles, parfois un seul arbre génére un micro-forêt. Ainsi on me raconta qu’un olivier du côté de Tataouine a produit en une seule récolte plus que 1000 litres d’huiles !!!!.
mercredi 15 août 2007
Les Ksours Berbères
Le ksar du Sud Tunisien est un type de village tout à fait particulier. Il offre un mode de constructions formées de voutes alignées et superposées sur plusieurs étages, et rappelant la ruche de l’abeille. Ces voutes longues de plusieurs mètres n'ont guère plus d'un mètre et demi ou deux mètres de hauteur. De loin, les ksours de montagne sont indétectables puisqu’ils épousent aussi bien la structure que la couleur du relief environnant.Chaque Ksar et menu d’une porte d’entrée principale confectionnée en troncs de palmiers qui s’ouvre sur une "skifa" couloir qui mène à la cour principale.

Les portes des greniers appelés Ghorfas s'ouvrent sur une cour intérieure, et comme il n'y a pas apparence d'escalier pour atteindre les étages supérieurs, on reste à première vue perplexes devant ces singulières bâtisses. On s’aperçoit alors que des pierres en saillie, incrustés le long de la façade, sont les degrés d'une échelle vraiment aérienne, et qu'il faut escalader en s'aidant des pieds et des mains.
Les étages en voûtes sont en somme des greniers ou les habitants
enfermaient autrefois leurs récoltes de tous genres de l'année céréales, huile, miel et dattes, en les mettant à l'abri des razzias des pillards. Chaque Ghorfa est mise à disposition et à l’usage d'une ou plusieurs tribus pour y stocker ses récoltes et même ces objets de valeur. Elle est dotée d’une seule porte en bois de palmier et fermée par une grande clé détenue par le chef de famille.En moyenne, un Ksar contient de 150 à 200 Ghorfas mais certains ksours peuvent arriver à 400 Ghorfas.
Les denrées alimentaires sont inaltérables dans ses magasins de fortune et on m’a assuré que jadis certaine produits pouvaient être stockés pour des périodes allant jusqu’à 5 ans.
Les Ksours sont généralement établit au haut du village (qui sont déjà installés dans la montagne), ou bien au-dessus, ou à côté, dans des sites particulièrement difficiles à atteindre et aisés à défendre.
Au Sud Tunisien, les Ksours ou greniers sont assez nombreux, et atteignent parfois cinq étages. Autrefois, les tribus (berbères ainsi qu’arabes) appelés souvent à camper dans la région, à cause de leurs troupeaux, laissaient la garde du village à quelques individus armés qui, en cas d'alerte, faisaient résonner le tambour de guerre pour rappeler les habitants.
A l’époque coloniale, lorsque l’armée française à établi un certain ordre de paix, ces précautions sécuritaires n'ont plus eu leur raison d'être et certains Ksours ont été construits sur des plaines. Plus tard encore, les tribus ont commencé à conserver leurs récoltes dans des silos creusés en terre et garnis à l'intérieur de paille. Chaque tribu avait ses propres silos réunis en un ou plusieurs points appelés "Retba" et confiés à la surveillance de quelques indigènes qui perçoivent un tant pour cent sur les grains ensilés.
Ainsi, les Ksours, ces vestiges voûtées ont fini par tomber en ruines.
Après une longue période d’oubli et avec la recrudescence du tourisme saharien, les Ksours au nombre d’environ 150 ont été réhabilités pour devenir des sites d’attraction touristique.
D’un espace socio-économique, le Ksar c’est transformé aujourd’hui en espace socioculturel.
J’ai eu l’occasion lors de ce voyage au sud de visiter les Ksours suivants : Ouled Dabbab, Douiret, Chenini et Haddada, Ils sont vraiment fantastiques et méritent bien une visite de votre part mais pas en été SVP.
mardi 14 août 2007
Un Diner de Mariage à Ghomrassen

L’ancien village se trouve suspendu sur le flanc abrupt de la montagne "Demma" qui le protège et rend son accès très difficile. Elle s’appelait déjà "Kal3et Béni Hammed".
A une époque très ancienne, les habitants de cette région vivaient surtout de l’agriculture de la plaine en bas qui n’est au fait une cuvette naturelle entourée des montagnes de tous les côtés, traversée par un Oued et dont l’accès se faisait uniquement à travers 3 canyons, ce qui rend cette place une petite forteresse naturelle, difficilement prenable par les ennemis et facilement défendable contre les Razzias mais d’ailleurs qui osait le faire contre les Ouerghemmas.
Même Ghomrassen avait sa petite communauté juive qui vivait en paix parmi les plus terribles des guerriers.
A l’époque coloniale et après instauration d’une certaine paix et élimination des razzias, les villageois se sont descendus pour s’installer dans la plaine même, depuis l’indépendance et avec le tarissement des sources d’eau, les Ghomrasseni, sont partis chercher leur source de vie ailleurs et surtout à l’étranger, ils reviendrons plus tard, pour se marier et construire leurs foyers dans la plaine.
Aujourd’hui toute la plaine a été envahie et les ghomrasseni sont allés au-delà des limites naturelles de leur village pour s’installer dehors. Cette extension a permis l’accroissement des villages voisins.
Tout mariage à Ghomrassen signifie une réduction du cheptel National en ovins et caprins. L’honneur revient à celui qui égorge le maximum d’animaux et qui fait diner le maximum d’invités.
Dans le cas de mon ami et dès le matin, c’est 25 chevreaux et un agneau qui ont été égorgé pour cette occasion. Par la suite plusieurs femmes se sont mises à préparer du couscous à partir de la semoule (tkasskiss). Vers midi 130 kg de coucous était prêt à être cuit.
La cuisson a démarré exactement à 13 heures dans trois kesskess (couscoussier) géants, sur le feu du bois. Les morceaux de viandes ont été mis dans la soupe du couscous assemblés en 20 pièces par un fil.
A 20 heures, le diner a commencé à être servi aux hôtes. Dès qu’on s’est installé par groupes de 5 personnes par table, on nous a présenté un sachet qui contenait une grande nappe plastique qu’on a étalé sur la table, 5 couverts (cuillère + papier serviette), 2 savonnettes pour se laver les mains dans une petite bassine et 2 serviettes en tissus pour s’essuyer les mains après les avoir lavés.
Un Tebsi (plat berbère) rempli en couscous et bien garnis avec des morceaux de courges succulentes, des pois chiches et 2 poivrons frit bien piquants et bien sûr 5 grands morceaux de viandes de chevreaux.
On avait bien faim et on a vidé notre Tebsi au dernier grain de couscous.
En fin du repas, On nous a présenté une autre bassine pour se laver les mains et un garçon et venu débarrasser directement la table de sa nappe en plastique. Je n’en ai jamais mangé d’aussi bon couscous et d’aussi douce viande dans une fête.
Ce soir et en l’espace d’une heure et demie, 240 Tebsis pour 5 personnes chacun, ont été présentés aux hôtes.
Le diner a été un succès puisqu’il a remplis les 5 conditions (ou clauses) de réussite convenues dans la région:
1- Le couscous a été servi chaud
2- Le couscous n’était pas sec et il y’avait dedans suffisamment de soupe pour qu’il soit tendre (msokki belgda).
3- Un morceau de viande respectable (le mien il ne faisait pas moins de 300 g).
4- L’eau servie aux tables doit être bien froide
5- Le thé servi juste après le diner doit être bien chaud.
Faire diner 1200 personnes, dans les meilleures conditions, en une heure et demie, n’est pas une tache facile.
mercredi 1 août 2007
Décorations Insolites
Ces décorations de fantaisie portent des noms assez insolites qui reflètent un peu l’ambiance régnante ou les préoccupations relatives aux soldats et commandants
Ainsi, c’est sur la toile du Net que j’ai retrouvé les décorations suivantes (dommage sans photos) :
- Le Moustique de Tunis
- La Mouche de Tunis
- L’Araignée de Sousse
- Le Chamroukh de Nefta
- Le Cafard de Matmata
- Le Cafard de Médenine
- Le Caméléon du Belvédère
- La Chouette de Zaghouan
- Le Clou de Gafsa
- Le Dacus de Sfax
- L’Étoile de Gabès
- La Figue d'or de Moknine
- La Gargoulette de Nabeul
- La Mouche de Dhehibat
- Le Scorpion de Zarzis
Quelle décoration préfères-tu mettre pour le prochain bal ?
jeudi 28 juin 2007
Tunise Statistique : Quelle Utilité ???
Je me suis demandé l’utilité de ce site est voilà ce que je trouve sur leur site (ce n’est pas la peine de tout lire, le premier paragraphe est suffisant)
Le Système National de la Statistique
›› Les Missions
Dans le cadre de la réalisation de ses missions, le Système National de la Statistique veille à :
- blablablablabla blablablablabla blablablablabla blablablablabla
- blablablablabla blablablablabla blablablablabla blablablablabla
Y a-t-il un bénévole pour les aider ????

samedi 16 juin 2007
Photo Quizz Facile
mardi 12 juin 2007
Obésité Physique et Anémie Mentale
Ce n’est pas un nouveau sujet pour les Tunisiens et les Blogueurs mais ce qui est alarmant est que les proportions de la classe obèse ont augmenté, ainsi 30% des femmes sont aujourd’hui considérées médicalement obèse contre 19% pour la gente masculine.
La première cause identifiée est le mode de vie Citadin.
En opposition à cette Obésité Physique, une Anémie Mentale persiste encore en dépit des efforts déployés par l’état pour l’éradiquer depuis l’indépendance. En effet, selon le dernier recensement, le pourcentage d’analphabètes dans notre pays est d’environ 20%.
Ce fléau sévit surtout dans le milieu Rural.
En Tunisie, Citadin et Ruraux se partagent deux Tares différentes mais qui ont un caractère commun : l’Immobilisme.
lundi 11 juin 2007
Mais comment peut–on encore se sentir Français après le Pogrom de 1918?
Lors de la Fête de la victoire célébrée par les Francais en Novembre 1918, des jeunes français ont déchiré un drapeau sioniste arboré en cette occasion et une bagarre éclata entre Israélites et Français.
Des bandes de soldats français prirent l'incident comme le signal de départ pour une nuit de pillage dans la Hara de Tunis, dont un habitant fut tué.
La destruction du drapeau aurait " semé l'amour de la race française", à l'honneur de laquelle la place Halfaouine vit "une des plus belles nuits de fête ...".
Après les violences de cette nuit, la Driba commença par condamner un israélite à trois mois de prison pour agression, alors que les procès contre quatre musulmans pour vols et violences trainaient.
Dans le procès concernant le meurtre de l'Israélite, "la culpabilité (des prévenus) ressortait de toutes les données de l'information", mais les "brillantes plaidoiries" des avocats aboutirent à l'acquitement.
Ce n'est pas uniquement au Tunisiens de se répentir
Y a-t-il des juifs ou des Tunisiens qui ont vécu cet événement et qui peuvent nous donner des témoignages?
Mais comment peut–on encore se sentir Tunisien après le Pogrom de 1967?
Pour des raisons d’ordre socioéconomiques plusieurs mini-résurrections ou des mouvements de contestations sociales on eu lieux à maintes reprises tel que la révolte contre le projet collectiviste de Ben Salah en 1968, la grève des Syndicats Ouvriers en janvier 1978, la Révolte du Pain en 1984.
D’autres événements importants d’ordre politique interne ont aussi marqué notre histoire tel que les événements de Gafsa en 1980 et la confrontation avec les Islamistes en 1987.
De même des actes de solidarités violents ont eu lieu à l’occasion de certains événements touchant au monde Arabe tel que la guerre de juin 1967 et d’Octobre 1973.
En raison de l’ignorance, de la pauvreté, de l’oppression des libertés et de la manipulation politique ou démagogique, certains événements sont tournés au drame. Ainsi, la majorité de ces événements précités ont engendré de la violence, de la destruction des biens publics et privés et même des meurtres que se soit par les émeutiers que par les agents de l’ordre.
La manifestation de la foule en juin 1967 dont le débordement a poussé certaines personnes à saccager la Grande synagogue de Tunis ainsi que certains commerces juifs, ne diffère pas de la plus part des autres événements dans lesquels il y a eu de la violence et parfois même des décès. Il est même de teneur basse au niveau violence et conséquences.
Les dégâts matériels étaient très limités et heureusement, il n’y a pas eu de dégâts physiques.
Quoi que je suis complètement contre tels actes indélibérés de la foule, je reproche à certains tunisiens d’évoquer tel événement comme un Génocide !!!!.
Dans la note de Zizou From Djerba qui a célébré cet événement, la victime décrivait son état d’âme et son sentiment pareil à celui de ma grande sœur lors des événements de 1984. Je ne vois pas la nécessité de nous inculper d’un crime qui n’a pas eu lieu.
Ce même texte, dont l'auteur a voulu le médiatiser et lui donner une dimension solennelle en le publiant dans plusieurs sites et Blogs à la fois démontre bien la limitation de l'acte dans le temps et dans l'espace.
Pire encore, le Blog Etkalem, d’un Tunisien expatrié qui a le mérite d’insister dans sa note que les juifs on été victimes d’un Pogrom et je me demande si vraiment il connaît le sens de ce mot pour l’avoir inclus dans sa note, sinon faute de preuves, il vient d’humilier 10 millions de Tunisiens en les inculpant de meurtre collectif envers le juifs. D’ailleurs dans sa note, il insiste et il se demande « Mais comment peut–on encore se sentir tunisiens après le pogrom de 1967? ».
Heureusement que Tarek Kahlaoui dans son Blog Nocturnal Thoughts, nous a révélé un document qui relate certains détails de ce malheureux événement.
Je me permets à la fin de poser les questions suivante à ces Jeunes Intellectuels :
- Pourquoi se mettent-ils gratuitement au solde de la propagande juive sans comprendre réellement le fil de l’histoire qui a mené à tels actes accidentels?.
- Pourquoi se trouvent-ils obligés de se sentir coupable d’une action indélibérée limitée d’une foule incontrôlée ?
- Pourquoi doivent-ils parler d’événements mineurs devant autres événements plus importants tel que le massacre de Hammam Chott, l’Opération d’assassinat d’Abou Jihad et j’en passe ?
- Pourquoi se sentent-ils obligés d’être sympathisant en permanence des juifs dans le monde et spécialement en Tunisie ?.
- Pourquoi n’évoquent-ils jamais la cause Palestinienne ?
Et j’en passe encore….
PS : Pareil pour les français dans le même contexte Mais comment peut–on encore se sentir Français après le Pogrom de 1918?
lundi 14 mai 2007
La Tunisie Laïque : Mythe ou Réalité
« La laïcité implique un enseignement étatique d'où la formation religieuse (dans le sens enseignement de la foi) est absente. Pour autant, l'enseignement des religions n'est pas incompatible avec la laïcité, tant qu'il ne s'agit que de décrire des « us et coutumes », et si l'on présente chaque religion d'un point de vue extérieur (objectif) à celle-ci, par exemple dans le cadre d'un cours d'histoire-géographie.»
Tous ceux qui suivent la politique Tunisienne peuvent bien constater que la religion ne pèse pas trop AUJOURD’HUI dans nos décisions politiques, institutionnelles et même constitutionnelles.
Toutefois nous avons une certaine influence religieuse qui se manifeste dans certains aspects administratifs tels que le réajustement des horaires du travail pendant le Ramadan, la nomination et la prise en charge salariale du Mufti et des Imams par l’état, les fêtes religieuses inaugurées en tant que jours fériés etc … mais comparaison faite avec la Turquie officiellement laïque nous nous trouvons en compatibilité avec ses pratiques.
En ce qui concerne la Charia, qui ne figure d'aucune manière dans notre constitution, elle n'est point appliquée à l'instar de plusieurs pays arabes et musulmans qui la considèrent comme code de droit. Il faut rappeler que certaines lois existantes d’origine islamique, héritées de l’époque Bourguibienne peuvent être modifiés ou abrogées mais pour cela il faudrait soit des référendums soit des votes directs au niveau du parlement.
Objectivement, est-ce que il y a une majorité capable d’influencer ces votes ou ces référendums dans le sens de l’élimination de ces quelques lois islamiques, sachant que les athées s’auto-estiment à 10% de la population Tunisienne ?
La Justice Tunisienne n’est pas en train d’amputer la main des voleurs, de lapider les coupables de délit d’adultère, d’infliger publiquement 1000 coups de fouet à celui qui boit du vin ou même couper la tête à ceux qui suivent une autre religion que l’Islam et cela non pas depuis l'ère bourguibienne mais bien beaucoup avant. Aucun historien n'a jamais relaté qu'un main a été amputée en Tunisie ou que quelqu'un a été fouetté pour abus d'usage de spiritueux ou de vins. D'ailleurs la prostitution et le commerce du vin étaient même régulé par l'état depuis l'antiquité.
L'islam appliqué avec modernité par les premiers visionnaires (Ahmed Amine, Taher Haddad) a permis d'élaborer des textes de lois tunisiens en conformité avec les aspirations de développement du pays par ses premiers dirigeants. D'ailleurs, les coutumes et les usages ancestraux de ce peuple, métissé par différentes civilisations sur des origines berbères, ont dominé l'esprit de ces lois. De même que l'Islam, bien interprété, ne peut être en contradiction avec les Droits de l'Homme, bien au contraire, la majorité de ces textes prennent naissance dans des textes religieux, bibliques et coraniques.
Dans la réalité, ceux qui militent pour l’abolition de ces lois islamique et surtout pour l’égalité des droits entre hommes et femmes, notamment l’équité dans l’héritage, sont un nombre très réduit, ils se comptent aux bout des doigts et ils veulent des acquis dans la facilité.
La réforme de l’enseignement qui a débuté depuis les années 90 avec l’accès de Mohamed Charfi au poste de Ministre de l’Education Nationale a vidé l’enseignement religieux de sa substance islamique pour le léguer à un cours d’histoire. Le texte coranique est approché sous une vision analytique littéraire dans un contexte historique.
A rappeler aussi que des écoles catholiques et juives continuent d’exister en Tunisie et que l’enseignement de la Foi en leur sein est bien consistant.
Au vu du nombre des personnes qui fréquentent la mosquée lors de la prière du Vendredi, on a le sentiment que c’est tout le pays qui est pratiquant et religieux.
En allant le Samedi soir se défouler dans une boite de nuit de Hammamet, on a l’impression que tout le pays est déversé dans la joie de vivre et le libertinage.
Le jour de l’Aîd El Kébir, laïques et croyants égorgent le mouton pour vénérer Abraham, le jour du nouvel an tout le monde fait la fête jusqu’au matin, Le mouled toutes les familles préparent l’Assida et le Saint Valentin chacun offre maintenant son cadeau d’amour.
ET c’est ça le contraste tunisien.
C’est encore la prostituée qui habite à côté de l’enseignant barbu islamiste à la cité Ibn khaldoun et c’est la couturière voilée qui habité à côté de l’ingénieur athée à cité Ennasr.
C’est ce jeune homme qui fait régulièrement sa prière et qui va avec sa sœur à une Boum le samedi soir et c’est cette fille en mini-jupe qui cède le taxi qui vient de s’arrêter à la vieille femme au Sefsari.
C’est encore ce jeune du Manar qui kiffe du hachich et qui va réviser ses cours à Bab El Khadra avec son binôme imberbe qui ne jure que par Hassan Al Banna.
S’était moi, fin des années 80, libéral et m’enfoustiste avec ma copine voilée, ensemble un jeudi soir, dans un concert de musique classique au théâtre municipal de Tunis.
Même si la dissemblance peu paraître exagérée, ce paradoxe est en grande partie notre réalité qui a crée un vrai équilibre dans les tendances aussi bien morales que politiques.
Le plus choquant, c’est la "politique américaine" de quelques personnes qui essayent de diaboliser l’ennemi en exagérant la menace islamique en Tunisie et qui préconisent comme solution l’instauration d’un état et d’une constitution laïque copiée sur les modèles existants. Ces personnes oublient qu’en dépit de la laïcité de la Turquie, c’est un parti politique islamique qui gouverne le pays.
Le modèle de la Laïcité tel qu’il se présente dans l’occident ne peut pas convenir au monde arabo-musulman. Nous avons développé en Tunisie un modèle de laïcité, bien spécifique, qui passe inaperçu et qui est toléré par les citoyens.
Les Etats-Unis Laïque : Mythe ou Réalité































