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samedi 22 mars 2014

La Viscieuse

Au commencement, j’étais néant,
A la fin, je serai encore néant,

and between,

un chaos et des tourbillons ... des moments de sérénité et de brises légères ... des pleurs et des sourires ... des moments de chagrins et d'autres de félicité ... des allers et des retours ... des naissances et des décès ... une vie … quoi ... l'anti-néant … et j’existais.
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Tout d’abord … je ne suis pas venu ici de mon propre accord, 
Donc, s'il vous plaît, ne me dites pas « qu’est ce que tu implores ? »,
La vie malotrue ne m’invita pas à sa table de manière galante,
Mais réquisitionna mon âme contre ma volonté agonisante.

Mon vécu … a été une fois une onctueuse mélodie,
Est peut être même un Roman avec style, mais sans plan,
Intrigues et subtiles combinaisons entre réalité et fiction,
Mon vécu … était des scènes de drame et de comédie.

Je l’ai mis en musique et joué en rhapsodie,
Mais je ne reflétais qu’un pitre en parodie,
Qui fait bon ménage avec la joie et concubine avec le bonheur,
Mais la vie me congédie, me laissant enceint de mes douleurs.

La vie sait mordre avec ses crocs sans pitié,
Ce monstre cherche toujours à m’avaler, mais,
J’ai éventré des revers et arraché des trophées,
Battu des mésaventures et mérité des lauriers.

J’ai traversé des paix éternelles et des tragédies,
Des passions passagères et des espérances trahies.
Pourtant, toute une vie j’ai vécu dans le désordre,
Des fois … en atonie jusqu’à démordre.

Éparpillé à travers les feuilles du temps,
Je déambule à travers des chemins,
J’ai perdu mes rimes, mes rythmes et sans raison,
Je suis perdu … une aiguille dans le foin.

Piégé dans les labyrinthes de l’hésitation patenôtre,
Je lutte pour prendre une décision ensuite une autre,
Chaque montagne parait trop haute à grimper,
Et chaque rivière trop profonde à traverser.

Je patauge et lutte dans le marais de mon existence,
Coupant les liens qui me traînent vers la déchéance,
Et je remonte en escaladant des obstacles ... la délivrance,
Que je me suis construit sur les reliefs d’une vielle romance.

Enfin la fracture et vint la trahison de l’espoir,
Et que tout se pervertit en une angoisse noire,
Pleurer et rouspéter comme un crédule,
Sinon, déguerpir et s’épargner le ridicule.

Autrement, se battre en duel contre son propre sort,
Ou se suicider en se réfugiant dans la malemort,
Mais je ne peux pas mourir et m’échapper,
Parce que la mort ne peut pas me sauver.

Et je ne peux me réjouir de périr d'une manière glorieuse,
Au mieux devenir maniaque ou fou d’une fantaisie furieuse,
Mais finalement tous les anges déchoient et perdent leurs ailes,
Quand leurs rêves se brisent sur les récifs de la réalité artificielle.

J’enterre les débris de ce qui étaient une fois un rêve,
Et je me cède à la vie qui me berce dans ses conspirations,
Je ne demande qu’une fin notable ou je mendie une trêve,
Ou feindre un air pitoyable m’épargnant l’inhumation.

jeudi 20 mars 2014

Misérable Sisyphe



Comment peut-on vivre dans un monde,
Où la sensibilité est quelque chose qui doit être évitée,
Comment peut-on vivre dans un monde,
Où l’amour est considéré sans valeur … une futilité.

Comment peut-on vivre dans un monde,
Où devenir vieux est une infraction punissable par la mort.
Je suis sur mon retour mais je ne vais pas céder et je déshonore
La vie est et je me moque de son sourire vicieux et immonde.

Comment peut-on vivre ici bas
Quand tout ce que je vois …
Violences, meurtres et ravages
Quand tout ce que je crois …
Cruautés, colères et rages
Quand tout ce que je reçois …
Regards de haine, dérisions et agressivités sauvage.

Quand tout ce qui a l'apparence du vrai, se réclame exact,
Et quand la preuve s’impose, la fraude secoure leur acte
Quand l’intolérance se déguise sous la clémence d’un ange,
Et que la vérité sournoise n’est qu’un méprisable mensonge.

Quand l’ingratitude et la trahison sont la récompense
De ceux qu’on prend sous nos ailes en défense
Alors l’amertume se glisse dans mon commerce
Tout en invitant le doute pour qu’il me berce.

Quand nous violons la justice des opprimés,
Lors même que la raison est de leur côté,
Quand l’avidité trône les hommes en rapaces
Et l’orgie de la convoitise enfante un ogre vorace.

Ils assassinent, estropient et déciment cœurs et âmes,
Edifient de la malchance des uns et de leurs drames
Et du désespoir cannibale des autres qui les avale
Un échafaudage pour leurs débauches morales.

Ils prostituent leur raison pour satisfaire leurs ardeurs,
Tout en laissant captiver leurs flammes par la rancœur
Sacrifiant à leur festin, l'équité, la vérité et l'honneur,
Nauséens … ils ne m’inspirent que dégoût et horreur.

Tel est l'empire de l’immoral … l’empire du mal,
Qui usurpe l'esprit des hommes de la caste animale,
Simulant la droiture ils se parent de vertus,
Et de ce qu’ils fussent, ils ne se souviennent plus.

Damné … dans ce monde infect je me sens otage,
Toutes les viles circonstances me font chantage
Je perds de ma vie et je gagne du temps sur mon âge
Et je ne suis plus moi-même mais tout un autre personnage.

Le côté le plus sévère de la vie, ce n’est pas de lutter,
Mais de sourire, vivre heureux et de s’adapter,
C'est une épreuve qui n'est jamais facile à gagner,
J’essaye de ne pas céder à la peur et la laisser dominer.

samedi 24 septembre 2011

Mon Dieu ... Soleil !


Le ciel est en feu et les nuages brûlent par l'intensité d'une rugissante flamme. Les couleurs couvrent le spectre de lumière, du rouge le plus clair au bleu le plus sombre en traversant l’oranger ardent. L’astre du ciel dans son mouvement lent prend son temps pour illuminer la mer et éclairer le ciel. Il ne veut pas s’arrêter pour un moment et devenir une éternité … il déteste rester suspendu dans le vide inoccupé !

Les levers de soleil à la mer ne peuvent pas avoir la même beauté que ceux de la terre ferme, ils sont plus magnifiques … les nuages s’ornent de pourpre, d’orange et de rose et nous mènent vers un monde magique !

Il y a quelque chose d’énigmatique dans mon être qui m’attire inexplicablement aux mouvements du lever et du coucher du soleil, quelque chose de profond dans ma substance qui devient immortelle avec la naissance de la lumière dans toute sa pléthore de couleurs et textures … et même après le déclin de l’astre elle reste immuable. Peut-être que c'est en rapport avec la fin symbolique d'un autre jour pour recommencer un autre de nouveau !. C’est peut-être aussi avec ma nature toujours optimiste et très positive.

Ce matin … un peu tard … tout seul sur le pont supérieur du navire. Je regarde autour de moi et ainsi j'ai été emporté par la beauté des cieux et j'ai pris des dizaines de photos. Je n'oublierai jamais ces moments. Je n'oublierai jamais ce matin quand j’ai vu les rayons de lumière du soleil à travers une nuée de nuages percer le ciel comme un phare dans l’obscurité de la nuit. Dieu exerce son talent d’artiste par les tableaux qu’il nous dessine dans la nature. A chaque matin, il peint pour nous le monde avec des nouvelles nuances.

En présence de telle beauté dans cette aquarelle divine, je regrette de m’être levé tard, peut être que je viens de rater "Le Rayon Vert" ! Je l’avais déjà vu une fois lors d’un coucher de soleil sur la mer … un éclat presque mythique de feu vert qui se produit un court moment juste avant la plongée du soleil en-dessous de l'horizon ou lors de son émersion au-dessus de la surface de l'eau.

Mon Lucifer étant présent, je reprends mes Divagations. Ne pensez surtout pas que je suis incrédule ou mécréant mais j’éprouve toujours un fort sentiment de me perdre dans des questionnements hors raisonnement cloitré par les dogmes religieux ... et cette vision sublime incite mon inspiration à vaguer dans les délires.

Dans beaucoup de croyances anciennes, l’aurore et le crépuscule ont été considérés comme le voile le plus mince qui sépare les deux mondes, celui de la Vie et celui de "l’Autre Monde". Dans les légendes égyptiennes, le lever de soleil était le moment de la réapparition de Ra dans l'horizon, une nouvelle victoire remportée sur "Les Forces des Ténèbres" et un retour triomphal "Des Mondes souterrains des Morts-vivants".

Ces croyances ont évolué de la même façon dans tant de cultures séparées même par les océans. Ce qui devait s’expliquer par le fait que ces sentiments sont natifs de l'inconscient humain collectif, et que le lever de soleil déclenche des changements profonds dans notre psyché commune. De nos jours, certains, je veux dire la plupart y sont tellement habitués, qu’ils ne voient rien de particulier, sauf un simple phénomène naturel d’alternance du jour par rapport à la nuit. … Et la nuit a perdu de sa sainteté et de son pouvoir horrifique qu’elle avait jadis ; mais à jamais nous restons ébahis, immobiles et attiré instinctivement vers un magnétisme inconnu à la vue d'un lever de soleil sur une étendue d’eau infinie.

Peut-être que c'est tout simplement l’effet de la fascination des couleurs pastels du ciel, la diffusion subtile des nuances, la texture ouatée des nuages lorsqu’ils reflètent, couche par couche des teintes radiantes et lumineuses, des roses éthérés et des violets légers, aux ambres profonds et les différents tons du rouge cramoisi.

Aucun écrivain ou poète ne peut décrire la vue magnifique des couleurs brillantes du ciel à l’aube d'un matin calme d’un automne prématuré.  L’assortiment des couleurs m’éblouit et ma créativité se trouve anéantie, incapable de faire couler mes mots comme il le faut.
Le panorama me tient captif et je regarde encore avec fascination ces palettes de couleur et je loue l’Artiste Créateur. Ni Delacroix, ni Monet, ni Renoir ; ni Gauguin, ni Van Gogh, ni Cézanne n’ont été capables de reproduire telles couleurs dans des toiles éternelles.

Que nous soyons des Croyants à l’être suprême ou simplement dans le Chaos et l’Evolution, les couleurs et les teintes majestueuses d'un lever de soleil radiant nous rappellent toujours la beauté de ce monde. Peut-être que c'est ce rapport avec le macrocosme et surtout avec cet astre qui régularise le rythme de notre vie qui pousse nos pensées à s’élever vers un niveau métaphysique, en nous permettant d'oublier pour quelques moments les détails insignifiants de nos vies matérielles.

Peu importe comment nous pouvons interpréter un lever de soleil. Que nous le justifions à travers la science, la description d’une toile divine ou simplement l’expliquer de manière spirituelle, nos mots et nos coups de pinceau ne pourront jamais capturer et reproduire cette magie éternelle !.

mercredi 22 septembre 2010

La Fin d'une Amitié

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Lucifer mon cher partenaire, bouffon de la flatterie anarchiste et roi des prétentieuses promesses irréalistes, pour longtemps tu étais l’associé privilégié de mon MOI le plus égoïste quoi que je soupçonnais que tu sois la cause de tous les troubles dans ma conscience anticonformiste.
Sans même me consulter frangin, discrètement tu répandais dans mon esprit ton étourdissant venin semblant de m’enivrer avec un doux parfum et quand mon jugement détecte l’inévitable égarement malsain tu t’insurgeais contre toutes mes sages pensées avec dédain et tu t’amusais à faire l’agitateur de mon basique instinct, l’excitateur de mes profonds besoins et le provocateur de toutes mes révoltes internes pour rallier la tentation et les amours coquins.

Lucifer le baladin arrête ton baratin. Par ta faute j’avais égaré mon chemin mais cette fois-ci je te préviens badin, je déclenche la désobéissance sans fin et j’enterre tes insinuations dans les confins de mes neurones les plus lointains.
J’ai de nouveau tracé pour ma vie un nouveau destin, une voie bordée de tout ce qui a dans l’amour de plus saint pour faire rejaillir de mes profondeurs toutes les sensations nobles que mon âme réellement contient.
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lundi 13 septembre 2010

Ma Vie ...

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Ma vie s’alimente d’un amour stable mais d’intensité variable et d’une succession courte et empressée de puissantes passions, différentes mais vulnérables. Je ne peux pas sentir l’amour, s’il ne varie pas, s’il ne diminue pas, s’il ne s’intensifie pas … s’il ne rénove pas ses formes et couleurs … s’il garde toujours le même parfum et répand la même odeur. Je ne peux pas réellement continuer d’aimer si mes sentiments ne changent pas régulièrement d’aspect … et j’en ai, dans mon cœur, mille cachés ...
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lundi 6 septembre 2010

Mes pensées !


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Mes pensées me font toujours peur surtout lorsque des idées fraîches fusionnent dans ma tête sans me demander permission. Parfois je suis conscient de leur invasion et je tiens en considération les multiples facettes de chacune de leurs divagations et parfois nonchalant, j’accepte les yeux fermés toute audacieuse proposition. Suis-je tenu de peser chacune des suggestions et d’évaluer les conséquences et les résultats probables de chaque chemin qui mène à chacune des notions ?

Quelques idées s’illuminent comme une ampoule, avec fanfares et lumières clignotantes qui valorisent leur présence et je m’écrie « Euréka ! ». D’autres idées, s’enregistrent uniquement dans ma conscience, voltigent comme des papillons sur les horizons de mes modèles de pensée. Ils peuvent flotter inaperçus, loin des pensées dominantes qui rivalisent dans ma tête pour négocier entre ma logique et mes désirs. Ces idées ne seront pas totalement perdues, seulement et momentanément refoulées, elles attendent des moments plus propices pour s’affirmer.

Quelquefois certaines pensées encombrent ma tête et j’ai besoin de les évacuer et de dire ce qui ne doit pas être dit, au mauvais moment … parfois je me tais et parfois je ponds un jugement erroné … et comme vous tous, je triche, quand je m’écoute, je n'entends pas toujours ma conscience me parler. J’entends souvent ce que je veux seulement entendre et je renvoie le reste dans la poubelle de ma cervelle sans même auditionner le contenu.

Certaines personnes appellent ces conceptions : rêves, vœux ou aspiration, souhait ou même ambition ; d’autres les baptisent désir ou envie, avidité ou besoin. Peu importe le nom qu’ils portent, ils sont les miens, j’en fais ce que j’en veux et ma plus grande attente est qu'ils soient utilisés sans pour autant me créer des maux.

mercredi 30 juin 2010

Un matin ... un Printemps


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Un lever de soleil gracieux … ce matin très tôt, sur la terrasse de ce café encore vide, je peux voir le bleu clair du ciel se diluer dans l’azur de la mer et la lumière du soleil effleurer la surface d'eau turquoise pour créer des réflexions d’éclats harmonisés.

L'attente monotone … et ce désir ardent qui se sent pire qu’une douleur. Je compte le temps et j’observe les grains de mon sablier qui tombent un à un jusqu’à la fin alors que mes pensées se détachent et je perds contrôle sur les détails du jour … et se révèle à mon souvenir inexorable un voyage au pays des merveilles lors d’un matin spécial … rien que toi et moi … mais la brise matinale me fait sursauter et me fait rappeler nos sentiments éparpillés.

Toutes ces choses que je vois, me donnent le souhait que je sois avec toi mais je sais que tu ne viendras pas … Je relève lentement mes yeux vers l'horizon lointain, je peux distinguer l'allusion de chaleur jaune du soleil … déjà quelques légers nuages qui se forment avec un doux ombrage, qui teint les aquarelles des fleurs en éclosion et l’herbe verte du gazon avec un discret colorage qui miroite sous les rayons furtifs du soleil … et cette lumière qui se répand à travers les feuillages des palmiers, comme la poudre des fées ... magique.

A ce moment ... je souhaite que tu fusses ici pour le voir avec moi … si seulement tu pouvais voir le ciel à cet instant, tu l'aimeras à vie … et tu continueras de m’aimer.

Je ferme mes yeux pour sentir mon esprit qui se dévide de toutes les sensations crues et mon regard hébété est perdu qui s’attarde et fixe l’horizon reculé. Yeux épuisés qui continuent de contempler la vaste étendue … les fragments d'un rêve perdu, la vanité d'un amant incongru.

Consterné par ma confusion entre la douleur et le plaisir de la passion, la brise se brutalise et soudain, autour de moi, les grains de sable qui se soulèvent et disparaissent … balayés par le vent … je les suis avec les yeux et je perds mon équilibre, lorsqu’ils chutent sur le gazon … Si seulement mes émotions pussent ils être si mobiles … sinon volatiles et non pas suspendues dans l’attente d’une rencontre, d’un baiser … d’un mot qui ne veut pas, de la bouche de ma bienaimée, sortir.

Moi aussi, je n’ai plus de mots … je les ai perdus dans les moments tel que ceux-ci … ceux de la longue attente. Plus tard, l’attente sera récompensée par l'ardeur de la rencontre, par notre virée lointaine ... par notre évasion aventurière.

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lundi 14 juin 2010

Le Pirate des Rivages

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Tout est concordance en toi. Délicatement menue ou érotiquement fine, peu importe. C’est peut-être une appréciation ou peut-être même une perversion, mais franchement j'en pense comme un cadeau providentiel. Je ne parle pas de ces privilégiées que j’ai rencontré qui se dandinent comme des célébrités. La leur est une beauté illusoire. Je parle de la beauté naturelle et des traits épurés non déguisés par le maquillage, les robes extravagantes, les jeux d’ombres et de lumières.

La beauté est visible à ceux qui sont capables de décerner la pureté et le raffinement dans les grains de sable du Sahara et moi fils du désert, enfant de l’oasis j’ai appris à voir les dunes et la délicatesse de leurs reliefs et quand j’ai vu la lueur de tes yeux quand tu me regardes, le glamour de ton visage quand tu souris, la volupté de tes lèvres quand tu parles, j’ai su que tu es admirablement belle. Je ne suis pas expert dans la matière mais mon expérience s’est forgée par hasard, par l’observation et par le goût du détail … et sûrement beaucoup de personnes te remarquent, te regardent, ils te désirent ... mais aucun d'eux ne sera capable de te le dire ... de te dire que tu es la plus belle ... non pas avec les mots mais avec le cœur ... sauf moi.

La chance d'un homme ordinaire, qui rencontre une très belle et naturelle femme est très probablement un événement rare. Comme chaque fois, je comptabilise ce fait par ma bonne étoile par la chance qui me colle depuis longtemps ... et je ne vais même pas toucher du bois.

…

Se sentir hors de contrôle de ses pensées, de son cœur et de son âme. Une réaction inexpliquée de cette étonnante tentation ! Qu'est-ce qui t’attire à mes rivages ? Dans ta tempête de libération tu fais ton entrée dans les limites de mon île silencieuse. Comme une scène violente joué éternellement, tu t’entailles et tu t’écrases dans mon monde et tu transpires sur mes sables. Est-ce l’influence de mes mots contre ta résistance ?

Éclat des images derrière tes pupilles scintillantes et tes yeux, clairs et obscurs à la fois m’interrogent. Mes yeux sont rencontrés par tes regards pleins de convoitise en manque de satisfaction. Coups d'œil qui disent beaucoup plus qu’il le fallait.

Tes montagnes de désir et ma faim étrange pour ton corps ; tes envies pour mes yeux, mes lèvres, ma peau, mes bras qui t’enlacent et mon appétence pour ton regard, ton corps, ton odeur et ton teint provoquent notre lascivité et sollicitent l'intimité. Ta sensualité, est une spécificité physiologique indulgente pour le plaisir de tous mes sens. Est-ce cela vraiment un péché, ou une partie de mes nécessités ? … peu importe, c’est le moment où le besoin surpasse la capacité de l'imagination ... qui a été déjà consommée.

Tout en toi se transforme en appât sensuel, Tout en moi se transforme en appétit charnel. Lentement mon index, le bout de mon doigt glisse et transverse tes lèvres rouge vermillon. « Shuuuut pas un mot … j’entends l’appel de ton corps … écoute les battements de mon cœur ».

Quand les doigts fléchissent, les muscles se tendent et les griffes sortent. Quand certaines caresses me provoquent des frissons et un désir ardent me parcoure afin de retirer mes lèvres de ta bouche pour que je puisse planter mes dents dans ta chair.
Tu mugis et rugis avec passion avec un "ummmmmmm" flagrant qui m’incite à intensifier mes poussées et tu tombes encore et encore sur mon corps en attente alors que le tien est convulsé par des vagues déferlantes de jouissance. Ton cœur est déshydraté et aucune attraction ne pourra te dériver de ta soif de moi. Tu me bois et je te ressource pour assouvir ta sécheresse inextinguible, jusqu'à ce que ta terre fertile soit inondée par ma copieuse ondée … et tu me fais couler en toi, en goutte à goutte. J’arrose ta rose et je lui donne la vie et nous répondons avec gémissements et rires, peut-être même une larme.

Renaitre doucement et remonter pour une respiration profonde. C'est un sentiment qui ne peut être réveillé que par notre énergie psychique. Du coucher du soleil à l’aube … et ta nuit de fureur est finie, ton doux libido a été satisfait et ta force sauvage a été apprivoisée … et tu en veux encore. Doucement, j’essaye de me repentir, OUI … tout péché d’Amour est pardonné.

A cause de tes joues qui sentent les splendeurs du printemps du sud, je sais que je ne peux plus te laisser seule. Je sais qu'il y a un sens pour céder mais affronter est mon destin et c'est beaucoup plus que je peux supporter puisque chaque fois je fini par succomber. Cela me sert à quoi de se battre contre moi-même ? Je pense que je continuerai de m’immerger dans ton amour jusqu'à ce que je me noie dans ces feux furieux que mon extase ne peut pas réprimer. J'endurerai les agonies de mon péché et je souffrirai pour avoir goûté au défendu et charnel fruit. Je céderai à mes yeux pour les laisser brûler par ta sublime beauté et je laisserai mes caresses de tes courbes me condamner.

….

Aussi douce que le miel, aussi soûlante que le vin, aussi sensuelle qu’une dance de Tango. Je veux et tu seras mienne. Regarde dans mes yeux et tu verras que tu es une partie de moi, comme je suis un Tout de toi. Qu'elle est ta décision ? seulement avec le temps on le saura, tu seras la mienne ou pas.

Comme du nectar ou le parfum d’une rose, j’attire les abeilles et tu ne peux plus te détacher de moi, tu es complètement soumise ; prise dans mon piège. Aucun souffle pour courir, aucun endroit pour te cacher, ni la lune, ni le soleil, nulle part. Tout ce qui te reste à faire, c’est d’admettre ta perte et en moi, tu trouveras le meilleur de ce qu’il te faudra.

Mon Mirage, le Maitre de l'illusion t’a captivé … ce n'est pas un rêve. Que tu le veuilles ou non, tu es prise dans mes filets, que tu le veuilles ou non tu es droguée par mon amour. Tu ne peux plus te passer de moi. Je suis un diable en habit d’ange, duquel on ne voit que de la fausse innocence, c'est mon essence. Cela fait de moi ce que je suis, cela fait briller mon étoile et maintenir ma flamme.

Tu peux toujours essayer !, assez loin tu ne pourras plus aller … mais dans toute ma gloire profane je me demande qui c’est qui a succombé à l’autre ? toi, ou moi ?.

Mes forteresses ont encore une fois cédé. Je dois rédiger un manuel pour résumer mes meilleures défenses par rapport au sexe opposé que je n'ai pas aimé sagement mais sûrement avec passion, désir profond et indécence préméditée.
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dimanche 23 mai 2010

Vengeance de Caïn

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Baladin et barde Satan se cachant dans les crevasses de mon cœur insolent
Ne me tente pas, ne t'enrage pas à prouver tantôt la théorie de la création,
Tantôt celle de l’évolution, pour parvenir à ton dessein, malhonnête démon
Le genre humain est une créature en perpétuelle mutation de sentiments

Né du néant, d’un souffle divin, d’un big bang ou d’un murmure d’une vipère,
Je crée la tentation et je crache par terre mes convoitises charnelles fruitières,
Dénudant les touffes de feuillages pour assouvir mes appétences semencières
Sans scrupules et morales, je suis Caïn l’envieux qui tua par jalousie son frère

Naquit tout-puissant et béni pour croquer aux pommes sans hontes, ni avanies
Eve, je te déverse mon venin de doute et suce toutes tes espérances dans la vie
J’exerce mes pouvoirs pour dévorer tes pensées et entretenir ta chair inassouvie
T’injecter mes théories non encore démontrées et à mes désirs tu seras asservie

Descendant d'Adam, tout m’est permis et je dois être autant excusable que lui
Tu répands la menace que je suis l’animal affamé qui mange les fruits interdits
Je suis ce que tu as voulu, perdu dans le labyrinthe du destin, je crie et je dévie
Le Diable dans l’âme, crachant sur toi mes yeux vrillant, je cherche une sortie
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jeudi 13 mai 2010

Mes Masques

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Je porte un masque, deux ou même trois ou peut-être une douzaine et parfois plus. J'ai peur d’enlever celui-ci mais je préfère mettre l’autre, il est là-bas et parfois je suis forcé, de porter celui là. Je ne prétends pas avoir une deuxième nature mais je ne sais pas ce que je fais, ne croyez pas en moi, je risque de vous leurrez. Je donne l'impression que je suis calme et serein et sans masque je deviens impétueux et volcan. Je joue mon jeu artificiel … un jeu superficiel, pour cacher sous mon masque l’enfant tremblant qui a peur de la vérité.

Avec mon masque, je parle de tout ce qui n'est vraiment rien et de rien qui est vraiment vrai et une telle apparence est mon seul espoir pour un bonheur simulé et je suis pris de panique à l’idée de l’enlever mais en même temps je me demande qu'est-ce qui peut me libérer des murs de cette prison que j’ai moi-même construite, des barrières que j'ai élevées avec un grand soin ?

Personne ne me comprend, le masque vous permet de me voir autrement, tel que je le désire et non pas tel que je le suis réellement. Vous ne comprenez pas que je ne me cache pas derrière mon masque mais je vis dedans pour cacher mon expression, refléter une autre impression et dissimiler mes réelles intentions, mes secrets, mes mensonges … le tout dans une inerte discrétion.

Sous mon masque des mensonges, dans ma coquille brillante mais fissurée de l’intérieur, je glisse tout doucement dans la douleur. Jour après jour, je ne sais plus où aller alors que je souhaite partir … non, être porté loin, très loin.
Jour après jour je me pose des pourquoi ? Pourquoi porter autant de masques et lutter contre la vie, contre tous les autres, et contre moi-même ? Pourquoi lutter contre ceux que je ne peux pas battre? Pourquoi fuir de ce que je ne peux pas échapper? Mon destin.

J’aurais bien aimé me laisser aller et nager sans me noyer. J’aurai désiré flotter sur la surface de mes rêves, la tête dans les nuages, pour pouvoir regarder le ciel et l’infini mythe de ma vie et laisser le soleil fondre mon masque et éclairer mon visage.


Je suis raisonnable !, en dépit de tous mes masques et les facettes que je suis capable de montrer, je sens qu’il y a dans mon intérieur uniquement deux Moi, un qui est bon et vrai et cet autre côté de moi, l’égoïste, celui qui aime lutter avec méchanceté contre son destin et qui se croit tout se permettre sans foi, ni loi.

Les masques que je porte, suivant l’occasion, dissimulent mes douleurs, mes péchés naturels et coupables si bien reconduit par la convoitise et la luxure. Je suis caché habituellement, jouant bien provisoirement le rôle du mari, de l’amant ou de l'ami ; paraître accommodant et sourire à tous les passants et les nouveaux arrivants sur le quai de ma vie. Oui, je me cache derrière mes masques secrets, je dis ce que je ne sens pas et je sens ce que je ne dis pas mais parfois, mon masque glisse et le vrai Moi émerge, à mon insu avec consternation.

Je traîne à travers ce désordre horrible de ma vie en blessant et en apportant involontairement des larmes fraîches aux yeux innocents de ceux qui ont cru en moi … alors que paradoxalement, dès le début ils savaient réellement que je suis illusion.

Et si je me consens à enlever mon masque ?, révéler mon vrai moi, lequel d’ailleurs ? Qu'est-ce que je trouverai ? Est-ce que j’aimerai cette personne que je suis devenue ? Peut-être pas !

Attendez !!! Qui est-ce que je suis, vous vous demandez ?, je vais vous décevoir … je suis chaque homme que vous n’avez jamais rencontré et chaque femme que vous n’avez jamais vue. Je suis ta réalité, toi, elle, lui … vous tout simplement. Recherchez-vous, vous allez vous retrouver en partie en Moi.
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lundi 5 avril 2010

Mon Ami Solitude

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Il y a de cela 21 ans - (texte écrit en Février 1989)

Sur le mur, une vieille horloge suspendue ... tic-tac, tic-tac, tic-tac ... L’écho de son cliquetis métallique se répète en rythme précis et régulier. Oh, cœur creux, pourquoi continues-tu à battre à la même fréquence et pas au ralenti ? Jour et nuit, je me trouve ici, avec tous mes ennuis à pleurer silencieusement, avec mon unique ami Solitude.

Solitude … mon seul ami, entre mes quatre murs gris je t’enferme et dans mon isolement je te séquestre. Assis sur les bords d’un rêve périmé, cherchant un amour que j’ai égaré et comme une voix silencieuse, mes pleurs sans larmes me chuchotent en vain pour m’apaiser et pour te chanter ô ma solitude.

Assis dans l'obscurité, je flotte à travers ce que j'appelle ma prétendue réalité. Un écho de souvenirs constant traverse mon esprit comme un train qui transperce un tunnel de nuit. Des souvenirs uniquement sombres … tristes moments quand l'âme se met à demander des comptes au cœur.

Solitude … dans l'obscurité de la lumière triste de la lune, je te retiens en compagnon pour que je ne cède pas au déguisement d'un rêve brisé. Je trempe mon Rêve dans le lac de ma Réalité, il s’en sort sec et abîmé, à cause de l’incompatibilité. Je pars sans laisser de traces et personne ne s’en aperçoive, sauf toi … comme les feuilles de l’automne qui se fanent doucement sans que l’arbre même le sente.

Ma solitude … tu es un mal vertueux qui m’apporte la vie autrement et qui meuble mes nuits mais mes yeux me brûlent parce que je n’arrive pas à les fermer et à m’endormir, et quand ils se referment mes démons reviennent pour fréquenter mon existence; fréquenter mes pensées et me désemplir de toute ma substance et je deviens vide.

Je suis la coquille creuse de ce qui était un enfant qui a brisé son jouet et qui n’a pas su garder ce qui lui était le plus cher et les moments de tristesse en compagnie de Solitude, me révèlent toujours la vérité dont j’ai peur d’affronter tout seul. Je suis triste mais aussi heureux de te trouver mon ami Solitude afin de partager avec toi mes moments de chagrin et de peine.

Une seule obscurité … qui a remplacé toutes les lumières et le vide froid autour de moi, et toi Solitude, compagnon permanent de mes jours, de mes nuits et de mes soirs. Je frissonne ... mon souffle haletant crée un brouillard … je ne t’entends plus l’ami sauf le son creux du néant … où es tu parti ?. Murs … enfermez-le, ne le laissez pas partir.

Mars 2010
(Suite ... Libération et Trahison de l'Ami Solitude)

Solitude … tu ne sais rien. Qu'est-ce qui s'est passé quand j’étais jeune, quand la vie était encore un rêve ? Tu penses pouvoir imaginer ce qui se cache derrière mes yeux, tu prétends connaitre le son de cloche de mon âme et pourtant tu continues de me poser des questions qui te restent sans réponses. Cet isolement aussi absurde ou rationnel peut il paraître, il compense mes besoins du monde haineux externe que je délaisse pour te surveiller, pour uniquement te tenir compagnie malgré ton vouloir de m’abandonner à moi-même et aux autres.

De ma part je t’interroge sur les raisons qui te retiennent prisonnier de mon isolement et tu insinues que tu es mon jumeau, celui qui sent mes maux, celui qui répons à mes besoins primaux mais je sens que tu me mens, que tu me manipules, que tu profites du vide autour de moi pour le remplir, pour peindre les murs dans lesquels je t’ai moi-même retenu aux couleurs du désespoir.

Bientôt, la vérité sera révélée pour démasquer tous tes mensonges et peut être je te chasserai de ma retraite et je tirerai sur les rideaux sombres de ma vie pour révéler mon espoir, si pur et clair mais noyé dans mon chagrin obscur que tu laisses stagner. A moi la rédemption !!!

Solitude pourquoi cette résurrection après que je t’ai délivré ? Passionné et faim, comme un monstre de la mer … impatiemment tu grognes et tu me guettes pour m'avaler entier. Pardon mon ami Solitude !!! Quelle idée, quelle idée, pour t’abandonner, pour te lâcher pour un espoir qui risque de ne jamais se réaliser aussi pur soit-il !!!

… Réconciliation avec ma Solitude … mais ne le lui dites pas, je vais la tromper avec mansuétude pour une nuit et encore pour une autre et peut être pour une éternité … tic-tac, tic-tac, tic-tac, au rythme de l’écho du cliquetis métallique de la vieille horloge suspendue sur le mur qui se répète précis et régulier ...

vendredi 29 janvier 2010

Un Mirage sous l’Ombre des Palmiers

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Au milieu de notre oasis, à travers les palmiers et la vierge peinture de la nature
Les yeux noircis de khôl, coulaient les flots de passion dans l'âme d'une créature
Désir ardent et intense, plus brûlant que les sables du midi, cherchant l’aventure
Les mains enluminées d’henné et un grain de beauté émergeant d’un sein mature

J’étais tout seul en parade, quand j’avais aperçu sa silhouette nageant dans l’oued
Mon cœur s’enflait dans ma poitrine, ne sachant plus le tenir, j’avais besoin d’aide
Je ne m’imaginais jamais rencontrer une telle beauté aux confins d’un Sahara laid
Le désert savait cacher ses trésors loin des yeux curieux contre lesquels il se plaide

La beauté que je voyais était incomparable à toute l’incantation du coucher du soleil
Sa présence effaçait les écueils de mon destin cruel, brisant avec fracas mon orgueil
Tous les gouts exquis tombaient de ma vue et il n’y avait plus qu’elle, nulle pareille
Et une folle envie de la tenir dans mes bras et être sûr d’être en éveil pas en sommeil

Dans la corbeille des sources elle se rafraichissait en se livrant à l'eau qui la caressait
Elle sentait les gouttes d’eau rouler en bas de ses joues, et sur sa peau s’abolissaient
La sensation d'extase qu'émanait son corps, répandait un arôme exquis et contagieux
Anéantissant ma timidité et engouffrant toutes mes pensées dans les conflits litigieux

Et quand la flèche du maître des chérubins harponna mon cœur qui n’était pas préparé
Mes sens déchirèrent le tissu de ma sainteté, le délire me berça et je devins désemparé
L'esprit de l'oasis noya mon âme profonde dans un déluge traître dont les eaux inondent
Et l’odyssée de l’amour m’embarqua sur ses ondes, me laissant vaguer dans son monde

Sans raisons, son cœur s’était joint au mien et je souhaitais qu’elle fusse ma maison
Et elle avait senti mon besoin comme elle n’avait jamais senti un humain auparavant
Elle me tint par la main et me murmura en m’embrassant au front "cela est un revers
Ce n’est que mirage, même pas un rêve, les yeux ouverts tu as frôlé un autre univers"
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mardi 26 janvier 2010

NarcissoCentrisme


Quand la nuit envahit ton monde et que dans les ombres de ta chambre, Les murs autour de toi se resserrent contre tes poumons, je me demande si tu me respires encore et je m’inquiète si dans tes pensées agitées, tu ne continues pas de penser à moi.

Quand la lune s’invite à travers ta fenêtre et que le silence velours s’installe définitivement chez toi, je me demande si les étoiles brillantes qui pendillent entre les nuages te rappellent encore tous mes mots chuchotés lors de mes promesses de mon amour éternel.

Quand la lumière solitaire de l’aube prématurée s’infiltre à travers tes persiennes et vient agresser ton sommeil pour que tu te réveilles, je me demande si tu te souviennes encore de mes départs attardés …

A travers chaque jour et chaque nuit, tes pensées me doivent être inlassablement dévouées … et je me demande si tu rêves encore de moi.

Je sais que l’amour brûle dans ton intérieur mais je ne ressens aucune chaleur. Le vide remplit mon âme qui est devenue triste est froide et pendant que je frissonne, je me demande pourquoi tu ne viens pas me réchauffer ?, pourquoi est-ce que ton cœur ne vienne pas élire définitivement domicile dans ma demeure ?

Je suis soucieux de savoir comment tu fais sans moi ? … qu'est-ce que tu fais sans moi ? Laisses-moi deviner comment ton désir se consomme en m’attendant ? comment tu arrives à survivre sans mes baisers et mes tendres et doux touchers.

…

Moi … je n’en peux plus … tu es partout en moi … viens vite je suffoque sans toi.

vendredi 22 janvier 2010

Le Monde de TOIetMOI

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Posséder la nuit, te posséder … posséder ton cœur, ton âme, ton corps et toutes tes courbes lisses, sentir ton souffle sur mon buste quand tu t’endors avec ta joue contre ma poitrine et te faire l'amour alors que tu dors en plein sommeil. Envahir tes rêves et te réveiller tard la nuit sous la vigilance de la lune, par la chaleur de mes baisers qui embrasent doucement ton corps et me sentir effrayé de te brûler par la chaleur de mes lèvres. Embrasser ta bouche tendrement tout en se noyant dans tes yeux et un sursaut de plaisir qui me sauve de tes eaux profondes. Sans dire mots ton regard me confirme ton désir ainsi que ton corps qui se refugie contre le mien en reddition à ta convoitise languissante.

Le temps se fige, la terre arrête sa rotation, tout disparait autour de nous et nos deux mondes entrent en collision pour n’en créer qu’un seul, le refuge de nos âmes, le monde de TOIetMOI où on n’y entend que l’écho de nos chuchotements. Toute la planète se met dans le silence, non pas l’instant d’un baiser mais pour tous les moments pendant lesquels nous sommes ensemble ... et comme chaque fois, nous essayons de faire taire les souvenirs dans un dessin compliqué ... de vide … et la sérénité nous engloutis

Vouloir, pour toujours rester à l'intérieur de nos murs pour t’absorber, pour te tenir entre mes bras et te faire tournoyer et t'emmener à des places que tu ne penses pas visiter. C’est uniquement nos corps qui conversent, qui dansent et qui composent une sérénade dans laquelle moi et toi sommes une seule note musicale ayant un seul rythme, un seul tempo. Pas d’hier, pas de demain, dans notre monde, tout est seulement ici et maintenant, à cet instant. Pas de futur, trop de passé, on se restreint au présent et ton âme devient la mienne, la mienne est tienne, sans aucune autorisation.

T’envelopper par tous mes sens pour te faire sentir les émotions les plus extrêmes et créer une tempête dans ton corps et un ouragan sur ta peau que j’arrose par mon imagination que je transforme en réalité. Je t’invoque, provoque et enflamme ta passion sous les draps en coton.

Explorer patiemment ton corps comme une terre inconnue, apprivoiser tes mouvements et tout en exigeant de découvrir chaque centimètre carré de ton anatomie, prendre plaisir à effleurer ta peau avec les bouts de mes doigts et à lécher ta poitrine et tes seins jusqu’à te voir se tordre de plaisir … et le goût de ta sève qui s’attarde sur mes lèvres.

… Tu frissonnes comme une fébrile et nous entamons le voyage dans le monde qui nous appartient, le monde de TOIetMOI. Mon corps se réunit au tien et nous ne faisons qu’UN. Ta respiration devient profonde, nos souffles se synchronisent et nos mouvements se rythment. J’entends des battements, sont-ils ceux de ton cœur ou du mien ? …

...

Même scène, vécue maintes fois … très tôt, l'aube vient de l'extérieur frapper à notre porte. Vouloir désespérément rester encore plus longtemps ; besoin d’un peu plus de temps. Demander silencieusement au visiteur de ficher le camp. Mais il insiste et il risque de briser la porte. Tes yeux rencontrent les miens, c’est l’heure de quitter notre monde et de retourner à la réalité. L’Obscurité qui a garni le monde de TOIetMOI prend fin et cède la place à un éternel soleil matinal, qui ayant dépensé des heures infinies à attendre sa revanche, est venu caresser le monde tangible avec sa lumière.

Sur le pas de la porte, avant de sortir, tu t’accroches à mon cou, tu restes vague un assez long moment … pas de mots, pas de pleurs, un chagrin. Je jette un dernier regard sur le lit défait et sur le salon, enclos de notre romance.
Des raviers avec quelques cubes de fromage et des olives vertes, des verres vides et les bouteilles désordonnées qui prennent de la place ainsi que des taches de vin rouges sur la dentelle du napperon de ta table. La cendre noire qui macule les taches rouges et la nappe blanche et les mégots des cigarettes qui ont brûlé ta moquette. Dans un coin, sur une tablette dans un vase oblong, les fleurs sont fanées, seras-tu capable de les jeter ? Pas de musique mais une odeur faible de bougies parfumées tarde dans l'air et les restes de la cire chaude et brûlée qui ont suintées sur ta table de nuit à côté de tes faux bijoux… c’est tout ce qui reste de nous deux ce matin … toi et cette scène de romance périmée.

Partir pour te revenir plus tard … sur le chemin du retour … le dessin incompréhensible du vide libère mes souvenirs pour y inclure notre dernière nuit majestueuse et je me laisse envahir par le plaisir de revivre tous les beaux moments ensemble et à la fin le désordre de notre romance et ton lit défait qui portera toujours mon odeur mais dans lequel tu ne sentiras plus ma chaleur jusqu’à la prochaine fois. Quand ?, je ne sais pas … on a jamais su quand est-ce qu’on devrait se voir la fois suivante.

Je confesse comme d’habitude, que nous avons passé d’agréables moments ensemble, et que tu m’as gâtée comme ton petit Prince mais en partant, en se séparant tu me laisses en détresse. Une romance fantastique et puis la séparation désoriente mon cerveau et crée ma confusion. Les charades transitoires de l'amour soutiennent mon cœur et une injection de douleurs, chaque fois qu’on se sépare … Sois patiente, je reviens avec des fleurs, comme chaque fois.
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lundi 18 janvier 2010

Les Mots Capricieux


Nous vivons dans l'ombre de nos écrits et de nos textes mais mon affection pour les points de suspension et d’exclamation nous a divisés. Les points qui respirent entre toi et moi, étaient toujours présents. Tes virgules que tu omettais, mes majuscules que je soulignais et ce verbiage dont je t’avais volé le secret et qui me permet maintenant de te dessiner avec mes mots.

Je n’ai plus besoin de toi, j’ai appris à mélanger les couleurs de mes consonnes avec les tons éclatants des mes voyelles pour peindre, sur la toile de mon âme, des poèmes qui te font rire, aimer et pleurer. Mais à la fin, tu as accrochée mes tableaux dans ta galerie marchande et non pas sur ton cœur … et je n’étais pas déçu, il y aurait toujours un acheteur.

J’ai prétendu devenir artiste et non seulement j’ai voulu te séduire avec mes mots mais j’ai désiré t’enchainer à leurs sens et te rendre tributaire des images qu’ils te reflètent. Pourtant rien, je n’ai pas réussi.

Pourquoi faut-il que tu ne sois plus à la merci de mes mots ? les mêmes mots qui il y a fort longtemps ils sont devenus si abondants quoi que les tiens sont rares et que les miens ont perdu tous leurs sens pour devenir avares. Tes mots sont devenus inaccoutumés à sortir de ta bouche et je sais que tu portes un fardeau de mots inexprimés qui te pèsent dans ton cœur et que tu oses me dire que les miens ne veulent rien dire … c’est parce que tu n’arrives plus à déchiffrer les sensations que tu ressens lorsqu’ils caressent ton cœur.

Quant à mes mots …

Mes mots ... comme les feuilles de l'été qui en fin de saison ils jaunissent, se froissent et à jamais ils s’estampent sur les bords de ma conscience.
Mes mots … comme les feuilles de l’automne qui voltigent, malmenés par le vent, ils ne savent pas où ils vont chuter telles mes pensées à haute voix.
Mes mots … comme les feuilles de l’hiver qui s’éteignent dans l’air sans atteindre la terre, ils s’effritent et ne parviennent nulle part telles mes intentions comprises à la source mais jamais à leur destination finale.
Mes mots … comme les feuilles du printemps qui restent vertes et ne tombent pas pareils à mes sentiments inexprimés.

Mes mots ... mes verbes et mes phrases, comme les quatre saisons ils sont devenus capricieux et changeants, ils blessent alors qu’ils avaient l’intention de guérir, ils créent la confusion là où ils avaient l'intention d’éclairer et pourtant mes mots ... c’est parfois tout ce que je peux t’offrir.

Et parfois, je ne veux t’offrir que le son de mes mots en vagues qui viennent se déferler et tomber contre ton tympan, pénétrer aux profondeurs de ton âme pour que le rythme de mon ton brise la résistance de ton cœur et te laisse sans défense. Mais maintenant je sais que tu ignores mes mots et je sais que tu en deviens confuse et incertaine au point de les détester donc je prends la décision de les asphyxier.

Je tue tous les gestes que je désirais t’accomplir, j’étrangle tous les mots que je voulais te dire, je brûle tous les tableaux que j’aimais t’écrire … j’enterre toutes les roses que j’avais l’habitude de t’offrir … et je n’existe plus.

Comme les cendres des mégots des cigarettes en agonie, j’entrepose mes mots à travers des paysages blancs de cendriers désespérés. C'est le sanctuaire des mots que je viens d’assassiner et qui ne pourront plus jamais sortir de ma bouche ; tu ne les entendras jamais … et je me tais.
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