vendredi 29 juin 2007

Luxenberg et l'Origine de l'Ecriture Arabe (1ère Partie)

1. Introduction :

L'histoire de l’Orientalisme est assez particulière. Selon quelque uns parmi eux, l'histoire de l'Islam et des Musulmans serait probablement un Grand Mensonge. Ils ont ainsi réclamé que les sources Arabes à propos de l’Islam sont fondamentalement peu fiables alors que les sources non-islamiques et les opinions spéculatives sont prise pour totalement véridiques.

En ce qui concerne le Coran, ils considèrent qu’il n’y avait pas eu de révélation au Prophète, mais simplement une compilation massive de textes liturgiques emprunté aux Judéo-chrétiens et aux traditions Zoroastriennes.

Un exemple d'un tel orientaliste est le Révérend Alphonse Mingana qui a entrepris d’apprendre aux Musulmans l’histoire de la transmission de leur Livre sacré ainsi que l’histoire de l'alphabet Arabe !!! Son hypothèse était que le Coran était très imprégné du Syriaque.
"L’auteur" a intégré un ensemble de mots empruntés au Syriaque dans la lecture Coranique et a donc provoqué une révolution linguistique de ce saint livre (1).

Mingana a catalogué le présumé vocabulaire Syriaque dans le Coran et a soutenu la présence répandue du Christianisme Syriaque (en Arabie) et son rôle important dans les origines d'Islam. Son travail, avec celui plus complet d'Arthur Jeffery " The Foreign Vocabulary Of The Qur'an" (2) a donné l'élan pour une recherche supplémentaire dans le rapport entre le "Vocabulaire Etranger" du Coran et les circonstances historiques de son apparence.
Récemment, le travail de Mingana a été ressuscité avec la publication de Christophe Luxenberg "Die syro-aramäische Lesart des Koran: Ein Beitrag zur Entschlüsselung der Koransprache" (3)

En ce qui concerne l'origine de la langue arabe, Mingana appelle complètement à l’ignorer.
Il va même affirmer que les langues écrites à la Mecque et Médine devaient être le Syriaque ou l'hébreu :

« Si tous les signes ne nous trompent pas, très peu de phrases sibyllines, le cas échéant, ont été écrites dans la période du prophète. Le genre de vie qu’il a mené, et le caractère rudimentaire de la lecture et de l'écriture dans cette partie du monde en lequel il est apparu, sont les témoins suffisants en faveur de cette vue. Notre ignorance de la langue arabe dans les premières périodes de son évolution est telle que nous ne pouvons pas même savoir avec certitude si elle avait sa propre forme écrite à la Mecque et à Médine. Si un genre d'écriture existait dans ces deux localités il doit avoir été quelque chose très semblable à l’Estrangelo (c-à-d, Syriaque) ou à caractères hébreux » (4).

Quant aux voyelles arabes, il écarte les avis des auteurs arabes et les remplace par les auteurs Araméens ainsi que ses propres avis spéculatifs. Il dit :

« Le premier créateur des voyelles arabes est inconnu de l'histoire. Les avis des auteurs arabes, sur ce point, sont trop sans valeur pour être cités… Si nous pouvons avancer notre propore opinion, nous pensons qu'un traité complet et systématique sur ces voyelles n'a pas été élaboré jusqu'à la dernière moitié du VIIIème siècle, et nous croyons qu'une telle tentative pourrait avoir été faite avec succès seulement sous l'influence de l'école de Baghdâd à ses débuts.
D'une part, en dépit de l'insuffisance des raisons pour assumer une
date plus rapprochée, nous n'avons pas de manuscrits ornés de voyelles qui peuvent confirmer qu’ils sont d’une date antérieure ; d'autre part, la dépendance de ces voyelles à ceux Araméens nous oblige de trouver un centre où la culture de la langue Araméenne fleurissait, et ce centre est l'école de Baghdâd, qui était, comme nous avons déjà énoncé, sous la direction des disciples Nestoriens, et d'où un traité sur la grammaire de Syriaque a été écrit par le célèbre
Ishaq Ibn Hunayn » (5) .

Il a également affirmé cela :
« La base des voyelles arabes s'appuye sur les voyelles des Araméens. Les noms donnés à ces voyelles est une preuve irréfutable de la véracité de cette affirmation. Ainsi le "fath" correspond dans l'appellation et dans le bruit au "ftâha" Araméen " (6).

Suivant d’une façon très proche la démarche de Mingana, Luxenberg prétend qu'avant l'apparition de la littérature arabe, la langue principale de l'écriture était le syro-araméen ou Syriaque. Ce qui le poussa de supposer que les origines de l'arabe littéraire et du Coran doivent être cherchées dans les communautés Araméenne et chrétiennes.

Cette hypothèse a été prise pour pouvoir prétendre que la Mecque n'était pas une colonie Arabe mais plutôt une colonie Araméenne et que les résidants de la Mecque ont parlé un mélange d’Aramo-arabe (7) (ou Arabo-araméen).
Cette langue, apparemment non connue ou non comprise en dehors de la Mecque (?), est bientôt tombée dans un état d'oubli et aucune tradition fiable n'a existé pour prouver son existence (8). (bien sûr c’est uniquement Luxenberg qui détient cette information et connaît son existence).

Par conséquent, selon Luxenberg, les premiers Savants Musulmans, qui ont écrit un siècle et demi après le décès du prophète, étaient sous la fausse impression que le Coran a été écrit dans l'arabe classique ; donc, il n'était pas surprenant qu'ils n'ont pas compris ce qu'ils lisaient (9).
À cet égard, Luxenberg représente une coupure radicale par rapport aux théories précédentes, y compris celles de Jeffery et Mingana.

Sous couvert des ces suppositions, Luxenberg commence sa quête pour trouver le « vrai » texte Coranique en utilisant ses propres méthodes graphiques et linguistiques.
C'est ses prétentions pour le côté graphique de son analyse qui nous intéresse dans cet article. En réclamant que les documents arabes antérieurs manquent des points diacritiques et marqueurs des voyelles, Luxenberg a pris la liberté de changer les points diacritiques et les voyelles à volonté.

Le travail de Luxenberg a eu une large publicité par les journaux New York Times, The Guardian et Newsweek. Son livre est-il réellement un discours qui ouvre un nouveau chemin d’interprétation ou une autre tentative d’un coup médiatique ?

Ceci nous a incités à évaluer les revendications de Luxenberg et à examiner les bases sur lesquelles elles se fondent. Dans cet article, nous voudrions examiner les suppositions de Mingana et de Luxenberg au sujet des origines des divers aspects de l’écriture arabe. Nous comparerons également l’écriture Arabe à l’écriture Syriaque ainsi que son développement.
On démontrera que Mingana et Luxenberg s’étaient basés sur des hypothèses erronées concernant l’écriture Arabe.

2. Origines de l’écriture Arabe :

Comme cité précédemment, Mingana a prétendu l'ignorance à propos de l'évolution de l’écriture Arabe et de la présence d'un alphabet arabe pendant l'avènement de l'Islam. Il a même prétendu qu’à la Mecque et à Médine la langue écrite « aurait été » le Syriaque ou l’Hébreu.

Quant à Luxenberg, il a supposé ce qui suit :
« Quand le Coran a été composé, l'Arabe n'a pas encore existé comme langue écrite ; ainsi il m’a semblé évident qu'il était nécessaire de prendre en compte, surtout, l'Araméen, qui alors, entre le 4ème et le 7ème siècle, était non seulement la langue de communication écrite, mais également la lingua franca de cette région de l'Asie occidentale ».

En ce qui concerne l'histoire de l'Arabe comme langue écrite, elle est mieux dépeinte par les inscriptions suivantes qui sont aussi bien préislamiques que postislamiques du 1er siècle et qui montrent le développement progressif de l’écriture Arabe.
Les inscriptions ci-dessous prouvent que l’écriture Arabe avant l'arrivée de l'Islam a clairement eu un alphabet bien développé.

Les Inscriptions de Raqush (Jaussen-Savignac 17): Les plus anciennes inscriptions Arabes Préislamiques (date 267)
Healey et Smith l'ont accepté comme document arabe le plus ancien (10)

Les Inscriptions Jabal Ramm: IVème siècle
Cette inscription est le deuxième plus vieux contenant écrit de l’alphabet arabe jusqu'ici découverte après l'inscription de Raqush. La grammaire en cette inscription est l'arabe classique (11)

Inscription en Arabe Préislamique à Umm Al-Jimal.
La grammaire dans cette inscription est l'arabe classique (12)

L’inscription trilingue Préislamique de Zebed: Grec, Syriaque et Arabe daté à 512.
C’est une inscription trilingue. L'arabe, bien que, ne traduit pas le grec mais énumère simplement six noms, qui ne sont pas tous sont mentionnés dans le Grec

Inscription Préislamique Jabal Usays daté à 528.
C'est la seule inscription arabe préislamique avec contenu historique

Inscription préislamique de Harran daté à 568
Une inscription bilingue Grec-Arabe de Harran, près de Damas, Syrie. (13)

Inscription près de Médine : Début de l’Hégire année 4AH -01
Inscription près de Médine : Début de l’Hégire année 4AH -02
Inscription près de Médine : Début de l’Hégire année 4AH -03
Ce sont des inscritptions du Mont Sal près de Médine. Elles sont datées à l’an 4 de l’hégire (14).
L’écriture Kufi est très intéressante. Grohmann a comparé l’écriture à celle de manuscrits Coraniques en Kufi et il a conclu que la ressemblance est « très saisissante. » (15)


Ces inscriptions détaillées ci-dessus fournissent la preuve suffisante d'un alphabet arabe articulé et elles sont bien suffisantes pour réfuter les suppositions spéculatives de Mingana et de Luxenberg.

En outre, Bellamy présentant ses observations sur les inscriptions de Jabal Ramm, Umm al-Jimal et Harran indique :

« N'importe qui jette un coup d'œil à ces inscriptions et les compare à l'échantillon de Coran… discernera un nombre très élevé de caractères qui n'ont pas changés du tout, ou très peu, en 1600 ans qui se sont écoulées depuis qu’elles ont été écrites »(16) .

Nous devrions également préciser que Nabia Abbott a également réfuté les arguments de Mingana en utilisant le papyrus arabe le plus vieux qui soit connu PERF No. 558 provenant de l'Egypte. Si l'arabe était en effet si primitif dans sa patrie pendant l'arrivée de l'Islam, comme réclamé par Mingana, comment a-t-on pu rationaliser son utilisation si pratique en Egypte dans un délai très court et en une écriture cursive bien développée ?

Abbott dit :

« L'état de l'écriture arabe dans le temps de Mohamed (saws) est indiqué par PERF No. 558 (notre plaquette IV-V), un papyrus arabe du règne d’Omar daté de l’an 22 de l’Hégire avec une écriture assez bien développée qui a été rédigé dans la province éloignée de l'Egypte, où le Grec et le Copte étaient l'utilisation écrite de langues en général.
Si l'arabe écrit était si primitif et rare dans sa propre patrie à l'heure de la mort de Mohamed, comment expliquons-nous son utilisation pratique en Egypte seulement une douzaine d’années après cet événement ?
Encore, pour justifier le développement inachevé de l'orthographe, nous aurons raison de suspecter seulement l'exactitude orthographique des premières éditions du Coran mais pas la possibilité de son existence (orthographe).


À cet égard il est intéressant de noter que nulle part dans les traditions de la transmission du Coran (à ses débuts) n’a eu lieu des soupçons à propos des difficultés graves orthographiques ou vocales ; plutôt c'est les différences dans les dialectes tribaux arabes et des différences provenant de l'utilisation de l'arabe par des étrangers qui semblent exiger l'attention.
Les considérations antérieures nous mènent à croire que, si nous tenons compte de telles erreurs commune que les auteurs et les copistes sont exposés à faire, les auteurs arabes du temps de Mohamed et de la période des premiers Califes étaient des scribes capables de produire une édition acceptable d'un Coran écrit en dépit du manque de toutes améliorations de l'arabe écrit moderne »(17).

Luxenberg mentionne les inscriptions Arabes Préislamiques du livre de Grohmann dans "Arabische Paläographie" (18). Tirant des déductions de la forme de l'alphabet proto-arabe, il dit qu'il est sûr d'assumer que l’écriture cursive syro-araméenne (c-à-d, Syriaque) aurait servi comme modèle à l’écriture arabe (19).

Ce qui devient maintenant presque incroyable est que Luxenberg utilise "Arabische Paläographie" de Grohmann comme source pour soutenir son argument que l’écriture syro-araméenne a servi de modèle à l’écriture arabe.

En fait, Grohmann dans son livre, était l'un des premiers Savants à réfuter les origines de l’écriture Arabe à partir du Syriaque (20).

T. Nöldeke était le premier à établir le lien entre le Nabatéen et l’écriture Arabe en 1865, qui a été plus tard confirmé par Grohmann contre la thèse Syriaque de J. Starcky.
L'affiliation entre le Nabatéen et l’écriture Arabe a été maintenant entièrement documentée par J. Healey qui dit :
« Le développement de l’écriture Nabatéenne aux 2nd, 3ème et 4ème siècle est habituellement vu comme une progression de forme dérivée du premier Araméen vers les formes à partir desquelles (cursif occidental) l’écriture proto-arabe s'est développée, bien que nous devrions tenir compte du point de vue de J. Starcky, basé en partie sur l'observation, que l’écriture Nabatéenne, à la différence du Syriaque et de l’Arabe, est essentiellement suspendu par une ligne supérieure, que l'origine de l’écriture Arabe doit être cherchée sous une forme Lahmide de l’écriture Syriaque. Ce point de vue a été reçu avec peu d’égards. Actuellement, l'origine Nabatéenne de l’écriture Arabe est presque universellement acceptée » (21).

Des conclusions semblables ont été également tirées par Nabia Abbott (22), Kees Versteegh (23) et Beatrice Gruendler (24). On devrait également noter que les origines de l’écriture proto-arabe n'a rien à voir avec l’écriture syro-araméenne de Luxenberg ; plutôt, c’est à partir de l’écriture Nabatéenne qu’elle a commencé.

Ainsi l'hypothèse de Luxenberg, que l’écriture Syro-araméenne a été le « modèle » pour l’écriture Arabe est d'une manière concluante réfutée.


Cette note a été traduite à partir de cette Source : http://www.islamic-awareness.org/Quran/Text/Mss/vowel.html

[1] A. Mingana, "Syriac Influences On The Style Of The Kur'an", Bulletin Of The John Rylands Library Manchester, 1927, Volume II, pp. 77–98; Also see A. Mingana, "An Ancient Syriac Translation Of The Kur'an Exhibiting New Verses And Variants", Bulletin Of The John Rylands Library Manchester, 1925, Volume IX, pp. 188-235.
Christoph Luxenberg : le Coran ne parle pas de voile ou de tchador
[2] A. Jeffery, The Foreign Vocabulary Of The Qur'an, 1938, Oriental Institute: Baroda (India).
Luxenberg La lecture syro-araméenne du Coran
[3] C. Luxenberg, Die syro-aramäische Lesart des Koran: Ein Beitrag zur Entschlüsselung der Koransprache, 2000, Das Arabische Book: Berlin.
Christoph LUXENBERG, Die syro-aramaeische Leseart des Koran. Ein Beitrag zur Entschluesselung der Koransprache
[4] A. Mingana, "The Transmission Of The Qur'an", Journal of The Manchester Egyptian and Oriental Society, 1916, p. 45.
Luxenberg L'origine syro-araméenne du Coran - Claude Gilliot
[5] Rev. A. Mingana & A. S. Lewis (eds.), Leaves From Three Ancient Qur'âns Possibly Pre-‘Othmânic With A List Of Their Variants, 1914, Cambridge: At The University Press, p. xxxi.
Christoph Luxenberg Christoph Luxenberg Christoph Luxenberg Christoph Luxenberg
[6] ibid., p. xxx.
Al Kawthar Abondance Houri raisin blanc Luxenberg
[7] C. Luxenberg, Die syro-aramäische Lesart des Koran: Ein Beitrag zur Entschlüsselung der Koransprache, op cit., p. 299. In his own words:
Gegenüber der bisherigen Annahme eines in Mekka gesprochenen arabischen Dialekts hat die vorliegende Studie ergeben, daß es sich hierbei eher um eine aramäisch-arabische Mischsprache gehandelt haben muß, sofern die arabische Tradition die Koransprache mit der der Qurays, der Bewohner von Mekka identifiziert.... Dies würde die Annahme nahelegen, daß Mekka ursprünglich eine aramäische Ansiedlung war.
le travail de l'Allemand Christoph Luxenberg sur la langue du Coran
[8] ibid., p. 306. Luxenberg says:
Haben die arabischen Philologen und Kommentatoren nach den vorgebrachten Beispielen selbst echte arabische Ausdrücke verlesen, so liegt die einzig mögliche Schlußfolgerung im Hinblick auf eine mündliche Koranüberlieferung auf der Hand. Sollte eine solche Überlieferung überhaupt existiert haben, so müßte man annehmen, daß diese ziemlich früh abgebrochen ist. Daß sie jedenfalls erhebliche Lücken aufweist, ist die allermindeste Folgerung, die sich daraus ergibt.
Plus étonnante encore est la transformation des fameuses houris des jardins paradisiaques en... simples raisins
[9] ibid., p. 302. He says:
Der Koran hat insoweit seine Sprache nicht fur jene Araber bestimmt, die sich rund anderthalb Jahrhunderte danach eine andere arabische Sprache zurechtgelegt haben. Dieser wesentliche Umstand macht es historisch erklärlich, weshalb die späteren Araber dieses Koranarabisch nicht mehr verstanden haben.
Was aber die Kluft noch weiter vertiefte, ist der in der arabischen Koranexegese fehlende Bezug zur Schrift.
Luxenberg vierges aux grands yeux
[10] J. F. Healey & G. R. Smith, "Jaussen-Savignac 17 - The Earliest Dated Arabic Document (A.D. 267)", Atlal (The Journal Of Saudi Arabian Archaeology), 1989, Volume 12, pp. 77-84. For picture see Pl. 46.
Luxenberg du vocabulaire arabo-syriaque
[11] J. A. Bellamy, "Two Pre-Islamic Arabic Inscriptions Revised: Jabal Ramm And Umm Al-Jimal", Journal Of The American Oriental Society, 1988, Volume 108, pp. 369-372.
[12] ibid.
[13] P. Schroeder, "Epigraphisches aus Syrien", Zeitschrift der Deutschen Morgenländischen Gesellschaft, 1884, pp. 530-534 and Pl. I.
[14] M. Hamidullah, "Some Arabic Inscriptions Of Medinah Of The Early Years Of Hijrah", Islamic Culture, 1939, Volume XIII, pp. 427-439.
[15] A. Grohmann, "The Problem Of Dating Early Qur'ans", Der Islam, 1958, p. 221.
[16] J. A. Bellamy, "The Arabic Alphabet", in W. M. Senner (ed.), The Origins Of Writing, 1989, University of Nebraska Press, p. 99.
[17] N. Abbott, The Rise Of The North Arabic Script And Its Kur'anic Development, With A Full Description Of The Kur'an Manuscripts In The Oriental Institute, 1939, University of Chicago Press: Chicago, p. 48.
[18] A. Grohmann, Arabische Paläographie II: Das Schriftwesen. Die Lapidarschrift, 1971, Österreichische Akademie der Wissenschaften Philosophisch - Historische Klasse: Denkschriften 94/2. Hermann Böhlaus Nachf.: Wein, pp. 15-17.
[19] C. Luxenberg, Die syro-aramäische Lesart des Koran: Ein Beitrag zur Entschlüsselung der Koransprache, op cit., p. 15. He says:
Die frühe Form der arabischen Buchstaben wie die Art ihrer Ligaturen legen die Vermutung nahe, daß die syro-aramäische Kursivschrift der arabischen Schrift als Vorbild gedient hat.
By syro-aramäische, Luxenberg meant Syriac, see op cit., p. VII.
[20] A. Grohmann, Arabische Paläographie II: Das Schriftwesen. Die Lapidarschrift, op cit., p. 13 as well as 17-21.
[21] J. F. Healey, "Nabataean To Arabic: Calligraphy And Script Development Among The Pre-Islamic Arabs", Manuscripts Of The Middle East, 1990-1991, Volume V, p. 44; Also see J. F. Healey, "The Early History Of The Syriac Script: A Reassessment", Journal Of Semitic Studies, 2000, Volume XLV, No. 1, pp. 55-67. He says (p. 65):
It would seem, in fact, that there is a fairly even split in the Arabic inventory of letters: eleven of the Arabic letters would be either of Nabataean or Syriac origin, while ten are much more plausibly related to Nabataean and are hard to explain from Syriac, formal or cursive. It may be also noted that none of the Arabic letters is impossible to explain from Nabataean.
A brief overview of now-discarded Syriac origins of Arabic script can be found in an article by J. Sourdel-Thomine, "Khatt", Encyclopaedia Of Islam (New Edition), 1978, E. J. Brill Publishers: Leiden, p. 1120.
[22] N. Abbott, The Rise Of The North Arabic Script And Its Kur'anic Development, With A Full Description Of The Kur'an Manuscripts In The Oriental Institute, op cit., p. 9.
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Evolutionnisme Vs Créationnisme : La polémique Continue

Combien faut-il de mutations aléatoires, combien faut-il de générations d'êtres vivants, et sur quelles durées, pour tomber par hasard sur des mécanismes aussi sophistiqués que celles des êtres vivants ?

Pour 1000 nucléotides de 4 valeurs possibles (AGCT) cela donne déjà 10^600 combinaisons. Un nombre de 601 chiffres ! Alors pour plus de 3 milliards ?
Les combinaisons sont trouvées dans l'espace (nombres d'individus peuplant la terre) mais ne se transmettent qu'après une génération.
Admettons que chacun des individus de la race humaine (6 milliards) mutent aléatoirement de quelques bases aujourd'hui. Supposons autant d'hommes que de femmes, autant de jeunes que de vieux, et une pyramide des âges répartie de façon identique par année jusqu'à 70 ans. Supposons que toutes les personnes de 25 ans puissent procréer et s'y mettent demain (pour simplifier).

J'obtiens 42 millions de bébés dans 9 mois. Donc 42 millions de nouvelles molécules d'ADN mutées, qu’eux-mêmes ne pourront transmettre que dans 20 ans.

Supposons maintenant que la moyenne des naissances et de 2 enfants par couple. Cela veut dire que dans 70 ans, toute la population sera renouvelée et donc il y aura 6 milliards de nouvelles molécules d'ADN. Cela veut dire qu'en 70 millions d'années il y aurait eu 6 millions de milliards de nouvelles combinaisons, soit 6.000.000.000.000.000. J'obtiens un nombre de 16 chiffres en 70 millions d'années qui parait ridiculement faible pour explorer la combinatoire de l'ADN.
Mon raisonnement est simpliste, mais j'ai le sentiment que même en prenant une population de 1000 milliards d'êtres vivants peuplant la planète (insectes y compris), en les faisant vivre 1 seul jour et procréer 2 fois dans cette même journée, j'obtiens un renouvellement quotidien de tout l'ADN du monde vivant.

Et bien au bout de 15 milliards d'années (l'age théorique de l'univers - la Terre n'existait pas mais c'est un détail), je n'obtiens que 15 milliards x 100 milliards de combinaisons soit 15 000 milliards de milliards de combinaisons, soit un nombre à 22 chiffres !
Il faut déjà un nombre à 600 chiffres pour explorer les possibilités combinatoires d'un gène de 1000 nucléotides représentant moins d'1 millionième de la chaine d'ADN.

Même en estimant que la sélection naturelle empêche à chaque génération 99,9999 % de ces combinaisons théoriques de se produire, il reste encore un nombre totalement gigantesque de combinaisons à explorer pour tomber par le jeu du hasard sur la grande bibliothèque des livres codés du génome humain.

J'ai le sentiment que quelque soit les conditions de départ qui sont prises, quelque soit la durée de vie des espèces prises en considération, quelque soit le nombre d'enfants par individu, le taux de renouvellement, je serais toujours tellement en deçà du nombre de possibilités explorables,
que le hasard ne pourra jamais expliquer l'élaboration du génome humain sur des périodes de temps compatibles avec les découvertes en paléontologie.

En conséquence le génome humain évolue forcément plus rapidement que ce que le hasard ne peut permettre, et à des vitesses incroyables qui ne peuvent être compatibles avec les théories de l'auto-organisation hasardeuse de la matière.

Ce que j'avance ici peut être prouvé mathématiquement par un programme informatique de simulation de peuplement progressif de la terre depuis le début de son existence. En faisant intervenir le hasard pour les mutations et en simulant la pression sélective par la propagation de combinaisons durables au sein de l'espèce.

Donc on peut élaborer une preuve scientifique de l'existence d'une finalité incontournable dans l'évolution du vivant qui n'est ni téléonomie ni sélection naturelle, ni hasard et auto-organisation aveugle. Une finalité réelle et irréductible orientant la flèche du temps non pas dans la direction de l'augmentation de l'entropie mais dans celle d'une superforce spirituelle allant vers la néguentropie des systèmes complexes, vers la réalisation d'une conscience universelle.

Cette preuve d'une nécessaire finalité du vivant signera la fin du tableau brossé par la science d'un monde absurde.

Jusqu'ici les théories de la physique sont fondées sur l'étude des propriétés de la matière, des forces physiques et la conscience en devient épiphénoménale.
Un recentrage spirituel sera nécessaire sur les causes réelles dont le monde matériel est une conséquence.

La superforce recherchée dans la Théorie du tout, le Graal des physiciens, sera inévitablement extérieur au monde phénoménal, fondera la nature duale de notre monde en lui apportant spiritualité et sens.

Et le monde dans lequel on vit, y compris celui des physiciens dans l'impasse métaphysique du hasard phénoménal, sera plus simple et plus harmonieux car au cœur de la réalité d'une spiritualité immanente de la nature.


Combien coute la Vie d’un Irakien ?

L’Armée Américaine paye un maximum de 2500 USD comme dédommagement aux familles de tout civil tué par les Militaires Américains ou par les Forces de Coalition durant les combats.

Le payement de cette somme n’implique aucune responsabilité légale de l’armée vis-à-vis de la victime.

Dans des "cas spéciaux" (non spécifiés), l’armée a payée jusqu’à 10 000 USD

En 2005, les sommes payées aux familles Irakienne ont atteint un total de 21,5 Millions USD. En 2006 et malgré la croissance de la violence et l’augmentation du nombre des civils tués par les américains, l’armée n’a dépensée que 7,3 Millions USD.

Qu’en est-il des civils tués dans les attentats terroristes ?.et les civils massacrés par les milices de la mort ? et les civils décédés fautes de soins ?

Et les blessés et les handicapés à toujours ? quel dédommagement a-t-elle prévue l’armée américaine ?

La vie d’un Irakien n’a plus de valeur et ce n’est pas l’argent qui va rendre le sourire à un enfant qui a perdu ses parents, à une épouse qui a perdu son mari, à une maman qui a perdu tous ses enfants.


jeudi 28 juin 2007

Qui suis-je ?

Qui suis-je ?

Ou suis-je ? (facile).


Tunise Statistique : Quelle Utilité ???

Tunisie Statistique est un site que j’ai visité plusieurs fois à la recherche d’informations fraiches et chaque fois je tombe sur des données qui ne sont pas actualisées.

Je me suis demandé l’utilité de ce site est voilà ce que je trouve sur leur site (ce n’est pas la peine de tout lire, le premier paragraphe est suffisant)

Le Système National de la Statistique

›› Les Missions

Le Système National de la Statistique a pour mission de fournir aux administrations publiques, aux entreprises, aux organisations, aux médias, aux chercheurs et au public, les données statistiques se rapportant aux domaines économique, social, environnemental et autres.
Dans le cadre de la réalisation de ses missions, le Système National de la Statistique veille à :

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- Publier et diffuser l’information statistique auprès de tous les utilisateurs publics et privés tout en veillant à son développement par le recours aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les utilisateurs peuvent être appelés, dans certains cas, à payer une contribution aux frais de collecte et de diffusion.

- blablablablabla blablablablabla blablablablabla blablablablabla
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Mais malheureusement toutes les données publiées couvrent la période 2002 – 2004, pas plus.

MENSONGES, INCONSCIENCES, INCOMPTENCES ou uniquement absence prolongée de l’agent de saisie qui n’a pas fait son travail.
Y a-t-il un bénévole pour les aider ????

mercredi 27 juin 2007

La Théorie de l'Evolution au bout du Souffle

Suite à la distribution de Mr Adnan Oktar (Harun Yahya) de son dernier livre l’Atlas de la Création en Europe, les Evolutionnistes et les Darwinistes ont réagi sérieusement à cet action.

Ils ont confirmé que cet "Atlas de la Création" est le plus dangereux livre qui n’a jamais été écrit sur la négation de la théorie évolutionniste.

Assurément, cette panique est la plus grande preuve de la justesse et la véracité des informations scientifiques qu’il contient. Les évidences scientifiques solides qui réfutent l'évolution montrent la tromperie qui a duré plus que 150 ans.

Dans un sondage paru sur le site SCIENCE ACTUALITES (dont je suis un fervent lecteur) 92% des sondés (72734 votes) ont répondu qu’ils croient à la Création plutôt que d’une descendance évolutionniste (5%).


(cliquez pour aggrandir)
D’ailleurs, en réaction à cette tendance au Créationnisme, le Conseil Européen représenté par le Comité de l'Assemblée Parlementaire pour la Culture, la Science et l’Éducation a présenté un rapport intitulé "Les Dangers du Créationnisme dans l’Education".

Le rapport Consiste en 104 articles, qui décrivent la croissance de la croyance dont 12 articles sont relatifs aux travaux de Harun Yahya et de l'importance de son Atlas de la Création.

Le rapport a cité le biologiste Hervé Le Guyader (l'Université de Paris) qui a appelé le défi des penseurs « Islamiques qui sont beaucoup plus dangereux que les initiatives créationnistes antérieures qui était souvent d'origine Saxonne ».

Dans la conclusion de ce rapport, 47 états membres sont appelés à agir contre le Créationnisme. De plus, il affirme que l'Europe sera en danger si la croyance dans la théorie de l'Evolution commence à s'écrouler.

Ce rapport a été soumis aux votes hier 26 Juin à l'Assemblée du Parlement Européen.

Dans tous ses travaux, M. Adnan Oktar appelle à ce que le Créationnisme soit enseigné avec la théorie d'évolution et laisser le libre choix à l’étudiant pour adopter la théorie qui lui plaise.
Selon Adnan, c'est la meilleure approche pour assurer la liberté d'opinion et la démocratie.

Cependant quelques-uns agissent avec une mentalité des âges sombres dans l’esprit d’interdire la diffusion de ce livre.

PS:

- En date d'aujourd'hui, l’Assemblée parlementaire a décidé de renvoyer le rapport à la commission.

-Réaction de la Commision de la culture, de la science et l’éducation de l'APCE, 26 juin 2007

- Autres liens très intéréssant à propos du même sujet: Le Monde

mardi 26 juin 2007

Coup d’Etat de Hamas ou prévention d’un Coup d’Etat de Fatah

La question qui se pose réellement et pour la quelle la réponse reste ambiguë est celle de savoir est-ce que la prise du Quartier Général de Sécurité à Gaza par Hamas était réellement un coup d’état ou une action préventive pour empêcher justement un coup d’état de Fatah ?.

Je ne peux pas réellement répondre à cette question quoi que personnellement je soutien QUICONQUE évincerait Fatah le corrompu de sa main mise sur le Pouvoir en Palestine Occupée.

Je vous relate la chronologie des événements et je vous laisse les seuls juges de la situation.
1- Hamas remporte une victoire électorale écrasante inattendue même par elle-même.
2- Hamas propose à Fatah une coalition pour la formation d´un gouvernement d´union nationale.
3- Humilié par la perte des élections, Fatah refuse l’offre Hamas
4- Hamas réitère plusieurs fois à Fatah cette offre mais cette dernière comptant sur l’échec garanti des nouveaux élus s’insère dans la stratégie de boycott initié par les Etats-Unis, Israël et ensuite tout l’Occident.
5- Israël initie la danse en mettant en prison plusieurs dizaines d’Elus, de Législateurs et de Maires du Hamas, en Cisjordanie.
6- L’échec de Hamas tarde à avoir lieu, les Etats-Unis (l’Egypte et Israël) ont décidé, l´an dernier à armer et à entraîner la garde présidentielle de Mahmoud Abbas afin d’affronter et de battre le Hamas militairement
7- Les Etats-Unis ne cachent pas qu’ils font tout leur possible pour faire échouer Hamas. Ils établissent un programme à 1,27 milliard de dollars pour accroitre les 15 000 hommes dont dispose déjà Abbas dans sa garde présidentielle et dans ses autres forces de sécurité à 20 000 hommes bien entrainés et bien armés pour appliquer de force les prochaines des décisions de Abbas qui consistent justement au renvoi du cabinet actuel et la formation d´un cabinet d´urgence.
8- A l’insu des Américain et avec l’intervention de l´Arabie saoudite et selon l´accord de La Mecque, Abbas a accepté de former un gouvernement d´union nationale avec le Hamas.
9- Cet accord ne fait pas plaisir aux Américains et Israéliens qui ne veulent pas voir le Premier ministre du Hamas, Ismail Haniyéh, aux commandes.
10- Abbas multiplie les rencontres avec Premier ministre israélien Ehud Olmert ou la Secrétaire d´Etat américaine Rice, ainsi qu´avec Elliott Abrams.
11- Abbas ne concrétise rien de l’accord de La Mecque.
12- Hamas sent le danger venir surtout avec le désordre qui règne suite à l’abondance des armes nouvellement fournies à Fatah et dont elle a en partie perdu le contrôle.
13- Le Chaos empire à Gaza, le Mafioso Dahlan, Chef des Forces de la Sécurité Préventive ne reconnaît pas l´autorité du ministre de l´Intérieur nommé au gouvernement d´union nationale. (technocrate indépendant sans affiliation partisane).
14- Dahlan refuse de traiter avec le Ministre de l’Intérieur et fait régner le désordre à Gaza.
15- Hamas comprend qu´il n´a pratiquement plus d´autre choix que de prendre le contrôle de la sécurité et d´en finir avec des forces qui, en réalité, étaient la principale cause d´insécurité.
16- Le Hamas s’empare de tout le Pouvoir à Gaza tout en stoppant le coup d’état Fathaoui.
17- Après son coup de force armé, le Hamas appelle au dialogue
18- Abbas, Olmert, Moubarak furent le premier à dénoncer dénonce le coup d'Etat du Hamas
19- Une nouvelle terminologie voit le jour : Hamastan et Fathistine.
20- Graves accusations entre les deux parties. Hamas est accusé d’avoir préparé un attentat contre Abbas. Fatah est accusé de Trafic d’Armes de Drogue et de coopération avec l’armée israélienne pour l’élimination de certains Palestiniens.

Et le peuple Palestinien, comme toujours victime de tous ses événements Manigancés par les Etats-Unis, validés par les Européens, approuvés par les Egyptiens, applaudis par les Israéliens et suivi par le silence des morts des Arabes.

lundi 25 juin 2007

Le Rapport Accablant sur le Proche-Orient

Je n'aime pas trop parachuter des textes copié/collé dans mon Blog mais certains articles méritent la peine d'être publiés comme le rapport accablant sur le Proche-Orient par Le Péruvien Alvaro de Sotole, Coordinateur Spécial des Nations unies pour le processus de paix au Proche-Orient dans lequel il étale une certaine vérité et le double langage des institutions internationales.

Ce rapport a été remis au secrétaire général de l'ONU le 5 mai 2007, avant de quitter la scène professionnelle. Dans ce texte, véritable brûlot politique, celui qui quitte les Nations unies après vingt-cinq ans de bons et loyaux services, « se lâche », comme nous le dit un diplomate belge. Mais ses remarques sévères pour les Etats-Unis, les Nations unies et Israël n'étaient pas destinées à publication. Il est revenu au britannique The Guardian, de révéler l'existence de ce rapport de 53 pages en anglais et de le diffuser sur internet (1).

Ce « rapport de fin de mission » énumère des constats additionnés tout au long des deux dernières années par un acteur de premier plan de la scène diplomatique proche-orientale. Les deux années en question, de septembre 2005 à mai 2007, ont été riches en événements : retrait unilatéral d'Israël de Gaza, victoire du Hamas aux élections de janvier 2006, boycott subséquent du gouvernement palestinien islamiste par Israël et la communauté internationale, guerre du Liban à l'été dernier, mise en place d'un gouvernement palestinien d'unité nationale en mars 2007 et maintien du siège international.

Les observations du diplomate onusien aident à expliquer comment les choses ont évolué jusqu'à la dramatique situation actuelle.
En bref, comme le résume The Guardian, Alvaro de Soto, estime que le boycott international imposé aux Palestiniens a été « au mieux d'extrême courte vue » et a eu « des conséquences dévastatrices pour le peuple palestinien ».

Israël de son côté « a adopté une attitude essentiellement de refus envers les Palestiniens ». Les agissements des négociateurs du Quartet (Etats-Unis, Union européenne, Russie et ONU) se sont transformés en « spectacle secondaire ». Quant aux Palestiniens, leur engagement à mettre fin aux violence est « au mieux imparfait, au pire répréhensible ».

Des jugements très lourds surgissent çà et là dans le texte. « Les mesures prises par la communauté internationale dans le but espéré de promouvoir une entité palestinienne qui vivrait en paix avec son voisin israélien ont eu précisément l'effet inverse », écrit de Soto par exemple. Ou encore : « L'impartialité est devenue soumission à la politique américaine, NDLR d'une manière sans précédent au début de 2007 ».

Cette soumission est notamment lisible, explique-t-il, dans l'attitude du Quartet par rapport au gel par Israël des transferts de taxes effectués en faveur de l'Autorité palestinienne : « Le Quartet s'est vu interdire de se prononcer sur le sujet parce que les Etats-Unis, comme ses représentants nous l'ont signifié, ne souhaitent pas qu'Israël transfère ces fonds à l'AP ».

L'ex-envoyé spécial de l'ONU regrette d'ailleurs la politique de siège imposé au Hamas : « Le Hamas évoluait et pouvait encore le faire et nous devions l'encourager dans cette évolution, de sorte qu'un dialogue puisse s'instaurer dans lequel l'ONU aurait eu un rôle à jouer ».
Ce siège existe car les conditions posées au Hamas - reconnaissance d'Israël, renonciation à la violence et respect des accords antérieurs conclu par l'OLP - ne sont remplies : à ce propos, de Sotos critique les Etats-Unis et Israël « réfugiés dans une position de rejet, dont ils sont prisonniers, en insistant sur des préconditions dont on sait qu'elles ne sont pas réalisables ».

L'Europe, à son tour, en prend pour son grade : « Les eurocrates ont réalisé qu'ils avaient dépensé plus d'argent en boycottant l'Autorité palestinienne que lorsqu'ils la soutenaient et qu'en la contournant cela n'a pas permis de la consolider, mais que cet argent a été investi à fonds perdu ».

De Soto n'épargne pas les Nations unies : « Quasiment à tout moment, l'accent est mis sur les bonnes relations avec les Etats-Unis et sur l'amélioration des relations de l'ONU avec Israël, constate-t-il encore. Il y a un réflexe apparent, dans chaque situation où l'ONU doit prendre position, de se demander d'abord comment Israël ou Washington réagiront, plutôt que se demander quelle est la bonne position à adopter ».

La langue de bois, on le voit, ne transpire pas dans ce rapport « secret » : « Je ne crois pas, honnêtement, continue-t-il, que l'ONU fasse à Israël la moindre faveur en ne lui parlant pas franchement de ses erreurs dans le processus de paix. Nous ne sommes pas un ami d'Israël si nous permettons à ce pays de se satisfaire que les Palestiniens soient les seuls à blâmer ou que ce pays puisse, avec légèreté, continuer à ignorer ses obligations liées aux accords passés, sans payer un prix diplomatique à court terme et un prix beaucoup plus élevé en matière d'identité et de sécurité à plus long terme ».
Et plus loin : « Je me demande si les autorités israéliennes réalisent qu'elles récoltent ce qu'elles sèment, et elles encouragent systématiquement le cycle violence-répression au point qu'il se reproduit de lui-même ».

Il y a pire encore. Alvaro de Sotos reproche aux Etats-Unis d'avoir « poussé à une confrontation entre le Hamas et le Fatah », et il cite un diplomate américain qui lui confie « J'aime cette violence », alors les heurts palestiniens fratricides se développent.

Mercredi à New York, une porte-parole du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déclaré qu'il était « profondément regrettable » que ce rapport ait été publié dans la presse, et a précisé que « les points de vue contenus dans le rapport ne devraient pas être considérés comme la politique officielle de l'ONU ». De Soto n'aura sans doute pas été surpris par cette réaction.

(1) http://www.lesoir.be/__documents/DeSotoReport.pdf

Merci "X" pour avoir mis ce texte en commentaire sur une des notes précédentes

samedi 23 juin 2007

Un "Zéro" Vraiment Bâtard

Pendant que nos valeureux Députés se cassent la tête ces jours-ci pour établir le 11ème Plan de Développement pour ce peuple ingrat, nous citoyens, avec toute inconscience de ce solennel sacrifice, entamons nos vacances estivales en s’enfoutant des hausses des prix graduelles et habituelles.

Le casse-tête actuel de nos stratèges qui veulent nous assurer une croissance de 6,1% pour les prochaines années est un Produit National Brut par habitant de 4000 DT est un foutu "Zéro", venu de nulle qui s’est glissé entre les chiffres.

Certaines rumeurs disent qu’il s’est sauvé d’un autre Nombre dans lequel il était mal à l’aise (je ne peux pas dire plus), d’autres disent que c’est un complot des américano-sionistes qui veulent gonfler nos chiffres jusqu’à l’éclatement et ainsi entrainer une réaction en chaine dans notre économie.

Les "Statistiens" disent plutôt que c’est un phénomène très naturel ou des "Zéro" aléatoires s’insèrent entre les chiffres lors de la somnolence des agents de saisie pendant les siestes grenadines (kwayel errommane).

Les scientifiques sont pour la théorie du Big Bang à modèle réduit dans la cervelle de nos érudits, qui suite à une série d'événements qui se sont produits à un rythme toujours plus accéléré jusqu'à se multiplier à l'infini et permet de dégager des "Zéros" superflus.

Ainsi, quelque soit les causes qui ne nous regardent pas, un "Zéro" malhonnête et sans avertissement préalable est venu gonfler (yonfekh) la prévision des nombres d’entreprises à créer pendant la période (2005-2009) pour le hausser à 70.000 unités pendant 5 ans au lieu de 7000.

Nos Valeureux Responsables sentaient qu’il y avait quelque chose d’anormal mais n’arrivaient pas à voir ce "Zéro" qui s’est cloné à l’image de ses confrères alors ils sont restés sur leurs gardes à la recherche de l’odeur pourrie qu’ils sentaient venir.

Leurs recherches ont pris deux ans pour trouver par hasard l’anomalie et dénicher le fameux intrus.

L’heure du Bilan est venue et fiers de la réussite de leurs Objectifs à 250%, ils se sont rendu compte qu’il y avait un "Zéro" batard, venu de nulle part qui a réduit à néant tous leurs espoirs.

De 250% de réussite de l’Objectif, ils se sont trouvés avec uniquement un résultat de 25%. Que faire avouer ou assumer ?. C’est ce que nos valeureux députés sont en train de discuter ?.

Maintenant, tout va être chambardé, les 6,1% de croissance vont s’évaporer, le taux de chômage va flamber et nous dans nos vacances on va s’éclater !!!

Vive les Vacances.

vendredi 22 juin 2007

L'Orphelinat de l'Horreur

Honte au Gouvernement de Maliki, honte à l’Amérique qui a été la cause de cela, honte à nous qui voyons ces horreurs et ne pouvons rien faire.

Des militaires américains en patrouille à Bagdad et dans le cadre d’un contrôle routinier sont tombés par hasard sur l’orphelinat de l'horreur. Ils viennent de découvrir dans un orphelinat pour enfants en difficultés (retards mentaux, troubles physiques) de nombreux petits corps étendus dans une grande salle. Les corps étaient sur le sol, nus et parfois liés à leurs lits.


Ces pauvres enfants très mal nourris, étaient maigres, faibles et à peine ils pouvaient bouger la tête. Certains étaient même couverts de leurs excréments.

Cet orphelinat est théoriquement géré par le gouvernement Irakien et de la nourriture et des vêtements y était abondamment. Au lieu de les donner aux enfants, les responsables de l'orphelinat revendait tout au marché noir.
Le directeur de l’établissement ainsi que deux soignantes se sont enfuis et les enfants ont été transférés à un autre orphelinat pour soins.

Qui blâmer, le Corrompu Maliki, le Destructeur Bush, le Foutre-merde Ahmadinajad, les Sanguinaires Terroristes, les Misérables Irakiens ou les Lâches Arabes

jeudi 21 juin 2007

Sommes-nous réellement Racistes ?

Je ne suis pas un Sociologue pour prétendre pouvoir analyser ce phénomène et le cerner dans la société Tunisienne mais je vais vous faire part de mon propre point de vue.

Les noirs qui se trouvent en Tunisie sont soit des Tunisiens enracinés dans ce pays depuis la fameuse loi d’abolition de l’esclavage par Ahmed Bey en 1864, soit des étudiants Africains qui sont venus étudier dans notre pays ou aussi des simples Africains qui sont venu chercher du travail.

Nous avons l’habitude d’entendre couramment les appellations "Kahlouch, Kahla, Oussif" (ou "Abid" au sud Tunisien) dans notre vocabulaire envers des personnes de couleur noire (que nous connaissons) et qui signifient littéralement "nègre, noir, serviteur" (esclave) et le plus étonnant que les personnes ainsi appelés ne se dérangent pas du tout et vous répondent généralement avec le sourire.
En appelant ainsi ces personnes, avons-nous dans notre conscience l’acte de les humilier, de les dégrader ou simplement l’utilisation d’un vocabulaire hérité mitigé à notre spécificité sociale de donner des noms singuliers aux personnes particulières ?

Nous appelons bien "Chwereb" celui qui a des gros lèvres, "Lashab" pour le roux, "japouny" celui qui a les yeux bridés comme un chinois, "Zarga" celle qui parait avoir la peau bleu, "larget" qui a de grandes taches dans sa peau, et je ne vous épargne pas les qualificatifs pour ceux qui ont des défauts physiques "La3wer", "Bourigua", "trois cylindres" et ainsi de suite ….

En contrepartie, nous disposons aussi de qualificatifs qui reflètent des caractéristiques positives de la personne telles que "Tayara qui désigne l’excès positif (en beauté, en intelligence, ….), "Samra" belle brune, "3asla" coquine mielleuse, "Hakim" sage ….

Ainsi c’est un défaut social hérité de l’Ignorance qui fait en sorte que nous donnons des dénominations relatives à des spécificités physiques des personnes et qui inculque parfois des visions dévalorisante de la personne ciblée. Cette culture de la moquerie doit être éradiquée de notre société.

Revenons donc à note sujet à propos des Personnes de peau Noire.

Sommes-nous réellement Racistes ?.
Agissons nous envers les personnes qui nous entourent en fonction de leur couleur ?
Sont-ils vraiment en marge de la société Tunisienne?

Comme je viens de l’expliciter plus haut, je ne pense pas que la société Tunisienne dans sa majorité soit Raciste et considère les personnes de peau noire comme étant une sous-catégorie sociale.
Cette terminologie usitée ne cache aucunement des pensées outrancières, c’est un simple vocabulaire vulgaire qu’il faudrait mieux d’ailleurs abandonner.

Certaines personnes Noires peuvent dire que notre regard nous trahit, que la façon avec laquelle nous les regardons et nous scrutons confirme un racisme passif.
Je leur réponds que ce regard est pareil à celui que je porte aux blondes, qui sont aussi rares dans notre paysage que les ébènes. C’est le même regard que je porterai à un chinois ou à un asiatique animé plutôt par la curiosité que par la recherche des différences.

Les noirs Tunisiens sont des citoyens à part entière, ils sont mélangés dans la société et on ne trouve nulle part (peut être très peu dans une ou deux villes du Sud, pour des raisons historiques) des quartiers exclusivement aux noirs.

Nos compatriotes Noirs, comme les blancs (s’ils existent réellement à part entière) se trouvent dans tous les emplois privés ou étatiques en fonction de leur compétences.
Je ne pense pas qu’on refuse en Tunisie un poste de travail à une personne en raison de la couleur de sa peau quoi que je ne puisse pas écarter cette hypothèse pour des circonstances bien spécifiques au choix de l’employeur.


On constate bien la présence de Noirs dans notre équipe nationale de Football ou dans d’autres sports. Donc, c’est clair que c’est une compétence particulière qui a fait en sorte qu’ils intègrent cette élite et non pas la couleur de leur peau.

En Tunisie et depuis longtemps les blanc se mariaient avec des noires mais je trouve qu’actuellement, beaucoup plus de noirs se marient avec des blanches et ceci principalement en raison de la dissipation de cet esprit de différence suivant la couleur et parce que depuis des années les noirs ont amélioré leurs statuts sociaux et ne différent plus des blancs au niveau richesses aussi bien culturelles que financières.

A part les autochtones noirs, il existe aussi des étudiants noirs et je ne pense pas vraiment qu’ils subissent des agressions racistes. Toutefois je ne peux pas exclure des excès de certains jeunes ou adolescents qui peuvent agir sur la base d’une délinquance ou de banditisme mineur pour tenir des propos racistes envers nos hôtes auxquels nous avons ouvert nos institutions avec grand plaisir.

D’après mon expérience personnelle, tous les étudiants noirs africains que j’ai connus n’ont jamais sentit le moindre mauvais traitement en rapport avec leur couleur.

La dernière frange et celle des chômeurs africains noirs qui sillonnent un peu les grandes artères de la ville à la recherche d’un emploi et je pense que s’ils subissent des regards d’indifférence ou d’arrogance, c’est surtout par rapport à leurs statuts de pauvres et de chômeurs.

A la fin, je n’écarte pas qu’il n’y a pas totalement de racisme en Tunisie, il existe même entre nous sur des bases régionales mais avec mon expérience personnelle je peux confirmer qu’il est très réduit.


PS : En utilisant le terme d’Africains, je n’écarte pas mon appartenance à ce continent mais pour désigner ceux qui viennent de l’Afrique subsaharienne.

mercredi 20 juin 2007

Ibrahima, mon Fils Adoptif

S’était en Décembre 1996, que je l’ai rencontré à la ZI de la Charguia, Je me suis arrêté à une Barréka (kiosque) pour acheter une bouteille d’eau minérale, un grand garçon noir s’est approché de moi et ma demandé gentiment en français si je pouvais lui trouver un travail.

J’ai été surpris de sa jeunesse, il avait à peine 19 ans. Je l’ai pris avec moi en voiture et j’ai commencé à écouter son histoire.

Il s’appelait Ibrahima, il était Sénégalais et il est venu en Tunisie pour étudier la Théologie seulement il est arrivé en retard et il n’a pas pu faire son inscription.
Un de ses enseignants lui a arrangé son voyage (uniquement un billet d’avion en aller) en contrepartie d’une commission et lui a assuré qu’il sera inscrit et logé par l’ONOU (Office National des Œuvres Universitaires), seulement en ratant l’inscription, il a raté le foyer universitaire est il s’est retrouvé dans la rue sans argent.

Ibrahima logeait chez des compatriotes Sénégalais mais trouvait des difficultés pour assurer sa nourriture dans l’attente de la prochaine année scolaire.

Son histoire me toucha profondément, je l’ai dépanné financièrement momentanément et je lui ai donné mes coordonnés tout en lui demandant de me contacter chaque dimanche matin chez moi. Ainsi, je l’ai pris en charge au niveau de sa nourriture et ce n’était pas vraiment une dépense importante.

En Mai 1997, j’ai fini de convaincre mon patron pour l’ouverture d’un bureau d’attache commercial au Bardo. Nous avons loué le rez-de-chaussée d’une grande villa et j’ai profité de l’occasion pour donner une chambre à Ibrahima et lui allouer toute la cuisine (chose qui mécontenta les 3 employés du bureau).

Ibrahima était très content d’avoir une chambre, une salle de bain, une cuisine et même une entrée indépendante à travers la cuisine tout en gérant la bourse hebdomadaire que je lui ai octroyée. Il aida parfois au bureau mais s’était insignifiant.

Ibrahima mon fils adoptif, venait régulièrement manger chez moi et m’aider volontairement aux travaux de jardinage. Petit à petit, toute la famille s’habitua à lui et fini par l’adopter. Ainsi il était régulièrement invité à la table de ma mère ou de ma sœur qui lui glissaient quelques dinars dans sa poche pour l’aider.
Comme un membre de la famille, il était aussi parmi nous pendant toute les fêtes, de l’Aîd el Kébir au Aîd Séghir en passant par les anniversaires.

Septembre 1997 est arrivé et Ibrahima rejoignit l’Université de la Zitouna pour une scolarité en Théologie qui lui permettrait de devenir maitre d’école.

J’ai essayé de ne lui rien faire manquer, même dans ses vêtements et je faisais le paternel en essayant de suivre ses examens. Il réussit cette première année ainsi que la seconde et j’étais fier de constater ses bulletins de notes et son attestation de réussite.

Pendant la troisième année, Ibrahima fut touché par la nouvelle du décès de son grand frère. Chauffeur d’un grand camion il a été victime d’un accident routier. Je voyais sa tristesse pendant des mois, il ne parlait plus beaucoup et souriait peu. J’ai essayé de tout mon possible de lui remonter la morale mais j’ai remarqué comme un changement définitif dans son comportement. Il n’est plus très gai.

Ibrahima a commencé à s’absenter de sa loge et me disait qu’il allait chez des amis, chose que je trouvais très ordinaire, il m’a même présenté une fois sa copine une blanche neige Suisse qui étudiait à Bourguiba School et qui ferait mille jaloux à son cavalier.
Les employés du bureau m’on dit aussi (puisque je ne suis pas rattaché à temps complet à ce bureau) qu’Ibrahima n’allait plus fréquemment à son université ou qu’il y allait tard, je n’ai pas donné d’importance, il était assez grand pour s’assumer tout seul.

En fin d’année scolaire Ibrahima m’a dit qu’il a réussi, je l’ai félicité comme d’habitude tout en étant moi-même très content de voir mon fils adoptif progresser dans son cursus.

A peine un mois après le début de sa dernière année scolaire et en rentrant à la maison, j’ai trouvé ma femme furieuse et très fâchée. En constatant qu’Ibrahima s’absentait beaucoup, elle l’a coincé et à force de le questionner, il a avoué qu’il n’a pas réussi sa 3ème année scolaire et qu’il sortait chaque jour pour aller chercher du travail.

J’étais presque choqué, je ne m’attendais pas à ça. Autant que ma femme parlait de sa trahison pour la confiance qu’on lui a accordé autant que j’essayai de lui trouver des excuses tout en pensant à ses 3 années d’études perdues, à son rêve brisé et à son futur écroulé sans son diplôme en poche. J’étais moralement très touché et j’avais le sentiment que mon propre fils a raté son avenir.

Plus tard, Ibrahima ne trouva aucune excuse valable pour justifier son double mensonge. Il a raté son examen et il ne pouvait pas m’expliquer pourquoi.
Encore une fois et en raison de l’amour que je lui portais, je me suis mis à sa place et j’ai commencé à énumérer, dans mon intérieur, toutes les raisons possibles qui ont facilité cet échec. Son éloignement de sa famille et l’impossibilité de les remplacer quelque soit l’affection familiale que j’ai essayé de lui donner. La perte de son frère qu’il ne verra jamais. La solitude de se sentir tout seul chaque soir et peut être aussi le manque d’intégration dans son école (pourquoi une amie Suisse et non pas Tunisienne ou Tunisien).

Qu’a-t-il cherché par le fait de nous cacher la vérité ?, s’était inutile de lui poser la question et de l’agresser moralement même s’il avait tort.

A travers Ibrahima, j’ai découvert une face cachée de ma personnalité, une faiblesse peut être, celle d’avoir des sentiments beaucoup plus profonds que je le pensais ainsi que la capacité de pardonner, moi, qui ne suis pas très apprécié au niveau travail par mon agressivité verbale, ma rigidité, mon insensibilité et ma recherche de la petite bête dans tout travail accompli.

J’ai couvé Ibrahima encore pour quelques années, il a travaillé un peu par si, un peu par la, jusqu’à ce qu’il a décidé de rentrer chez lui.

Il est partit depuis deux ans au Sénégal, on se téléphone de temps à autre. Il est resté quelque temps au chômage et dernièrement il vient de décrocher un travail. Je suis sûr qu’il reviendra en Tunisie.

Je l’aime bien Ibrahima, mon fils adoptif qui est de 10 ans mon cadet.

mardi 19 juin 2007

Pas de Différence entre les Garçons et les Filles



L'école est finie, je viens de trouver cette expression écrite de mon fils 10 ans, 5ème année primaire.

lundi 18 juin 2007

L'Aveugle et le Boiteux

Je vous invite à une lecture de l'épopée d'un Boiteux et son maitre l'Aveugle qui ont terrorisé Ifriqiya pendant 13 ans.

Il s'agit d’Abou Yézid, l’Homme à l’Âne qui a faillit s'emparer du pouvoir des Fatimides et dominer toute l'Afrique du Nord.

Khil we Lil - خـيـل و لـيـل

C'est un nouveau Blog que je viens à peine de découvrir il ya quelques jours. C'est un coup de coeur au niveau des textes publiés. J'en dirai pas plus sauf qu'il se nomme Khil we Lil et si vous voulez enrichir votre culture sur la Tunisie n'hésiter pas d'aller y jeter un coup d'oeil.

Je viens de lui piquer ce poème et la question est la suivante : Deviner la "Kafiya" le mot de la fin de chaque vers:


الصبر لله

الصبر لله و الرجــــــوع لربي …… أما الدنيا و اهلها في ءءءء
الرجــــــــــــاء في المولى ……..… أما الدنيا و اهلها مجمولة
جميع الدول الكل دولـة دولــــــــــة … اللي ظهر منها و اللي ڨعد متخبي
برياسها بملـــوكها بالصـــولة …..... بتيجانهم بعروشهم في ءءءء

باللي فيــــــــــــــــــــــها ………... برياسها بسلطانها بواليها
أبيها بمقيمها بقاضيها ……….… أبباصها بإمامها بالربي
بشيخ الاسلام بعدولها بمفتيها ……. المدير و المراقبة فيءءءء

على والــــــــــــــــــــــــة ………. حكامها و ﭬياد كل عمالة
الشيخ و الهيدوك و اللــي بماله … و اللي صندوقه بالفلوس معبي
التاجر و الفلاح و البطــــــالة ……. الناس الغنيا كسبهم في ءءءء

زيد اللوســــــــــــــــــــــي ….… و اللي يصدر في الأحكام حتى بروسي
و كل ما يسمي الحاكم دوسي …… حتى التريبونال و الجوج دو بي
وكيل الدولة تونسي أو سوسي …. الرئيس و الأعضاء حكمهم في ءءءء

ما ننســــــــــــــــــــــاوش ……... الكاهية و وظيفته و باش شاوش
و كذلك اللي قراو أو ما قراوش … و اللي عمل طربوش ولا كيبي
البوليس و الجادارمي و الشاوش .. أعوان الحكومة بكلهم فيءءءء

العالم و الكــــــــــــــــــاتب …….. و اللي توظف في أعلى المراتب
و اللي تسمى و صار ياخذ راتب … و اللي يهذب في العقول يربي
و معلم الصبيان في المكاتب ……. و المؤدبين عقولهم في ءءءء

وزير العدليــــــــــــــــــــة ……… و مديرها و نائب الداخلية
و شيخ المدينة و رايس الجمعية … لو كان يكون جنسه عربي
و وزير القلم و قايد الحربية ……. بسلاحهم و اسطولهم في ءءءء

المتكـــــــــــــــــــــــــــــــبر …….. المستبد في الخلق و المتجبر
و اللي ركب على الخيول العبر ….. و اللي يسكن في قصر ولا ﭬربي
و اللي خطب بالكذب فوق المنبر … أهل السياسة أفكارهم فيءءءء

المدمــــــــــــــــر ……………... و اللي بعثاته فرانسا معمر
العواد و القصاب و اللي يزمر …... كذلك الدرويش و المتنبي
شيخ الطريقة إذا بدا متخمر …….. ببركته و بنادره في ءءءء

الشيخ و التلمـــــــودة …………. و اللي لبس أنتيكة ولا مودة
و اللي سماوها الشابة الخندودة …. و اللي عشق أم الغثيث مجبي
و كل يد للبوس هي ممدودة …… عوض نقبلها نحطها فيءءءء

هاكة هــــــــــــــــــــــــــو ……. و اللي ما عجبوش ياخذه في الصوة
ربي خلقني ليه عبده هو ……. لا نخاف لا نذل و لا نخبي
أصغو كلامي يا ذراري حوة …. و إذا ما فهمتوش يدكم فيءءءء

إفهم تـــــــــــــــــــوة ……… خيار الحديث ﭬصاص موشي دوة
إذا تجيني من جانب الأخوة … أنا خديم عبد مطيع ليك مربي
إذا تقلي حبني بالقوة ……... نقلك استنى لين نشاورءءءء

حلفت يميــــــــــــــــــــني …. لا نخضع لمخلوق لو يغنيني
الموت مرة برك يا صاغيني ..و القسم مسوﭬر في كفالة ءءءء

اللي مات تهنـــــــــــــــى …. و الموت أحسن من حياة المنة
العز في النار و لا الذل في الجنة ..موت الشرف و لا حياة الكبي
هذا فكري صغت بيه الغنة ….صححتها و طبعت فيها ءءءء

samedi 16 juin 2007

Israël et nos Enfants

Le poste de Massir : Que pourrais-je dire est réellement touchant. Ce n'est pas normal qu'on apprenne à une fille de 3 ans et demi tel propos. C'est un âge innocent, ou les enfants doivent être portés surtout l'Amour, la Compassion et l'Amitié. De toute façon j'en doute fort qu'elle comprenne le sens de ce qu'elle dit.

Les Occidents sont réellement plus choqués que nous, de telles attitudes et ils reprochent aux musulmans tous confondus ce comportement incompréhensible, sauf qu'ils omettent de comprendre qu'il y a des raisons pour cela.

Pour prévenir ces conduites, il faut éradiquer les causes et les causes sont en un seul mot sont La Politique actuelle de l'état ISRAEL.

Pour empêcher que nos enfants deviennent des futurs Bombes Humaines il faut qu’ISRAEL :
- Arrête de maltraiter le peuple Palestinien,
- Arrête d’humilier le peuple Palestinien,
- Arrête de tuer les enfants Palestiniens,

En un seul mot : respecter les résolutions internationales et retourne aux frontières de 1948.

Depuis les 5 dernières années, l’Armée Israélienne a tué plus que 800 enfants Palestiniens.

La question qui se pose : Est-ce que les Arabes auraient autant hais les Juifs Sionistes, si ces derniers ne sont pas venus leur spolier leur Pays et leurs Terres ?

Cette vidéo montre quelques enfants tués par l’armée Israélienne et qui justifie suffisamment la haine que nous inculquons à nos enfants contre les Juifs Sionistes.

La seconde vidéo, un échantillon du traitement des enfants par les Soldats du Tsahal.



REGARDEZ BIEN LE SOURIRE ET LE REGARD DE CET ENFANT Hamed El Masri, mort instantanément d'une balle dans le coeur. Qu'est ce que ça pése devant les paroles de la petite fille voilée de 3 ans et 1/2.



Soldat Israélien brutalisant un Enfant Palestinien

Critique de Luxenberg

Plus que jamais, solidarité avec le peuple palestinien

La Barbarie est du côté des responsables du chaos, pas de ses victimes

Depuis la soi-disant évacuation de 2005, la bande de Gaza est devenue un véritable laboratoire pour le gouvernement israélien. Un territoire minuscule et surpeuplé (plus de 4000 habitants au km2) coupé du monde par un blocus permanent ne laissant passer que rarement et au compte-goutte les personnes et les marchandises.

L'occupant a détruit depuis des années toutes les infrastructures (port, aéroport). Les habitants n'ont pas droit de pêcher et ont très peu de terres agricoles. Les colonies évacuées sont des monceaux de gravats inexploitables. L'écrasante majorité de la population est au chômage et vit sous le seuil de pauvreté.
Depuis «l'évacuation», l'armée israélienne a tué plus de 600 personnes à Gaza. Ces exécutions
extrajudiciaires ont toujours été «justifiées» au nom de la lutte contre le terrorisme. Pourtant la grande majorité des morts sont des civils, des femmes, des enfants. Le calcul du gouvernement israélien était clair en étranglant et en affamant Gaza. Montrer au monde que « les Palestiniens sont incapables de s'administrer et donc qu'il ne doit pas y avoir d'état palestinien ».

L'Occident a volontairement aidé la politique israélienne. Après avoir exigé des élections transparentes en Palestine, il a décidé de «punir» les Palestiniens pour avoir «mal» voté en donnant au Hamas la majorité au Parlement.
L'Union Européenne, en suspendant l'aide directe à l'Autorité Palestinienne et en soutenant l'étranglement de celle-ci par Israël, porte une très lourde responsabilité dans les derniers événements. Le gouvernement israélien voulait la guerre civile et les derniers événements sont un succès pour lui.

Longtemps différée par la pression de la population palestinienne qui n'en voulait à aucun prix, la guerre civile a donné lieu à des scènes d'horreur de part et d'autre et a abouti à une victoire rapide du Hamas.
Les Etats-Unis qui ont toujours soutenu l'occupation et combattu les Palestiniens ont donné des armes au Fatah pour combattre le Hamas, ce qui ne pouvait qu'attiser le conflit. Déjà affaibli au moment des élections par l'impasse politique du processus d'Oslo, le Fatah est apparu comme soutenu par l'occupant et son allié américain.

Déjà, des partis politiques qui n'ont pas pris part à cette guerre civile, des citoyens ou des associations non gouvernementales exigent l'arrêt de tout combat, le retour à l'unité, le respect du pluralisme.

L'UJFP (UNION JUIVE FRANÇAISE POUR LA PAIX) apporte son soutien dans cette épreuve tragique au peuple palestinien. Elle appuiera tout ce qui pourrait assurer son unité.
Elle exige que la communauté internationale et en particulier l'Europe rétablisse la totalité de l'aide au peuple palestinien qui en a plus que jamais besoin, surtout à Gaza et qu'elle agisse pour que soit dénoncé le blocus qui affame les habitants de Gaza.

L'UJFP exige que la communauté internationale prenne enfin ses responsabilités et sanctionne l'Etat d'Israël par un boycott politique, économique et diplomatique tant qu'il mènera cette politique et tant que durera l'occupation.

L'UJFP considère qu'il n'y a qu'une seule issue à la tragédie actuelle : la fin de l'occupation, le
retrait israélien de tous les territoires occupés, la fin des agressions israéliennes et une paix
fondée sur la reconnaissance et le respect des droits du peuple palestinien.

UNION JUIVE FRANÇAISE POUR LA PAIX

Photo Quizz Facile

1- Où se trouve cet endroit ? et quel a été la fonction du grand batiment à gauche ?

2- Où se trouve cette église qui existe encore aujourd'hui ?

3- Où se trouve cette mosquée ?

4- Se sont les murailles de quelle ville ?
5- Se sont les murailles de quelle ville ?

6- Cette porte n'existe plus mais elle a été remplacée par une autre porte, laquelle ?
7- Quel est le nom de la femme du milieu?

jeudi 14 juin 2007

Le Coran et le Déni de l'Origine Judéo-Chrétienne

On ne manque pas d’entendre de temps à autre ou de trouver couramment sur le web des affirmations que l’Islam n’est qu’une déformation du judéo-christianisme. La principale accusation est que les récits coraniques reprennent les récits bibliques.

Les auteurs apportent des exemples et des contre exemples et certains même sont allés expliquer différemment le coran en se basant sur des mots d’origine syro-araméenne.
De toute façon sur le net on trouve tellement de versions qu’elles se contredisent très facilement.

L’Islam se présente en effet comme une religion parente au Judaïsme et au Christianisme et se définit comme étant la continuité de ces religions tout en étant un retour aux préceptes d’Abraham. L’auteur étant le même : Dieu, donc forcément des similitudes peuvent exister. Seulement nous les musulmans nous croyons que la Bible a été altérée. Cette modification a été humaine et pour plusieurs raisons que les lecteurs peuvent trouver dans les sites appropriés.

Au niveau forme et structure linguistique, l’Ancien Testament contient une prédominance de la narration des prophètes antérieurs et de l’histoire du peuple d’Israël et spécialement Abraham et Moïse.
Le Nouveau Testament avec ces quatre Evangiles constituent la biographie de Jésus avec ses missions, ses actes, ses propos et son projet réformateur de l’Ancien Testament.
Le Coran est différent, il est écrit à la première personne et de la première à la dernière sourate, c’est Dieu qui parle et Mmohamed (saws) n'y est pratiquement pas présent.

Le Coran, n’a jamais tiré sa substance du judéo-christianisme et dépit de sa similitude à la Bible il en est différent au fond et en forme

D’après les critiques, et pour avoir rédigé le Coran, le Prophète Mohamed (saws) est supposé être fin connaisseur de l’Ancien Testament, ainsi que La Tanakh qui englobe :
* La Torah (la Loi, en Cinq Livres – Pentateuque),
* Les Nevi'im (les Prophètes) et
* Les Ketouvim (les Écrits ou Hagiographes).

De même il était sensé connaître le Talmud constitué de :
* la Mishna
* le midrash
* la Gémara

Pour ce qui est le Nouveau Testament, il est sensé connaître :
* les quatre évangiles,
* les Actes des Apôtres,
* les 14 épîtres, dont la plupart attribuées à Paul de Tarse et d'autres épîtres, dites catholiques attribuées à d'autres disciples,
* l’Apocalypse selon Jean de Patmos.
* et surtout les apocryphes et il y'en a des dizaines.

Bref Mohamed (saws) devrait être en lui-même une bibliothèque mobile parce le Coran a été confectionné à partir de tous ses écrits. Selon les dires, Les récits du Coran contient des bribes et un peu de tout et de partout.

Mais et en dépit de ses connaissances théologiques Mohamed (saws) nous a présenté un Coran différent des anciens écrits Abrahamiques et même parfois sur des points qui sont très importantes pour le christianisme et le judaïsme.

Le Coran contient des différences parfois très importantes par rapport aux récits bibliques. Par exemple:

Le Coran : Adam et Eve ont mangé ensemble le fruit interdit et par la suite ils se sont repentis et ont demandé pardon au créateur qui leur a accordé sa miséricorde.
La Bible : Eve a incité Adam au péché et ce dernier accusa devant Dieu Eve d’être la responsable de leur faute.

D’après le Coran, le père de Abraham se nommait "Azer", et non pas "Terah" ;

D’après le Coran, le souverain de l’Egypte à l’époque de Joseph est un Roi et porte le titre de Pharaon à l’époque de Moise, ce qui a été confirmé par les Egyptologues. Le Titre de Pharaon n’est apparu qu’à partir du Nouvel Empire.
Par contre La Bible emploie le mot Pharaon pour désigner le souverain d'Egypte à l'époque d’Abraham, de Joseph et de Moïse (parfois elle évoque le Pharaon en tant que Roi).

D’après le Coran et contrairement à la Bible, Salomon n'a jamais adoré des idoles, David n’a jamais péché, Lot n’a jamais commis d’inceste avec ses filles et même Aaron est innocent d’avoir crée le Veau. Les Prophètes ne peuvent pas commettre outrage au Créateur

Le Coran décrit le meurtre d'Abel par son frère Caïn et montre la façon d’ensevelissement du corps qui n’est pas évoqué du tout dans la bible.

Le Coran : L'un des fils de Noé refusa d'entrer dans l'Arche et se noya.
La Bible : Les trois fils de Noé entrèrent dans l'Arche et furent sauvés du déluge.
Le Coran indique que l'Arche s'immobilisa au sommet du mont Joudi,
La Bible mentionne le Mont Ararat

Le Coran : Abraham offrit en sacrifice Ismaël
La Bible : Abraham offrit en sacrifice Isaac

Le Coran rapporte qu'Abraham eut deux épouses.
La Bible rapporte qu'il en eut trois.

Le Coran confirme que Moise a été adopté par la femme du Pharaon
La Bible atteste que c'est la fille de Pharaon.

Le Coran affirme que Haman vécut en Égypte au temps de Moïse (confirmé par l’Archéologie moderne)
La Bible affirme qu'il a vécut en Perse au temps du roi Assuérus.

Le Coran atteste que Jésus est né sous un palmier
La Bible dit que c'était dans une étable

Selon le Coran, personne ne peut voir la face de Dieu et demeurer en vie, selon la Bible Moïse, Aaron, Nadab, Abiu, et 70 autres Israéliens ont vu Dieu, et ne meurent pas.

Le Coran et Mohamed (saws) appellent continuellement à la propreté tandis que Jésus fait voir qu'il n'attache aucune importance à la propreté physique (Matt 15:10-11) et traite Pierre d'épais parce qu'il ne comprend pas la parabole qui est censée justifier son insouciance de l'hygiène (Matt 15:15-17)

Ce qui est le plus notoire dans le Coran, c’est que tout en confirmant la Torah et l’Evangile (versions non altérées) qui répète inlassablement que Jésus est le "Fils de Dieu", il rejette la Trinité et insiste que Dieu ne saurait avoir de fils.

Comment donc le Prophète Mohamed (saws), qui devait maîtriser les écrits anciens a-t-il commis telles erreurs sur des éléments et informations basiques de la Bible ?
D’autre part, aucune raison (même celle d’un projet politique) n’aurait poussé le Prophète Mohamed (saws) à modifier ces récits, il lui aurait été plus facile de garder la même version biblique pour attirer plus d’adeptes judéo-chrétiens.


Le Coran contient aussi de des récits qui n’existent pas dans la bible:
- Houd envoyé à la ville d’Iram qui vient d’être archéologiquement découverte récemment.
- Salih prophète de la tribu Thamud dont les vestiges archéologiques ont été identifiés à Madain Salah
- Shouayb à son peuple de Madian, il a assimilé dans l’ancien testament à Jethro beau-père de Moise.

Par contre d’autres récits coraniques sont relatés dans les Apocryphes tel que :
- Le récit du Tirage au Sort pour désigner celui qui devait assurer la garde de Marie encore enfant est relevée dans l’Evangile de Jacques considéré apocryphe.

- Le récit du miracle de Jésus de l'oiseau de glaise est relaté dans l'Evangile de l'Enfance considéré apocryphe

Comme le dit Youssef Seddik "Faisant preuve d'une profonde connaissance de la matière biblique, il [le Coran] en récapitule l'héritage, du récit adamique jusqu'à l'ascension de Jésus et la prédication de Jean-Baptiste, en passant par le Déluge, l'Exode, le règne de David et de Salomon, les vicissitudes de Job et Jonas… Mais il abandonne la narration factuelle, si frappante dans les deux Testaments, au profit d'un ton métaphorique visant à délivrer une leçon d'humanité. Les péripéties historiques s'estompent, le récit coranique se fait parabole" (Le Nouvel Observateur, n° 2042-2043, p. 78).

Sachant la position de la Vierge Marie dans le Christianisme, Le Coran donne au père de Marie le nom "Imran", différent de celui de la Bible qui est Joachim qui en plus va diverger sur le nom du grand-père paternel de Jésus qui sera Jacob selon Matthieu et Héli selon Luc

Hamza Boubakeur écrit : « Il est à noter remarquablement, que les anciennes sources chrétiennes ne fournissent presque aucune information substantielle sur la généalogie de la Vierge marie. Les sources chrétiennes orthodoxes (considérée apocryphes) donnent cependant quelques renseignements. La tradition arménienne donne comme père à la Vierge : Joachim (Ev. De l'Enfance, II, 2). Sur la Vierge, la tradition musulmane est autrement copieuse et elle est la seule à donner la généalogie d'Anne (Hanna), mère de la Vierge et grand-mère de Jésus. Son père était Fakudh b. Kathîl, son époux, 'Imrân b. Yashihim, descendait de Salomon, fils de David (Tab., III, 235). »

Le Coran contient plusieurs versets dans lesquels Dieu a corrigé certaines décisions du Prophète et l’a ouvertement critiqué.
Comment se fait-il que Mohamed (saws) écrit un livre et s’autocritique sur ses propres actes.

Des événements importants ont secoué le Prophète et ils n’ont jamais été mentionnés dans le Coran tel que la mort de sa 1ère femme Khadija ou de son fils Ibrahim. Comment ne les avait-ils pas mentionnés alors qu’ils l’on affecté moralement.

Pourquoi (comme dans la Bible) le Coran ne contient pas les noms des personnes les plus aimées par Mohamed (saws) tel que sa femme Aïcha et son ami Abou Bakr ou Omar ?.


A la fin, il est très clair pour toute personne qui a étudié le minimum de langue arabe de constater la flagrante différence de style entre les versets du Coran et les Hadiths. S'ils étaient le même auteur, ils auraient eu surement des similitudes.

Au vu de toutes ces remarques, dire que le Coran est un apocryphe biblique ou qu’il a été écrit d’après une intuition biblique est totalement infondé. Cette inculpation est tellement ridicule au vu des différences des récits des événements et même du style.

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