jeudi 22 avril 2010

Du Rêve … à l’Espoir

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Elle est là, survivante mais blessée, de cet incident qui a risqué de la noyer à jamais. Sa tête est comprimée par des tristes pensées muettes et une infinité de questions sans réponses. Elle se sent brûler en dedans d’elle-même. Le sang en ébullition dans ses veines trace des raies rouges feu sur sa peau fragile et son visage se crispe de l'agonie qui se remue à l'intérieur de son âme.

« Est-ce ta Faute ou celle de ton Rêve ? ». Ses rêves l’ont conduit sur une longue route méconnue et ils essayent de l’amener à sa destination inconnue ou tout simplement la faute de la réalité qui vient de l’offusquer et de la blesser par sa tangibilité.

Elle regarde les reliefs de ses Rêves dispersés et elle essaye de se défendre contre les démons du désespoir et du doute. Au souvenir de ses songes et de tout ce qu’elle a voulu bâtir, elle soupire longuement, profondément au point de sentir se percer un tunnel à travers ses poumons.

A un certain moment, tout autour d’elle semble être brisé, elle sent des douleurs terribles mais elle est encore vivante ; elle a survécu encore à cette épreuve. Elle se sent piégée dans un cauchemar qui ne se termine pas, mais elle n’est pas du tout sûre qu’elle dépassera toutes ses tensions et ses angoisses qui pèsent sur tout son être, l’oppressent et estropient son futur. Mon optimisme la réconforte : « Les plaies seront vite fermées, sans laisser de traces et de cicatrices ».

Combien de temps devra-t-elle attendre et combien de temps devra-t-elle encore affronter cette réalité inerte ? Combien de coups pourra-t-elle encore encaisser et combien de temps pourra-t-elle résister ? Pourquoi cela devrait-il lui arriver ?

Mes doigts essuient en travers, ses yeux légèrement trempés. Elle a réussi à retenir une inondation de larmes, « Ce n’est pas du tout le moment de pleurer ». Si elle se permettra de crier sa peine, cela pourrai être sans fin, donc elle se retient, ce n’est pas du tout le moment de se lamenter.

Quel chemin prendre ? Alors que chaque chemin promet de la douleur mais rester immobile est aussi une souffrance insupportable. Comment et où est-ce que elle recommencera ?

« Tu continueras d’avancer tant que ton inertie te tire vers moi ».

Chaque nouveau pas, chaque fois qu’elle essaye d’avancer, s’affaisse dans l’incertain et elle commet des bavures ; elle n’a pas le courage de prendre des pas intrépides, elle a peur de sa naïveté, de sa maladresse et du futur incertain, elle est encore fragile, indécise. Elle se sent impuissante comme une petite fille perdue.

« Et moi ? … Que faire ? J'ai besoin de penser … de trouver le meilleur moyen pour t’éviter toute cette peine ».



Il fait un froid glacial insupportable qui l’enveloppe et se hasarde à travers ses pores, il atténue sa chaleur intérieure. Un gémissement indomptable se presse de sortir de sa bouche, elle s’est autorisée une minute de pitié. En compensation, elle prend des respirations profondes et elle profite pour expirer un peu de ses inquiétudes. « Si seulement je pouvais l’aider à surmonter tout cela ».

Elle est fatiguée, déprimée, son corps est las et elle veut dormir. Peut être, si elle se repose pour quelque temps, ses sens pourraient être rafraîchis et elle pourra voir plus clair.
Elle se recroqueville comme un fœtus, sa tête se vide lentement de toutes les pensées parasites et elle commence à sentir le froid de ses erreurs, à toucher les gerçures de son échec et à palper les regrets de toutes les promesses reçues mais jamais réalisées.

Son corps s’est engourdi mais ses veines se sont rafraîchies. Le froid condense ses neurones et il lui permet de mieux raisonner. Est-ce que elle doit encore garder confiance dans son Destin ?, Croire à ses Rêves ?, compter sur moi ? comprendre la confusion de nos sentiments ?.

« Si je pouvais enlever tous tes ennuis, si je pouvais te faire oublier toutes tes douleurs et les enterrer à jamais pour remettre un sourire sur ton visage et de la joie dans ton cœur.
Si je pouvais, j’enlèverai toutes tes craintes et je les enfermerai dans une bouteille que je jetterai dans la mer. Si je pouvais arrêter ou ralentir le temps pour prolonger éternellement nos moments de fuite et nos instants de rencontres ! »

« Mais toutes les fois que tu es triste, je ne peux que te prendre dans mes bras, coller ma joue contre la tienne et te prêter mon épaule pour y pleurer. Comme une voix silencieuse, tes pleurs sans larmes me coupent le souffle et déchirent mon âme, pareils aux vents absurdes de l’automne de mon pays, qui lacère la peau des visages des traînards de la nuit ».

« Je sais bien que tu ne lâches pas, que tu dois t’agripper, te battre, construire ton chez toi … et je sais bien qu’aujourd’hui tu es prête pour reprendre ton voyage et je viens de te trouver un nouveau guide, il s’appelle Espoir … mais il avance tout doucement ».

« Ton Espoir est intact, personne ne peut te le prendre, il t'aidera à traverser la tourmente ; c’est le seul mot qui se conjugue avec certitude au futur ».

« Mais … l’Espoir et les Attentes paraissent interminables et aucune victoire n’est assurée pour ceux qui luttent contre eux … qui luttent contre le Temps … mais j’ai totalement confiance en TOI ».
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1 commentaire:

Anonyme a dit…

Prends sa main...
Aides la à traverser le pont...
Pour arriver à la bonne rive...

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