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lundi 16 mai 2016

Au souvenir d’un Papa ...

On peut aimer une femme, peut être deux ou même plus, qu’on porte dans l’âme. On peut adorer un ami, toujours à notre cœur bienveillant, en avoir un autre comme proche confident … et s’entourer de plusieurs autres pour jouir de la vie à tout moment.

On peut avoir une idole, glorifier un grand homme, se reconnaitre en quelqu’un, suivre l’exemple d’un autre … mais tout cela ne pourra jamais égaler les sentiments qu’on porte pour un père … un père ne peut être qu’UNIQUE … on ne peut pas en avoir deux, on ne peut le comparer sur n’importe quel plan avec quiconque … peu importe ce qu’il a été, un simple fellah sous la caniculaire, ou dans un beau bureau un grand homme d’affaire, un artiste toujours voyageant ou un brillant savant.

Ce père … Ne saura jamais réaliser à quel point je l’aimais … et je l’aime encore … mais moi je sais qu’il m’avait tellement aimé qu’il aurait été capable de troquer sa vie contre la mienne sans même qu’il y aurait besoin … qu’il aurait préféré recevoir un coup de couteau au foie que de me voir souffrir d’une épine au doigt … c’est cela un papa … le mien … aussi le tien.

Ce père … qui nous considérait ses Princes et ses Princesses mais qu’il voulait à la fin nous voir des Rois et des Reines … non pas comme des Régents mais comme de bons Dirigeants de sa famille et dans la société … c’est cela ce que pourrait signifier le véritable amour d’un Papa.

Ce père … qui a été toujours fier de ses enfants, qui rayonnait quand il parlait de nous … nous a laissé tracer nos plans … mais il a tout fait pour défricher le terrain devant nos pas encore titubant.

Ce père … qui a éclairé notre monde et protégé notre maison … la plupart ne voient pas les obstacles et les problèmes quotidiens, ne le sentent pas … car les papas ne partagent pas leurs peines avec leur enfants ... ils ne veulent leur faire part que d’apaisants sentiments et de les protéger contre les désagréments de la vie et surtout de la peur !

Ce père … a déposé quelque chose de très précieux en moi : aimer la vie et marcher avec intégrité, toujours la tête haute en toute fierté.

Ceux-ci étaient quelques mots déclaratoires … que je fais jaillir de l’un des tiroirs de ma mémoire … à mon défunt Papa … en souvenir de tout l'amour qu’il m’avait montré … qui était tellement vrai.

Je regrette de ne pas lui avoir dit « je t’aime Papa » au moment qu’il quittait ce monde entre mes bras.

samedi 22 mars 2014

La Viscieuse

Au commencement, j’étais néant,
A la fin, je serai encore néant,

and between,

un chaos et des tourbillons ... des moments de sérénité et de brises légères ... des pleurs et des sourires ... des moments de chagrins et d'autres de félicité ... des allers et des retours ... des naissances et des décès ... une vie … quoi ... l'anti-néant … et j’existais.
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Tout d’abord … je ne suis pas venu ici de mon propre accord, 
Donc, s'il vous plaît, ne me dites pas « qu’est ce que tu implores ? »,
La vie malotrue ne m’invita pas à sa table de manière galante,
Mais réquisitionna mon âme contre ma volonté agonisante.

Mon vécu … a été une fois une onctueuse mélodie,
Est peut être même un Roman avec style, mais sans plan,
Intrigues et subtiles combinaisons entre réalité et fiction,
Mon vécu … était des scènes de drame et de comédie.

Je l’ai mis en musique et joué en rhapsodie,
Mais je ne reflétais qu’un pitre en parodie,
Qui fait bon ménage avec la joie et concubine avec le bonheur,
Mais la vie me congédie, me laissant enceint de mes douleurs.

La vie sait mordre avec ses crocs sans pitié,
Ce monstre cherche toujours à m’avaler, mais,
J’ai éventré des revers et arraché des trophées,
Battu des mésaventures et mérité des lauriers.

J’ai traversé des paix éternelles et des tragédies,
Des passions passagères et des espérances trahies.
Pourtant, toute une vie j’ai vécu dans le désordre,
Des fois … en atonie jusqu’à démordre.

Éparpillé à travers les feuilles du temps,
Je déambule à travers des chemins,
J’ai perdu mes rimes, mes rythmes et sans raison,
Je suis perdu … une aiguille dans le foin.

Piégé dans les labyrinthes de l’hésitation patenôtre,
Je lutte pour prendre une décision ensuite une autre,
Chaque montagne parait trop haute à grimper,
Et chaque rivière trop profonde à traverser.

Je patauge et lutte dans le marais de mon existence,
Coupant les liens qui me traînent vers la déchéance,
Et je remonte en escaladant des obstacles ... la délivrance,
Que je me suis construit sur les reliefs d’une vielle romance.

Enfin la fracture et vint la trahison de l’espoir,
Et que tout se pervertit en une angoisse noire,
Pleurer et rouspéter comme un crédule,
Sinon, déguerpir et s’épargner le ridicule.

Autrement, se battre en duel contre son propre sort,
Ou se suicider en se réfugiant dans la malemort,
Mais je ne peux pas mourir et m’échapper,
Parce que la mort ne peut pas me sauver.

Et je ne peux me réjouir de périr d'une manière glorieuse,
Au mieux devenir maniaque ou fou d’une fantaisie furieuse,
Mais finalement tous les anges déchoient et perdent leurs ailes,
Quand leurs rêves se brisent sur les récifs de la réalité artificielle.

J’enterre les débris de ce qui étaient une fois un rêve,
Et je me cède à la vie qui me berce dans ses conspirations,
Je ne demande qu’une fin notable ou je mendie une trêve,
Ou feindre un air pitoyable m’épargnant l’inhumation.

dimanche 25 septembre 2011

Lettre à mon Fils


Mon Cher fils;

C’est avec une grande satisfaction que j’assiste à ta nouvelle rentée scolaire dans ton nouveau lycée. Tu as mérité ta place après avoir été admis suite à un travail ardu quoi que tu as failli à un certain moment décevoir ta maman. A travers le concours, tu t’es acquitté de ta promesse d’être parmi les meilleurs.

Voilà ! , une nouvelle année qui commence dans une atmosphère politiquement et socialement chargée de tensions mais j’espère mettre à ta disposition tous les moyens nécessaires  pour que tu puisses évoluer sous les auspices les plus favorables.

J’espère que tu vas bien sympathiser avec tes Professeurs qui trouverons en toi assurément un élève modèle et un enfant bien intelligent qui saura répondre à leurs attentes en terme de résultats et de créativité … et entre nous, je sais, que pareil à ton père, tu me caches avec un voile un autre côté de toi, et probablement des mystères !. Je ne vais pas creuser derrière tout cela, il me suffit que tu étudies, tu réussis et tu t’amuses bien à fond tout en restant vigilent pour ta carrière que tu es en train de construire depuis que tu as entamé tes études primaires.

Je suis certains que tu vas rencontrer d’aimables et brillants amis et je sais aussi que tu n’es pas trop associatif et que tu vas te restreindre à un seul complice pour partager avec lui tes confidences … pas toutes certainement. Donc choisi bien ton partenaire pour que tu ne sois pas déçu prématurément.

Mon cher enfant,

A ce stade de ton progrès et avec tous mes respects à l’égard de ton adolescence précoce, tu dois m'autoriser de me servir de mes droits et privilèges de Père pour te promulguer quelques conseils, te prescrire quelques leçons et te dicter quelques avertissements.

Avec les sensations ardentes de l’adolescence, les rêves de la juteuse jouvence et le manque flagrant des maximes de l'expérience, je ne veux pas que tu fasses les mêmes erreurs que celles de ton père et que tu t’embarques dans une mer périlleuse. La chance m’a beaucoup aidé pour dépasser les tempêtes et je ne suis pas certain qu’elle soit génétiquement transmissible, donc je ne veux pas que tu rentres dans les calculs des probabilités et subir les mauvais jets des dés !.

Dans ton passage à travers cette mer calme, tu subiras les revers des vagues et à chaque nouveau souffle de bourrasque tu rencontras des difficultés inattendues, peut-être même des dangers redoutables. Ta première source d'appréhension sérieuse peut être déclenchée par l’éventuelle collision avec les autorités démesurées du corps enseignant et je t’interdis formellement de leur faire tête. L’Enseignant à toujours raison et le maitre a faillit être prophète !. C’est ma seule exigence ; tout le respect inconditionnel pour ceux qui te prodiguent le savoir.

Il fut un temps, pendant lequel on ne jouissait pas d’assez de liberté d’expression au point que le respect était synonyme de non discussion et la discipline se mesurait par la prédominance de l’obéissance mais généralement avec nos tempéraments inapprivoisé et indompté et nos caractères impatients et rebelles, cela déclenchait de la révolte et des fréquents tumultes ainsi que d’importants désordres dans nos lycées et collèges. Les grèves rituelles des élèves du secondaire dans les lycées pendant les années 80 étaient bien le témoin de cette rébellion, plutôt sur l’autorité démesurée du système que par rapport à des revendications sociales.

Les conséquences étaient bien connues : suspensions et exclusions du système éducatif ! et c’est la disgrâce et la rue et les cafés abondants qui accueillent les révoltants pour en faire des délinquants.

Souvent ce sont des jeunes pleins de belles promesses qui se trouvent jetés dans l’ombre. Ils perdent leurs richesses naissantes et transforment leurs génies et intelligences en escroquerie et malhonnêteté. Le talentueux devient démon respirant mépris pour la société, soufflant inconsidération contre le système tout en ramenant de l’angoisse aux cœurs de ses parents.

Par l’insouciance de mon jeune âge, j’ai risqué de tomber dans les mêmes trébuches et je t’assure par la sincérité de mon amour que je te porte, qu’il y a peu de maux que je regrette amèrement, que je désapprouve ardemment et qui ont faillit me faire rater ma vie … et que tu ne seras pas là à cet instant pour te raconter tout cela et te faire part de mon histoire … de mon expérience.

Mon Cher fils,
Ce n’est pas parce que je suis tendrement rattaché à ta présence dans ma vie et que je suis indulgent dans la satisfaction de tous tes désirs raisonnables que je ne pourrais pas être très dur et incapable de me retenir contre tes envies que tout père désire satisfaire.
Quoi que j’ai totalement confiance en toi, je me permets de t’avertir sentencieusement de la gravité de tenter pareilles dérives. Je te donne à l’avance l'avertissement solennel que je n’accepterai jamais que tu te soumettes à pareilles circonstances défavorables. Je ne serais pas capable d’accepter telles indignations et mes décisions seront irrévocables et pèseront lourd sur le restant de ta vie !

Saches mon cher enfant, que je t’admire et que je te couvre avec toute ma bienveillance pour que tu puisses réussir ta vie et que tu parviennes à réaliser tous les rêves que tu as déjà tracé et imaginé dans ta petite tête. Chaque fibre de mon âme et de mon cœur te soutiendra dans tout ce que tu entreprendras de beau et de raisonnable … pour ce qui arbitraire et démesuré, je ne t’empêche pas mais ce n’est pas la priorité, et puis surtout ne compte pas sur moi, j’ai mes propres illogismes à gérer.

Je suis loin d’être le parrain de la rigueur excessive, je te laisse beaucoup de degrés de liberté … seulement sois digne de cette confiance... et puis n’oublie pas de tenir compte du tyran qui se cache sous mon burnous :).

Bonne chance mon Bonhomme !

dimanche 26 septembre 2010

Le Mauvais Garçon (extrait)


Assise au chevet d’un amour mourant, ce matin, sa douleur était si poignante et le cœur déchiré. Avec les yeux enflés de pleurs et de chagrins, elle voyait son bonheur qui se volatilisait en fumée et avec indolence elle laissait évaporer tous les rêves qu’elle a pu un jour construire et imaginer. Depuis quelques temps, les multiples serments rompus et les promesses trahies du mauvais garçon éteignaient doucement leur passions et menaçait même leur relation.
Alors qu’elle cherchait comment s’agripper à lui sans pour autant perdre de son orgueil, une calomnie, une jalousie ou peut être même une vérité vint lui souffler qu’il a commis l’impardonnable … elle avait tout cru. Elle pouvait tout accepter sauf sa trahison.

Elle avait déjà vu et découvert leur affinité mutuelle et tout en se rendant compte des prévenances éhontées et impudentes de cette nouvelle concurrente ; elle faisait semblant de ne rien savoir. Alors qu’elle enchainait sa douleur en elle-même pensant préserver sa fierté instinctive de femme. Elle fuyait, elle se cachait et elle se taisait … et elle supportait la souffrance en conservant sa dignité qui lui soufflait que son dérouté et bienaimé finira par se lasser rapidement de la nouvelle, qu’il la rejoindra hâtivement la tête baissée et qu’il reviendra lui prier le pardon après avoir avoué naïvement son absurde erreur et son insensé égarement.

Et lorsque sa fierté ait disparue, et que son arrogance s’était décomposée il ne lui restait plus que le vide dans l'âme et les souvenirs de l’amour du mauvais garçon … qui lui avait promit un jour, attachement éternel et amour perpétuel. Pourtant, quoi qu’il soit égaré, elle était persuadée … elle savait … qu’il l’aimait encore et qu’il ne cesserait jamais de l'aimer.

En peu de temps, tout ce qu'elle avait aimé pendant des années, lui avait échappé. Le seul amour qu’elle avait connue dans sa petite vie, n’existait plus … et plus rien n’avait de gout. Devant son regard distrait, les mouvements se paralysaient, les forme s'évanouissaient et les couleurs s'éclipsaient … l’amour qui la berçait, venait de la laisser tomber dans un vide sans fond … est elle avait décidé de disparaître dans le néant.
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jeudi 18 février 2010

Nos Choix

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Dans la vie nous sommes amenés régulièrement, voire à chaque moment à faire des choix. Faire des choix parfois est très facile et d’autres fois c’est un exercice très difficile au vu des bifurcations de chaque option qui se présente. Comme un joueur d’échecs, devons-nous les analyser une à une et consommer dans l’hésitation ou dans la réflexion tout le temps dont nous disposons ? ou devons-nous foncer sur l’option la plus facile, le choix qui nous semble le plus adéquat ?, ou encore compter sur notre flair et sur notre expérience pour trouver la bonne option par intuition ?
Le plus important est qu’aucun choix ne doit être aléatoire. Tous les choix doivent être délibérés. On doit toujours se demander pourquoi fait-on telle ou telle chose ou pourquoi opte-t-on pour telle ou telle conduite, et à moins qu’on puisse fournir une raison acceptable, honnêtement avec soi-même, même si elle est insensée ou indécente, ne le faites pas.
On doit s’efforcer de toujours vivre consciencieux de nos actes et de les assumer même s’ils sont erronés. Certains choix nous accompagnent pour un petit moment, et d’autres choix s’accolent à nous pour toute la vie. Quelques choix ajoutent un complément à notre vie et d’autres nous taxent et prennent leurs dus.
Et si plus tard, les conséquences de nos choix, nous font du mal, on doit bien ressentir notre douleur amère, bien savourer notre rude colère et apprendre, non pas à faire les bons choix mais à bien traiter les conséquences, à supporter les douleurs et à atténuer la colère. Mais il est bon de savoir … que viendra le jour ou la justice nous donnera notre part de châtiment et d’équité pour le mal fait à autrui et tout tort subi.
Je profite de ma vie de cette façon pour que chaque choix ne soit pas pris en vain. J’essaye de faire des choix dont les récompenses ne soient pas remplies de douleur. Et je me trompe parfois. Bien qu’ironiquement, c'est cette douleur qui fait office de leçon de la vie, nous aguerrit et nous accoutume à supporter des moments encore plus difficiles.
Si dans le processus de la vie, il nous arrive qu’on commette des mauvais choix, qu’on appelle communément Erreurs. Nous ne devons pas nous inquiéter. Il n'en est rien. De ceux-ci simplement apprenons et surtout forgeons notre expérience.
Ne soyons pas victimes des circonstances, ne ratons pas notre chance et ne laissons pas notre vie au hasard du destin. Vivons consciencieusement avec nos choix.

lundi 21 décembre 2009

Défendue mais je te veux ...


Défendue mais je te veux ... Je te veux à n’importe quel prix. Je lèche mes lèvres et je m’impose des pensées de désir cruel, sexuellement enflammant et obscène, intensément flambant et romantique, vivement scandaleux et érotique. Le diable au corps, je me sens brûler … avec mon ticket one way pour l’enfer … et alors ! Je sais que Dieu existe parce que je peux entendre la voix de son lieutenant Lucifer m’inciter à toi.

Allongée à côté de moi, tu m’attends dans une supplication silencieuse pour déguster ton fruit défendu. Tu respires comme une coupable … désir ardent incontrôlable dans ton souffle. Encore et encore tes yeux est tout ce que je vois … ce sourire et ton regard mystérieux. Tu as commis le plus grand péché, celui de m’avoir séduit, cœur et âme. Tu me le payeras très cher quitte à ce que tu me prennes à Lucifer sur tes lèvres.

Mon cœur ne dit pas NoN, mais la raison est hésitante, et tes yeux trouvent un chemin à travers mon soupçon de doute pour me faire goûter ton offrande. L'odeur de la déchéance traine dans l'air, pendant que ton parfum essaie de la chasser et de maculer mes capacités olfactives. Les passions défendues chatouillent mes sens, et ton sourire subtil et tes yeux innocents brouillent mon jugement et me forcent à m’affilier à ton corps.

Je suis trop faible pour te désobéir, et pourquoi est-ce que je vais me défendre contre toi et contre mon diable ?, c’est de la triche, deux contre un. Je veux (mon diable veut) jouer avec le feu et toi tu veux jouer avec tes désirs. Le compte est bon et chacun aura pour son compte.

Mes mains deviennent hérétiques au toucher de ta peau satin et je les laisse bruler pour leur lamentable crime. Chaque caresse laboure un champ et chaque baiser enflamme un brasier, la chaleur s’intensifie avec chaque battement de ton cœur et la musique devient magique.
My Sweetest Taboo, mon tabou le plus délicieux ; mon visage collé contre ta poitrine, tu inhales mon souffle, j’expire le tien. Je ferme mes yeux, pour me retenir. Ta main se faufile sur ma peau et tes lèvres qui subitement se mettent à sucer mon cou. Tes doigts explorent mon corps et mes sens s’allument du feu de la convoitise et du désir. Tes baisers fondent mon âme et remplissent mon corps d’une envie irrésistible de dompter une fois pour toute ton appétence fougueuse.

Mon corps épouse tes courbes et mes doigts enveloppent les tiens pour bloquer ton élan fatal. Je regarde tes yeux de cristal, tu es si lisible, je te lis. Tes yeux me disent avant que tes lèvres le prononcent :
- " Je t’….. "
+ " Je te veux beaucoup plus "

Je m’agrippe à ton mont de vénus et par tes ondulations, ma langue s’enlise et glisse à travers tes terrains lisses et je cherche le paradis entre tes hanches. Les démons de l’amour m’y guident avec déchainement et nos corps se guerroient avec toutes les armes de l’obsession qui nous allume pour enfin céder à la reddition de notre extase dévouée à notre amour interdit. Je ne te fais pas la paix et je pénètre au fond de ton océan profond de désirs embrasés qui me berce par ses vagues de satisfaction ... Notre ardeur s'écrase contre les rivages du plaisir .... sur l’île de la passion irrésistible, encore une fois, ton corps sollicite le mien pour le dévorer … tout ce que je peux c’est satisfaire ton appétit féroce et soulager ta faim insatiable par toutes les convoitises qui raniment ma chair.

La symphonie de nos respirations, mes mots et tes gémissements s’engrènent dans un encombrement sulfureux, flottent jusqu'au plafond, fuient de la fenêtre pour mettre en rut tous les oiseaux qui camouflent par leur gazouillement nos cris et nos soupirs. Tel un métronome, nos convulsions passent d’un Adagio, Accelerando, à un Agitato et Presto … Animato, Appassionato, à Crescendo, et subitement Forte Fort Fuoco … et ils s’éteignent en Morendo suite à une perte de puissance pour avoir atteint l’au-delà des limites de notre capacité à résister au plaisir. Lors de ce concerto, les ongles se sont plantés, la peau s’est incisée, les lèvres mordues ont saigné et les corps se sont soulagés.

Sucre blanc brun, délicieux, à bon goût, est-ce que je pourrais en avoir encore si je le veux ?. Leurré par un fruit défendu mais accessible je me suis retrouvé à convoiter un bonbon inique et affable. Lucifer me considère avec un sourire, il sait que je ne resterai pas trop loin du péché succulent. Ma situation était critique et succomber à la tentation était mon point faible. De toute façon, l’attirance est trop forte pour qu’elle soit évitée. Une défaite bien anticipée depuis ton premier sourire.

A l'intérieur de cette inondation de pensées et de sensations qui est le noyau central existentiel de ma vie : Désir, Passion, Amour, Humanisme et Croyance je me heurte à une explosion d’un cocktail Molotov : Amour et Infidélité. C'était encore une fois beaucoup plus de ce que je peux endurer dans les cavernes les plus profondes de mon existence. Rien à faire … Bonne nuit Lucifer, je te laisse négocier avec les conséquences.

Je me suis endormi entre tes bras dans un sommeil profond, assouvi par le jus du fruit défendu et tout en autorisant que l'influence de mon cœur vainque la résistance de la logique de mon raisonnement, et les racines de mes convictions, du moins pour le moment. Je me suis endormi dans un lit de roses … et c’est plus tard que je sentirai la douleur des épines.


dimanche 20 décembre 2009

Le Vide Artificiel


Dans un monde bleu profond, sur une terre jaune marron entachée de vert, j’ai franchi les lignes rouges pour me bagarrer contre le noir. C'est ici que commence mon histoire, en ces jours chauds et précoces de l’été ; une fin de mai. La vie n'était pas facile, ni simple, ni bonne. Rien n'était comme il fallait l’être, comme je le voulais et pourtant dans le bonheur je baignais, j’étais même comblé. Aucun souci, absolument rien … ni familial, ni sentimental, ni affectif, ni sensuel, ni financier, ni relatif à la santé.

Les plus mauvais moments ont toujours été issus de mes mauvais choix pris consciemment dans l’optique de défier le destin, de tenter l’impossible et de frôler l’interdit. Mon entourage familial a toujours compensé tout cela par des meilleurs moments de joie et de bonheur, de rire et de félicité.

Toutes les nuits, tard dans mon lit, à côté de ma femme endormie, je me débats avec mes pensées qui essayent de me persuader de la fausse voie que je prenais. Dès le matin, à peine que je dépose mes enfants dans leurs écoles et que je me retrouve tout seul sans ma voiture, des idées vagabondes et arrogantes commencent à germer dans ma tête et des pensées insolentes j’essaime dans mon cœur.

Je passe mes journées courtoises avec la souffrance d’être autre de ce que je voulais être ; j’en ai marre de refléter l’image idéale qu’ILS voulaient voir de moi : le bon père, le tendre fils, l’affectueux mari, l’employé modèle, l’ami incontournable, le cousin aimable, l’oncle généreux, le voisin poli … et tous les qualificatifs et adjectifs qui font de toi le meilleur de tous les hommes et qui t’accablent, te lient et t’empêchent de respirer. Mais moi, depuis des longues années, j’ai fait ma propre révolte en douceur sans que personne ne s’en aperçoive, même le plus proche des amis et j’ai crée mon propre monde, ma double vie.
Tout simplement, les convoitises et les perversions deviennent acceptables quand ils émanent d’un besoin interne creux. Et de quel besoin creux et de quel vide je parle ?. Mentir à soi-même et créer un vide artificiel pour chercher à le combler.

La liste de mes qualificatifs apparents est longue et moi je me pose des questions courtes, bêtes et simples " Quel est le but d’une vie sans douleur ? » ; « A quoi servent les limites, si ce n’est d’être franchies ?» ; « S’il existe un interdit et que quelqu’un devait le gouter ?, pourquoi pas moi ? » ;

Perdu dans la mer de ma propre consternation, je savais que pour être heureux, à ma façon, il me fallait un changement. Tout changement est bon, peu importe ce que cela pourra générer.

Après des jours de justes et mauvaises réflexions, j’ai pavé le chemin de mes conclusions par des décisions. J’ai choisi d’échanger ma vie de quiétude par une vie d’aventure et de solitude masquée. Je vais flirter avec les interdits de la vie, franchir les limites du concevable, gouter à l’âpreté des douleurs et compter sur les probabilités mathématiques pour s’en sortir indemne, c’est une question de hasard et la chance ne me manque pas du tout. Comme à la langue cela devient très ennuyeux de jouer en solo, cette fois-ci j’oserai le faire en duo.

vendredi 9 octobre 2009

Mes Petites Fleurs

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Dans quelques temps, dans quelques années à survenir,
Comme votre Maman, vous aussi deviendrez Femmes
Par notre amour, arrosées, vous allez fleurir et grandir
Petites Filles bien aimées, vous serez Grandes Dames

Et à partir de cet instant, aux problèmes vous ferez face
Et auxquels vous n’aurez nul besoin de l’aide de Papa.
Vous compter sur vous-mêmes pour remonter à la surface
Et sur tout ce que vous avez appris de la lucide Mama.

Mes Petite Fleurs, quoi qu’il en soit, je dois vous dire
Que ces problèmes imparables font partie de notre vie
Ne laissez pas un chagrin vous abattre ou vous détruire
Il y a de la douleur quand on donne son cœur à autrui.

Ma Belle Lilas, un jour, toi aussi tu devrais rencontrer
Un homme que tu apprendras à aimer sans déboires
A travers son rêve, et le tien, il pourrait te faire voyager
Tous les pays du monde et tu dois toujours le croire

Pendant que les yeux de votre père étincellent encore
Et avec l'amour que je vous ai donné et je vous ai chéri
Votre attache à la famille nous gardera tous unis et forts
Plus tard avec ma mémoire vous serez vénérables et bénies

jeudi 8 octobre 2009

Plus Précieux que Tout l’Or du Monde

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Mon cœur se remue par le bonheur de mes enfants.
Leurs éclats de rire, verbiages et leurs yeux innocents,
M’emplissent de bonheur, de joie et de satisfaction.
Et chaque moment passé avec eux est un amusement

Ils sont le morceau d’enchantement qui drape ma vie
Leur présence m'aide à vaincre tout ce qui m’ennuie
Les jeunes mots naissent à leurs lèvres et ils me prient
De les embrasser, les serrer et les chatouiller avec lubie

Ils sont une douce et fraîche pluie le jour d'un été ardent.
Ils sont le soleil et le vent, la rose sublime du printemps.
Mes enfants sont la lumière qui éclaire le noir abscons.
Ils sont l'air que je respire et mon cœur en battement

Ils sont cette sensation profonde dans l’âme qui m’inonde
Ils m’accrochent à une vie future plus équitable et féconde
Ils sont la fierté que je sens quand leur estime est grande
Mes enfants me sont plus précieux que tout l’or du monde

mercredi 23 septembre 2009

Souvenirs et Interrogations



C'est drôle comment la vie peut-être comme une marée qui subit le phénomène du flux et du reflux.
Parti vers mes origines ou plutôt revenu à la source de mes premières chroniques infantiles, vagabondes et amoureuses … là-bas où j’ai appris à vénérer les femmes et la vie … sur les traces d’un oncle poète dont les mots, encore, se chantent.

Les sons et les parfums, les goûts et les textures traversent ma mémoire et laissent leurs traces.
Une chanson de mon passé qui s’infiltre à travers l’espace et parvient à mes oreilles pour caresser mes sens et exciter des souvenirs en hibernation. La conversation avec une cousine provoque mes rires incontrôlés et me rappelle ma jeunesse, des moments de folies lorsque nous étions irresponsables de nos actes.

Est-il possible de vivre et travailler dans un souci de productivité continue comme une bête de somme ?

Est-il possible d’être toujours conscient des moments insaisissables de dévouement à ce que je fais, à ce que je vais faire, à ce que veux faire, à ce que je rêve de faire ?

Est-il possible de museler l'inspiration et d’essayer de la retenir à l’intérieur de moi-même alors que je la sens en train de se débattre pour sortir de mon âme ?

Est-ce logique de marcher sur une corde raide lorsqu’on n’est pas acrobate ? et qu'on risque de tomber dans l'enfer et de rater le paradis … et si on marchait sur terre ferme … quelle garantie pour ce paradis ? quelle immunité contre l’enfer ?

Sur la plage … flux et reflux. Comme la mousse des vagues de la mer qui touche vos pieds avant qu'elle ne soit entraînée à travers le sable mouillé pour joindre sa mère, la mer.
Tout paraît circulaire mais vu de l’intérieur, il n’y a que des angles. Au lieu de se reposer sur une courbe, on est obligé de chercher à arrondir les saillies. C’est ça la vie.
Il faut marcher assez longtemps pour pouvoir prendre du recul et se demander des comptes à soi-même mais "longtemps" reste relatif, indéfinissable.

Mon regard se perd dans le futur. Si seulement je pouvais parler à l’autre qui sommeille en moi-même ?
Lui parler de notre présent et planifier avec lui notre futur. Prévoir, imaginer et espérer ce qui pourrais advenir de nous d’eux, il se peut alors que les angles deviennent moins saillants, que le cercle tend à reprendre sa forme parfaite et que la vie évolue dans le sens qu’on désire.

L'inspiration et les moments fugitifs de folie qui pulsent à travers mon corps seront à jamais conjugués dans le mode "Présent" …


pfffffffffffffffffffff, Réflexions abstraites et Divagations sur ce qui me semble être des moments d’inspiration d’idées et de pensées limités dans le temps et de remémoration de délicieux souvenirs limités dans leurs formes. Je m’accroche aux limites ces derniers temps. J’en ai marre de toujours essayer de me surpasser.


vendredi 28 août 2009

Mon Autre Moitié Intérieure

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Que pourrait être plus effrayant que de voir « votre autre moitié », qui sommeille en votre intérieur, vous regarder et vous examiner de vos propres yeux, comme si elle cherchait une réponse ; Une réponse à quoi ?

Il est évident que les yeux sont les fenêtres de notre cœur et de notre âme et c’est pour cela qu’on se dérobe des regards des AUTRES, pour ne pas se mettre à nu et révéler nos sentiments, nos émotions et surtout notre vérité.

En face du miroir, ces yeux … mes yeux au fait qui me regardent et qui cherchent une réponse cachée quelque part au plus profond point de mon être. Je vais me dérober de leur regard pour que je ne révèle pas la vérité et que je ne leur laisse pas le moyen de décoder le scintillement de mes pupilles. J’essaye de dissimuler mon MOI secret.


Ai-je une peur de me dévoiler à moi-même et de perdre un secret, que jusqu’à maintenant j’ai su enfermer ? ou peut être que je ne veux pas remuer ce secret et que je ne veux même pas en parler alors que je meure d’envie de le partager avec des amis très proches ?

Auparavant, chaque fois, je me rends compte que la Tentation m’a été plus savoureuse que le Pêché accomplit lui-même mais cette fois-ci, il y a eu pêché accidentel sans Tentation préméditée mais qui était suave et exquis.

A peine que j'ai mis un pied sur l’île défendue qu’elle m’a engloutie ; mes yeux, mon cœur et mon âme se balancent entre un port d’attache et une nouvelle terre promise. Je ne peux me séparer de l’un, ni entièrement prendre l’autre.

Comme un Marin sur son bateau, je navigue au gré des vents et entre des vagues houleuses, de mon Port à mon Île et je risque de couler entre les deux.

Et mon « autre moitié » intérieure, qui veut des réponses, continue de chercher à me regarder dans les yeux. Je m’enfuis en fermant les yeux …

jeudi 27 août 2009

Divagations Matinales

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Il y a des fois où le sourire nous abandonne et que les mots nous manquent, soit pour discuter, soit pour s’exprimer ou même pour écrire. Il y a des fois où le destin nous renverse et nous joue des mauvais tours et nous nous trouvons absolument désarmés pour lui faire face. Il arrive des moments dans notre vie que nous avons envie de faire reculer le temps en arrière ou de sauter le présent et de faire avancer le temps dans l’espoir de moments plus heureux et gais.

La vie a toujours été considérée comme une roue tournante. Parfois on est en haut de la roue, on est léger ; et parfois on est en bas et son poids nous écrase. Quoi que la plupart du temps je me sente en haut de la roue, je n’arrive jamais à accepter les rares fois qu’elle me renverse et que je me retrouve en bas et je me bats avec force et vigueur pour me relever et me hausser encore une fois vers le haut.

Je ne me souviens plus de la dernière fois ou je me suis senti en bas de la roue, aplatis, tant mieux, je préfère me rappeler des moments les plus heureux que ceux les plus tristes. Je ne peux pas me souvenir de la dernière fois ou je me suis senti trahi, par des proches ou des amis qui sont supposés me supporter et m'aider, tant mieux encore une fois, je pardonne toujours à ceux qui me font mal, je n’ai jamais été rancunier et certains encore une fois en profitent.

Je ne peux pas (et je ne veux pas) me souvenir de la dernière fois où je me suis senti si fâché et contrarié. J’ai développé un mécanisme de sang froid qui m’épargne ma santé et qui me permet d’être le pompier de la situation quand tous autour de moi paniquent. D’ailleurs, Patron et Collaborateurs et même ma femme, ma mère, frères et sœurs détestent ce sang froid en moi et pensent parfois que je suis trop insensible aux malheurs ou aux subits événements tristes.

La Vie est une œuvre qui se poursuit d’une manière inattendue sans aucune place pour le regret ou la possibilité d’appuyer sur le bouton "Play Again" pour rejouer de nouveau ; elle avance, elle avance, donc profitons en au maximum.
Les méandres de cette vie, que nous rencontrons chaque jour, peuvent nous cacher de belles surprises, si nous sommes assez optimistes et si nous savons profiter des occasions qui peuvent se présenter à chacun de nous ; et l’apparence d’une mauvaise tournure, peut nous révéler une surprenante issue.

Cherchez la force en vous pour sourire, pour parler et pour écrire et ne vous laissez jamais battre par les AUTRES, par le Destin ou par les surprises de la Vie.

mercredi 26 août 2009

Je ne suis pas une personne parfaite

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Je ne suis pas une personne parfaite, je ne dissimule pas mes imperfections et mes défauts et mon caractère spontané les faits émerger facilement quand je cherche à les cacher.

Je ne peux pas être fier de mes défauts mais depuis longtemps je ne cherche plus à les corriger aussi, et pire encore, j’ai fini par apprendre à cohabiter avec eux. J'ai appris à accepter que je suis "Spécial" parce que je suis trop imparfait et ingrat envers tous ceux qui m’aiment, et j’essaye d’être ce que je suis sans que je feigne être ce que je ne suis pas.

Il y a des questions dans ma vie que je ne peux pas discuter et partager avec les plus proches de moi, tout simplement, parce que je crois qu’ils ne peuvent pas (ou ils ne veulent pas) comprendre parfaitement mes imperfections et mes défauts. C’est dur de naitre un enfant gâté, de vivre une enfance gâtée, que toute ta vie tu es gâté … et puis qu’on vienne par la suite te critiquer et te dire que tu as plein de défauts.

D’ailleurs, ils n’osent pas me le dire (rarement qu’ils le font), si déjà ils ne me trouvent pas des excuses et des prétextes à toutes les erreurs que je commette, à l’ensemble de mes imperfections. Devrai-je vraiment me blâmer ou les blâmer pour avoir inoculé ce caractère en moi ?

mardi 25 août 2009

Qui suis-je ?

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Qui es-tu ?, c’est une question qui m’a été posée et que je trouve moi-même une grande difficulté à y répondre, parce que si l’un de nous arrive sincèrement à répondre à cette question, il gagne le « Grand Prix de la Vie »

Qui suis-je ?????

Sur quels niveaux peut-on ou doit-on nous identifier ou nous mesurer pour nous connaître au mieux ?

Sur le niveau identitaire ?, spirituel ? culturel ? social ? ou financier ?

Et par rapport à quelle échelle, sociale, familiale, nationale ??? ou une échelle que nous établissons nous-mêmes suivant des critères qui satisfassent notre égo personnel ? ou par rapport un rôle que nous jouons dans un environnement prédéfini ou que nous définissons nous-mêmes ?

Autrement dit, qui suis-je ?, par rapport à mon point de vue ? ou par rapport à la perception que les autres ont de moi ? et qu’en serait-il, si je suis capable de refléter une image irréelle, virtuelle alors que je suis réellement différent ?

Quoi que je vienne d’essayer de définir un contexte pour répondre à cette question, je vais me dérober, je n’ai pas envie de me lancer dans une définition détaillé de moi-même, ça va être très long et ennuyeux. D’ailleurs je ne prends même pas la peine de me positionner par rapport à une échelle quelconque, tout simplement parce que je suis super content de ma situation actuelle sans à ce que je cherche à me comparer avec les autres.

Qui suis-je, donc ?



J’aurais aimé répondre à cette question en disant que je suis le résultat de la somme de toutes les expériences que j’ai vécue mais cela m’aurait réduit à un rat de laboratoire qui apprend de ses erreurs et en tire des leçons qui l’empêchent de se hasarder sur d’autres qui peuvent paraître similaires mais qui sont en réalité si différentes.

Je dirais plutôt que je suis assez Téméraire pour allez au-delà de ce que nos expériences nous apprennent et au-delà de ce que la vie nous offre. Mon background de joueur d’échecs me donne l’assurance de bien projeter ce que je fais mais en réalité ce n’est qu’un mensonge avec lequel je couvre ma démarche hasardeuse.

Je suis ce que je suis, mon existence est le produit de mes réflexions sur la vie, qui peuvent parfois être erronée. Il m’arrive des fois où je perçois les choses avec mon cœur et je me trompe ; il m’arrive des fois de voir les choses avec mes yeux grandes ouvertes et je me trompe aussi.

Faire des erreurs ne me fait pas peur, autant que j’en fasse aujourd’hui, autant que je ferais moins demain. Par contre mon absolue certitude et qu’à chaque problème il n’y a pas une seule solution mais il y’en a plusieurs, par contre il faut trouver la meilleure.

J’aime la vie, j’en profite autant que possible et j’en fais profiter ma famille et mes proches dans la limite de mes moyens possibles et disponibles ;
on vivra pas deux fois !!!.

lundi 13 juillet 2009

Amour et Passion dans un 727

Une résidence sur une plage ; l’appart-hôtel n=° 727 ; un rire discret « désormais, nous sommes toujours dans l’air » se dit-elle. Quel hasard pour une Hôtesse de l’air de se retrouver dans une chambre d’hôtel portant le n=° 727 !!!

………..

Ils s'étaient réveillés tôt, voire très tôt le matin … comme des adolescents, ils n’arrivaient pas à dormir ; comme si c’était leur première rencontre. Au petit matin, elle l’attendait dans l’aéroport ; ils étaient venus tous les deux à 15 minutes d’avance sur leur RDV.
Elle s’était installée au Café Lindo et elle le voyait venir, avec un bouquet de roses à la main. Elle ne pouvait pas s’empêcher de rire et l’émotion remplissait son beau visage. « Tu es fou !!!! » « Comment as-tu fait pour obtenir des roses fraiches, si tôt le matin ? » …
Elle n’avait aucune crainte qu’on la voyait avec cet Inconnu. S’il l’avait serré entre ses bras, devant tout le monde, elle n’aurait pas refusé … Depuis qu’elle l’a connue, elle n’aimait que lui, rien que lui.

………………….

Enlacés, accolés, ils dansaient le Slow sur un fond de musique mystique ; ils n’étaient plus là, ils avaient perdus la notion du temps. Il la serra fort contre lui et elle poussa un grand soupir d’apaisement et de quiétude. Il la berça doucement entre ses bras, caressa doucement ses joues et l’embrassa sur les yeux. Ils se regardèrent longuement et chacun arriva à lire l’autre à travers ses yeux.

Elle s’accrocha à son cou et lui dit « je voudrais te regarder dans les yeux toute la nuit et te parler à travers mon silence plus qu’avec mes mots »
Tout en se perdant dans la profondeur de son regard, il répondit « je te comprends bien sans que tu me parles .... tes yeux me conversent déjà »

…….

La femme de chambre ouvre l’appart 727 pour le nettoyer et échanger les draperies ; une agréable odeur remplissait l’appartement. Envoûtée, elle se dirige vers la chambre à coucher ; l’odeur très subtile de cerise embaumait toute la chambre.
Les deux niches qui cadrent le lit contiennent le reste de quatre bougies parfumées en arôme de cerise. Sur chacun des pans des niches, deux nervures de cires rouges qui ont coulés toute la nuit au rythme des soupirs des locataires contrastent avec la blancheur des murs.

……….

« ferme les yeux, j’ai une surprise !!! », il se tint immobile au lit les yeux fermés. « tu peux les ouvrir maintenant ».
Quatre bougies illuminaient discrètement la chambre et l’excitaient en donnant un air sensuel à cette ambiance intime.
« Je les ai achetés pour toi de Vienne … tu te souviens … lorsque je t’ai appelé pour te dire, que je suis en face d’un hôtel, et que je ferai tout pour que tu sois avec moi à cet instant dans cet hôtel ».
« Je les ai choisi en arôme de Cerise, parce que la dernière fois qu’on a été ensemble, tu ne cessais d’embrasser mon corps et de me parler de fraises et de cerises ».

…..

La camérière s'attarde quelques minutes dans la chambre à contempler le lit défait et s’imagine les ébats amoureux qui durèrent toute la nuit, jusqu’à l’aube.

…….

Un rire fou …. Des embrassades et des câlins ; il lui récita des vers de poésie sur les cerises tout en goutant réellement aux délices de son corps qu’elle lui offrit.
Leurs désirs était inapaisables et leurs corps infatigables ; ils se dévoraient de passion et la passion les dévorait … elle le tint dans ses bras, et il s’endormit comme un bébé, sa joue contre son sein.

….

Elle s’assied au bord du lit, affiche un petit sourire et elle se demande qui peuvent-ils être ses passionnés ? un mari et sa femme en réconciliation ou qui fêtent un anniversaire ou un événement ?; deux amoureux dans leur premier rendez-vous ? ou pourquoi pas deux Amants qui se livrent à leurs étreintes amoureuses en secret et en cachette ?

Elle change les draps et ne résiste pas à l’envie de les approcher de son visage. Elle jette un coup d’œil du côté de la porte de peur d’être surprise et verse son visage dans l’étoffe pour sentir les odeurs qui y émanent. Un mélange de parfum masculin, noyé dans une fragrance féminine, le tout avec une arrière senteur de sueurs et de phéromones.

………….

Dans le salon, deux chaises et une petite table blanche sur laquelle se trouve une carafe improvisée en vase et qui contient un bouquet de 13 roses.
Il n’était pas du tout facile de convaincre Am Hassen, d’ouvrir son Kiosque à Roses à 6:00h du matin pour faire un bouquet à un client capricieux !!!!


A côté des roses, un verre contenait deux brosses à dents. « On va oublier nos brosses à dents, pour qu’on puisse revenir une autre fois les récupérer, ici, dans la même chambre » lui dit-elle.

Il ferma la porte à clé ; elle hocha la tête de deux fois en souriant « une nuit d’amour dans un 727, je n’y ai jamais pensé ».

…..

Il la déposa à l’aéroport. Son vol était direction sud, tandis que sa voiture le ramenait vers le nord. Il sentait encore ce nœud au ventre qui ne veut pas partir depuis qu’il l’a connue. A peine quelques dizaines de minutes qu’il est loin d’elle qu’il lui téléphona.

Son téléphone à elle sonna, c’est encore lui. Il lui manquait déjà et avait envie de l’appeler et voilà encore une fois, il le fait, comme s’il lisait dans ses pensées. « Allo » ; au bout du fil, s’était uniquement de la musique et Warda qui chante « Fi Youm we Lila », la chanson qui était écrite pour elle et qui décrivait exactement ce qui lui arrivait.

……………..
Son avion avait décollé, sa voiture roulait en silence sur la route qui le ramène chez lui ; tous deux ne savaient pas comment et quand est-ce qu’ils pourront se rencontrer une autre fois.

lundi 5 novembre 2007

La Cueillette des Olives

Dimanche dernier nous sommes allés à la ferme cueillir les olives. Je ne sais pas réellement si le terme ferme convenait bien pour ce terrain agricole de 5 hectares puisque d’une part il n’y a pas d’animaux domestiques et d’autre deux elle est située à 10 km à vol d’oiseau du centre même de Tunis.

J’ai acheté ce terrain il y a de cela 10 ans en raison de l’opportunité qui s’est présentée au niveau de son prix, pour sa proximité de mon lieu de résidence et surtout parce qu’il se trouve à 120 m
en dessus de la mer d’où on peut avoir une superbe vue sur le Grand Tunis surtout le soir.

J’ai une trentaine de pieds d’olivier dont 15 sont de la variété qui donne de très belles olives de table. L’année dernière la récolte était excellente et faute d’avoir le temps et les moyens de faire la récolte par moi-même, j’ai vendu les fruits dans leurs arbres ; cela a donné 900 kg de belles olives de table à l’acquéreur.

Cette variété d’olives appelée communément «Ktoubri» devrait être cueillie vertes à partir de mi-septembre, dimanche dernier elles étaient toutes presque mûres noires et avec les enfants et quelques membres de la famille, nous avons collecté pour environ 150 kg d’olives qui seront distribués aux amis et à la famille.

Nous avons passé une journée très agréable et nous avons mangé dans la nature avec du pain « Tabouna » fourni par la voisine. Juste à la tombée de la nuit, nous avons allumé un grand feu et les enfants se sont beaucoup amusés à collecter les branchilles et alimenter le feu.

A une trentaine de minutes du Centre Ville et dans cette compagne quelques petits animaux sauvages se sont habitués à la présence humaine et ont pu d’adapter à ce milieu dangereux, ainsi, depuis deux ans une famille de renards s’est installé dans cette petite ferme.

Au pied d’une minuscule colline, le couple de renards ont creusé une galerie avec 4 différentes entrées sorties et à ma connaissance ils ont eu deux portées chacune avec plusieurs renardeaux. Seulement le bonheur n’est jamais éternel et voilà que la famille qui s’est agrandie s’est vu obliger d’étendre sont terrain de chasse et de partir dévaster plusieurs poulaillers dans les voisinages.

Une fois repérés, les voisins (sans me consulter) on dévasté avec des pioches les galeries des renards et les ont obligés à quitter les lieux. Dommage, ils étaient très mignons à voir.

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