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lundi 16 mai 2016

Au souvenir d’un Papa ...

On peut aimer une femme, peut être deux ou même plus, qu’on porte dans l’âme. On peut adorer un ami, toujours à notre cœur bienveillant, en avoir un autre comme proche confident … et s’entourer de plusieurs autres pour jouir de la vie à tout moment.

On peut avoir une idole, glorifier un grand homme, se reconnaitre en quelqu’un, suivre l’exemple d’un autre … mais tout cela ne pourra jamais égaler les sentiments qu’on porte pour un père … un père ne peut être qu’UNIQUE … on ne peut pas en avoir deux, on ne peut le comparer sur n’importe quel plan avec quiconque … peu importe ce qu’il a été, un simple fellah sous la caniculaire, ou dans un beau bureau un grand homme d’affaire, un artiste toujours voyageant ou un brillant savant.

Ce père … Ne saura jamais réaliser à quel point je l’aimais … et je l’aime encore … mais moi je sais qu’il m’avait tellement aimé qu’il aurait été capable de troquer sa vie contre la mienne sans même qu’il y aurait besoin … qu’il aurait préféré recevoir un coup de couteau au foie que de me voir souffrir d’une épine au doigt … c’est cela un papa … le mien … aussi le tien.

Ce père … qui nous considérait ses Princes et ses Princesses mais qu’il voulait à la fin nous voir des Rois et des Reines … non pas comme des Régents mais comme de bons Dirigeants de sa famille et dans la société … c’est cela ce que pourrait signifier le véritable amour d’un Papa.

Ce père … qui a été toujours fier de ses enfants, qui rayonnait quand il parlait de nous … nous a laissé tracer nos plans … mais il a tout fait pour défricher le terrain devant nos pas encore titubant.

Ce père … qui a éclairé notre monde et protégé notre maison … la plupart ne voient pas les obstacles et les problèmes quotidiens, ne le sentent pas … car les papas ne partagent pas leurs peines avec leur enfants ... ils ne veulent leur faire part que d’apaisants sentiments et de les protéger contre les désagréments de la vie et surtout de la peur !

Ce père … a déposé quelque chose de très précieux en moi : aimer la vie et marcher avec intégrité, toujours la tête haute en toute fierté.

Ceux-ci étaient quelques mots déclaratoires … que je fais jaillir de l’un des tiroirs de ma mémoire … à mon défunt Papa … en souvenir de tout l'amour qu’il m’avait montré … qui était tellement vrai.

Je regrette de ne pas lui avoir dit « je t’aime Papa » au moment qu’il quittait ce monde entre mes bras.

dimanche 15 février 2015

Gerret el 3anz - قرة العنز - Le gel de la chèvre



Dans les montagnes et les hauteurs du nord-ouest Tunisien qui s’étendent jusqu’au Maroc en traversant l’Algérie, ce qu’on peut appeler la profonde Berbérie, l'hiver est d’habitude très froid et rigoureux, et la neige ne manque jamais à son rendez-vous saisonnier.

Il était une fois, vers la mi-février … une belle matinée, quand le soleil brilla de mille lumières et que ses rayons firent éclore les premiers bourgeons prématurés du printemps, la terre se couvrit d’un tapis de verdure délicieux.

Lella el 3anz ; Madame la chèvre, qui était restée tout l’hiver prisonnière dans la masure de son propriétaire pour lui donner du lait et aussi pour le réchauffer de son haleine, fut réveillée par le gazouillement des petits oiseaux et sorti au pré pour changer d’air, sautiller, grimper, se dégourdir les jambes et surtout manger quelques brindilles vertes dont elle avait envie depuis des mois.

El 3anz était tellement contente de brouter cette herbe fraiche au lieu de la vieille paille sèche qu’elle digérait très mal pendant le rude hiver et quand elle vit son visage dans le ruisseau elle fut surprise de sa maigreur et d’un air moqueur elle s’adressa à Yenayer (Janvier) « Yenayer tu es maudit ! Tu m’as affamé, tu as pris ma beauté et enfin tu es parti … tu n’as pas été clément et tu n’as rien apporté de bon ! »

Yenayer, tout glacé et déçu par les paroles de la 3anz devint irrité par l’outrage de cette vieille chèvre qui ne sait que bêler et qui pense être de grande utilité ! …
Yenayer qui devait être remercié parce qu’il a passé 30 jours à ne rien faire sauf  chasser les nuages et de les essorer pour donner son eau à la terre, se trouve au contraire grondé. Au lieu d’être gratifié, il est réprimé !.

Il essaya de retenir son souffle gelé mais il finit par "prendre la chèvre (1) " et devenir irrité !
Yenayer alla aussitôt trouver Fourar (Février) qui présidait en cette époque le cycle de l’année et lui raconta l’ingratitude caprine et le supplia de lui céder un jour de son Siège pour punir cette odieuse bique.

Fourar lui céda un de ses jours. Alors, qu’on attendait impatiemment le printemps et qu’il faisait réellement beau, le ciel se grisa, le vent souffla violemment avec averses et orages et même accompagné de bourrasques et neiges. La 3anz  qui se trouvait dehors et qui n’était pas préparée pour cette situation, se gela et mourut de froid.

Ainsi Yenayer se venga de la chèvre et depuis on désigna ce jour comme étant : Garret el 3anz …


(1) : prendre la chèvre : vieille expression qui signifie "se mettre en colère"

lundi 5 avril 2010

Mon Ami Solitude

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Il y a de cela 21 ans - (texte écrit en Février 1989)

Sur le mur, une vieille horloge suspendue ... tic-tac, tic-tac, tic-tac ... L’écho de son cliquetis métallique se répète en rythme précis et régulier. Oh, cœur creux, pourquoi continues-tu à battre à la même fréquence et pas au ralenti ? Jour et nuit, je me trouve ici, avec tous mes ennuis à pleurer silencieusement, avec mon unique ami Solitude.

Solitude … mon seul ami, entre mes quatre murs gris je t’enferme et dans mon isolement je te séquestre. Assis sur les bords d’un rêve périmé, cherchant un amour que j’ai égaré et comme une voix silencieuse, mes pleurs sans larmes me chuchotent en vain pour m’apaiser et pour te chanter ô ma solitude.

Assis dans l'obscurité, je flotte à travers ce que j'appelle ma prétendue réalité. Un écho de souvenirs constant traverse mon esprit comme un train qui transperce un tunnel de nuit. Des souvenirs uniquement sombres … tristes moments quand l'âme se met à demander des comptes au cœur.

Solitude … dans l'obscurité de la lumière triste de la lune, je te retiens en compagnon pour que je ne cède pas au déguisement d'un rêve brisé. Je trempe mon Rêve dans le lac de ma Réalité, il s’en sort sec et abîmé, à cause de l’incompatibilité. Je pars sans laisser de traces et personne ne s’en aperçoive, sauf toi … comme les feuilles de l’automne qui se fanent doucement sans que l’arbre même le sente.

Ma solitude … tu es un mal vertueux qui m’apporte la vie autrement et qui meuble mes nuits mais mes yeux me brûlent parce que je n’arrive pas à les fermer et à m’endormir, et quand ils se referment mes démons reviennent pour fréquenter mon existence; fréquenter mes pensées et me désemplir de toute ma substance et je deviens vide.

Je suis la coquille creuse de ce qui était un enfant qui a brisé son jouet et qui n’a pas su garder ce qui lui était le plus cher et les moments de tristesse en compagnie de Solitude, me révèlent toujours la vérité dont j’ai peur d’affronter tout seul. Je suis triste mais aussi heureux de te trouver mon ami Solitude afin de partager avec toi mes moments de chagrin et de peine.

Une seule obscurité … qui a remplacé toutes les lumières et le vide froid autour de moi, et toi Solitude, compagnon permanent de mes jours, de mes nuits et de mes soirs. Je frissonne ... mon souffle haletant crée un brouillard … je ne t’entends plus l’ami sauf le son creux du néant … où es tu parti ?. Murs … enfermez-le, ne le laissez pas partir.

Mars 2010
(Suite ... Libération et Trahison de l'Ami Solitude)

Solitude … tu ne sais rien. Qu'est-ce qui s'est passé quand j’étais jeune, quand la vie était encore un rêve ? Tu penses pouvoir imaginer ce qui se cache derrière mes yeux, tu prétends connaitre le son de cloche de mon âme et pourtant tu continues de me poser des questions qui te restent sans réponses. Cet isolement aussi absurde ou rationnel peut il paraître, il compense mes besoins du monde haineux externe que je délaisse pour te surveiller, pour uniquement te tenir compagnie malgré ton vouloir de m’abandonner à moi-même et aux autres.

De ma part je t’interroge sur les raisons qui te retiennent prisonnier de mon isolement et tu insinues que tu es mon jumeau, celui qui sent mes maux, celui qui répons à mes besoins primaux mais je sens que tu me mens, que tu me manipules, que tu profites du vide autour de moi pour le remplir, pour peindre les murs dans lesquels je t’ai moi-même retenu aux couleurs du désespoir.

Bientôt, la vérité sera révélée pour démasquer tous tes mensonges et peut être je te chasserai de ma retraite et je tirerai sur les rideaux sombres de ma vie pour révéler mon espoir, si pur et clair mais noyé dans mon chagrin obscur que tu laisses stagner. A moi la rédemption !!!

Solitude pourquoi cette résurrection après que je t’ai délivré ? Passionné et faim, comme un monstre de la mer … impatiemment tu grognes et tu me guettes pour m'avaler entier. Pardon mon ami Solitude !!! Quelle idée, quelle idée, pour t’abandonner, pour te lâcher pour un espoir qui risque de ne jamais se réaliser aussi pur soit-il !!!

… Réconciliation avec ma Solitude … mais ne le lui dites pas, je vais la tromper avec mansuétude pour une nuit et encore pour une autre et peut être pour une éternité … tic-tac, tic-tac, tic-tac, au rythme de l’écho du cliquetis métallique de la vieille horloge suspendue sur le mur qui se répète précis et régulier ...

vendredi 8 janvier 2010

Le Pleur du Sirocco

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Je suis Mirage, la légende du désert et je ne sais que parler à la lumière
Marin de l’espoir, le vent Chéhili est mon vaisseau et le ciel est ma mer
Je vends des divagations au songeur et des illusions aux plus téméraires
Mes rêves mènent au jardin des délires là où mon cœur a élu sanctuaire

A travers les confins du sud de mon pays, souffle le sirocco torride
Vent assassin, il débarque sans étaler excuses avec sa stérilité aride
Comme un rasoir de feu, le vent Chéhili perçant les joues meurtries
Se réjouit de caresser par son souffle brulant les vastes dunes bénies

Les dunes de sable, îlots qui bougent comme des terres silencieuses
Esclaves d’Eole, insoumises et qui ne cèdent pas aux lois vétilleuses
Elles engloutissent l’imprudent et étranglent son audace trompeuse
Méprisant les hommes qui osent en bravant son étendue impétueuse

J'entends le sirocco pleurer et hurler à lui-même, attristé par ce défi
Et le chuchotement des ailes d'un vautour qui cherche un brin de vie
Pour lui offrir le privilège de la mort sans gémissements et douleurs
Et seul le varan qui lutte encore avec une pénombre fuyant la chaleur

Oh, sud la vie s’enrage et ta soif se pelote contre la rosée de l’aurore
La saveur viciée de l'eau souillée et ta terre déshonorée nous implore
Tes sources sont devenues sourdes à nos prières et elles nous ignorent
Et l’oued est devenu muet, sans murmures et notre complot il déplore

Hassan, le saint gardien des portes du désert sollicite ses quémandes
Plus d’affluence vers sa zaouïa, réclamant baraka contre les offrandes
Seulement les salines du chott qui conversent avec le soleil qui glande
Et un tombeau vertical qui est debout tout seul, de nulle part il exonde

Au crépuscule, quand le minaret crie à la prière et que le vent se taise
Le sirocco cède à son complice terre de silice, qui crache sa fournaise
Bacchus prend la relève à Dieu pour rafraichir les gosiers et les apaise
Avec la sève des dattiers il arrose les corps pour éteindre leurs braises

Parce qu’il a abandonné au fond des oasis sa fertilité et tout son amour
Le désert est devenu sec, sans cœur et il n’enfante que des troubadours
Son sirocco brûle les yeux, délaçant des visions floues et vagues images
Mais j’esquisse ce dont on veut voir sans qu’on sache que je suis Mirage


samedi 2 janvier 2010

Le JOUR …

Ils se blottissent dans les espaces où la lumière du soleil ne peut pas les atteindre. Je les entends me chuchoter, je prétends ne pas les connaître mais ils me suivent partout et ils n’arrêtent pas de me murmurer des mots doux à travers ta voix.

Dès que je passe par un endroit ombreux, ils se manifestent et deviennent plus nombreux. Ils m’agacent, j'attrape une vision momentanée, elle essaye de cacher des fantômes ombragés qui se souviennent de moi. Quand est-ce que je les ai vus pour la dernière fois ? Ils veulent me le rappeler, je les chasse de ma tête et je submerge dans mes taches du quotidien.


La NUIT …

Ils s’insèrent dans mes pensées, je ne peux pas les déloger, ils me tentent par ton parfum et dès que je m’entretiens avec eux, ils se multiplient, envahissent ma tête, et ils fuient de partout pour remplir tous les coins sombres de ma chambre.

Je baigne dans eux et ils s'accrochent à moi comme une deuxième peau. Ils s’invitent dans mon âme et ils me percent le cœur avec leur nostalgie. Ils m’ouvrent le grand écran et me projettent tous les films dont nous étions les vedettes. Ils me harcèlent et me donnent des réponses à des questions que je n’ai jamais posé et m’interrogent sur un futur dont je ne suis pas capable de prévoir l’évolution.


Entre le JOUR et la NUIT,

Ils me trouvent, ils me prennent et ils me donnent compagnie. Ils savent combien tu me manques et ils essayent de prendre ta forme et ta voix. Ils sont là et partout, dans le livre que tu n’as pas fini de lire, dans le briquet que tu as laissé, dans le parfum que tu m’as offert, dans tes sous-vêtements que chez nous tu as gardé, ils sont même dans la chanson du radio que tu me fredonnais.

Mes souvenirs je vous adore, vous me faites vivre plusieurs fois les plus beaux moments de ma vie, mais jamais vous ne pourrez « la » remplacer.

mardi 15 décembre 2009

Souvenirs Proches et Lointains

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Il y a de cela des semaines, des mois, des années. Je n’arrive pas à me souvenir. Je ne veux pas le dire. Elle était partie, et c'était tout que je savais … un choix, un destin auquel je ne pouvais pas m’échapper. Je me réveille et je ne la trouve plus.

…

« K » me voulait entièrement à elle, normal et légitime, autant que je voulais que son âme et son cœur soient consacrés à moi. Et un jour, une arrivante, étrangère, belle, charmante et attirante. Mon tempérament furtif se réveille et intuitivement je sympathise avec La Nouvelle et je me pavane en paon pour avoir décroché un gros lot. De cette relation, bannie par mon engagement affectif, une affinité avec un soupçon de tentation mutuelle sont nés.

Jalousie en feu, masquée par une nonchalance, elle me laissait faire et laissait son cœur se défaire. Et sans mot dire, elle faisait semblant de me déloger de ses pensées … Elle ne faisait pas le moindre effort pour me recouvrir, elle m’abandonnait et pour "l’autre", elle me laissait partir. Victime ou Proie ou les deux à la fois, je suis le seul responsable de tout cela.

Elle s’était éclipsée de ma vie pour me laisser faire mon rodéo avec La Nouvelle qui n’était qu’un brouillon d’amour, un corps caniculaire, un générateur de plaisir, qui m’a entrainée dans ses tests d’endurance physique, ses tests de travaux pratiques pour confirmer toutes mes théories acquises dans le manuel du professeur Kinsey et pour décrocher dans mon examen final, mon diplôme d’explorateur d'anatomie féminine.

…

« K » fait partie intégrale du puzzle de ma vie ; elle est une pièce que je n’ai pas pu placer dans le bon ordre. Plusieurs années sont passées et on se voit encore et à chaque fois, je revis les mêmes contingences "au présent".

...


S'allonger et attendre, et pendant que je suis enchevêtré dans mon lit, pour quelques moments je fus consolé par le néant de mes pensées. Par la suite, peu à peu, les barrières de ma mémoire se sont ouvertes et mon cerveau s’est immergé dans la vérité et la douleur. Rapidement des idées se sont mises à baratter dans ma tête. Embrochées, ma cervelle n’arrive à rien retenir et je me fixe sur rien. Ma chambre, comme un carrousel, commence à tournoyer ; dites-moi, comment est-ce que je peux me débrouiller ?

Le vide s’installe dans les crevasses de ma tête et la défaite se verse sur moi, combattue par une vision légère et momentanée d'un Espoir contradictoire à une envie de Rien … avant de devenir inutile comme une coquille vide.

J'ai abîmé quelque chose de précieux, je l’ai moi-même jeté. Je n’ai jamais pu le récupérer et ce qui me torture le plus c’est qu’il n’existe aucune voie pour reconquérir ce que j'ai perdu. Et avec ma résignation et l'acceptation de son inexistence, une solitude caverneuse est venue me garrotter. Un vide profond que je n’ai jamais pu traverser en dépend de tout l’amour que j’ai reçu autrement, plus tard.

….

Il y a de cela 25 ans, je ne m’imaginais pas vivre sans elle, respirer sans elle. A cette époque je la bombardais tous les jours avec mes poèmes d’amour, sans lui dire une seule fois "je t’aime". C’était cela ma plus grande erreur. Leçon apprise ; et depuis j’ai donné carte blanche à mon cœur pour s’exprimer sans me consulter.

….

Question posée il y a de cela 22 ans : est-ce que ma vie sera finalement la même sans elle ? Peut être, comme ça, c’est mieux … je m’habituerai est plus tard, je pourrais continuer plus facilement, sans elle, sans chagrin, sans aucune douleur. On dit qu’un rêve est une belle chose … mais qui se transforme en un cauchemar lorsqu’on voit tous les jours ce qu’on ne peut pas toucher …

…

Depuis 27 ans qu’on se connait et il y a longtemps que nous nous sommes aimés … on s’est séparés et nous nous sommes revus. Elle a fait le choix de garder son cœur pour soi et jusqu’aujourd’hui notre relation continue mais depuis plusieurs années elle s’est transformée en une pure amitié … du moins c’est ce qu’elle me disait.

à « K » : excuse mon présent et mon imparfait

PS : Texte confectionné par des bribes de mots du passé et par des réflexions du présent pour me prémunir contre ton futur improbable.

samedi 28 novembre 2009

Amour à la Maternelle

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Je suis un garçon un tout ptit peu grand,
Dans ma maternelle je suis le vétéran.
Perpétuellement, je fais l’intéressant.
Que c’est beau la vie quand tout est amusant.

Je suis courageux, j’ai vu des chats miauler,
Et chez les voisins des chiens ont aboyés,
J’ai même écrasé avec mes souliers
Un ver de terre et un grand scarabée

Toi tu es fifille et j t’accepte comme amie
Partout où je vais derrière moi tu suis
Toujours se souvenir que je suis unique
Inégalé et rare, spécial et magnifique

Alors que l’autre jour,
Je jouais avec mon tambour
Et toi tu t’amusais avec ta poupée
Je t’ai regardée, mon cœur s’est arrêté

Ce jour là, en partageant avec moi
Ton sandwich de beurre au chocolat
J’ai su que tu m’aimais avec émois
Plus que La Guêpe qui s’en fout de toi

Et comme un ordinateur, qui a attrapé un virus
J’ai une crise de passion pour toi mon hibiscus

Je suis une abeille et toi ma petite fleur
Tu seras à jamais, nichée dans mon cœur
Je me frotte à tes pétales avec amour
Et tu rayonnes comme la lumière du jour

Mon ami la Guêpe avec ses antennes bleues
Il est le plus fort, méchant et malicieux
Toi, tu le considères beau et généreux
Pourtant il t’agace et empêche nos petits jeux
Tu t’enfuis et tu te caches, il te tire par les cheveux
Cela me fait rire, ooops c’est douloureux
Et je vois l’azur puis la mer dans tes yeux

Tout ce que je désire maintenant,
C’est de te voir sans ta maman,
Et avoir pour nous seulement
Quelques petits moments.

mercredi 21 mars 2007

Journée Inetrnationale Contre le Racisme - HOMMAGE AUX ELEVES

Le Lycée Technique de Tunis commémore aujourd'hui le 21 Mars 1986, la journée proclamée par l'ONU, Journée Internationale pour l'Elimination de la Discrimination Raciale.

Cette journée internationale est célébrée dans le cadre de la classe de français et plus précisément dans le cadre de l'étude du thème "Le racisme" en 6ème année.

Cette manifestation est organisée essentiellement par les élèves des 6ème années Math Technique (1) et (2) avec le concours de quelques-uns de leurs camarades des 6ème années Math-Sciences (1) et (2) et Bâtiment (1) et (2).

Je voudrais dire que cette commémoration n'a pu avoir lieu que grâce aux efforts conjugués de tous les élèves, de leur bonne volonté, de leur enthousiasme et de leurs efforts créateurs.
Tout au long, de ce mois de préparation, j'ai pu découvrir en eux des poètes, d'excellents techniciens, de bons caricaturistes, des musiciens, des peintres... bref, de jeunes être pleins de vitalité et de dynamisme et d'énergie.
Leurs efforts m'ont donné une grande satisfaction et viennent confirmer cet idéal que j'ai longtemps bercé et qui se résume ainsi : l'école doit cesser d'être un espace clos, d'abstraction, d'ennui et de réprimandes. J'ai toujours rivé d'une classe qui serait, grâce à la pédagogie moderne, un milieu de vie, le plus riche possible, donc en relation avec le monde extérieur et fondée aussi bien sur les échanges avec l'enseignant que sur la communication des élèves entre eux.

Cette expérience que j'ai vécue avec mes élevés dans le cadre de cette commémoration m'a permis de confirmer qu'en laissant libre cours à l'imagination et à la créativité de l'élève, l'école pourrait être source de la connaissance vraie et de l'action juste. Elle serait ainsi un facteur de progrès humain et en instruisant, elle aurait alors une fonction de libération.

Je voudrais donc rendre hommage à tous ces élèves, les féliciter, les remercier et surtout les encourager dans la voie de la créativité.

Pour les encourager davantage, je voudrais annoncer que leurs caricatures seront accueillies par la maison de la Culture Ibn Rachiq à partir du 7 avril 1986. L'exposition se prolongera jusqu'au 19 avril.

A cette occasion, notre ami Adel, animateur à la chaîne Internationale, invite un groupe d'élevés à son émission "Contact" le Lundi 7 avril à 18h15mn.

Par ailleurs
* au nom de l'administration du lycée
* su nom de tous mes collègues
* au nom de tous mes élèves
et en mon nom personnel, je voudrais remercier :

- Mr. Anouar CHERIF, directeur du Centre d'Information des Nations Unies à Tunis,
- Mr. Khemaîs CHAMARI, représentant de Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l'Homme, d'avoir accepté de venir aujourd’hui nous entretenir du racisme et de l'apartheid,
- Mr. Ridha ZARGOUNI, responsable de la Documentation à l'ONU, pour toute l'aide qu'il nous a fournie.

Au nom de mes élèves et en mon nom personnel, je voudrais adresser de vifs remerciements :
- aux Inspecteurs de Français ; Me. Ennaifer Mustapha et Mme Hammami Mounira :
- aux parents d'élèves
- aux professeurs du Lycée Technique et d'autres lycées
- aux amis et à tous les élevés ici présents d'avoir bien voulu répondre à notre invitation.

* Nos remerciements vont à l'administration du lycée et plus particulièrement à:
- Mr. Kamoun, notre directeur
- Mr. Gharbi, notre censeur, et
- Mr, Ooualhezi, chef de travaux,
pour tous les encouragements et toute la compréhension que nous avons trouvés auprès d'eux,

Nous voudrions remercier aussi nos deux a mis, animateurs de Radio à la Chaine Internationale RTCI : Habib Belaîd et Adel, pour nous avoir aidés à enregistrer des chansons antiracistes.

Enfin, je passe la parole aux élèves parce qu’aujourd’hui, la parole leur appartient.

Le 21 Mars 1986
Noura Borsali
Enseignante de Français
Lycée Technique de Tunis

samedi 17 mars 2007

Bêtises à Nabeul : Top Kapi (3ème partie)

En raison de sa proximité du complexe universitaire de Merazka, j’ai eu l’habitude avec des amis, de fréquenter régulièrement la boite de nuit "Top Kapi" (elle a fermée ses portes depuis des années, elle se trouvait sur la route menant à la plage après la voie ferrée, à côté de l’hôtel Hammamet Beach et en face de "Club Aldiana").

Notre présence régulière dans cette discothèque a beaucoup dérangé les "beznassa" dragueurs professionnels à qui on raflait les plus belles proies (jeunes touristes en recherche de détente et de …). Eux il le faisait pour l’argent, nous uniquement pour s’amuser et peut être se faire offrir gratuitement une bière et autre si affinité partagée.

Les beznassa on eu marre de nous et on décidé de nous donner une leçon une fois pour toute. Ils nous ont provoqué dans le discothéque, ils ont appelé des renforts et nous nous sommes retrouvés (une dizaine d’étudiants) bien coincés à l'intérieur de "Top Kapi", celui qui sortira dehors risquera une belle raclée.

A 3 heures du matin, nous avons décidé de sortir ensemble et nous nous sommes retrouvés en face de 4 ou 5 gaillards bien bâtis mais notre supériorité numérique créait un certain équilibre.
Tout à coup quelqu’un qui a paniqué et inspiré par l’Intifada Palestinienne, a pris des pierres et a commencé à les jeter sur la petite horde qui nous faisait face.
En quelques instants, il pleuvait des cailloux de partout et lorsqu’un des taxis (qui était en arrêt, en train de laisser descendre des clients étranger, qui se sont enfuit envers leur hôtel) a eu son pare brise brisé nous nous sommes dispersés en courant, chacun vers une direction différente.

Avec un de mes potes, nous avons pris la direction du foyer et afin d’éviter d’être interceptés nous avons fait un grand détour derrière une station d’épuration.
Nous n’avons pas cessé de rire, de ce qui vient de se passer et de notre réussite à sortir indemne de cet incident, que nous nous sommes retrouvés enfoncés dans 30 cm de boues.
Au fait, il y avait un canal qu’on ne connaissait pas, dans lequel coulait l’eau épurée déversée par la station d’épuration.
Nous avons fait marche arrière, de peur de s’enfoncer encore plus, nous sommes tombés par terre d’un fou rire et nous avons pris un autre chemin par parvenir au foyer (qui n’avait qu’une clôture partielle). Je suis rentré sous la douche, habillé de tous mes vêtements et chaussures.

Réunion faite une heure après, il manquait une personne (Zarrouk), qui s’était caché.
Perché au haut d’un olivier, il a été repéré par ses détracteurs et coincé grâce aux feux allumés d’un tracteur récupéré dans la ferme voisine.
Zarrouk, a été livré à la police et il s’est engagé à payer le pare brise cassé. Il a voulu faire une collecte auprès de tout le groupe mais moi et deux amis (nous étions réellement fauché), nous avons désisté de payer, il a tenu bon, et nous l’avons menacé de dénoncer à la police que s’était lui qui a tiré le premier coup de pierre et qui a touché le pare brise. Depuis, il nous foutu la paix.

Nous avons évité "Top Kapi" jusqu’à la fin de l’année scolaire, nous nous sommes orientés vers d’autres boites plus lointaines mais plus chères, ce qui a réduit notre fréquentation et nos sorties.
En plus, en raison de ma coiffure spéciale, j’ai été repéré et je ne pouvais plus prendre le risque de sortir tout seul à Nabeul ou à Hammamet, tant mieux, ça m’a incité à m’occuper un peu plus de mes révisions scolaires.

jeudi 8 mars 2007

Bêtises à Nabeul : Tête de Turc, plutôt de berbère (3èmr partie)

Etouffé, ennuyé, irrité et révolté à Nabeul, il fallait que je fasse quelque chose de non ordinaire.
J’étais dans ma chambre avec un ami à côté de moi, je me rasais ma petite barbe.
« Eh toi, c’est bon la patte comme ça, sont-ils bien alignés ?»
« Non, celle de droite, est plus longue, il faut la rectifier »
« C’est bon, maintenant »
« Non, c’est celle de gauche qui est plus longue »
« grrrr mrrrd et maintenant »
« Toujours déséquilibrés »
« Put……n, je vais tout enlever …. ; attends et pourquoi pas ? »
« Tu n’est pas capable, tu vas faire la risée de toute l’école » (y3ammer fia en plus)
« C’est vrai …., on va voir …. ».

Coup de blaireau tout autour de la tête et avec le rasoir j’ai commencé à tout enlever. Il ne restait plus qu’une calotte de cheveux sur la tête comme les prêtres du moyen âge.
Frottée avec l’huile d’amande (récupérée chez une copine), la partie rasée, blanche, pale, luisait sous les rayons du soleil. Je viens réellement de défigurer ma petite tête, tant pis.

Je suis sorti me pavaner au foyer universitaire, les uns s’écroulaient de rire, d’autres sont inquiets et choqués et les filles (qui devraient envier mes beaux cheveux soyeux (saha lik cha3rek arteb)) scandalisées « Tu es un vrai dingue » « oui je le suis, qui peut faire mieux ».

L’après-midi, les premières réactions ne tardent pas à arriver.
En premier lieu, mon professeur de Math. (analyse), me félicita pour mon courage d’avoir fait ce que je voulais faire ( !!!). D’autres professeurs se sont sentit offensés par ma présence avec cette tête inhabituelle et provocantes et l’un d’eux m’a même demandé de ne plus assister à son cours avant que ma chevelure ne pousse et reprenne sa taille normale (yabta chouwaya).

Quelques camarades de classe, viennent me réconforter, comme quoi, tout ça va rentrer dans l’ordre et que ma démence n’est que passagère.
Kamilia avait conclu qu’elle avait raison de m’avoir quitté, je suis un vrai Fou irresponsable (je suis sûr que je n’aurai jamais fait ça, si elle ne m’avait pas laissé tomber).

Le directeur de l’école ainsi que le directeur du foyer (ce dernier ne m’aimait pas du tout en raison de mon amitié à Diva qui logeait chez lui, dans sa maison) m’ont convoqués séparément pour s’enquérir d’abord de ma santé mentale et pour connaître les raisons de cette attitude.
« Ben, pourquoi s’inquiéter ?, c’est la mode en Europe et aux states et je ne fais que suivre la tendance » (le temps me donnera raison, quelques années plus tard, en Tunisie, cette coupe est devenue une mode chez le jeunes révoltés, hmmm, je suis un vrai précurseur, en avance sur le monde dans lequel j’évolue, un créateur de tendance, un …. J'arrête, je me dégonfle fshhhhhhhhh).

La réunion le plus importante fut avec les Islamistes "Khouanjia", ils me convoquèrent en réunion à travers un ami.
« Ecoute, on sait que tu es un gars très bien, …..bla bla bla….., mais vraiment c’est pas normal ce que tu as fait, c’est pas dans nos habitudes et coutumes et surtout dans notre religion, c’est "Hram" interdit de se défigurer car dieux aime la beauté. En plus avec ton attitude tu t’assimiles aux étrangers et tu perds ton identité ».

« Sorry, messieurs, vous n’avez rien compris, vous êtes complètement hors de la plaque. Moi je n’ai fait qu’un retour aux sources, retour aux coutumes et usages de mes ancêtres qui se rasaient de cette façon, je voulais restaurer une mode des mes aïeuls et faire passer le message aux jeunes qui l’ignorent !!! ».

« Arrête de raconter des bêtises et de nous prendre pour des imbéciles, les arabes ne se rasaient jamais de cette façon ».

« Les Arabes, oui, mais moi, je ne suis pas Arabe, je suis Berbère !!!!! ». Silence absolu.

« Messieurs, mes ancêtres berbères, se rasaient de la sorte, c’est ce qu’on appelle communément "Hjama bettassa" coiffure à la coupelle ». Plus aucun mot à ajouter.

Au fait, je ne suis pas berbère, je suis d’origine turque, mais pas de ceux dont se vantent plusieurs tunisois, mais de ceux qui sont venus à notre pays par un détour à travers l’Arabie et la Tripolitaine. Bon j’avoue c’est pas des vrais turcs, plutôt des Kurdes.

Sûrement je devais avoir des gênés berbères à travers mes ascendants qui devraient avoir logiquement convoités des femmes farouches berbères. Je vous en parlerai une autre fois.

Mes ancêtres femelles seraient ravies de me voir ainsi coiffé.

mercredi 7 mars 2007

Nefta la Perle du Djérid

Nefta la Perle du Djérid, village mystique depuis l’antiquité, elle n’a jamais pu gagner son intégration dans la civilisation moderne. Ses habitants simplistes et chaleureux sont toujours gais, joyeux et blagueurs en dépit d’un climat rude et avare.

Mentionné dans la Table de Peutinger sous le nom Aggar Selnepte, Aggarsel Nepte ou même Aggar sel Nephtahh. Habitée par les berbères sédentaires, elle était un passage obligé pour les caravanes venant du sud-ouest algérien en destination de la Tripolitaine. Elle fut conquises par les Romains et très tôt elle s’est convertie au christianisme et avait même un évêché, comme le prouve la notice des sièges épiscopaux de la Byzacéne, ou il est fait mention d'un Episcopus Neptitanus ou Neptensis, et que dés lors l'usage avait prévalu de retrancher le mot Aggarsel du nom composé Aggarsel Nepte pour prévaloir le nom Nepte qui deviendra par la suite Nefta.

L’Islam l’a conquis par sa foi et elle devint un oasis d’enseignement théologique. Peu à peu elle devient un fief important des Chiites, des Kharijites et des Ibadites qu’elle fut nommée la petite Koufa "El Koufa Essoghra". Plus tard, elle fournira Hommes et Armes à Abou Yazid "Saheb Al Himar" "l’homme à l’âne" qui se révolta contre les Fatimides et faillit prendre leur capitale "La Mahdia".

Au 13ème siècle, "Sidi Bou Ali Essonny" un saint homme mystique venant du Maroc, s’installa à Nefta prêcha l’orthodoxie sunnite et éradiqua définitivement les Chiites, les kharijites et les Ibadites. Après sa mort on lui fit construire un mausolée et on le surnomma "Le Sultan du Djérid".
Depuis, une grande activité soufique y vit le jour et Nefta avec ses Méderssa et Zaouïa devint le second centre religieux après Kairouan.

Aujourd’hui encore à Nefta on peut voir les vestiges des chiites à travers leurs minarets ronds et les ibadites à travers les minarets octogonaux ainsi que plusieurs dizaines de coupoles de Marabouts.

Cette antique cité au fait, n’était pas située à l’endroit actuel mais plutôt à quelques kilomètres vers le sud sur les bords de la sebkha. L’ancienne Nefta est entièrement ensevelie sous des dunes et des monticules de sable.
En allant en direction du Chott et après avoir traversé de fertiles jardins, puis des plantations plus maigres et plus rares de dattiers à moitié submergés dans le sable, on parvient à un espace ouvert, infini, blanc, triste et désolant sans aucune végétation et qui sous l’effet d’un soleil ardent fait miroiter aux visiteurs des mirages de caravanes fantômes perdues qui n’ont jamais retrouvé leur destination ou leur chemin de retour.

Là, à un kilomètre de la lisière de la verdure, s'élève la Zaouïa d'un saint appelé Sidi Hassan Ayed qui parait accueillir ceux qui arrivent à traverser le chott et donner sa bénédiction aux partants vers d’autres contrées ou l’inconnu.
A en croire nos aïeuls, ce serait Sidi Hassen Ayed qui, il y a quatre cent ans environ, aurait engagé les habitants de l'oasis à se délocaliser sur les collines qu'occupent les villages actuels, et ce serait depuis cette époque seulement que la ville ancienne aurait été complètement abandonnée et aurait peu à peu disparu, par suite de l'envahissement continu des sables.

Comme depuis très longtemps, Nefta est constituée de 9 quartiers ou "Arouch" bâties sur des collines sablonneuses et qui se touchent les unes les autres. Ils bordent, à droite et à gauche les berges de l'oued qui féconde l’oasis. Chaque quartier à son propre histoire à lui, mais tous se confondent pour former et appartenir à cet superbe îlot qui était le seul jadis ou l’eau est distribuée aux agriculteurs sans restriction aucune en raison de son abondance.

Le quartier le plus important est "Essoug", parce que c'est là que se tient le marché, est le mieux construit. Il renfermait une grande maison de l'époque Beylicale et désignée à cause de cela Dar el-Bey.
Les autres sont "Omaada", "Cheurfa", "Zaouïet Sidi-Salem", "Beni Aly", "Zaouïet Gueddila", "Ouled Chérif", "Algma" et "Zebda"

La plupart des maisons sont ornées avec les fameuses briques pleines beiges ou ocres du Djérid "El Galeb" à base de terre cuite et avec lesquels on fait des motifs géométriques ou même de la calligraphie.

Depuis la nuit du temps, l’activité économique principale de Nefta est la culture du sol et l’entretien des palmiers dattiers. Quoi qu’elle à été pionnière dans le domaine du tourisme saharien, au fil des ans elle a perdue sa position en faveur de Tozeur et elle est devenue une zone de passage aléatoire. D’ailleurs l’activité de l’animation touristique est faiblement rémunératrice sur un bilan annuel.

Nefta mérite aussi une mention toute particulière pour ses jardins. Jadis (jusqu’à fin des années 70) les palmeraies étaient arrosés par un oued qu'alimentent deux sources principales; l'une s'appelle Ras el-aîn el-Guettar, l'autre El Faouara.
Au fait, chacune des deux sources est un ensemble de sources (52) qui saignent dans une vaste cuvette naturelle. Les eaux de ces deux cuvettes se rencontrent pour constituer l’oued principal qui va par la suite couler entre une abondante végétation, traverser le village et rejoindre le sol fertile des palmeraies. Tout cet ensemble s’appelle la Corbeille de Nefta.

L’oued serpente à travers une véritable forêt de palmiers mêlés d'orangers, de citronniers, d’abricotier, de figuiers et de grenadiers ainsi que d’une large panoplie d’autres arbres fruitiers et même des oliviers.
Ces arbres, déjà en fleur embaument l'air de leurs parfums. Çà et là, des vignes capricieuses, aux ceps gigantesques, grimpent le long des dattiers, s'enroulent autour de leurs troncs ou courent en guirlandes d'un arbre à l'autre.

Sous la pénombre des palmiers, c’est un autre climat frais et doux qui subsiste. Le sol divisé en d'innombrables petits compartiments ensemencés de tomates, poireaux et oignon, concombre, courges, chou etc … et surtout du fameux piment nain inégalé "felfel Nefta", sont arrosés chaque jour par l'eau tiède qui dérive de l'oued suivant un système d’irrigation et de partage par clepsydre "gaddous", établit depuis le XIIIème siècle par le savant et mathématicien Ibn Chabat.

Nefta, dernier paradis terrestre érigé par l’homme qui continue de se battre pour sa conservation. D’abord, contre la volonté du Sahara qui veut l’engloutir en luttant avec énergie pour repousser les vagues mobiles, progressives et menaçantes des sables.
Ensuite, un autre combat pour la source de la vie, pour l’eau qui s’est tarie, pour les sources qui sont desséchées, pour la pluie qui ne vient plus ou qui vient quand il ne fallait pas. L’homme fait appel encore à l’origine de la vie qu’il est allé chercher dans les entrailles les plus profondes de la terre pour garder cette verdure dans "le nulle part".

Dernier combat, contre la civilisation qui dénature, qui ne convient pas, qui perturbe le système qui fonctionne parfaitement par des règles innées mais sans lois. Contre le béton qui s’attaque au "Galeb", contre le réfrigérateur qui remplace la dernière "golla" et la dernière "Chakwa", contre le regard moqueur d’un touriste, contre le sourire charitable d’un visiteur.
Un combat contre la pauvreté pour carence de ressources, contre le chômage pour manque de formation et insuffisance d’emplois. Un combat mené par ses enfants qui partent étudier dans les grandes villes, qui se diplôment, s’installent ailleurs mais retournent régulièrement à leur point d’ancrage.

Comme chaque jour, sur l’esplanade de "Sahara Palace", le soleil prêt à s'éteindre, dore déjà de ses feux mourants la verte cime des palmiers. Sous les dunes de l’ouest, il se refuge lentement en promettant le retour demain à la même heure au même endroit. Je rentre rêveur, errant entre les dédales des ruelles, savourant le charme des moments enchantés de félicité dans le pays de la simplicité et du bonheur.

http://www.imagesdetunisie.com/photostunisie/nefta/nefta.htm
http://www.nachoua.com/Zen2.htm
http://lexicorient.com/e.o/nefta.htm

samedi 3 mars 2007

Bêtises à Nabeul : Animal de Compagnie (2ème partie)

Beaucoup de personnes sensibles et tendres élèvent des animaux de compagnie chat, chien, perroquet etc…, alors que moi pendant certaine période, j’entretenais dans ma chambre deux scorpions et que je laissais même hors du bocal sur le parterre ou que j’amenais même avec moi en classe dans un cornet fait en papier ordinaire.
Avec mon binôme, je suis même arrivé à en vendre l’un d’eux aux touristes.

Ces scorpions sont trouvables à côté des haies de figues de barbarie longeant la voie ferrée Nabeul / Bir Bou Regba. Chassez ou capture les scorpions, est une technique simple qui nécessite de la patience et de l’agilité.

Après avoir identifié un trou dans lequel le scorpion se refuge, il faudrait le provoquer sans lui faire peur est fuir. Avec une brindille de bois, exciter le scorpion en la faisant rentrer doucement et la retirer rapidement dans son trou, comme si la brindille essayait d’explorer la grotte.
Répéter ce rituel plusieurs fois tout en l’enfonçant un peu plus chaque fois.
Réagissant contre cet intrus indésirable, le scorpion va se défendre, tantôt en poussant la brindille tantôt en l’attaquant.
En faisant le processus inverse, ç-à-d se retirer doucement et en simulant des mouvements d’attaques brusques, le scorpion va poursuivre la brindille et soit sortir de son trou (peu probable) soit s’attaquer férocement et pincer le morceau du bois.
Comme un pécheur qui sent les manœuvres du poisson qui va mordre à l’hameçon, on sait à quel moment tirer la brindille avec le scorpion obstiné à s’y agripper avec ses pinces tout en lui donnant des coups de dard.

Les scorpions du "Cap Bon" sont noirs et contrairement aux idées pré-reçues ils sont moins dangereux que les scorpions jaunes du sahara.

J’ai spolié quelques étudiants de quelques dinars en pariant que je pourrais mettre le scorpion sur ma paume et en accentuant mon courage (plutôt du bluff) et les risques encourus.
Les imbéciles, ils ne mesuraient pas l’intensité du danger que je courais si le scorpion arrivait à me piquer !!!. les imbéciles, il ne savaient pas que le scorpion n’avait aucune raison de piquer le terrain sur lequel il avançait, même si s’était une main humaine.

vendredi 2 mars 2007

Bêtises à Nabeul (1ère partie)

Tous ceux qui ont fait une année préparatoire à Nabeul à l’IPEIN savent que s’était une riche expérience.
En ce qui me concerne, d’une part je me suis retrouvé libre sans aucun contrôle, et je devrais m’assumer à 100% et surtout assumer mes bêtises et combattre les tentation affreuses (perdu d’avance) des sorties nocturnes vers les boites de nuit et les hôtels non seulement les week-ends mais même en milieu de semaine.
D’autre part, il fallait avoir une conduite modèle (Tozz), être à la hauteur de ses responsabilités et l’obligation d’étudier, de réussir et d’honorer le contrat moral tenu envers nos parents (comme si on étudiait pour les satisfaire).

Comme chaque nouvelle étape dans ma vie, je prenais des décisions et de résolutions sans tenir compte vraiment de tous les aléas et de ma capacité à satisfaire ces engagements (à noter, qu’avec le temps, l’âge et l’expérience, j’ai bien progressé et mon Taux de Réalisation des objectifs s’est beaucoup amélioré).

Je ne vais pas vous parler des décisions prises mais de vous raconter certaines de mes bêtises et folies qui sont dues à plusieurs facteurs :
1- Mon caractère d’un garçon têtu, fonceur, intrépide
2- Ma devise que je maintien jusqu’à maintenant : Quelque soit le problème (ou la bêtise), il y a plusieurs solutions pour s’en sortir avec le moindre grief et il y en a toujours une, avec une sortie honorable (même si on a tort), il suffit de la trouver.
3- Mon alternance entre Post-Adolescence accentuée et Pré-Homme prématuré.
4- Ma déception amoureuse avec Kamilia
5- Ma nouvelle rencontre avec Diva (à raconter une autre fois)
6- La tension et la pression au niveau des cours et l’intensité du programme scolaire sans que les nouveaux étudiants ne soient formés et informés pour ça.
7- Les professeurs qui manquent totalement de pédagogie pour encadrer les jeunes étudiants et les remettre sur la bonne voie.
8- Mon penchant naturel (ou en réaction à la tension psychologique régnante) envers les loisirs et les amusements.
9- La révolte contre le système qui nous coiffe (école, foyer, programme scolaire etc …), qu’on pense qu’il n’est pas équitable qui nous lèse et qui nous pousse à le défier.
10- La frustration de ne pas réussir et de voir un avenir terne et le fait de ne pas avoir une solution ou de ne pas voir le bout du tunnel nous pousse à une fuite en avant.
11- …….

Avant de lister ces quelques bêtises je veux bien vous raconter un événement qui m’a beaucoup touché et relatif au point (7)

Notre professeur de Mathématique (analyse) était un français et lors de la première séance de cours, ce brave monsieur a commencé par nous féliciter de notre réussite au Bac, de nous rappeler (en ces termes) « que nous venons de couper le cordon ombilical avec nos parents et que nous devons nous assumer comme des vrais Hommes » et de nous souhaiter bonne année scolaire couronnée par une réussite méritée. Sa locution a touché tous les étudiants.

Ensuite, est venue la séance d’Algèbre avec un autre professeur tunisien qui a tenu à nous rappeler que « c’est pas parce qu’on a réussi au Bac qu’on devait penser qu’on a tenu le taureau par ses cornes, qu’on est encore des gosses (ouled sghar) et qu’on devait se plier au système si on veut réussir ». S’était plus que démoralisant.

Ce professeur à eu sa pire année scolaire (notre classe était constituée exclusivement des élèves venus des Lycées Techniques de Tunis et Ariana, réputés pour leurs insolences et impolitesses) et en contre partie nous avons eu droit aux plus mauvais cours et aux plus terribles notes.

A suivre …..

mercredi 21 février 2007

Mon Second Amour "Hbibi Thani" (4ème partie).

Au niveau résultats scolaire, le 1er trimestre ma moyenne a été juste 10,5/20, le second trimestre je suis tombé à 9/20 mais je me suis rattrapé au 3ème avec 13,5/20 juste pour repasser en 2ème année à l’ENIT. Tant mieux, je ne pouvais pas supporter une autre année à Nabeul, les zones touristiques ne me convenaient pas, je tendais plus à m’amuser qu’à étudier.

L’année suivante à Tunis, je me suis réconcilié avec Kamilia dans un sens très strict. Puisqu’on prenait le même bus et qu’on était dans la même classe nous sommes redevenus des "Amis".
Peu à peu, ce qui était il y a deux ans et demie un Amour très fort et qui est devenu ensuite de l’ignorance, s’est transformé en Amitié.

Notre amitié est devenue très forte que même après avoir terminé nos études nous nous voyons et nous nous téléphonons régulièrement. J’ai rencontré tous les membres de sa famille, et même pendant les fêtes je leurs rend visite (jusqu’à aujourd’hui).

Kamilia, sa mère et sa sœur ont assisté à mon mariage, sa maman et sœur sont venues me féliciter mais pas elle. Je l’ai vue, elle ne souriait pas et son visage affichait une certaine tristesse.

Deux ans après, lors de l’une de nos rencontres dans son bureau, je l’ai grondée parce qu’elle a rompu avec son fiancé, elle se justifiait avec des arguments qui ne collaient pas, à la fin elle m’a dit "C’est à cause de toi".
J’ai été choqué de l’entendre dire ça, je lui ai demandé des explications, elle s’est mis à pleurer et elle est sortie de son bureau.

"C’est à cause de toi" !!!, qu’est ce que j’ai fait ?, qu’elle erreur j’ai commis ?, quel malheur j’ai généré ?.

J’étais un homme marié et je ne voulais pas remuer le passé et risquer de perturber ma vie ou perdre une amie qui m’est très chère. J’ai décidé de ne pas aborder encore le sujet avec Kamilia, on en a plus parlé du tout. Mais avait-elle vraiment raison de m’accuser de l’avoir laissé tomber ?

Peut-être qu’à l’époque je n’ai pas trop cherché à savoir les raisons de son comportement qui l’ont poussée à s’éloigner de moi, d’ailleurs jusqu’à aujourd’hui je l’ignore. La façon avec laquelle notre relation à repris ne m’a permis de lui faire des reproches et de connaître les causes.
Peut-être que mon arrogance et mon orgueil m’ont détourné d’elle et de ses raisons pour ne se focaliser que sur moi et sur ce que je subis. Je ne peux dire, que je n’étais pas assez mûr pour chercher les causes au lieu de m’arrêter sur les faits (même si j’ai essayé s’était insuffisant).

Kamilia a bien réussi sa vie professionnelle, elle est aujourd’hui directrice d’une entreprise et elle très active au niveau politique, mais malheureusement elle ne s’est pas mariée en dépends de sa beauté, de son élégance et de son physique, elle a refusé tous les prétendants arguant qu’ils ne lui conviennent pas.

Pour ceux qui ne la connaissent pas, Kamilia est une fille mystérieuse mais charmante, très adorable et toujours disponible pour aider ses ami(e)s et rendre service aux ami(e)s de ses ami(e)s.

mardi 20 février 2007

Mon Second Amour "Hbibi Thani" (3ème partie).

Enfin la rentrée tant attendue à Nabeul, encore un nouveau univers : le foyer et l’école. Cette fois-ci le cordon ombilical va être réellement coupé, il n’y aurait plus de contrôle familial, l’indépendance absolue.
En plus, avec Kamilia, nous réjouirons de beaucoup plus de liberté et nous pourrons être ensemble autant que ne le voudrons.

Nous nous sommes trouvés bien sûr dans la même classe et les premiers jours étaient fantastiques. Longues marches sur la plage de Merazka, tenant ma "dolcita" par sa main, ainsi que des câlins et caresses discrètes.

Malheureusement se bonheur ne dura pas longtemps et le comportement de Kamilia commença à changer. Prétextant l’intensité des cours et les révisions (en partie, elle avait raison), nous avons suspendus complètement nos sorties et à a part nos retrouvailles en classe ou au restaurant, nos rencontres sont devenues très rares.

Je sentais qu’elle n’est plus la même, on communiquait très mal et nos conversations ne dépassaient plus le cadre des études. Je devenais aberrant et je n’arrivai pas à avoir une réponse satisfaisante de sa part.
Selon elle, c’est le changement, elle n’arrive pas à s’adapter loin de sa famille ; c’est aussi des problèmes familiaux qui la tracassent et le plus important, elle avait peur de ne pas réussir.

Mais moi, ou suis-je par rapport à tout çà ?
J’ai voulu la soutenir, connaître encore plus de détail sur ses soucis, ses problèmes et sur sa famille dont elle ne parlait que très rarement. J’étais prêt à être disponible autant qu’elle le voulait pour la soutenir dans les études mais surtout qu’elle ne m’ignore pas, qu’elle ne me laisse pas tomber. Rien à faire, sa défense par rapport à ces problèmes était de se retirer et de s’enfermer sur elle-même. INCOMPRHEENSIBLE.

A peine deux semaines que nous sommes à Nabeul et nous voilà séparés et déchirés. Elle a fait un choix que je devais assumer et dont je n’était pas du tout préparé. J’étais complètement perdu et désespéré et j’avais conscience que cette situation influait beaucoup sur mes résultats scolaires.

Un jour que je jouais avec son bracelet qu’elle venait d’enlever, elle me demanda de le lui rendre, j’ai refusé dans le sens de la taquiner, elle insista d’une façon qui ma déplut et violemment elle l’arracha de main et repartie en courant. S’était le coup de grâce, je ne méritais pas ce qu’elle me faisait subir.
Au début j’ai décidé de ne pas lui adresser la parole jusqu’à ce qu’elle vienne me consoler, mais comme elle tardait à venir je me suis déterminé à l’ignorer.

J’étais presque malade, incapable de penser ou de faire n’importe quoi et chaque soir je prenais la décision d’aller lui parler le lendemain mais mon entêtement m’empêchait de le faire.
Voir Kamilia plusieurs fois par jour sans qu’elle me parle me tuait, je devenais agressif et je me retenais péniblement pour ne as se bagarrer avec les garçons qui rodaient autour d’elle. Heureusement qu’elle les ignorait aussi.

Je me suis versé dans les boites et les sorties nocturnes pour me détourner d’elle et l’oublier. Comme tout adolescent qui se respecte je me suis réconcilié avec les cigarettes et m’engloutis dans les sèves de Bacchus, heureusement que mes finances étaient limités, sinon j’aurais pu devenir facilement un ivrogne et alcoolique. Lorsque ma bourse s’est épuisée, je me suis remis aux études pour rattraper le retard accumulé.
J’ai décidé de me libérer d’elle, c’est elle qui devait venir me demander des excuses.

Il m’a fallut une semaine pour que le hasard me fasse rencontrer "Diva", que j’ai décidé de séduire afin de rendre Kamilia jalouse qui malheureusement s’est obstinée à toujours m’ignorer. J’ai été touché aussi bien dans mon Amour que dans mon orgueil, c’est la première fois qu’une fille me laisse tomber. Je dois m’en habituer maintenant.
Ma nouvelle amitié avec Diva (qui sera mon 3ème Amour) m’a fait peu à peu oublier Kamilia.

A suivre ....

THE FORGOTTEN TERRORIST ATTACK

by Malcom Lagauche
Source : http://www.uruknet.info/?p=m30585&hd=&size=1&l=e

Victims of the Feb. 14, 1991 U.S. terrorist attack

On the morning of February 14, 1991, when I turned the TV on to see the latest lies being told to the public about the U.S. bombing of Iraq, I saw a chaotic situation in Baghdad. The Amiryah bomb shelter had just been struck by two 2,000-pound superbombs. Information was sketchy, but it was evident that many people lost their lives.

The first statement from the U.S. administration was that the U.S. hit an Iraqi command and control post and the dead were military. Shortly after, the cameras showed charred bodies of women and children, so the U.S. story had to be revised. The administration then said that the building was a military target in which Saddam Hussein placed civilians to protect the military personnel.

Remember that the current vice-president of the U.S., Dick Cheney, was the U.S. Secretary of War in 1991. He said, "We blame the Iraqi leadership for putting civilians in harm’s way." That statement was not only a lie, but one of the most absurd allegations one could make because it denigrated the hundreds of humans who lost their lives. Cheney, an avid hunter of caged quail, once shot a hunting partner. He can’t tell the difference between a small bird and a person, so nothing is new about his lack of brainpower or eyesight.

For a couple of hours, the world was told that the Iraqis led civilians to their deaths by putting them into a military target. Then, the truth began to emerge.

The Amiryah bomb shelter was built as a civilian bomb shelter during the Iran-Iraq War. Even the engineer who designed it came on television and told the world that there was no way it could be a military asset.

After the lies were put to rest, it became evident that the U.S. had mistaken the target as a military venue, or it had deliberately bombed it knowing it was a bomb shelter. To this day, not one U.S. government spokesperson has ever mentioned the truth. In fact, after February 14, 1991, the subject has been left unspoken: even the lies.

Those inside the bomb shelter died horrific deaths. First, a 2,000-pound bomb crashed through the shelter creating a massive tunnel in which the second 2,000-pound bomb then came. Both blew up leaving a huge hole and killing more than 500 people. Only seven humans survived the attack. Those who died actually saw the first bomb and had a few seconds of life left before the second burrowed its way into the shelter. Such an attack transcends the barbarity of a bombing in which the people die immediately.

The lines of burnt dead bodies lining the street presented a horrific scene reminiscent of Hiroshima after it was nuked by the U.S.

This is the 16th anniversary of the bombing of the shelter, yet few words have been written as a reminder of the horrific act. Before March 2003, at least Iraq commemorated the event and remembered the dead. The stooges in power today don’t want to remind the world of the lack of caring for human life the U.S. displayed in 1991 in the bombing of Iraq. Most weren’t even in the country then. No matter how much they stick their heads in the sand, nothing will never ease the pain of one of the most barbaric terrorist attacks in history. The silence from the U.S. and the Iraqi quislings is deafening

LE MASSACRE D’AL-AMIRIA A BAGDAD : QUI S’EN SOUVIENT ?

Ce texte a été repris du Blog suivant : http://omarkhayyam.blogsome.com/2007/02/15/al-amiria/

Le 13 février 1991, il y a tout juste 16 ans, une bombe anti-bunker, « à l’intelligence moyenne, qui tue et enterre en même temps », selon l’expression du tunisien Omar Khayyam, a fait plus de 400 victimes civiles dans l’abri d’Al-Amiria à Bagdad.
Qui s’en souvient ?

Le moteur de recherche Google, le plus performant d’entre tous, ne reconnaît même pas le nom d’Al-Amiria et suggère aux curieux d’essayer avec l’orthographe « al hamra » à Bagdad et c’est à peine qu’il évoque ce massacre à deux ou trois reprises dans des textes récents. Il est vrai que depuis le massacre d’Al Amiria, des millions d’irakiens, enfants, femmes et vieillards, civils et combattants, ont trouvé la mort sous des bombes plus intelligentes, à fragmentation, à l’uranium appauvri, au napalm et au phosphore, ou d’une façon moins brutale et plus lente, par la malnutrition, la faim ou le cancer occasionné par l’uranium appauvri qui pollue l’eau, le sol et l’atmosphère pour des générations. En juin 1995, Le Monde diplomatique a publié un article indiquant que l’Institut pour la science et la sécurité internationale de Washington avait estimé à 300 tonnes le poids total de l’uranium contenu dans les obus tirés en Iraq.
Les irakiens meurent de plus en plus aussi par le nouveau cancer des luttes interconfessionnelles, avec leur lot quotidien de voitures piégées, de massacres perpétrés par les escadrons de la mort et des assassinats ciblés…. ! Qu’est-ce donc que 400 morts dans un pays qui a enterré près de trois millions de ses enfants en 16 ans et où les vivants se sentent déjà en sursis?
Il est tout de même utile de rappeler les faits tels que relatés dans ce papier, traduit de l’arabe, de l’irakien Mohamed Bessam Youssef.
Ahmed Manai

« Il y a 16 ans, le mardi 13 février 1991 à 4 heures 30, avec les premières lueurs de l’aurore, deux violentes explosions se firent entendre à l’intérieur de l’abri al-amiria à Bagdad, faisant 408 morts, des enfants, des femmes et des vieillards, victimes d’un bombardement prémédité et bien calculé de l’aviation de la superpuissance américaine. Tous les martyrs étaient des civils. Ils avaient fui les bombardements sauvages de leurs quartiers, des ponts, des routes et des voitures en circulation, par l’armée du pays qui se gargarise de défendre les droits de l’homme, de protéger les civils innocents et de respecter les lois de la guerre et de la paix, pour se réfugier dans cet abri supposé à l’épreuve des bombes.

Tous ont péri par traîtrise : 260 femmes, 52 bébés dont le plus jeune avait à peine 7 jours et 90 enfants et vieillards entre 3 ans (le cas de l’enfant Ahmed Alamr), et 93 ans (le cas de Dhoul Fikar). On ne retrouva que 314 cadavres, passablement reconnaissables et des lambeaux de chair, des flaques de sang des 94 autres victimes.
L’abri d’Al Amiria était conçu pour protéger les fugitifs, enfants et femmes notamment, des armes non conventionnelles, chimiques, bactériologiques et des radiations nucléaires. Ses murs, en béton armé, avaient une épaisseur de 1,50 m et sa porte principale, en acier, pesait 5 tonnes. Il était censé protéger aussi contre les effets de la terreur des bombes et des bruits assourdissants de la guerre, si bien, qu’après le bombardement, l’abri a rendu inaudible les cris et les plaintes des suppliciés. Le massacre fut à la mesure de la sauvagerie des agresseurs américains » !

« Le 13 février 1991, à l’heure où le Muezzin appelait à la prière de l’aurore à Bagdad et où « le monde libre », c’est ainsi qu’il s’est autoproclamé, dormait d’un sommeil paisible, bercé par la certitude de la victoire du loup sur l’agneau, des centaines d’enfants et de femmes agonisaient et mouraient par suffocation ou par le feu, sans même pouvoir faire entendre leurs cris et leur douleur. Des familles entières furent ainsi décimées, des familles irakiennes bien sûr, mais aussi des syriennes et des palestiniennes. L’abri Al Amiria était un modèle réduit de ce qu’était Bagdad à l’époque, une ville ouverte à tous les arabes et où chacun avait les mêmes droits et les mêmes devoirs. C’est ainsi que Oummou Aymen, la syrienne, y trouva la mort avec 9 de ses enfants et petits enfants, à côté de Adiba, la palestinienne et les siens et toute la descendance de Oummou Ghaïdâa, l’irakienne et tant d’autres.
Cette dernière raconte : « j’ai perdu dans l’abri Al Amiria mes 9 enfants, garçons et filles. Je croyais qu’en les y amenant, ils seraient à l’abri des bombardements sauvages des américains. Depuis, j’ai perdu jusqu’au souvenir de mon nom, lui aussi a trouvé le martyr. Depuis, on m’appelle la mère de Ghaïdâa, la martyre. C’était ma fille aînée, âgée de moins de 13 ans. Le jour du massacre, on m’avait déconseillé d’y aller parce qu’il n’y avait rien à reconnaître. Mais je suis passée outre leurs conseils, leur rétorquant que j’étais une mère et que si je n’arrivais pas à distinguer leurs traits, j’arriverai quand même à les sentir. Ce sont mes enfants, une part de moi-même, mon cœur …je les reconnaîtrais sûrement !
Une autre mère irakienne raconte: « j’ai cherché vainement ma fille et puis soudain, j’ai aperçu son oreiller calciné. Je n’ai rien trouvé d’autre d’elle. J’avais espéré trouver d’elle une chaussure, un cahier ou même un lambeau de chair, n’importe quoi, qui me renvoie son odeur. Elle s’était simplement volatilisée ».

Une troisième mère raconte : « je cherchais mon enfant comme une folle. Mon fils n’était ni officier, ni conducteur de char, ni combattant. Il n’était même pas sur un site militaire ou au front. Il était dans un abri…à Al Amiria !
Abdel Krim Abdallah qui était dans les équipes de secours, raconte: « au troisième jour après le massacre et alors que nous étions en train d’enlever les débris et de nettoyer les murs du sang, des lambeaux de chair et d’organes humains (des yeux, des oreilles …) qui collaient, nous avons trouvé le cadavre calciné d’une femme auquel collait celui de son nourrisson, lui aussi calciné, surpris par la mort alors qu’il tétait le sein de sa mère » !

« Qu’aurai-je à ajouter, sinon que, si les arabes et les musulmans n’avaient pas gardé le silence sur ce massacre, perpétré il y a 16 ans, les américains n’auraient jamais eu l’audace d’essayer de transformer tout l’Irak, aujourd’hui, en une sorte d’abri Al Amiria et leurs agents et milices criminelles n’auraient jamais tenté de se déchaîner sur Bagdad et l’ensemble de l’Irak, avec toute la barbarie qui est la leur ».
Mohamed Bessam Youssef
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