jeudi 22 avril 2010

Du Rêve … à l’Espoir

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Elle est là, survivante mais blessée, de cet incident qui a risqué de la noyer à jamais. Sa tête est comprimée par des tristes pensées muettes et une infinité de questions sans réponses. Elle se sent brûler en dedans d’elle-même. Le sang en ébullition dans ses veines trace des raies rouges feu sur sa peau fragile et son visage se crispe de l'agonie qui se remue à l'intérieur de son âme.

« Est-ce ta Faute ou celle de ton Rêve ? ». Ses rêves l’ont conduit sur une longue route méconnue et ils essayent de l’amener à sa destination inconnue ou tout simplement la faute de la réalité qui vient de l’offusquer et de la blesser par sa tangibilité.

Elle regarde les reliefs de ses Rêves dispersés et elle essaye de se défendre contre les démons du désespoir et du doute. Au souvenir de ses songes et de tout ce qu’elle a voulu bâtir, elle soupire longuement, profondément au point de sentir se percer un tunnel à travers ses poumons.

A un certain moment, tout autour d’elle semble être brisé, elle sent des douleurs terribles mais elle est encore vivante ; elle a survécu encore à cette épreuve. Elle se sent piégée dans un cauchemar qui ne se termine pas, mais elle n’est pas du tout sûre qu’elle dépassera toutes ses tensions et ses angoisses qui pèsent sur tout son être, l’oppressent et estropient son futur. Mon optimisme la réconforte : « Les plaies seront vite fermées, sans laisser de traces et de cicatrices ».

Combien de temps devra-t-elle attendre et combien de temps devra-t-elle encore affronter cette réalité inerte ? Combien de coups pourra-t-elle encore encaisser et combien de temps pourra-t-elle résister ? Pourquoi cela devrait-il lui arriver ?

Mes doigts essuient en travers, ses yeux légèrement trempés. Elle a réussi à retenir une inondation de larmes, « Ce n’est pas du tout le moment de pleurer ». Si elle se permettra de crier sa peine, cela pourrai être sans fin, donc elle se retient, ce n’est pas du tout le moment de se lamenter.

Quel chemin prendre ? Alors que chaque chemin promet de la douleur mais rester immobile est aussi une souffrance insupportable. Comment et où est-ce que elle recommencera ?

« Tu continueras d’avancer tant que ton inertie te tire vers moi ».

Chaque nouveau pas, chaque fois qu’elle essaye d’avancer, s’affaisse dans l’incertain et elle commet des bavures ; elle n’a pas le courage de prendre des pas intrépides, elle a peur de sa naïveté, de sa maladresse et du futur incertain, elle est encore fragile, indécise. Elle se sent impuissante comme une petite fille perdue.

« Et moi ? … Que faire ? J'ai besoin de penser … de trouver le meilleur moyen pour t’éviter toute cette peine ».



Il fait un froid glacial insupportable qui l’enveloppe et se hasarde à travers ses pores, il atténue sa chaleur intérieure. Un gémissement indomptable se presse de sortir de sa bouche, elle s’est autorisée une minute de pitié. En compensation, elle prend des respirations profondes et elle profite pour expirer un peu de ses inquiétudes. « Si seulement je pouvais l’aider à surmonter tout cela ».

Elle est fatiguée, déprimée, son corps est las et elle veut dormir. Peut être, si elle se repose pour quelque temps, ses sens pourraient être rafraîchis et elle pourra voir plus clair.
Elle se recroqueville comme un fœtus, sa tête se vide lentement de toutes les pensées parasites et elle commence à sentir le froid de ses erreurs, à toucher les gerçures de son échec et à palper les regrets de toutes les promesses reçues mais jamais réalisées.

Son corps s’est engourdi mais ses veines se sont rafraîchies. Le froid condense ses neurones et il lui permet de mieux raisonner. Est-ce que elle doit encore garder confiance dans son Destin ?, Croire à ses Rêves ?, compter sur moi ? comprendre la confusion de nos sentiments ?.

« Si je pouvais enlever tous tes ennuis, si je pouvais te faire oublier toutes tes douleurs et les enterrer à jamais pour remettre un sourire sur ton visage et de la joie dans ton cœur.
Si je pouvais, j’enlèverai toutes tes craintes et je les enfermerai dans une bouteille que je jetterai dans la mer. Si je pouvais arrêter ou ralentir le temps pour prolonger éternellement nos moments de fuite et nos instants de rencontres ! »

« Mais toutes les fois que tu es triste, je ne peux que te prendre dans mes bras, coller ma joue contre la tienne et te prêter mon épaule pour y pleurer. Comme une voix silencieuse, tes pleurs sans larmes me coupent le souffle et déchirent mon âme, pareils aux vents absurdes de l’automne de mon pays, qui lacère la peau des visages des traînards de la nuit ».

« Je sais bien que tu ne lâches pas, que tu dois t’agripper, te battre, construire ton chez toi … et je sais bien qu’aujourd’hui tu es prête pour reprendre ton voyage et je viens de te trouver un nouveau guide, il s’appelle Espoir … mais il avance tout doucement ».

« Ton Espoir est intact, personne ne peut te le prendre, il t'aidera à traverser la tourmente ; c’est le seul mot qui se conjugue avec certitude au futur ».

« Mais … l’Espoir et les Attentes paraissent interminables et aucune victoire n’est assurée pour ceux qui luttent contre eux … qui luttent contre le Temps … mais j’ai totalement confiance en TOI ».
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mercredi 21 avril 2010

Provocations

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Être !
Rester !
Faire au lieu d'essayer !

Demander ! … non, exiger ce qui me revient de droit ;
Ton Amour.

Donner ! … non, offrir tout ce qui m’est possible de céder ;
Mes Sentiments.

Atteindre les limites … et dépasser le raisonnable ;

Laisser grandir le garçon …
Je suis un adolescent dans la peau d’un homme ;
Je suis suspendu entre deux époques ;
Et je me bats contre mon tempérament.

Tes vœux et mes rêves, s’éparpillent au vent ;
Et je continue de te provoquer Ô Destin.

Continuer de rêver !
Aimer, désirer !
Rire au lieu de pleurer !

Faire de ma vie une pièce de théâtre dont je suis le comédien et le spectateur …
Et dont le Destin est le metteur en scène.

Madame, désolé, tu n’es qu’une figurante ;
Mais aussi l’une des étoiles de ma tragédie.

Lire entre les lignes de mon scénario …
Et supposer comprendre l’incompréhensible ;
Et le traduire, à ma façon, en gestes et paroles.

Lutter!
Saigner!
Respirer au lieu de périr !

Vivre à 160 Km/h, rien que pour enfreindre les règles et les lois.
Et toujours courir, non pas pour gagner la course mais pour rester en forme.

Mourir en étant fort, tenace …
Et reconnaitre que je n’avais pas toujours raison mais la plupart du temps tort.

Déborder d’amour et trouvez la passion dans les cœurs fertiles ;
Et être comblé pour avoir toujours aimé ;
Au-delà de ce que mon cœur pouvait supporter.
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mardi 20 avril 2010

L’Appel de la Mort

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Quand le Temps s’arrête subitement,
Que ton cœur frigide entre en hibernation,
Et que la léthargie blême fasse son invasion,
Tu te retrouves nulle part … dans un sommeil profond.
Ton corps est envahi par la paralysie,
Tes viscères et entrailles se rigidifient,
Et tu commences à prendre l’aspect d’une momie.
Ton souffle se caille dans tes branchies,
Ta respiration devient une agonie,
Et tu sembles immobile sans la vie.

Quand les chaînes qui retiennent ton esprit se détachent,
Et que ton âme, se bat et se rattache à ton corps qui la crache,
Et que l’ange de la mort qui vous guette sans relâche,
Tend sa lame pour couper avec son eustache,
Le fil de l’existence qui te retient à ta dernière tache.


Ce que tu n’as pas encore accomplit t’appelle,
Tu veux échapper à la mort et rester immortel,
Mais pour ressusciter il te faut du temps factuel,
Un miracle du ciel, ou un voyage intemporel,
Mais ton horloge s’est déjà figée de façon accidentelle,
Et plus rien ne bouillonne dans ta cervelle.

Tous les objets qui t’entourent en habitacle,
Se fusent en une barrière qui te fait obstacle
Se referment sur toi comme un piège réceptacle,
Et tu fini par céder à la mort qui te racle.

Tu viens de perdre ton ultime combat contre la chance,
Au paradis ou en enfer tu renaitras, qu’elle différence ?
Ou peut être même, tu incarneras une nouvelle existence,
Dans le corps d’une colombe ou murène tu recommences,
Ou devenir l’allure d’une comète naviguant en éloquence,

… Ou peut être tout cela n’est que le songe de ta démence.
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samedi 10 avril 2010

Bon Amour

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Qu'est-ce que cela signifie d’aimer quelqu'un ? chacun de nous tous, à un moment de sa vie s’est posé cette question et tous les philosophes, écrivains et mêmes le plus commun des vivants a déjà écrit et discuté de ce sujet. Je vais vous faire part délicatement de mon opinion construite à partir de diverses bribes de notes.

Parfois, si ce n’est pas toujours le cas, nous développons une affection et un amour assez fort pour une personne et déjà il nous manque dès qu’il s’éloigne de nous même une heure après l’avoir rencontré. Nous continuons de penser à lui et nous ne pouvons détourner notre attention à son sujet et là on commence à se demander est-ce que je suis amoureux de cette personne ? Qu'est-ce qui m’arrive, à mon âme, à mon cœur, à mon intérieur ? Pourquoi est-ce que je pense à lui et que je ne peux pas m’arrêter de le faire ?

Déjà tu t’endors en pensant à lui et le matin au réveil, il est déjà là dans ta tête et il emplit encore tes pensées. Qu'est-ce qu'il fait ?, Qu'est-ce que tu peux faire pour le rendre encore plus heureux et le faire sourire ? comment faire pour être avec lui ? comment faire pour être plus longtemps avec lui ? comment faire pour être toujours avec lui ?

Quand tu n’es pas avec lui, tu as envie d’être seul et tu fais défiler dans ta tête tous les beaux moments que vous avez passés ensemble. Aucune personne, ne pourra te faire rire autant que lui ; aucune autre personne ne te rendra heureux autant que lui. Personne n’est plus amusante et plus attirante que lui. Il n’y a que lui. C’est lui qui compte pour toute la vie. Tu as peur de le perdre, tu deviens jaloux des regards des autres, tu veux l’avoir pour toi seul. Aucune personne n’a le droit de le partager avec toi.

Aimer quelqu'un peu paraître la chose la plus facile qu’on peut faire, sans effort et sans difficulté mais en réalité c'est une chose très difficile surtout si la personne que nous aimons ne peut pas être proche de nous tout le temps. Pour certaines personnes, l’amour réel est difficile à atteindre et ils passent une grande partie de leur vie à le chercher sans le trouver.

Quand nous aimons une personne nous endurons son douleur et son chagrin. Quand il souffre, nous souffrons avec lui, nous souffrons pour lui. Aimer est aussi un grand risque, cela veut dire donner une grande partie de soi-même à une autre personne et permettre à soi de devenir vulnérable spirituellement, mentalement, émotionnellement et même physiquement. Ce n'est pas un processus facile. L'amour profond implique chaque partie de la personne.

Aimer une personne, c’est orbiter autour de son centre de gravité est perdre son équilibre et tomber dès qu’on dévie de sa trajectoire. Aimer c’est comme partir dans un long voyage sur une longue route inconnue tout en mettant des œillères sur les yeux et on devient aveugle en conformité avec le fameux adage. Personne ne sait quand est-ce que il va atteindre la fin du tunnel et qu’est ce qu’il va trouver en fin de compte. Mais le plus important, c’est le soutien mutuel et le fait que chacun soit un support de l’autre surtout dans les moments les plus difficiles.

Il arrive parfois que la personne que nous aimons nous blesse. Est-ce que nous cessons d'aimer cette personne ? Dans un amour sincère JAMAIS. Parfois, nous manifestons notre mécontentement mais nous continuons de l’aimer, tout simplement parce que l'amour est une émotion désintéressée mais si le cœur est trahi, il sera endommagé et il pourrait changer la structure de ce que nous sommes.

L'intimité s’intensifie et se resserre à travers le partage et l’ouverture mutuelle de l’un à l’autre. C'est un facteur très important dans une relation. Souvent, c’est cela qui risque parfois de transformer une relation superficielle en relation amoureuse. Il permet aux deux personnes impliquées de confronter leurs émotions, leurs vécus, leurs souvenirs et de s’imaginer un avenir. Ils se lient plus profondément à travers un échange intense est honnête mais parfois mensonger sans qu’ils se rendent compte. L'intimité physique n'est pas aussi intense parce qu'elle ne représente pas la profondeur de la relation sentimentale. Deux individus pourraient s’engager sur des relations sexuelles intimes sans pour autant développer l’émotionnel commun.

Aimer quelqu'un produit la passion. La passion est le zeste de l’amour, c’est le feu dans l'âme qui va amplifier le désir sentimental est physique. Beaucoup de personnes sont passionnées de leurs métiers, de leurs carrières, de leurs enfants, de leurs passetemps et ce n’est pas remarquable mais quand deux personnes sont passionnées l'un l'autre c’est facilement perceptible. On les voix rayonnants, souriant, dans le meilleur de leur états.


La passion crée le désir d’être toujours avec son bienaimé et être toujours avec son bienaimé crée de la familiarité et à la longue, la familiarité tue la passion … mais pas l’amour. Qui dit le contraire ?

et qu'elle est la recette de la réussite d’une histoire d’amour, si ce n'est de la tendresse, de la passion, de la persévérance dans le désir et parfois un grain de chance ... ceux qui viennent uniquement pour la dégustation, ne gouterons qu'à l’avant goût et dirons que toute est providence, par contre quand l'amour devient conditionnel, les équations se confusent, la vie devient trop paramétrée et on passe on mode inadéquation

A la fin, faites aussi attention, quand la seule personne qui compte se met à compter ... 3, 2, 1 ... Ne partez pas ! Ne vous enfuyez pas ! seulement montrez lui que 1 + 1 = 3, que toi et lui, c'est pas Deux et que dans l'amour l'arithmétique perd tout sa logique et que compter n'a pas de sens. Bon Amour.

lundi 5 avril 2010

Mon Ami Solitude

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Il y a de cela 21 ans - (texte écrit en Février 1989)

Sur le mur, une vieille horloge suspendue ... tic-tac, tic-tac, tic-tac ... L’écho de son cliquetis métallique se répète en rythme précis et régulier. Oh, cœur creux, pourquoi continues-tu à battre à la même fréquence et pas au ralenti ? Jour et nuit, je me trouve ici, avec tous mes ennuis à pleurer silencieusement, avec mon unique ami Solitude.

Solitude … mon seul ami, entre mes quatre murs gris je t’enferme et dans mon isolement je te séquestre. Assis sur les bords d’un rêve périmé, cherchant un amour que j’ai égaré et comme une voix silencieuse, mes pleurs sans larmes me chuchotent en vain pour m’apaiser et pour te chanter ô ma solitude.

Assis dans l'obscurité, je flotte à travers ce que j'appelle ma prétendue réalité. Un écho de souvenirs constant traverse mon esprit comme un train qui transperce un tunnel de nuit. Des souvenirs uniquement sombres … tristes moments quand l'âme se met à demander des comptes au cœur.

Solitude … dans l'obscurité de la lumière triste de la lune, je te retiens en compagnon pour que je ne cède pas au déguisement d'un rêve brisé. Je trempe mon Rêve dans le lac de ma Réalité, il s’en sort sec et abîmé, à cause de l’incompatibilité. Je pars sans laisser de traces et personne ne s’en aperçoive, sauf toi … comme les feuilles de l’automne qui se fanent doucement sans que l’arbre même le sente.

Ma solitude … tu es un mal vertueux qui m’apporte la vie autrement et qui meuble mes nuits mais mes yeux me brûlent parce que je n’arrive pas à les fermer et à m’endormir, et quand ils se referment mes démons reviennent pour fréquenter mon existence; fréquenter mes pensées et me désemplir de toute ma substance et je deviens vide.

Je suis la coquille creuse de ce qui était un enfant qui a brisé son jouet et qui n’a pas su garder ce qui lui était le plus cher et les moments de tristesse en compagnie de Solitude, me révèlent toujours la vérité dont j’ai peur d’affronter tout seul. Je suis triste mais aussi heureux de te trouver mon ami Solitude afin de partager avec toi mes moments de chagrin et de peine.

Une seule obscurité … qui a remplacé toutes les lumières et le vide froid autour de moi, et toi Solitude, compagnon permanent de mes jours, de mes nuits et de mes soirs. Je frissonne ... mon souffle haletant crée un brouillard … je ne t’entends plus l’ami sauf le son creux du néant … où es tu parti ?. Murs … enfermez-le, ne le laissez pas partir.

Mars 2010
(Suite ... Libération et Trahison de l'Ami Solitude)

Solitude … tu ne sais rien. Qu'est-ce qui s'est passé quand j’étais jeune, quand la vie était encore un rêve ? Tu penses pouvoir imaginer ce qui se cache derrière mes yeux, tu prétends connaitre le son de cloche de mon âme et pourtant tu continues de me poser des questions qui te restent sans réponses. Cet isolement aussi absurde ou rationnel peut il paraître, il compense mes besoins du monde haineux externe que je délaisse pour te surveiller, pour uniquement te tenir compagnie malgré ton vouloir de m’abandonner à moi-même et aux autres.

De ma part je t’interroge sur les raisons qui te retiennent prisonnier de mon isolement et tu insinues que tu es mon jumeau, celui qui sent mes maux, celui qui répons à mes besoins primaux mais je sens que tu me mens, que tu me manipules, que tu profites du vide autour de moi pour le remplir, pour peindre les murs dans lesquels je t’ai moi-même retenu aux couleurs du désespoir.

Bientôt, la vérité sera révélée pour démasquer tous tes mensonges et peut être je te chasserai de ma retraite et je tirerai sur les rideaux sombres de ma vie pour révéler mon espoir, si pur et clair mais noyé dans mon chagrin obscur que tu laisses stagner. A moi la rédemption !!!

Solitude pourquoi cette résurrection après que je t’ai délivré ? Passionné et faim, comme un monstre de la mer … impatiemment tu grognes et tu me guettes pour m'avaler entier. Pardon mon ami Solitude !!! Quelle idée, quelle idée, pour t’abandonner, pour te lâcher pour un espoir qui risque de ne jamais se réaliser aussi pur soit-il !!!

… Réconciliation avec ma Solitude … mais ne le lui dites pas, je vais la tromper avec mansuétude pour une nuit et encore pour une autre et peut être pour une éternité … tic-tac, tic-tac, tic-tac, au rythme de l’écho du cliquetis métallique de la vieille horloge suspendue sur le mur qui se répète précis et régulier ...

dimanche 4 avril 2010

Cet instant

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L'éternité est maintenant, cet instant,
Entre tes bras.
Rien n'existe autrement,
Hier est une mémoire.
Et au-delà de changer,
Demain est juste une idée, une pensée,
Et ainsi il le restera pour toujours.

Le futur … s'il sera à refaire,

Il doit l’être fait maintenant à cet instant.
Maintenant est le temps de planter,
Est le temps de moissonner.
Maintenant est le temps de récolter,
De poser les fardeaux,
Et de commencer de nouvelles tâches.

Cet instant, maintenant et le moment des décisions
D’arriver,
De partir,
De revenir
L'éternité est maintenant … entre tes bras.
C’est toujours maintenant,
C’est tout que nous avons, cet instant.
Le passé n’existe plus sauf dans nos souvenirs
Le futur … est incertain, il reste à construire.
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vendredi 2 avril 2010

Mon Dernier Anniversaire

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Pareille à chaque année, toute la famille est au complet, ma mère, mes deux sœurs, leurs maris respectifs, leurs enfants et ma femme, mes enfants et notre inséparable bonne couchante.

Sur la table basse du salon un grand gâteau avec mon nom en grand et un petit "Joyeux Anniversaire" et 43 bougies dedans ! Comment ont-ils eu la patience d’allumer tout cela, je m’attendais à ce que la première bougie allumée soit complètement consommée avant qu’ils arrivent à allumer la dernière ! 43 n’est ce pas beaucoup :). Ils auraient pu être plus imaginatif et mettre uniquement 4 d’un côté et 3 de l’autre et ça ne fera que 7 :)

" Allright !!!, tout va bien ! Je suis heureux que vous soyez autour de moi ma Petite Famille. Chansons classiques de tous les Happy Birthday dans toutes les langues, découper le gâteau, embrasser tous les présents, recevoir les cadeaux et se faire prendre en photo. Le plus beau cadeau était un petit poème en français de ma fillette avec quelques fautes de français et une plante de la part d’une sœur, bon sans oublier le somptueux cadeau de ma femme et le charmant présent d’une amie et surtout tous les messages sms et coups de fils reçus au courant de la journée et plus tard ma grande surprise de découvrir les messages d’anniversaire sur Facebook.


Ah, les anniversaires ! Tant de personnes célèbrent le jour de leur naissance pour marquer l’incrémentation d’une année de leur âge physique mais je me demande sur l’origine de cette fête (les vaniteux ne manquent pas :)) et je me pose la question s’il ne serait pas plus logique de fêter celui qui a été la cause de cet événement, c-à-d nos parents et spécialement nos mères. Normal, je suis trop féministe.

Franchement, pourquoi devrai-je être ainsi fêté alors que la tâche la plus dure de cet événement qui consiste à donner la vie incombe à une autre personne ??? … MA MAMAN.

Oui, j’ai embrassé fortement ma mère au visage et aux mains et je lui ai donné son cadeau … elle était émue et des larmes lui coulaient aux yeux. Plus jamais, le 29 mars ne sera mon anniversaire mais le tien, celui de la plus tendre mère de cette planète.


Absent depuis quatre jours, je me permets de vous déranger avec une longue note et je vais abréger et revenir un peu en arrière.


..... Au début c’était mon père qui sema sa graine dans le jardin de ma mère, la graine germa et fleurit et lorsqu’elle fut cueillie ce n’était pas moi, mais plutôt ma sœur ainée … trois ans plus tard, et après avoir fait souffrir ma porteuse, par des vomissements et des nausées, des courbatures et des douleurs et même des coups de pieds, je fus projeté en dehors, ou disons que j’avais décidé (le JE et le MOI, qui commencent à s’affirmer déjà :)) de sortir de cette matrice qui ne pouvait plus me contenir pour voir le monde et affronter mon destin d’Homme.

Je ne fus pas conçu dans une erreur mais par un acte réfléchi, par le besoin de mon père de chouchouter les enfants et les bébés et par l’abondance de l’amour maternel qui envahissait ma mère. Le plaisir y était, sans ou avec le risque que j’apparaisse et pourtant, cette femme décida de souffrir, de me porter et de me supporter.

Un jour, un 29 mars 1967, je l'avais faite crier de douleurs insupportables mais en aucun instant elle ne regretta ma présence dans son corps et dans son âme et j’avais fini par la soulager et je suis sorti pour respirer l’air malsain de ce monde qui déchira mes poumons et me poussa à crier de douleur et à pleurer de peur. Mais l’instant où elle m'a vu pour la première fois était resté gravé dans sa mémoire, il était le moment le plus heureux de toute sa vie.

Ce nouveau monde me faisait tellement peur que je pleurais à tout instant et surtout la nuit. Je ne vous parlerai pas des ballonnements et des gaz qui me tortillaient les intestins et me causaient des maux insupportables et que je ne savais que sangloter tout le temps alors que ma mère faisait tout pour me rassurer, pour me calmer et je trouvais refuge contre son corps chaud, bercé par les battements de son cœur auxquels j’étais bien habitué … et elle restait éveillée des nuits entière à me parler, à me dorloter, à me chanter et à me chuchoter des mots tendres et doux.

Et si par malheur, je tombais malade, elle en devenait de même et ne me quittait pas d’un pouce tant que j’étais fébrile, et dès qu’elle s’endormait, elle se réveillait en sursaut de peur que la fièvre n’envahisse mon corps fragile. En aucun instant elle ne m’avait laissé mouillé dans mon pipi et dans mes déjections et elle était toujours attentive à mes coulées nasales ou à ma bave qui devait débordaient de ma petite bouche.

Elle m’avait appris mes premiers mots, elle m’avait guidé dans mes premiers pas et elle avait souffert pour mes premières dents et quand j’avais appris à marcher et en même temps à tout briser sur mon chemin, j’avais même cassé sa vaisselle de mariage, ses bibelots et des souvenirs de sa jeunesse et elle ne m’avait pas fait la tapette.

Devenu gosse, j’étais horrible !, je grimpais sur les toits et sur les arbres, je me bagarrais avec tous les gosses du quartier et si par malheur je me trouvais tout seul dans la maison, c’était la catastrophe ! … et ma mère qui me gâtait à fond, cachais toutes mes dérives à mon père. Seulement un Ange de Dieu pouvait aimer pareil turbulent gamin et l’embrasser tout les soirs avant de s’endormir.

J’avais encore grandi un petit peu et j’avais dirigé mon énergie vers mon école et l’encadrement de ma maman fut capital à ma réussite scolaire, elle m’avait donné toujours de l’avance sur mes amis de classe en m’apprenant de nouvelles choses … en me consacrant tout son temps.

Contre mes turbulences elle ne pouvait me lancer que des menaces d’en informer mon père et rarement elle le faisait … pire encore elle inventait des excuses à mon comportement pour que je sois pardonné.

Et combien de fois je l’avais contaminé par mon rhum alors qu’elle m'étreignant entre ses bras ? Combien de fois je l’ai faite pleurer à cause des douleurs qu’elle ressentait alors que c’était mes blessures qu’on soignait ? Combien de larmes avait-elle répandu alors qu’elle m’attendait avec inquiétude ? … de combien de robes, de sacs et de chaussures ma mère s’est elle privée afin de me faire bien habiller ou surtout pour m’acheter des livres, des revues, un dictionnaire ou même un jouet ?

Devenu adolescent, j’ai crée mon premier monde secret et je me suis transformé en ange vis-à-vis de ma maman (et de tous les membres de ma famille). Mais ma mère continua de me bercer par son infini amour, par ses valeureux préceptes et conseils et son champs d’inquiétude s’étendu encore plus puisqu’à mon degré de liberté c’est élargit avec et que je devenais beaucoup plus discret et que je commençais à avoir des secrets que je ne partageais pas avec elle.

Nos moments favoris étaient ceux du matin à l’heure du petit déjeuner avant d’aller au lycée. Elle me racontait tout et je lui faisais part de ma journée tout en restant discret sur mes péripéties et mes déviations.

Devenu jeune homme ma mère me pressa de me lier à la femme de ma vie qu’elle aimait déjà avant de la connaître. Elle savait que mon bonheur ne pouvait être assuré que par une femme qu’elle devait impérativement aimer. Elle me pressa et je lui suis reconnaissant ; si elle ne l’avait pas fait, je serai capable d’être encore célibataire et encore fauché sans un sous vu mon caractère dépensier.

Aujourd’hui encore à 43 ans, je suis encore le petit gâté de sa maman, pour elle je ne suis encore qu’un enfant … c’est dur … j’ai essayé de me révolter, sans résultat et j’ai fini par accepter ce fait ; comment ne pourrai-je le faire devant une femme qui ne cesse de me répéter qu’elle m’aime, beaucoup plus qu’autre chose ou autre personne au monde et qui n’arrête pas de prier, chaque jour, le bon Dieu, pour moi.

Je vais continuer d’apprécier la vie et lui donner le respect qu’elle mérite … lui prendre ce que je peux et lui donner son du mais non pas uniquement pour moi, mais pour ma famille, toutes les personnes que j’apprécie et que j’aime et ainsi que mes amis … je vais continuer d'affronter mon destin, comme je l’ai toujours fais, comme un enfant insouciant et nonchalant, comme un adolescent toujours amoureux du premier regard, comme un jeune qui cherche la réussite, comme un adulte à la quête de la stabilité mais toujours avec rires et grande gaité.


Je t’aime ma maman ! Je t’aime énormément ! et je suis désolé pour toutes les souffrances que je t’ai faites alors que j’étais gosse est inconscient. Plus jamais ce jour de fête ne sera le mien mais le tien.


Toi … qui me lis, sans raisons embrasse les mains de ta maman et dis-moi ce que tu vois dans ses yeux

jeudi 25 mars 2010

Mon premier "Je t’Aime"

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Il était à la fois farouche et involontaire
Mon premier "Je t’Aime".
Chuchoté entre mes lèvres sans même m’en rendre compte,
Rescapé de ma bouche sans me demander permission,
Non intentionnel, naturel et sans préméditation,
Incité par l’urgence,
Chaud avec impatience.

Mon "Je t’Aime" était ferme, inébranlable
Et le tien, proclamé indirectement,
Toujours timidement,
Je le sentais vrai … parfait,
Mais rare et parfois même en pointillé …
Et j’en étais satisfait
Lors de nos instants de plaisir ou
De nos moments imparfaits,

Je savais que tu me respirais et
Je t’avais expiré mon "Je t’Aime"
Pour donner vie à tes émotions extrêmes.
J’avais léché tous les points suspendus de ton "Je t’A…"
Eparpillés sur toutes les courbes de ton corps saveur de miel
J’avais goûté à ta bouche à travers un "Je t’Aime" silencieux,
Et ta bouche avait scellé la mienne et ta langue un visiteur doux
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mercredi 24 mars 2010

Avec Toi ...

Je marche … parfois tout seul et parfois avec toi … et chaque fois le monde me parait différent … si différent que je me demande ce que je fais ici sans toi.


Avec Toi …
La tendresse des rayons du lever du soleil réconciliant,
Le baiser du vent lorsqu’il effleure mes joues,
La délicatesse de la brise d’air matinale qui me chatouille,
L'odeur éternelle du jasmin qui ne sait pas se faner,
Le bruit lent et silencieux des vagues de la méditerranée,
L’agréable sensation des grains de sable pendant que je marche le long d’une plage,
La douce caresse de la pluie sur mon visage,
Le remède dans n’importe quelle potion,

Avec Toi …
Je plane dans l’air supporté par ta chaleur printanière,
Mon cœur bat comme les notes folles d'un piano scandant du jazz.

Avec Toi … Je suis insouciant comme un enfant,
Curieux comme un chat,
Imprudent comme un orage
et
La beauté du coucher de soleil derrière l’horizon,

....

Sans Toi …
Le lever du soleil est invisible derrière les brumeux
La fureur d'un vent qui devient ouragan
L’agressivité du blizzard matinal qui lacère mon cou
Les jasmins qui flétrissent à la première inhalation
Le bruit strident des vagues rebelles de l’océan
Les bris des coquilles qui m’écorchent les pieds nus sur une plage morne
Les morsures de l’averse sur mon visage,
Dans mon amère potion, je n’arrive pas à me noyer

Sans Toi …
Étourdi sous l'air d’un froid minuit, je flotte aveuglement
Mon cœur se tait et je deviens inquiet de ne plus l’entendre battre à jamais.

Sans Toi … L'insouciance se transforme en inquiétude
La curiosité est satisfaite aussi rapidement,
La prudence devient la règle
et
Le soleil froid dévale finalement


Rien en ce monde, ne peut se comparer à ce que je sens pour toi, ce que je sens quand je suis avec toi.

mardi 16 mars 2010

L’Amour qui me traverse

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L’Amour traverse mes yeux, mes pupilles scintillent et je te regarde … tu es merveilleuse.
L’Amour traverse mes oreilles et je n’entends plus que ta voix qui m'aide à créer des nouveaux mots pour toi.
L’Amour traverse ma bouche qui te murmure tout ce qui ce passe dans ma tête et qui te réclame : je t’aime.
L’Amour traverse ma voix et tu es ma chanson préférée, que j’écoute et que je chante sur mes scènes toutes les fois.
L’Amour traverse mes sourires et je vois ton visage s’illuminer, le rire dessus s’alunir et la joie t’envahir.
L’Amour traverse mes mains et avec mon toucher je crée sur ton corps des vagues de frissons.
L’Amour traverse mon affection, je te couvre par ma protection et je n’ai pour toi que de la vénération.
L’Amour traverse mes rêves, il frôle mes jours, il caresse mes nuits et je cherche à tout instant à l’achever.
L’Amour traverse mes saisons et cela me donne beaucoup de raisons pour que je te dise : je t’aime.
L’Amour traverse mon cœur et j’occupe le tien, je colonise tes sens et tu ne peux plus que te soumettre à ma dictature et que tu m’aimes.
L’Amour traverse mes sens et l’extase qui s’y manifeste, j’y goûte et je m’en enivre sans sagesse et sans discrétion.
L’Amour traverse mon destin, je provoque toutes les chances qui passent et je profite de toutes les occasions qui se présentent pour être seulement à toi.
L’Amour traverse mon temps, s’attarde chez moi et chaque instant qui nous réunit est un défi, un challenge qu’il faut absolument gagner.
L’Amour traverse mes vœux et c’est une promesse, un engagement solennel que je remplisse sans discuter.
L’Amour traverse ma témérité et c’est une aventure périlleuse que j’ose sans toute fois hésiter.
L’Amour traverse mon audace et ce n’est qu’un un combat coriace, je ne me laisse pas battre et auquel je fais face.
L’Amour traverse mes pensées est ce n’est qu’une manifestation dans l’âme du bienaimé et toujours je provoque l’occasion pour t’admirer.
L’Amour traverse mes besoins et tu m’es trop précieuse, je fais tout pour te préserver et je ne peux te perdre ou te laisser partir.
L’Amour traverse ma solitude et me procure ma dose de mélancolie et de tristesse et en pensant à toi j’arrive à tout surmonter.
L’Amour me traverse de partout, il emprisonne mon cœur et libère ma langue et je te crie : je t’aime.
L’Amour te traverse de partout aussi et ceci n’est plus nouveau depuis que je t’aime.
L’Amour nous traverse tous les deux, nous transperce, nous soude pour faire de nous deux UN, et je ne pense pas que je pourrais exister sans toi.

mercredi 10 mars 2010

Mon Dilemme

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Je chagrine, pour toi, pour moi et je demeure inconsolable
Mes yeux n'ont jamais procréé tant d’ondes incontrôlables
Et mon cœur n'a jamais été une aussi lugubre, funeste place
Le monde ne m'a jamais paru aussi cruel et injuste carapace

Depuis que je t’ai connue, ma joie s’est colorée à l’acrimonie

Chaque souffle et ma poitrine se tord entre douleur et agonie
T’aimer sans pouvoir te posséder, sans t’avoir dans mes gênes
Et pareil à respirer de l’air qui ne contient pas assez d’oxygène

Bouche à bouche et respirations artificielles que tu m’as faites

Et à travers lesquels tu as soufflé en moi espoir, gaieté et fêtes
Mes poumons glacés se sont échauffés et j’ai expiré des rires
Mon vœu fut de ne plus lâcher tes lèvres et dans tes bras périr

Et maintenant que tu es encore lointaine, mes rires se sont tus
Tu me prives d’air, je suffoque pourquoi ne reviendras-tu plus?
Je gémis, c’est l’impasse temporelle et ma patience se détruit
Je chagrine et je te trompe avec moi-même en pensant à autrui

Je ne savais pas que l'angoisse pouvait m’affliger tant de mal
Mon amour pour toi a atteint des profondeurs jugées abyssales
Même si j’habite en permanence la demeure celée de ton cœur
Je mendie chaque mot, chaque baiser, chaque regard de ferveur

mardi 9 mars 2010

Le Pouvoir des Mots

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Les Mots miséricordieux apportent le pardon et ceux odieux sont faussaires,
Inspectez chaque mot avant qu'il quitte vos lèvres et ajustez-le si nécessaire,
Énoncés avec soins, les mots hypocrites font mal, ils sont infects de dedans,
Vertueux de l'extérieur, mais faut-il être lucide pour desserrer leurs cordons
Quelques-uns sont sombres, cancéreux et sans le savoir ils vous détruisent
Alors que d’autres fortuits, douloureux et outrageux mais ils vous aiguisent

L’Espérance peut être trouvée à travers un seul mot et un simple regard
Les petits mots d’affection, à un compère, frère ou à un étranger ringard
Eclosent comme des jasmins et embaument leurs journées et leurs soirs
Ecoutez ceux qui vous entourent et dans leurs sagesses cherchez l’espoir
Un conseil qu’on applique peut changer bien de choses, tu dois le savoir

L'Amour peut être perdu dans un parler inconscient, lorsqu’il nous blesse
Hélas, à quoi servent les remords après les avanies jetés dans la hardiesse
Pesez vos mots et jaugez vos verbes, se sont les origines des maladresses
Et ne soyez pas avares dans l’expression de vos prédilections et tendresses
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dimanche 7 mars 2010

Le Temps d'un Baiser

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Tes cils qui battent des ailes et m’invitent à la conquête,
Tes joues parfumées aux couleurs de l’été, belle et intrépide coquette
Et tes lèvres juteuses et mouillées se contractent dans une anticipation inquiète

Je sais que tu as envie que je t'embrasse,
Je peux le voir dans tes yeux, l’entendre dans ta voix audace
Sentir ton souffle, chaud, haletant sur mon cou, me berce et m’enlace

Je ferme mes yeux, nos lèvres se touchent et se brasent,
Des ailes me poussent, je voltige ce monde et je suis dans un état d’extase,
Ta langue au gout du printemps fouille ma bouche et contre la mienne elle s’écrase

A travers ta bouche, je te sens vulnérable
Et je veux te conquérir comme une terre promise et viable
Tu te relâches, le vertige de l’amour t'absorbe et je te sens encore plus enviable

Tes baisers me poussent à te vouloir encore plus
Et toutes mes fausses excuses se dissipent comme un cumulus
Et à travers le contact de tes lèvres je tombe encore amoureux de toi sans stimulus

jeudi 18 février 2010

Nos Choix

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Dans la vie nous sommes amenés régulièrement, voire à chaque moment à faire des choix. Faire des choix parfois est très facile et d’autres fois c’est un exercice très difficile au vu des bifurcations de chaque option qui se présente. Comme un joueur d’échecs, devons-nous les analyser une à une et consommer dans l’hésitation ou dans la réflexion tout le temps dont nous disposons ? ou devons-nous foncer sur l’option la plus facile, le choix qui nous semble le plus adéquat ?, ou encore compter sur notre flair et sur notre expérience pour trouver la bonne option par intuition ?
Le plus important est qu’aucun choix ne doit être aléatoire. Tous les choix doivent être délibérés. On doit toujours se demander pourquoi fait-on telle ou telle chose ou pourquoi opte-t-on pour telle ou telle conduite, et à moins qu’on puisse fournir une raison acceptable, honnêtement avec soi-même, même si elle est insensée ou indécente, ne le faites pas.
On doit s’efforcer de toujours vivre consciencieux de nos actes et de les assumer même s’ils sont erronés. Certains choix nous accompagnent pour un petit moment, et d’autres choix s’accolent à nous pour toute la vie. Quelques choix ajoutent un complément à notre vie et d’autres nous taxent et prennent leurs dus.
Et si plus tard, les conséquences de nos choix, nous font du mal, on doit bien ressentir notre douleur amère, bien savourer notre rude colère et apprendre, non pas à faire les bons choix mais à bien traiter les conséquences, à supporter les douleurs et à atténuer la colère. Mais il est bon de savoir … que viendra le jour ou la justice nous donnera notre part de châtiment et d’équité pour le mal fait à autrui et tout tort subi.
Je profite de ma vie de cette façon pour que chaque choix ne soit pas pris en vain. J’essaye de faire des choix dont les récompenses ne soient pas remplies de douleur. Et je me trompe parfois. Bien qu’ironiquement, c'est cette douleur qui fait office de leçon de la vie, nous aguerrit et nous accoutume à supporter des moments encore plus difficiles.
Si dans le processus de la vie, il nous arrive qu’on commette des mauvais choix, qu’on appelle communément Erreurs. Nous ne devons pas nous inquiéter. Il n'en est rien. De ceux-ci simplement apprenons et surtout forgeons notre expérience.
Ne soyons pas victimes des circonstances, ne ratons pas notre chance et ne laissons pas notre vie au hasard du destin. Vivons consciencieusement avec nos choix.

mardi 16 février 2010

Le Voyage de la Vie

Il y a un voyage que chacun de nous tous, doit un jour entreprendre
On l’entame en aspirant le premier souffle et le cœur encore tendre
Dans cette aventure, nous ne connaissons pas la distance à parcourir
Et nous ne savons pas quels sentiers et voies aurons-nous à franchir

Nous aurons à errer, délirer et divaguer pendant plusieurs saisons
Et nous pouvons toujours croire que nous sommes arrivés à temps
Puis descendre dans le terminus sans connaître ce qui nous attend
Pour enfin savoir que nous sommes parvenus à notre destination

On aurait du bien consulter et lire le guide bleu de notre excursion
Mais on avait toujours pensé que nous étions les plus clairvoyants
Et qu’on devait se fier à notre logique et parfois aux prémonitions
Et adosser nos fautes et nos dérives sur le compte de l’inconscient

Ne cherchez pas à creuser profondément pour découvrir les plans
Que le Seigneur a préparé et le Destin a exécuté depuis longtemps
Sachez que quand vous viviez, la mort pense à vous à tout instant
Et le créateur ne juge pas nos actes mais seulement nos intentions

Nous sommes attirés à notre fin et nous n’y sommes pas contraints
Un jour sonnera l’heure de la vérité et on doit être préparé et serein
Nulle part pour courir, nulle part pour se cacher, forain ou suzerain
Et à l’expiration du dernier souffle de la vie, notre voyage prend fin

jeudi 11 février 2010

L'Amalgame des Sens

Longue absence … très longue même,
Tu étais à des milliers de kilomètres de mes baisers,
Mais en permanence dans mes pensées ;
« Oui, je le savais »
Allégresse pour t’avoir retrouvée ce soir.
Te murmurer ces mots que tu aimes entendre,
« Envie de tout de toi ».

Profond désir intense et audacieux,
Faim étrange pour ta bouche … Laisse-moi
Satisfaire mon besoin irrésistible pour tes lèvres.
Soif insatiable de toi … l’extase euphorique,
Exaltation des corps et enivrement des sens.
Les yeux qui se cherchent, se regardent fixement.
Perdre l’équilibre et entrer en collision,
Émotions qui se mélangent comme une expérience de chimie,
Passion qui brûle comme mille feux,
La passion chauffée entame l’ébullition,
Tout fuse et rien je ne te refuse.
100°C, Le point du non-retour. Tout s’évapore.
Normal, pour des corps avides, ouverts et suppliants.
Banal, cela confirme les lois de la physique
Ordinaire, ce n’est qu’un chapitre
des sciences de la biologie humaine.

Je suis tendre et affectueux.
Brut, Cru, Nu.
Je te regarde dans les yeux,
Je te tiens par les cheveux,
Délicatement je te caresse le visage,
Et j’embrasse tes yeux ...
Je te tiens fermement entre mes bras,
Tu te bats, tu te relâches.
Tu es moite, humide, avide, douce, sucrée.
Je succombe, tu incombes.
Légers touchers prémédités,
Poitrine sur poitrine …
Mes mains sur ta poitrine …
Ma bouche sur ta poitrine …
Et tu miaules de plaisir.

Tes lèvres se pincent et se tendent,
Mes lèvres glissent à travers tes courbes,
Baisers soyeux sur ta peau satinée … Ivresse.
Sensibilité au souffle chaud.
Frémir, gémir … émotions affranchies,
Chaleur intolérable et le parfum de ta sueur,
Ma sueur inonde ton corps,
Tu te noies, tu me respires, tu revis,
Les yeux fermés et nos mouvements incontrôlés.

Je suis cruel et vicieux,
Instincts primitifs d’un humain.
Tu es finalement domptée,
Et j'explore l’intérieur de ton sanctuaire.
Je crois que je suis au Paradis,
Je te tire pour me rejoindre par mes baisers d’enfer,
De tes lobes à tes mollets ...
Tu ris, tu supplies, tu me serres
Est-ce intolérable ou irrésistible ? que faire ?
Continuer ! … Fou rire

Fureur,
Nous … sentir, saisir, empoigner et s’agripper,
Nous … frissonner, trembler et vibrer,
Moi … lécher, goûter, boire et savourer,
Toi … solliciter, prier, crier et encore implorer,
Nous deux, surfer sur les vagues du plaisir.
Découvrir toutes tes fractions obscures,
Et créer en toi de nouvelles zones érogènes,
Des sensations extrêmes,
Surpassant toute ta raison,
Anéantissant ta supposée résistance,
Tu es soumise, suggestive.

X
X
X CENSURE
X
X

Agonie de la satisfaction.
Corps entrelacés et enivrés, libérés.
Deux êtres fondus, confondus.
Je chuchote contre tes lèvres,
Doucement « je t’aime, je te … »
« Encore !!! »
« Violer mes pensées ? »
« Oui »
Toujours, jamais satisfaite,
Mais parfaite

X
X
X re-CENSURE
X
X

dimanche 7 février 2010

Je t’aime à mourir … Nmout 3lik

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Ce n’est pas ton café expresso chaud le matin ou tes petits biscuits,
Ce n’est pas ton paquet de cigarette Merit ou l’étincelle de ton briquet,
Ce n'est pas ton martini blanc sec à glaçons ou ton cocktail improvisé
Ce n'est pas non plus l’odeur de ton parfum et la douceur de ta peau
Ce ne sont pas tes sms qui me font plier de rire ou tes grimaces enfantines
Que je garde encore le souvenir.

Ce n'est pas la hauteur de tes talons et ton pantalon golf en jean délavé.
Ni ta chemisette couleur orangé avec laquelle je t’ai vu pour la première fois
Ce n'est pas tes cheveux gitans et révoltés en dehors de leur chignon tenu par ton crayon
Ce n’est pas le mascara noir de tes yeux couleur bizarre ou ton rouge à lèvres vermillon
Que je me souvienne le mieux.

Ce n’est pas le rire dans ta voix qui ne me laisse aucun choix
Ce n’est pas non plus, ton sourire qui perce mon cœur
Ou ton baiser à travers une chanson que tu me chantes
Ce n’est pas le mouvement de la danse et le charme de la vraie romance
Ce n’est pas la façon avec laquelle tu me regardes et comment tu me désires
Dont je me souviens le plus.

Non ... ce que je me souviens le plus et à tout moment
C’est quand tu me dis « Nmout 3lik … je t’aime à mourir »

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vendredi 29 janvier 2010

Un Mirage sous l’Ombre des Palmiers

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Au milieu de notre oasis, à travers les palmiers et la vierge peinture de la nature
Les yeux noircis de khôl, coulaient les flots de passion dans l'âme d'une créature
Désir ardent et intense, plus brûlant que les sables du midi, cherchant l’aventure
Les mains enluminées d’henné et un grain de beauté émergeant d’un sein mature

J’étais tout seul en parade, quand j’avais aperçu sa silhouette nageant dans l’oued
Mon cœur s’enflait dans ma poitrine, ne sachant plus le tenir, j’avais besoin d’aide
Je ne m’imaginais jamais rencontrer une telle beauté aux confins d’un Sahara laid
Le désert savait cacher ses trésors loin des yeux curieux contre lesquels il se plaide

La beauté que je voyais était incomparable à toute l’incantation du coucher du soleil
Sa présence effaçait les écueils de mon destin cruel, brisant avec fracas mon orgueil
Tous les gouts exquis tombaient de ma vue et il n’y avait plus qu’elle, nulle pareille
Et une folle envie de la tenir dans mes bras et être sûr d’être en éveil pas en sommeil

Dans la corbeille des sources elle se rafraichissait en se livrant à l'eau qui la caressait
Elle sentait les gouttes d’eau rouler en bas de ses joues, et sur sa peau s’abolissaient
La sensation d'extase qu'émanait son corps, répandait un arôme exquis et contagieux
Anéantissant ma timidité et engouffrant toutes mes pensées dans les conflits litigieux

Et quand la flèche du maître des chérubins harponna mon cœur qui n’était pas préparé
Mes sens déchirèrent le tissu de ma sainteté, le délire me berça et je devins désemparé
L'esprit de l'oasis noya mon âme profonde dans un déluge traître dont les eaux inondent
Et l’odyssée de l’amour m’embarqua sur ses ondes, me laissant vaguer dans son monde

Sans raisons, son cœur s’était joint au mien et je souhaitais qu’elle fusse ma maison
Et elle avait senti mon besoin comme elle n’avait jamais senti un humain auparavant
Elle me tint par la main et me murmura en m’embrassant au front "cela est un revers
Ce n’est que mirage, même pas un rêve, les yeux ouverts tu as frôlé un autre univers"
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mercredi 27 janvier 2010

Écris-moi un Poème

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Écris-moi un poème et surtout n’oublie rien de tes passions torrides
Toutes les choses que tu sais que je veux entendre et j’en suis avide
Les mots de toi à moi sont toujours aussi suaves que le miel limpide

Écris-moi un poème avec des fables que tu dois bien me choisir
Gravé dans mon cœur, je le garderai comme un éternel souvenir
De toi à moi, pour apaiser mes émotions sauvages et les adoucir

Écris-moi un poème,
Sur tous les jours durant lesquels j’ai ensemencé en toi du désir
De toutes les nuits pendant lesquelles tu as moissonné le plaisir
De tous les moments témoins de mes caresses et de tes soupirs

Écris-moi un poème sur tous les témoignages de la pleine lune
Et nos danses prolongées sous les éclats des étoiles opportunes
Qui narguent les astres, qui te convoitent et me portent rancune

Écris-moi une complainte sur le lever du soleil traître et précoce
Et sur l’aube pressée pour éclore, sans faveurs il devient véloce
Ils interrompent nos sommeils pour annoncer la fin de nos noces

Écris-moi un poème,
Sur les roses qui t’envient et qui se disputent avec tes fragrances
Sur les mille fleurs que je te cueille pour humilier leur arrogance
Et à propos de tous les jasmins livides qui envient ton exubérance

Écris-moi un poème sur tout ce qui nous relie et sur tes amarrages
La sincérité de tous mes sentiments et la puissance de leur ancrage
Les cercles que tu as dessinés et les intersections de notre naufrage

Écris-moi un poème, une lettre ou même quelques mots que je veux
Montres-moi sur un papier ce que je signifie pour toi, fais tes aveux
Et après, je t’écrirai et je te dirai ce que sont mes plus profonds vœux

mardi 26 janvier 2010

NarcissoCentrisme


Quand la nuit envahit ton monde et que dans les ombres de ta chambre, Les murs autour de toi se resserrent contre tes poumons, je me demande si tu me respires encore et je m’inquiète si dans tes pensées agitées, tu ne continues pas de penser à moi.

Quand la lune s’invite à travers ta fenêtre et que le silence velours s’installe définitivement chez toi, je me demande si les étoiles brillantes qui pendillent entre les nuages te rappellent encore tous mes mots chuchotés lors de mes promesses de mon amour éternel.

Quand la lumière solitaire de l’aube prématurée s’infiltre à travers tes persiennes et vient agresser ton sommeil pour que tu te réveilles, je me demande si tu te souviennes encore de mes départs attardés …

A travers chaque jour et chaque nuit, tes pensées me doivent être inlassablement dévouées … et je me demande si tu rêves encore de moi.

Je sais que l’amour brûle dans ton intérieur mais je ne ressens aucune chaleur. Le vide remplit mon âme qui est devenue triste est froide et pendant que je frissonne, je me demande pourquoi tu ne viens pas me réchauffer ?, pourquoi est-ce que ton cœur ne vienne pas élire définitivement domicile dans ma demeure ?

Je suis soucieux de savoir comment tu fais sans moi ? … qu'est-ce que tu fais sans moi ? Laisses-moi deviner comment ton désir se consomme en m’attendant ? comment tu arrives à survivre sans mes baisers et mes tendres et doux touchers.



Moi … je n’en peux plus … tu es partout en moi … viens vite je suffoque sans toi.

vendredi 22 janvier 2010

Le Monde de TOIetMOI

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Posséder la nuit, te posséder … posséder ton cœur, ton âme, ton corps et toutes tes courbes lisses, sentir ton souffle sur mon buste quand tu t’endors avec ta joue contre ma poitrine et te faire l'amour alors que tu dors en plein sommeil. Envahir tes rêves et te réveiller tard la nuit sous la vigilance de la lune, par la chaleur de mes baisers qui embrasent doucement ton corps et me sentir effrayé de te brûler par la chaleur de mes lèvres. Embrasser ta bouche tendrement tout en se noyant dans tes yeux et un sursaut de plaisir qui me sauve de tes eaux profondes. Sans dire mots ton regard me confirme ton désir ainsi que ton corps qui se refugie contre le mien en reddition à ta convoitise languissante.

Le temps se fige, la terre arrête sa rotation, tout disparait autour de nous et nos deux mondes entrent en collision pour n’en créer qu’un seul, le refuge de nos âmes, le monde de TOIetMOI où on n’y entend que l’écho de nos chuchotements. Toute la planète se met dans le silence, non pas l’instant d’un baiser mais pour tous les moments pendant lesquels nous sommes ensemble ... et comme chaque fois, nous essayons de faire taire les souvenirs dans un dessin compliqué ... de vide … et la sérénité nous engloutis

Vouloir, pour toujours rester à l'intérieur de nos murs pour t’absorber, pour te tenir entre mes bras et te faire tournoyer et t'emmener à des places que tu ne penses pas visiter. C’est uniquement nos corps qui conversent, qui dansent et qui composent une sérénade dans laquelle moi et toi sommes une seule note musicale ayant un seul rythme, un seul tempo. Pas d’hier, pas de demain, dans notre monde, tout est seulement ici et maintenant, à cet instant. Pas de futur, trop de passé, on se restreint au présent et ton âme devient la mienne, la mienne est tienne, sans aucune autorisation.

T’envelopper par tous mes sens pour te faire sentir les émotions les plus extrêmes et créer une tempête dans ton corps et un ouragan sur ta peau que j’arrose par mon imagination que je transforme en réalité. Je t’invoque, provoque et enflamme ta passion sous les draps en coton.

Explorer patiemment ton corps comme une terre inconnue, apprivoiser tes mouvements et tout en exigeant de découvrir chaque centimètre carré de ton anatomie, prendre plaisir à effleurer ta peau avec les bouts de mes doigts et à lécher ta poitrine et tes seins jusqu’à te voir se tordre de plaisir … et le goût de ta sève qui s’attarde sur mes lèvres.

… Tu frissonnes comme une fébrile et nous entamons le voyage dans le monde qui nous appartient, le monde de TOIetMOI. Mon corps se réunit au tien et nous ne faisons qu’UN. Ta respiration devient profonde, nos souffles se synchronisent et nos mouvements se rythment. J’entends des battements, sont-ils ceux de ton cœur ou du mien ? …

...

Même scène, vécue maintes fois … très tôt, l'aube vient de l'extérieur frapper à notre porte. Vouloir désespérément rester encore plus longtemps ; besoin d’un peu plus de temps. Demander silencieusement au visiteur de ficher le camp. Mais il insiste et il risque de briser la porte. Tes yeux rencontrent les miens, c’est l’heure de quitter notre monde et de retourner à la réalité. L’Obscurité qui a garni le monde de TOIetMOI prend fin et cède la place à un éternel soleil matinal, qui ayant dépensé des heures infinies à attendre sa revanche, est venu caresser le monde tangible avec sa lumière.

Sur le pas de la porte, avant de sortir, tu t’accroches à mon cou, tu restes vague un assez long moment … pas de mots, pas de pleurs, un chagrin. Je jette un dernier regard sur le lit défait et sur le salon, enclos de notre romance.
Des raviers avec quelques cubes de fromage et des olives vertes, des verres vides et les bouteilles désordonnées qui prennent de la place ainsi que des taches de vin rouges sur la dentelle du napperon de ta table. La cendre noire qui macule les taches rouges et la nappe blanche et les mégots des cigarettes qui ont brûlé ta moquette. Dans un coin, sur une tablette dans un vase oblong, les fleurs sont fanées, seras-tu capable de les jeter ? Pas de musique mais une odeur faible de bougies parfumées tarde dans l'air et les restes de la cire chaude et brûlée qui ont suintées sur ta table de nuit à côté de tes faux bijoux… c’est tout ce qui reste de nous deux ce matin … toi et cette scène de romance périmée.

Partir pour te revenir plus tard … sur le chemin du retour … le dessin incompréhensible du vide libère mes souvenirs pour y inclure notre dernière nuit majestueuse et je me laisse envahir par le plaisir de revivre tous les beaux moments ensemble et à la fin le désordre de notre romance et ton lit défait qui portera toujours mon odeur mais dans lequel tu ne sentiras plus ma chaleur jusqu’à la prochaine fois. Quand ?, je ne sais pas … on a jamais su quand est-ce qu’on devrait se voir la fois suivante.

Je confesse comme d’habitude, que nous avons passé d’agréables moments ensemble, et que tu m’as gâtée comme ton petit Prince mais en partant, en se séparant tu me laisses en détresse. Une romance fantastique et puis la séparation désoriente mon cerveau et crée ma confusion. Les charades transitoires de l'amour soutiennent mon cœur et une injection de douleurs, chaque fois qu’on se sépare … Sois patiente, je reviens avec des fleurs, comme chaque fois.
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lundi 18 janvier 2010

Les Mots Capricieux


Nous vivons dans l'ombre de nos écrits et de nos textes mais mon affection pour les points de suspension et d’exclamation nous a divisés. Les points qui respirent entre toi et moi, étaient toujours présents. Tes virgules que tu omettais, mes majuscules que je soulignais et ce verbiage dont je t’avais volé le secret et qui me permet maintenant de te dessiner avec mes mots.

Je n’ai plus besoin de toi, j’ai appris à mélanger les couleurs de mes consonnes avec les tons éclatants des mes voyelles pour peindre, sur la toile de mon âme, des poèmes qui te font rire, aimer et pleurer. Mais à la fin, tu as accrochée mes tableaux dans ta galerie marchande et non pas sur ton cœur … et je n’étais pas déçu, il y aurait toujours un acheteur.

J’ai prétendu devenir artiste et non seulement j’ai voulu te séduire avec mes mots mais j’ai désiré t’enchainer à leurs sens et te rendre tributaire des images qu’ils te reflètent. Pourtant rien, je n’ai pas réussi.

Pourquoi faut-il que tu ne sois plus à la merci de mes mots ? les mêmes mots qui il y a fort longtemps ils sont devenus si abondants quoi que les tiens sont rares et que les miens ont perdu tous leurs sens pour devenir avares. Tes mots sont devenus inaccoutumés à sortir de ta bouche et je sais que tu portes un fardeau de mots inexprimés qui te pèsent dans ton cœur et que tu oses me dire que les miens ne veulent rien dire … c’est parce que tu n’arrives plus à déchiffrer les sensations que tu ressens lorsqu’ils caressent ton cœur.

Quant à mes mots …

Mes mots ... comme les feuilles de l'été qui en fin de saison ils jaunissent, se froissent et à jamais ils s’estampent sur les bords de ma conscience.
Mes mots … comme les feuilles de l’automne qui voltigent, malmenés par le vent, ils ne savent pas où ils vont chuter telles mes pensées à haute voix.
Mes mots … comme les feuilles de l’hiver qui s’éteignent dans l’air sans atteindre la terre, ils s’effritent et ne parviennent nulle part telles mes intentions comprises à la source mais jamais à leur destination finale.
Mes mots … comme les feuilles du printemps qui restent vertes et ne tombent pas pareils à mes sentiments inexprimés.

Mes mots ... mes verbes et mes phrases, comme les quatre saisons ils sont devenus capricieux et changeants, ils blessent alors qu’ils avaient l’intention de guérir, ils créent la confusion là où ils avaient l'intention d’éclairer et pourtant mes mots ... c’est parfois tout ce que je peux t’offrir.

Et parfois, je ne veux t’offrir que le son de mes mots en vagues qui viennent se déferler et tomber contre ton tympan, pénétrer aux profondeurs de ton âme pour que le rythme de mon ton brise la résistance de ton cœur et te laisse sans défense. Mais maintenant je sais que tu ignores mes mots et je sais que tu en deviens confuse et incertaine au point de les détester donc je prends la décision de les asphyxier.

Je tue tous les gestes que je désirais t’accomplir, j’étrangle tous les mots que je voulais te dire, je brûle tous les tableaux que j’aimais t’écrire … j’enterre toutes les roses que j’avais l’habitude de t’offrir … et je n’existe plus.

Comme les cendres des mégots des cigarettes en agonie, j’entrepose mes mots à travers des paysages blancs de cendriers désespérés. C'est le sanctuaire des mots que je viens d’assassiner et qui ne pourront plus jamais sortir de ma bouche ; tu ne les entendras jamais … et je me tais.

mardi 12 janvier 2010

Les Deux Extrêmes


Je suis fils du désert indomptable et sec, tu es fille de la verdure et de l’abondance
La simplicité colore mon existence, la complexité te particularise par ton arrogance
Amour, passion et désir me poursuivent, élégance, glamour et vanité te devancent
Tu veux de ma chaleur, j’en donne plus, pourquoi tu me dévisages avec insolence ?

Je suis de l'étendue, tu vis dans l’exiguïté, besoin de respirer, lâches-moi et dégage
J’aime le silence et la quiétude, mais tais-toi, tu adores les vacarmes et les tapages
Ta rivière murmure mais mon lac est taciturne et le silence qui te tue, il me soulage
Je réfléchis pour à la fin ne rien dire et toi ta vie n’est qu’indolence, rire et bavardage

Ton cœur expérimenté, depuis longtemps rassasié mais dans le mien un vide sauvage
Nos extrêmes ne devraient-ils pas se mélanger pour produire de nous deux un mixage ?
L'amour peut changer toutes nos contradictions, mes rêves et ton réalisme en avantage
Les plus inflexibles de nos caractères seront légués à nos enfants comme seul héritage
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vendredi 8 janvier 2010

Le Pleur du Sirocco

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Je suis Mirage, la légende du désert et je ne sais que parler à la lumière
Marin de l’espoir, le vent Chéhili est mon vaisseau et le ciel est ma mer
Je vends des divagations au songeur et des illusions aux plus téméraires
Mes rêves mènent au jardin des délires là où mon cœur a élu sanctuaire

A travers les confins du sud de mon pays, souffle le sirocco torride
Vent assassin, il débarque sans étaler excuses avec sa stérilité aride
Comme un rasoir de feu, le vent Chéhili perçant les joues meurtries
Se réjouit de caresser par son souffle brulant les vastes dunes bénies

Les dunes de sable, îlots qui bougent comme des terres silencieuses
Esclaves d’Eole, insoumises et qui ne cèdent pas aux lois vétilleuses
Elles engloutissent l’imprudent et étranglent son audace trompeuse
Méprisant les hommes qui osent en bravant son étendue impétueuse

J'entends le sirocco pleurer et hurler à lui-même, attristé par ce défi
Et le chuchotement des ailes d'un vautour qui cherche un brin de vie
Pour lui offrir le privilège de la mort sans gémissements et douleurs
Et seul le varan qui lutte encore avec une pénombre fuyant la chaleur

Oh, sud la vie s’enrage et ta soif se pelote contre la rosée de l’aurore
La saveur viciée de l'eau souillée et ta terre déshonorée nous implore
Tes sources sont devenues sourdes à nos prières et elles nous ignorent
Et l’oued est devenu muet, sans murmures et notre complot il déplore

Hassan, le saint gardien des portes du désert sollicite ses quémandes
Plus d’affluence vers sa zaouïa, réclamant baraka contre les offrandes
Seulement les salines du chott qui conversent avec le soleil qui glande
Et un tombeau vertical qui est debout tout seul, de nulle part il exonde

Au crépuscule, quand le minaret crie à la prière et que le vent se taise
Le sirocco cède à son complice terre de silice, qui crache sa fournaise
Bacchus prend la relève à Dieu pour rafraichir les gosiers et les apaise
Avec la sève des dattiers il arrose les corps pour éteindre leurs braises

Parce qu’il a abandonné au fond des oasis sa fertilité et tout son amour
Le désert est devenu sec, sans cœur et il n’enfante que des troubadours
Son sirocco brûle les yeux, délaçant des visions floues et vagues images
Mais j’esquisse ce dont on veut voir sans qu’on sache que je suis Mirage


samedi 2 janvier 2010

Le JOUR …

Ils se blottissent dans les espaces où la lumière du soleil ne peut pas les atteindre. Je les entends me chuchoter, je prétends ne pas les connaître mais ils me suivent partout et ils n’arrêtent pas de me murmurer des mots doux à travers ta voix.

Dès que je passe par un endroit ombreux, ils se manifestent et deviennent plus nombreux. Ils m’agacent, j'attrape une vision momentanée, elle essaye de cacher des fantômes ombragés qui se souviennent de moi. Quand est-ce que je les ai vus pour la dernière fois ? Ils veulent me le rappeler, je les chasse de ma tête et je submerge dans mes taches du quotidien.


La NUIT …

Ils s’insèrent dans mes pensées, je ne peux pas les déloger, ils me tentent par ton parfum et dès que je m’entretiens avec eux, ils se multiplient, envahissent ma tête, et ils fuient de partout pour remplir tous les coins sombres de ma chambre.

Je baigne dans eux et ils s'accrochent à moi comme une deuxième peau. Ils s’invitent dans mon âme et ils me percent le cœur avec leur nostalgie. Ils m’ouvrent le grand écran et me projettent tous les films dont nous étions les vedettes. Ils me harcèlent et me donnent des réponses à des questions que je n’ai jamais posé et m’interrogent sur un futur dont je ne suis pas capable de prévoir l’évolution.


Entre le JOUR et la NUIT,

Ils me trouvent, ils me prennent et ils me donnent compagnie. Ils savent combien tu me manques et ils essayent de prendre ta forme et ta voix. Ils sont là et partout, dans le livre que tu n’as pas fini de lire, dans le briquet que tu as laissé, dans le parfum que tu m’as offert, dans tes sous-vêtements que chez nous tu as gardé, ils sont même dans la chanson du radio que tu me fredonnais.

Mes souvenirs je vous adore, vous me faites vivre plusieurs fois les plus beaux moments de ma vie, mais jamais vous ne pourrez « la » remplacer.
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