lundi 3 août 2009

Les Feuilles Violettes

Quand j’étais petit, à l’école primaire, lors des séances de travaux pratiques, je collais sur mon papier Canson blanc, des arbres découpés dans un carton avec des feuilles couleur violette en papier crépon. Je créais des nuages blancs avec des flocons de coton et je donnais au soleil des bras très longs qui chatouillaient un moulin à vent qui tournait en grinçant.

Avec le vert je produisais un beau gazon que je parsemais de tiges jaunes qui procréaient à leurs bouts de cercles multicolores avec plein de pétales autour et c’est à partir de l’odeur qui s’y libérait qu’on devinait de quelles fleurs il s’agissait.

Le ciel restait blanc et je n’oubliais jamais d’esquisser une étendue bleu qui représentaient la mer, avec tout autour des petits V, qui ne sont autre que des mouettes sans détails, mais qui regorgeaient de vie et qui plongeaient dans l’eau à la recherche de quelques petits poissons pour ensuite se poser sur les voiles des bateaux que je crayonnais en forme de triangles sur des losanges.

Sur la lisière de mon papier canson blanc, en bas, à gauche, je mélangeais le marron avec un vert ardent pour obtenir une forêt dansante qui suivait le mouvement du vent dont en devinait la direction à partir de la fumée qui se dégageait de la cheminée d’une petite maison très lointaine, dans le coin droit de ma feuille canson.

Sur mon dessin, il n’y avait pas de places pour les humains, je ne savais pas dessiner, ils étaient difficiles à imaginer.
Une fois, je les ai représentés dans des formes géométriques simples. Pris par une crise de jalousie, parce qu’ils n’étaient pas les plus beaux, ils ont tout saccagé, mes fleurs, mon arbre et ma forêt. Ils ont brûlés la maison et ils ont détruit le moulin à vent.
Ils ont chassés les mouettes, pêchés les poissons et coulés mes petits bateaux et depuis je me méfiais des Humains et plus jamais je ne les mettais dans mes dessins.

Aujourd’hui je suis un Homme mûr mais j’ai toujours la nostalgie de mon arbre en carton avec ses feuilles violettes en papier crépon et il me semble toujours qu’il existe réellement quelque part et que je devais le chercher.
A chaque fois que j’errais dans la nature, je cherchais mon dessin. A chaque fois que j’allais en mer, je poursuivais les mouettes en V, puissent-elles se poser sur mon moulin à vent à côté de la forêt dansante qui me mènera à la maison à la cheminée fumante...


jeudi 23 juillet 2009

Hôtesse de mon Cœur

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Ce soir je passe chez toi, reprendre ma brosse à dent,
Je risque de venir tard, je veux t’offrir des Roses avant,
J’ai envie de te murmurer, te dire doucement,
Quoi qu’il en soit je t’aime sincèrement ;

Autour du même quartier, nous avons joués et grandis,
Dans les mêmes Dancings, nous avons dépensés nos Nuits,
Partageant les mêmes Ardeurs, ainsi que les mêmes Folies,
Sans jamais t’avoir sentie ou que mes yeux t’aient vues ;

Conçue dans mes Rêves et dessinée par mon Imagination,
Poussé par mon instinct rebelle mélangé de Passion,
J’ai défié les Dieux de la Vie et forcé le Destin pour ta Création,
Une fille qui voulait peindre le Monde en Ciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitron.

Ce soir je passe chez toi, reprendre ma brosse à dent,
Je risque de venir tard, je veux t’offrir des Roses avant,
J’ai envie de te murmurer, te dire doucement,
Quoi qu’il en soit je t’aime sincèrement,
Je ne me sens pas bien, mon cœur se fend ;

Dis-moi comment et pourquoi t’es venue,
Me rencontrer, moi, cet inconnu ?
Ma SyrénA, tendre Hôtesse de mon cœur,
Tu as mélangée ma vie avec tes couleurs.
Tu as parfumée mes jours, tu as égayée mes nuits,
Tu as recréée mon cœur et tu as enflammée mes envies.
Tu as réveillé en moi cet adolescent,
Qui dormait déjà depuis fort longtemps.

Joie de la Vie, Petite Fée, cesse de lancer des souhaits indélibérés,
L’Ange Cupidon qui te guettait, est en train de te les exhausser,
Sur une île perdue tu m’as désirée et tu m’as voulue,
Aveuglement et à toi seulement, le Destin m’a conduit.

Ce soir je passe chez toi, reprendre ma brosse à dent,
Je risque de venir tard, je veux t’offrir des Roses avant,
J’ai envie de te murmurer, te dire doucement,
Quoi qu’il en soit je t’aime sincèrement,
Je ne me sens pas bien, mon cœur se fend,
Je dois te quitter, je dois te laisser maintenant ;


Au clair de la pleine Lune, notre premier dîner, nous primes,
Coquette et très sensuelle, tu ressemblais déjà à une sirène
Je me suis naufragé sur les écumes de ton cœur,
Ma SyrénA, cesse de me tirer vers tes profondeurs.

J’ai écouté ton Histoire et j’ai exploré ta Géographie,
J’ai remonté tes Vallées et j’ai parcouru tes Prairies,
S’était siiiiiiiiiiiiiiiiii bon de gouter à tes délices et fruits,
Des heures éternelles, jusqu’à l’aube qui perça la nuit.

Ce soir je passe chez toi, reprendre ma brosse à dent,
Je risque de venir tard, je veux t’offrir des Roses avant,
J’ai envie de te murmurer, te dire doucement,
Quoi qu’il en soit je t’aime sincèrement,
Je ne me sens pas bien, mon cœur se fend,
Je dois te quitter, je dois te laisser maintenant,
Il est très tard et ma femme m’attend.
Et toi aussi, tu as un mari et un enfant.

mercredi 22 juillet 2009

Il se peut que cela ne signifie rien pour toi ..

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Il se peut que cela ne signifie rien pour toi,
chaque fois que je te regarde dans les yeux,
chaque fois que je m’approche plus de toi,
chaque fois que je me place à ta gauche,
du côté de ton cœur.

Il se peut que cela ne signifie rien pour toi,
lorsque je me tais et que je te contemple,
que je te regarde sans te toucher,
que mon corps t’effleure sans te caresser
et que je sente le jasmin de ton corps.

Il se peut que cela ne signifie rien pour toi,
lorsque je te téléphone, juste pour te dire je t’aime,
juste pour écouter ta voix,
juste pour entendre ta respiration
et ressentir ton souffle sur mon cou.

Mais pour moi, cela veut dire beaucoup de choses …
veut dire TOUT.

samedi 18 juillet 2009

Mon Cœur est un Puzzle

Mon Coeur est un Puzzle constitué d’une Mosaïque de Sentiments, d’Aventures et surtout de Souvenirs, qui sont tellement dispersés qu’il m’est difficile de les ordonner ou même de les rassembler.

Mon Cœur est une mosaïque de petites pièces délicates d’Amour, de morceaux de Souvenirs gais et tristes ; de petits coupons de ma joyeuse Adolescence ; de cartes postales de mes Réflexions, de mes Chagrins, de ma Mélancolie et de ma Nostalgie éternelle aux plus beaux moments vécus avec les personnes que j’aime.

Mon Cœur est un Puzzle dispersé, en mille morceaux il est éparpillé et j’essaye de les arranger mais parfois certaines pièces manquent et d’autres fois de nouvelles pièces s’ajoutent et comme un enfant je m’ennuie rapidement et je jette le tout dans l’air et encore une fois, tout est à refaire.

Mon Cœur ressemble à un vieux tableau de peinture fissuré et à travers ses fissures on peut voir les premières ébauches de l’artiste. Ceux qui ont un accès direct à mon Cœur, essayent de déchiffrer cette ébauche afin de pouvoir trouver des indices leur permettant de terminer mon puzzle et chacun d’eux essaye d’arranger ma mosaïque, à sa façon, mais ils ne font que mélanger les pièces et rendre la solution encore plus difficile.

Mon Cœur est un tableau violent qui reflète mon innocence et ma naïveté sur un fond de traîtrise et de méchanceté mais on me pardonne toujours mes défauts par un nouveau coup de pinceau qui ne laisse aucune trace de mes vices et valorise uniquement mes artifices.

Au fil du temps, j'ai perdu certaines pièces de mon puzzle et lors de mes colères j’en ai déchiré d’autres. Certains m’ont volé quelques morceaux et j’ai une peur, que je cache, de ne pas voir mon puzzle résolu.

Minutieusement, j’ai déjà recueilli certains morceaux de mon puzzle ; des morceaux de moments joyeux et paisibles ; des pièces de ma vie pénible. Elles représentent mon fondement ; elles me constituent ; elles sont mon passé, mon présent et mon futur ; elles sont Moi.

Je les ai rassemblés fragment par fragment et je les ai collés au plus profond de mon cœur, pour qu’on ne puisse pas y toucher ou changer et pourtant parfois on ne comprend pas mon puzzle et on essaye de les déchirer pour les refaire ou de défigurer ma mosaïque pour la rassembler autrement, mais cela me fait mal ; c’est très douloureux. Ils ne comprennent pas que c’est impossible à modifier. Désormais, cette partie du puzzle est figée et personne ne pourra la transformer.

jeudi 16 juillet 2009

Ce soir, pas seul …

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Je te tiens … si fragile, si claire et transparente … ta sève me tente mais je résiste … Tout seul à te contempler et à me perdre dans l’empreinte rouge rubis que tu portes … mes lèvres se glissent sur ton bord glacial et quand elles touchent les siennes, elles ne sentent que le souvenir de leur chaleur …

Ma coupe de Vin, qui garde en mémoire le sceau de sa bouche, je te bois à travers ses lèvres pour m’enivrer par le plaisir de te partager avec ELLE.

Si tu es Seule et née entre le 20 février et le 20 mars



NI DECEPTION, ni regrets, si les deux êtres sont faits l’un pour autre, grâce à la profondeur des sentiments et la rare bonté des caractères : C’est le bonheur pour chacun de se sentir entre de bonnes mains.


Retraité, pieux, bel homme, âge 70 ans, très bonne santé, taille 1.72 m, bonne situation, cherche vue mariage FEMME née entre le 20 février et le 20 mars (sinon inutile), belle, très seule (important), retraitée.


Profil + lettre détaillée exigés. Merci d’écrire à Presse Publicité n=° 65227

mercredi 15 juillet 2009

Delirium Garden

Delirium Garden est le nom du Blog des Délires d'une Dame que je vous invite à lire.


Elle écrit très bien, elle chante très bien et malheureusement vous n'aurez pas l'occasion de la découvrir sur ce volet.

C'est elle qui m'inspire mes dernières notes, elle a le don de bien manier le verbe et de bien marier les mots depuis déjà des années ; donc vous aurez l'occasion de lire ses Délires depuis son adolescence jusqu'à aujourd'hui, si elle se permet de nous les publier.

Elle commence son blog par Peindre le Monde en Citron.

mardi 14 juillet 2009

Le peu de Choses que j'Aime en Toi

Je t'aime beaucoup plus que les mots pourraient exprimer et chaque jour ce sentiment je le sens pousser et croître. Tout cet amour que je ressens est bizarre, c’est la première fois que je découvre son gout particulier, moi qui a toujours aimé des femmes depuis que je me suis rendu compte que j’ai un cœur de garçon.
Tu m’as procurée un sentiment particulier, qu’aucune autre personne ne m’avait donné auparavant et je me retrouve prisonnier de cette nouvelle perception de l’amour et je ne désire que toi.

J’aime te prendre dans mes bras, te blottir contre mon cœur qui s’emballe et sentir tes chauds et délicieux baisers qui m’incitent à en demander davantage. J’aime toucher ton visage, te regarder profondément dans les yeux tout en te tenant par la main, avec nos doigts entrelacés, comme on l’a déjà fait tout le long de 500 kilomètres de route.

J’aime la façon avec laquelle tu me fais savoir combien tu m'aimes sans prononcer ce mot et j'aime quand tu me dis "Rouhy, Nmout 3lik". J’aime quand tu me sublimes avec ton sourire charmeur et avec tes manières coquettes et élégantes de jouer avec tes cheveux et que je ne te résiste plus.

J’aime te voir te maquiller et te faire belle est irrésistible avec tes longs cheveux à la gitane et j’aime encore plus tes sous-vêtements couleur saumon qui te donnent un air impudique et amplifient ma circulation sanguine.

J'aime, quand tu deviennes la sage petite fille et que tu m’écoutes et que tu dis "Oui" et j'aime aussi quand tu me demandes des excuses, même si je ne veux pas que tu le fasses, parce que cela me rend compte que tu considères tout ce qui peut me déranger ou me vexer.

J’aime lorsque tu me prends dans tes bras, lorsque je suis vraiment fâché ; j’aime quand tu me pardonnes mes bêtises et mes nombreuses maladresses et j’aime encore, quand tu freines mes folies et que tu ouvres mes yeux sur la vérité que je ne vois pas.

J’aime quand tu m’envoi un sms de chaque aéroport dans lequel tu atterris et j’aime quand la mémoire de mon téléphone est pleine et que je trouve plus ou classer tes sms.

J’aime ces peu de choses en toi.

lundi 13 juillet 2009

Amour et Passion dans un 727

Une résidence sur une plage ; l’appart-hôtel n=° 727 ; un rire discret « désormais, nous sommes toujours dans l’air » se dit-elle. Quel hasard pour une Hôtesse de l’air de se retrouver dans une chambre d’hôtel portant le n=° 727 !!!

………..

Ils s'étaient réveillés tôt, voire très tôt le matin … comme des adolescents, ils n’arrivaient pas à dormir ; comme si c’était leur première rencontre. Au petit matin, elle l’attendait dans l’aéroport ; ils étaient venus tous les deux à 15 minutes d’avance sur leur RDV.
Elle s’était installée au Café Lindo et elle le voyait venir, avec un bouquet de roses à la main. Elle ne pouvait pas s’empêcher de rire et l’émotion remplissait son beau visage. « Tu es fou !!!! » « Comment as-tu fait pour obtenir des roses fraiches, si tôt le matin ? » …
Elle n’avait aucune crainte qu’on la voyait avec cet Inconnu. S’il l’avait serré entre ses bras, devant tout le monde, elle n’aurait pas refusé … Depuis qu’elle l’a connue, elle n’aimait que lui, rien que lui.

………………….

Enlacés, accolés, ils dansaient le Slow sur un fond de musique mystique ; ils n’étaient plus là, ils avaient perdus la notion du temps. Il la serra fort contre lui et elle poussa un grand soupir d’apaisement et de quiétude. Il la berça doucement entre ses bras, caressa doucement ses joues et l’embrassa sur les yeux. Ils se regardèrent longuement et chacun arriva à lire l’autre à travers ses yeux.

Elle s’accrocha à son cou et lui dit « je voudrais te regarder dans les yeux toute la nuit et te parler à travers mon silence plus qu’avec mes mots »
Tout en se perdant dans la profondeur de son regard, il répondit « je te comprends bien sans que tu me parles .... tes yeux me conversent déjà »

…….

La femme de chambre ouvre l’appart 727 pour le nettoyer et échanger les draperies ; une agréable odeur remplissait l’appartement. Envoûtée, elle se dirige vers la chambre à coucher ; l’odeur très subtile de cerise embaumait toute la chambre.
Les deux niches qui cadrent le lit contiennent le reste de quatre bougies parfumées en arôme de cerise. Sur chacun des pans des niches, deux nervures de cires rouges qui ont coulés toute la nuit au rythme des soupirs des locataires contrastent avec la blancheur des murs.

……….

« ferme les yeux, j’ai une surprise !!! », il se tint immobile au lit les yeux fermés. « tu peux les ouvrir maintenant ».
Quatre bougies illuminaient discrètement la chambre et l’excitaient en donnant un air sensuel à cette ambiance intime.
« Je les ai achetés pour toi de Vienne … tu te souviens … lorsque je t’ai appelé pour te dire, que je suis en face d’un hôtel, et que je ferai tout pour que tu sois avec moi à cet instant dans cet hôtel ».
« Je les ai choisi en arôme de Cerise, parce que la dernière fois qu’on a été ensemble, tu ne cessais d’embrasser mon corps et de me parler de fraises et de cerises ».

…..

La camérière s'attarde quelques minutes dans la chambre à contempler le lit défait et s’imagine les ébats amoureux qui durèrent toute la nuit, jusqu’à l’aube.

…….

Un rire fou …. Des embrassades et des câlins ; il lui récita des vers de poésie sur les cerises tout en goutant réellement aux délices de son corps qu’elle lui offrit.
Leurs désirs était inapaisables et leurs corps infatigables ; ils se dévoraient de passion et la passion les dévorait … elle le tint dans ses bras, et il s’endormit comme un bébé, sa joue contre son sein.

….

Elle s’assied au bord du lit, affiche un petit sourire et elle se demande qui peuvent-ils être ses passionnés ? un mari et sa femme en réconciliation ou qui fêtent un anniversaire ou un événement ?; deux amoureux dans leur premier rendez-vous ? ou pourquoi pas deux Amants qui se livrent à leurs étreintes amoureuses en secret et en cachette ?

Elle change les draps et ne résiste pas à l’envie de les approcher de son visage. Elle jette un coup d’œil du côté de la porte de peur d’être surprise et verse son visage dans l’étoffe pour sentir les odeurs qui y émanent. Un mélange de parfum masculin, noyé dans une fragrance féminine, le tout avec une arrière senteur de sueurs et de phéromones.

………….

Dans le salon, deux chaises et une petite table blanche sur laquelle se trouve une carafe improvisée en vase et qui contient un bouquet de 13 roses.
Il n’était pas du tout facile de convaincre Am Hassen, d’ouvrir son Kiosque à Roses à 6:00h du matin pour faire un bouquet à un client capricieux !!!!


A côté des roses, un verre contenait deux brosses à dents. « On va oublier nos brosses à dents, pour qu’on puisse revenir une autre fois les récupérer, ici, dans la même chambre » lui dit-elle.

Il ferma la porte à clé ; elle hocha la tête de deux fois en souriant « une nuit d’amour dans un 727, je n’y ai jamais pensé ».

…..

Il la déposa à l’aéroport. Son vol était direction sud, tandis que sa voiture le ramenait vers le nord. Il sentait encore ce nœud au ventre qui ne veut pas partir depuis qu’il l’a connue. A peine quelques dizaines de minutes qu’il est loin d’elle qu’il lui téléphona.

Son téléphone à elle sonna, c’est encore lui. Il lui manquait déjà et avait envie de l’appeler et voilà encore une fois, il le fait, comme s’il lisait dans ses pensées. « Allo » ; au bout du fil, s’était uniquement de la musique et Warda qui chante « Fi Youm we Lila », la chanson qui était écrite pour elle et qui décrivait exactement ce qui lui arrivait.

……………..
Son avion avait décollé, sa voiture roulait en silence sur la route qui le ramène chez lui ; tous deux ne savaient pas comment et quand est-ce qu’ils pourront se rencontrer une autre fois.

samedi 11 juillet 2009

Parfois

Parfois je marche sans rien voir autour de moi, parfois je vois sans rien saisir, parfois je vis sans rien apprendre et parfois j'apprends sans effort, sans le savoir.

Et parfois j'écoute les mots sages de mon âme qui me parle et parfois je n'entends pas la voix de la raison et je ne fait que suivre mon cœur qui se sent faible et irresponsable.


Parfois quand il neige rarement, j'arrive même à entendre le bruit doux des flocons qui caressent avec une grande envie, notre terre assoiffée de cette eau glacée et je me rends compte que la Passion et le Désir existent encore.

Parfois quand il pleut, j’entends le bruit des gouttelettes d’eau frapper sur le vitrage de ma chambre et je souhaite qu’ils inondent mon cœur pour noyer mes erreurs.

Et parfois, dans le calme de nos siestes grenadines, quand le sifflement des grillons dragueurs m’empêche de fermer l’œil, je désire qu’ils se taisent afin que je puisse rêver en plein jour et oublier que j’existe encore.


Parfois je suis trop confiant ou même trop confus que je n’arrive pas à distinguer entre le faux et le vrai qui sont tellement similaires.

Parfois la réalité se caméléonne et sans que j’arrive à la sentir, elle se nuance et s’embrouillonne du noir et blanc vers le gris et je me perds entre deux éléments basiques.

Parfois il m’arrive même de conduire sans prêter aucune attention à ce qui se trouve sur ma route, sans savoir quel chemin j’ai pris et sans me rendre compte que je suis déjà arrivé à ma destination.

Et parfois je prends le chemin droit mais il ne me mène nulle part et encore, je perds mes repères et je me déboussole.


Parfois la vie nous donne des leçons mais d’une manière dure et douloureuse et on apprend rien et parfois on est surpris est stupéfié de la façon dont la vie nous enseigne par des choses simples et faciles que nous vivons au quotidien.


Parfois quand je te vois, je crois réellement me voir dans un miroir mais parfois encore la vie n’est pas vraiment ce qu’elle nous semble être.

vendredi 26 juin 2009

Cours de Mécanique Erotique

Ton Cul-Ass est en panne, c’est l’avis de l’expert
Je t’observe, je t’inspecte et tes boulons je desserre
Tant qu’on y’est, la révision générale est nécessaire
Je contrôle ta chambre de combustion, elle est chaude, tout à faire
Je touche, je titille, peut être faut-il bien la lubrifier si nécessaire

Retiens toi, Tu accélères trop, vas y pousse lentement
Lève ta jambe, la soupape s’ouvre pour l’admission
C’est une injection directe, le piston va et vient doucement
Tu ne sens rien ???, pourtant c’est la compression
Le carburant qui gicle, tu dois le sentir maintenant
La bougie produit une étincelle, c’est l’explosion
Des bruits et un grand soupir, c’est l’échappement

Si dans ta tête t’as eu des idées et des mauvaises impressions,
Ceci n’est que Dynamique des Fluides et Mécanique de Précision,
Et je suis de toute provocation, innocent,
Parole d’un Ingénieur, en amour peu savant

Bizerte, Mai 1990

mercredi 24 juin 2009

Elle aime son mari et elle tombe amoureuse de quelqu’un d’autre

Elle est cadre d’entreprise, la trentaine, mère de 2 enfants et vivait paisiblement avec son mari, disons dans une certaine harmonie et même sans trop de monotonie, puisqu’ils sortaient moyennement 2 fois par semaine, pour aller au resto, au cinéma, chez des amis et même parfois en boite.
Sur le plan intime, ils sont bien épanouis et bien comblés.

Des problèmes très ordinaires de couples, et rien de grave, pas de soucis financiers, ils vivent dans le bonheur.

Par contre elle a toujours été romantique alors que lui son mari, de caractère sec l’empêchait d’exprimer ses sentiments quoi qu’elle est sûre qu’il l’aime très fort. Elle paraissait heureuse mais au fond d’elle quelque chose lui manquait, elle ne savait pas quoi.

Lui, la quarantaine, célibataire endurci, vivait comme un bourdon, d’une fleur à une autre. Focalisé sur le physique, il n’est jamais tombé amoureux depuis qu’il a perdu sa petite amie il y a de cela 15 ans.

Dans le cadre de leurs métiers, ils se sont rencontrés. Sans trop se verser dans les détails, elle a trouvé en lui un homme charmant et très romantique et lui, c’est le coup de foudre, elle était la résurrection de sa défunte petite amie …… Finalement, ils se sont aimés.

Elle est perdue, elle est troublée, elle aime son mari et pourtant elle adore ce nouveau inconnu qui a percé le sillage de son cœur. Elle ne sait quoi faire et c’est plus fort qu’elle elle ne peut pas s’arrêter.
Lui, il l’aime à la folie mais il n’ira jamais jusqu’à gâcher sa vie à elle et créer un problème dans son couple.

Ensemble, ils sont conscients de cet amour impossible, et ils savent qu’ils vivent une illusion. Ils ne peuvent pas se séparer mais décident de continuer de s’aimer, de se cacher, de ne pas se faire prendre et surtout de laisser leur relation entre les mains du Destin.

Tout cela pour enfin vous poser la question : Peut-elle aimer deux hommes à la fois ? dans le contexte ou le premier, il ne le saurait jamais et sachant que la composante amour physique, n’est que secondaire dans cette relation.

mardi 23 juin 2009

Qui c'est Mesdames ?

Cette note est uniquement pour le sexe féminin.
Attention, il faut bien réfléchir avant de répondre ; et ne pas tricher, une seule personne par réponse :

Qui c'est qui regarde vos yeux et devine que vos chaussures vous font mal aux pieds;

Qui c'est qui regarde vos yeux et devine que vous voulez acheter une nouvelle paire de chaussures;

Qui c'est qui regarde vos yeux et devine votre pointure;

Qui c'est qui regarde vos yeux et souhaite être sous vos pieds :)

dimanche 21 juin 2009

Tentation


C’est déjà la fin du Printemps, c’est déjà le début de la saison des Cerises
Charnus et pulpeux les beaux rubis, c’est avec de l’amour qu’ils murissent
Faut-il les cueillir, les savourer ou les contempler alors qu’elles s’embellissent
Dieu retient ma main qui se tend, mais libère mes lèvres pour qu’ils la saisissent



Mais de quelle Cerise, suis-je en train de divaguer ?

mardi 16 juin 2009

De quoi je me mêle ?

Quel beau réveil, tu me chuchotes des mots doux
Je ne veux pas me lever je veux t’embrasser au cou
Viens que je te serre il est encore tôt
Chérie tu me colles, ton corps est chaud
Chérie tu m’affoles, mmmmm que c’est beau

Nue, sous la douche, tu m’appelles
Pour frotter ton dos, de quoi je me mêle ?
Tu ondules ton corps, tu me provoques,
Tu vas subir un tort sans équivoque !!!
Je te mousse et tu trémousses,
Je te tiens et tu me repousses,
de quoi je me mêle ?
de quoi je me mêle ?

J’enroule mes mains autour de tes reins
Semblant de faire un petit câlin
« Ne fais pas ça Petit Malin »
« mais lâche-moi Gros Vilain »
Tu ris, tu cries et tu t’enfuis
Dans quel état je me suis mis ?

Devant ta glace, tu te maquilles,
Ne portant que des bas et talons aiguilles
Le sang me monte et tout ça me tue !!!
Du coin du miroir, tu m’épies

Chérie fais gaffe, tu te fais trop belle
Tes seins me pointent et tu m’appelles
Pour fermer ton soutien, de quoi je me mêle ?
Tu courbes ton dos et tu te baisses,
Je mets mes mains sur tes fesses
Tu t’esquives, tu veux que je te laisse
Ok, je m’en vais et je m'affaisse

Le soir tu me fais ton streap-tease
Tu veux m’offrir tes délices,
Bien étendu Sur mon sofa,
Je fais semblant que je ne te vois pas
Tu allumes les chandelles et tu m’appelles
De quoi je me mêle ? de quoi je me mêle ?

Ta danse m’excite et tu profites
Je n’en peux plus, il faut que je quitte
Tu hausses le son, tu hausses le ton
Et tu me tires par le menton
Tu m’obliges à rester,
Tu me pousses sur le canapé
Je suis coincé, je suis coincé

Tu m’exhibes ton corps
Tu me dévoiles tes bords
Tu m’étales tes douceurs
Ça c’est très fort, ça c’est très fort.

Je me jette sur toi ma petite Poule
Par terre on roule et on s’enroule
Tu ris, tu cries et tu me moules
« Ne me lâche pas ô mahboul »
« Encore mon Ghoul, encore mon Ghoul »

lundi 15 juin 2009

Même si tu es loin de moi

Et même si tu es dans des horizons reculés, il me suffit de fermer les yeux pour te voir me venir de loin, ravissante, dans ta robe rouge que tu n’as mise que deux fois.

Tu arrives et je te sens à côté de moi et à cet instant j’ai le souvenir du gout de tes lèvres charnues et de la saveur du miel de ta fleur de lys.
Il suffit que je tende ma main sur l’oreiller de côté, pour me revenir le souvenir de ta peau satinée, de tes courbes indomptées ainsi que de tes seins révoltés.
Je ferme encore les yeux et je te bize sur le cou, pour entendre ton rire fou qui te fait, de joie, rayonner. Je me verse dans tes bras, pour sentir ton odeur naturelle de jasmin sauvage qui jalouse la fragrance de tous les parfums.

J’ouvre mes yeux et je ne suis plus seul, tu es là, partout en moi. Je contemple ta façon de rire, ton style spontané de me séduire et même ta manière de te maquiller qui me rendent encore plus dépendant de toi.

dimanche 14 juin 2009

Mais cache-moi ce Sein qui m’accuse !!!

Mais cache-moi ce sein qui m’accuse !!!
De ne pas le satisfaire ; oh quel traîtrise !!!
Toi qui m’étais une belle prise ;
Rond, ferme au milieu duquel est assise
Une fraise, ou une cerise,

Amnésique !!!, à ma surprise
Il oublie vite ma maîtrise
De monter avec art sur le mont de Vénus
De m’accrocher à sa surface lisse
Alors qu’il réclame encore que je le suce



Mais cache-moi ce sein qui me tente !!!
Avec son auréole fuchsia et latente
Sein satin avec une blancheur éclatante
Je ne peux plus être en "mode Attente"
Je te lèche avec ma langue ardente

Mais cache-moi ce sein qui ose !!!
Qui sort impudique de sa maison close
Qui rend jaloux toutes les belles roses
Et qui est plus gracieux que tout autre chose
Je n’en peux plus …. Je prends ma dose

Mais cache-moi ce sein qui me fait souffrir !!!
Sur lequel s'élève mollement un téton bien dur
Et dont la résurrection me couvre de désir
Je prends ma revanche avec grand plaisir
A travers ta douleur, tes cris et tes soupirs

samedi 13 juin 2009

Quelle Pomme ?, Quelles Pommes ?

Tout a commencé déjà fort longtemps et on prétendit
Qu’Adam notre bon père, à la tentation, vite il fléchît,
Pour déguster doucement la pomme, qu’Eve lui tendit ;

C’est dans son Jardin d’Amour, que notre mère l’accueillit
Et avec trois Pommes, dont l’une dans sa main, elle le séduit,
Mais ce que la pudeur cache et que l’histoire n’a pas dit
C’est que c’est les Seins-Pommes, que notre aïeul a choisit !!!

Quelle Pomme ?, Quelles Pommes ?




Esquivant les Anges mais sous les yeux de Satan qui l’épie
Il dévora et savoura les Seins-Pommes et cela ne lui a pas suffit
Cédant à ses envies, il monta l’Arbre interdit qui porte ses fruits
A cause des Pommes, des tentations, des Désirs et des Interdits

L’Amour-tentation fleurit, et tout le Jardin d’Aden il envahit
Dieu sentit son autorité menacée et par Eve et Adam trahi
Sentence prononcée, Il les expulsa à jamais de son Paradis
Et à cause des Seins-Pommes, le genre Humain naquit.

Quelle Pomme ?, Quelles Pommes ?

vendredi 22 mai 2009

BAHIA de Kairouan

Elle marchait toute seule, tout doucement dans le souk, avec son Sefsari qui l’enveloppait à moitié. En guise de Takrita, elle contournait sa tête d’une écharpe rouge et deux autres foulards, bariolés de différentes couleurs et motifs, entouraient son cou .


Quelques brins de cheveux pendaient autour de sa Takrita. Noirs corbeaux sans colorant, ils sont là pour affirmer qu’en dépends de ses 49 ans, les mèches blanches tardent encore à venir.

Bahia, la bédouine Kairouanaise bien souriante, à la peau cuivrée, aux yeux noirs gazelle et aux sourcils d'ébène courbés en arc, était agréable à voir avec son beau visage berbère et ses traits réguliers, sans maquillage, sans k’hol et même sans tatouage.

dimanche 29 mars 2009

Voyage à Dubaï

Après environ 5 heures de voyage et 3 heures de décalage horaire l’avion atterrit à l’Aéroport International de Dubaï qui était superbe, immense et d’une propreté exemplaire. Le personnel d’accueil "Autochtone" est bien charmant est souriant.

Un chauffeur Hindou dépêché par l’Hôtel Crowne Plaza du Dubai Festival City nous attend. Bien poli et silencieux il nous ramène en voiture particulière à l’hôtel. La nuit, toute la ville paraissait superbe avec des tours illuminés qui percent le ciel noir.

Lundi matin après le petit déjeuner je m’installe au hall de la réception. Tous les employés sont dans la plupart bien jeunes, à priori moins de 30 ans pour le plus âgé. J’appelle une serveuse pour me servir un thé, c’est une Tunisienne !!!, la fille au desk est Marocaine, le reste du personnel est pratiquement asiatique.

Avec un retard de 15 minutes, notre correspondant est venu nous récupérer à l’hôtel ; c’est un Tunisien qui travaille dans une multinationale et qui est bien content de vivre à Dubaï. Il parait qu’il y a 4 000 Tunisiens qui vivent et travaillent à Dubaï.

Nous prenons la route vers la Zone Franche Djebel Ali, plutôt autoroute à 6 voies. De loin, les tours paraissent enveloppés d’une légère brume et la beauté de la nuit disparut pour laisser apparaître des gigantesques bâtisses en verre et en béton entre lesquels se sont élevées des grues mais qui sont immobiles depuis quelques semaines en raison de la crise financière qui a secouée surtout le marché de l’immobilier.





A ma droite la voie aérienne du fameux métro de Dubaï est complètement construite et à divers endroits des travaux sont en cours pour finir les stations à design "Futuristique".
Des voitures à grandes cylindrées nous dépassent entre autres des X6, des Bugatti, des Maserati ; nous dépassons à notre tours des petites voiture, des bus transportant des travailleurs étrangers, surement des Hindous, des Bengalis ou des Sri-lankais.
Mon regard croise les yeux de plusieurs d’entre eux et leurs visages paraissent sans aucune expression avec un fond de tristesse. Quelques uns me fixent avec leurs petits yeux noirs. Je ne peux pas supporter leurs regards intenses et accusateurs ; je me détourne d’eux.

Après 5 heures de travail à la file notre Tunisien nous ramène à l’hôtel et en raison de l’embouteillage, le retour nous a pris le double du temps qu’à l’allée.
Encore des ouvriers dans les bus qui rentrent des chantiers et la vitesse lente avec laquelle on roulait m’a permis cette fois-ci de scruter des visages graves, affaiblis et fatigués.

Pourquoi tant de mains d’œuvre étrangère qui ne parle même pas l’arabe dans un pays arabe alors que dans d’autres pays de la même région les chômeurs ne trouvent pas le moindre travail à faire ???

Avec du recul c’est une réflexion influencée par un certain sentimentalisme panarabe régionaliste qui risque de faire naître du racisme ; je fais marche arrière dans mes pensées mais par contre j’ajoute, que ces étrangers, spécialement des sud-asiatiques sont d’excellent employés, qui font bien leurs besognes et qui ne savent dire que YES SIR, THANK YOU SIR, une obéissance totale.
Par contre nos concitoyens à nous, sont des fainéants, des opportunistes, qui bâclent leurs travaux sans tenir compte de la qualité de la tache auquelle ils s’affairent et ne savent dire que NON, JE T’EMMERDE, JE M’EN FOUS DE VOS QUATRE SOUS …

Pour le diner de ce premier soir, j’essaye pour la première fois un restaurant Iranien au complexe touristique de Joumeirah. J’ai oublié de noter le nom du restaurant qui signifie Grenadier dont il parait que l’origine est perse.
Après la salade, j’ai bien apprécié une soupe aux pistaches et comme plat principal j’ai pris du Hammour Grillé qui consistait en une variété de mérou du Golfe Arabique ou Persique (ça dépend de quel côté vous vous positionnez), de chair bien ferme et savoureuse. Il est servi avec quelques légumes cuites au vapeur et un monticule de riz dont la blancheur contrastait avec le rouge rubis des grappes de grenadiers parsemés dans le plat.


La seconde matinée a été consacrée au travail et vers midi nous primes notre déjeuner au restaurant de l’hôtel. Les employés sont très sympas, bien serviables et toujours le sourire aux lèvres. Comme généralement je ne mange que du poisson, Rakesh le cuisinier indien m’a composé des plats selon mes désirs et suivant ses compétences. : Ils étaient succulents.

Après le déjeuner, je suis allé faire un tour au centre commercial juste à côté de notre Hôtel, c’est Le Dubaï Festival City. Il était presque vide ; très étonnant pour une saison des soldes. J’ai discuté avec certains vendeurs, ils ont annoncé une catastrophe au niveau du résultat par rapport à l’année dernière. La crise économique les étouffe et leurs patrons risquent de fermer boutique si le gouvernement n’intervient pas pour les aider.

Vers 16:00 h une Toyota Land cruiser 4x4 vint nous prendre de l’hôtel pour un "Desert Safari Tour". Quoi que je sois habitué au Sahara du Sud Tunisien, cette randonnée fut vraiment fantastique.








Nous avons rejoint une Caravane des 4x4 dont les chauffeurs bien expérimentés dans la conduite au Sahara, connaissent à fond leurs pistes. A travers les pistes parallèles, les chauffeurs s’amusaient en zigzaguant dans une parodie synchronisée à travers les dunes. Quoi que ces manœuvres soient dangereuses, notre chauffeur nous affirma qu’en 10 ans de pareille conduite, il n’a jamais eu ou vécu un accident.
Le chauffeur accélère, le moteur du 4x4 frémit et le véhicule avec toute sa puissance remonte aisément la dune de sable. Pareil à un toboggan, le monstre 4x4, s’élance dans l’air pour redescendre avec douceur sur le sable fin grâce à ses doubles amortisseurs hydrauliques. Les conducteurs appellent cette manœuvre « The Dune Bashing »

Avant le coucher du soleil, nous arrivons à un camp bédouin aménagé en oasis 5*. On nous sert le café traditionnel accompagné de dattes tan disque des bédouines se sont mises à terre à côté de nous pour esquisser des Harkouss aux femmes qui accompagnaient notre convoi.

Le soir le camp bédouin fut illuminé par des torches mais aussi par des lampes électriques masquées dans le décor et on nous sert un délicieux repas autour d’un BBQ de mouton.
La soirée se poursuit tard la nuit animée par des troupes bédouines et surtout par des délicieuses et jeunes danseuses du ventre.

La troisième journée fut exclusivement réservée au travail et après avoir conclu notre contrat, notre concédant nous invita à une soirée dans un restaurant Libanais La Mijana au "Meridien Village". Soirée très culturelle comme c’est toujours le cas à Dubaï, surtout par la présence de la danseuse Lucy qui nous fit une superbe démonstration physique sur la dynamique corporelle du fessier inférieur par rapport au bustier supérieur.

4ème matinée à l’Hôtel Joumeirah Beach Hôtel avec pleine vue sur le fameux Bordj El Arab : mise au point des derniers détails de notre mission. A 14:00 tout a été finalisé et je suis libre pour découvrir le pays et surtout les Emiratis dont je n’ai rencontré personne jusqu’à cet instant.

Que faire ? ou aller ?

Je me souviens du "Shopping List" obligatoire pour ma femme et mes enfants. On me conseille le Deira City Center qui est un immense centre commercial, contenant un Hypermarché Carrefour, des boutiques de Luxe mais surtout qui se distingue par la présence des principales enseignes internationales (spécialement anglaises) tel que : Benetton, Zara, Massimo Dutti etc …. Il contient aussi plusieurs salles de cinémas et plusieurs dizaines de restaurants et des cafés.

La qualité des vêtements exposés dans Carrefour est très médiocre et j’en passe sur la mode et les couleurs. Dans les boutiques, le fameux solde de Dubaï était de l’intox, je n’ai trouvé que des vêtements d’hiver, d’origine chinoise et qu’on trouve pareil dans les souks de la Médina de Tunis. A chaque fois que quelque chose me plaisait, on m’informait que s’était la nouvelle collection et qu’elle n’était pas soumise au solde.

Le centre était bien animé par des visiteurs de toute race et de toute teinte : blonds, jaunes, blancs, bruns, noirs, métissés …. des femmes voilées, d’autres en mini-jupe, certaines avec des jolis piercings au nombril discrètement apparents.
Des hindous avec leurs turbans, des égyptiens avec leurs djellebiah et bien sûr des "Golfois" et des arabes avec leurs keffieh ou ch’magh, tous dans leurs tohu bohu sont les citoyens permanents ou provisoires de ce pays de contraste ou la tolérance est la règle et l’argent et l’influence font la loi.

… enfin une belle paire de chaussures pour femmes, je découvre que c’est du Geox. La boutique n’affiche pas les prix mais elle mentionne sur des affiches des remises allant jusqu’à 75%. Je discute avec le vendeur : …. “In my country this shoes costs less than your discounted price”. Je mentais bien sûr J.
“From which country do you come?” répliqua le beau jeune homme.
“From Tunisia”
Un rire fou de la part du vendeur : “Fi Touness el Geox arkhess min hné !!!! ” (en tunisie le Geox est moins cher qu’ici !!!!)

Le vendeur était Tunisien J ; finalement après des échanges et des blablabla sur le pays, il m’accorda un bon prix.

Ce shopping obligatoire m’a pris beaucoup de temps qu’il était déjà tard pour visiter les quelques lieux importants de cette ville. Dommage j’aurais bien aimé découvrir des lieux attirants de ce pays qui cherche à se racheter une identité autre que celle de son origine.

Jalousie et émerveillement m’envahissent encore pour ce cet émirat qui a bien su investir une partie de ses richesses financières et qui a su construire une plateforme internationale à travers laquelle il a pu attirer les plus grandes entreprises de la planète.

dimanche 15 février 2009

Mon Cadeau du Saint Valentin

Quitte à ce que l’amour n’existe plus
et que le cœur de tous les Hommes se remplisse de Haine,
je t’aimerai quand même,
jusqu’au dernier souffle de mes Veines.

Quitte à ce que les chuchotements d’Amour
se tarissent des soupirs des Amants
et que toutes les lèvres se taisent,
je blasphémerai je t’aime,
même au-delà du jour du jugement suprême.


Je t’adore,
et je t’adorerai
Je t’aime.


PS :
Quelques mots doux, chuchotés dans l'oreille valent beaucoup mieux que n'importe quel cadeau.

mmmm, un cadeau avec ces petits mots, doublera sûrement l'effet :)

dimanche 8 février 2009

Le Boom des Hypers en Tunisie

Depuis quelques années tout le petit commerce (estimés à 200 000 commerçants) : Epiciers, Magasins Spécialisés : Electroménager, Produits de Beautés, Articles de Coiffures etc …. souffre de la dominance des Hypermarchés et de la multiplication des grandes surfaces et moyennes surfaces (mini prix).

Dernièrement et suite aux recommandations du Chef de l’état, une étude de l’impact de la Grande Distribution sur le Petit Commerce a été lancée.

Les divers Syndicats des Petits Commerce étaient satisfait de cette décision qui devrait mettre en clair les difficultés qu’ils rencontrent et proposer des solutions qui puissent assurer leurs pérennités.

Seulement SURPRISE !!! : Mardi 03 Février 2009, la Chambre des Députés a examiné un projet de loi amendant le code d'aménagement du territoire et d'urbanisme qui autorise ainsi l'aménagement des hypermarchés et grandes surfaces dans les Zones Urbaines.

A rappeler que cette loi qui stipule que l’implantation d’un Hypermarché doit être à 5 Km de toute zone urbaine la plus proche n’a pas été respectée lors de l’implantation de Carrefour (quel culot pour ignorer la loi sans être puni) et qui a servit par la suite de prétexte pour l’implantation de Géant.

On peut lire un peu partout des articles qui défendent la nouvelle décision d’aménagement des Hypers dans les Zones Urbaines mais elle ne convaincra jamais les Patrons du Petit Commerce qui passent par des réelles difficultés puisqu’ils sont désavantagés sur tous les plans par rapport à ces premiers qui vont encore les étouffer.

A signaler aussi les mauvaises langues qui prétendent que l’origine de ce projet de loi et l’acquisition de certaines Grandes Enseignes de parcelles de terrains dans des Zones Urbaines dans les parages de Sousse et Sfax pour implantation de leurs hypers.

Faute de pouvoir changer de terrain, il a été plus facile de changer la Loi.
Oh lalala toujours des rumeurs !!!

mercredi 3 décembre 2008

Comment et Pourquoi on Rougit de Plaisir ?

Comment et Pourquoi on Rougit de Plaisir ?

C'est la petite et complexe question que mon fils (11 ans 1/2) m'a posé et auquelle mes réponses ne furent pas trop convaincantes pour lui.

Vous vous demandez pourquoi un enfant à cet âge pose t-il pareille question question ?.

Tout simplement parce qu'il a rencontré cette phrase dans un exercice de français et qu'il n'a pas réellement saisi le sens.

Si vous avez la bonne réponse, n'hésitez pas à me la dire, sinon je j'irais moi-même poser la question à son Enseignate de français :)

dimanche 30 novembre 2008

Petit Voyage en Khroumirie (2ème Partie)

Pour le visiteur de la Khroumirie, cette contrée offre un lieu idéal pour se reposer et faire une coupure totale avec nos villes bruyantes et polluantes où notre regard ne croise que le béton et l’acier ; légère exception faite à Tabarka pendant l’été qui devient un centre vacancier par excellence.

Des sommets d'Ain-Drahem et des chemins en corniche qui relient cette capitale incontestable de la Khroumirie à Babouche et Tabarka vers le nord, à Hammam Bourguiba, vers l’Ouest, à Fernana vers le sud et finalement à Zahret Medien et Béja vers l’est, on jouit d'une vue immense, pittoresque et impressionnante, du moins pour moi, qui suis originaire d’un Bled plat, jaune et saharien.

Les vastes plateaux peuplés de grands bois qui peuvent être comparés aux plus belles forêts d'Europe, offrent à notre vue, dans le cercle immense de l'horizon, un océan sans fin de verdure. De brusques ravins, d'étroites vallées peuplées de broussailles et d'oliviers sauvages, s'ouvrent en labyrinthes dans ces montagnes, parcourues de ruisseaux qui alimentent soit l’Oued el Kébir qui se déverse à Tabarka, soit notre Nil, le fameux Medjerda.

Au fond des gorges, dans des vallons, sur la lisière des plateaux ou mêmes sur des sentiers forestiers se sont installés depuis bien longtemps de nombreux Douars. Plusieurs sont desservis par les commodités de la vie moderne : électricité, eau potable (de source) et réseau téléphonique GSM.
Dans certains Douars, qui peuvent être considérés bien loin des centres urbains il y a même des écoles primaires qui regroupent les élèves de toute une tribu ou "Machyakha مشيخه".

Mais avec ce minimum de confort, au pays Khroumir la vie est très dure.

Abdallah qui porte le nom du Saint Protecteur des Khroumir Sidi Abdallah Ben Djamel est un Fellah qui dispose d’un petit lopin de terre et de deux enfants. Son fils aîné est très chanceux, il trouvé un travail de maçon à Tabraka et il aide son père à entretenir son frère handicapé.

Abdallah raconte « Même si on se réveille tôt le matin notre journée est toujours très courte et on arrive difficilement à achever nos taches journalières et gagner notre pain quotidien».
« On arrive difficilement à ramassez le bois et chauffer la Tabouna pour préparer le pain, à traire les vaches et à faire le fromage, à paître les bêtes et les garder, à travailler la terre et cultiver le potager et aussi à écarter et chasser loin de notre territoire le sanglier qui saccage nos terres et détruit nos cultures».

Sur l’une des pistes aménagées on a rencontré Nabila, Marwa et Radhia. Toutes les trois ont 11 ans et elles sont en 5ème année primaires. Elles paraissent avoir 8 ou 9 ans et les signes de carences en vitamines sont clairement visibles sur leurs visages.

Elles nous ont saluées avec un sourire infantile … L’une deux répondit à nos questions « Nous sommes toutes les trois cousines, nous sommes élèves dans la même école et pendant les vacances nous amenons le troupeau familial, constitué de moutons et de chèvres, aux pâturages ». « Nous passons la journée à jouer, à courir derrières les bêtes et à ramasser des morceaux de bois s’il y en a ; ensemble on s’ennuie jamais ». « Maman nous apportera quelque chose à manger vers midi et on rentre chez nous juste avant le coucher du soleil»

La ballade dans la nature continue sous le gazouillement des petits oiseaux …. quelques passants, à pieds, sur un âne ou sur un mulet nous scrutent, étonnés de voir un couple de citadins errer sur leurs terres ; parfois un chien Arabe (Kelb 3arbi) avec son crane trapu, sort de d’entre les Tabia (طابيه) de Figues de Barbarie ou d’entre quelques maisonnettes parsemées ici et là et aboie sans arrêt pour aviser son maître de la présence d’étrangers.

Notre randonnée nous amena aux abords du barrage Barbra (سد بربره) dans le croisement qui desserte Hammam Bourguiba, Sidi Abdallah et Adissa et en tournant 360° sur moi-même je me suis trouvé dans une scène du film « Fi Bilad Ettarananni »

A ma gauche, un épicier en blouse bleu/gris crasseuse remplissait des bidons en huile devant sont magasin au bord duquel des hommes, debout ou couchés sur le sol, causent sérieusement et tranquillement.
A ma droite, un petit bâtiment au bord du lac, autour duquel des ouvriers, s’activent frénétiquement et chargent la remorque d’un tracteur agricole avec des drapeaux et des banderoles (demain c’est le 7 Novembre !!!). A proximité d’eux, une chienne, couchée fait téter trois petits, véritables boules de laine blanche, et montre les dents à tout ce qui l'approche.
A côté de moi passe un enfant de 3 ans, d’une saleté dégoutante. Ses mains étaient toutes teintes en bleu, je parie que c’est du bleu de méthylène qui est parfois utilisé, comme antiseptique, sur des animaux domestiques.

Nous reprenons la caillasse de gauche, on remonte quelques kilomètres et on passe sur un sentier rocailleux, aux flancs des coteaux où s'accrochent des troupeaux de chèvres et de moutons et où des Fellahs tenaces labourent des pentes abruptes avec une paire de bœufs et au moyen de charrue traditionnelle en bois menue d’une dent métallique.
Hadj Hassine, accompagné de son petit fils Obeid, nous expliqua que dans pareilles pentes, c’est uniquement les bœufs qui peuvent avoir la force pour labourer pareille terre tout en gardant bien leur équilibre. Les autres animaux tels que le mulet ou l’âne risquent de perdre l’équilibre et de tomber.

……

Nous continuons notre escapade un sentier sinueux en pleine forêt Khroumire illuminé par un soleil anormal pour un mois de Novembre. Nous nous arrêtons parfois et nous fermons nos yeux dans un enchantement complet pour n’entendre que le chant des oiseaux et la murmure des eaux qui coulent tout autour de nous.


Guidé uniquement par notre sens de l’orientation, notre chemin nous mena vers un cimetière carrelé par des tombes blanches dont les locataires se reposent sous l’ombre d’un immense olivier aux abords d’une route goudronnée qui annonce l’approche de la civilisation ...

Khroumirie, Ö beau pays,
Khroumirie pourquoi on t’oublie ?
et pourquoi même tes enfants te fuient ?
.....

dimanche 23 novembre 2008

Petit Voyage en Khroumirie

Jadis, fort longtemps, au nord-ouest de la Tunisie, dans la région comprise entre la frontière Algérienne et l'Oued el Zouara d'une part, la mer et la chaine du petit Atlas d'autre part, des tribus de race berbère, chassés de leurs villes et de leurs compagnes, se sont installée dans cette zone montagnarde couverte de broussailles et de forêts et dont certain monts culminent jusqu’à plus de 1000 m d’altitude.


Ces montagnes qui sont boisées jusqu'aux sommets avec de très belles forêts de chêne à glands (البلوط), de chêne liège (الفلين), de pin (الصنوبر), de hêtre (الزان) et de frêne sont aussi entrecoupées de gorges profondes, ravinées dans tous les sens, escarpées et partout d'un abord extrêmement difficile, accordèrent à leurs Hôtes des forteresses naturelles qui y vécurent pendant longtemps en maîtres absolus des lieux, imposant leur liberté à tous les conquérants qui ont dominé leur pays.

Ce sont évidement les KHROUMIRS ou Kroumirs ( الخميرية أو اولاد خمير ) qui ne sont autre qu’une Alliance de tribus berbère qui se sont fédérés dans le but de défendre leur territoire.
Cette Alliance se constitue principalement des Ouled Amor, les Ouled Saïd, les Ouled Cedra, les Sloul, les Slelma et les Houamdia, qui eux-mêmes se subdivisent en nombreuses Grandes Familles (عروش).
Brave Soldats, et Guerriers Invisibles sur leur terrain, ils se sont imposés face à tous les dominateurs depuis les carthaginois, jusqu’aux vandales et enfin les Arabes qui ont fini par en adopter la religion l’Islam tout en gardant fièrement leurs berbérité.

Cette fierté ne tint pas longtemps.

Aujourd’hui, l’identité berbère a pratiquement disparue de la région, et la citadelle naturelle qui n’a jamais été correctement exploité sur le plan économique et/ou touristique est devenue un handicap pour le développement de cette région. Le fier Khroumir s’est retrouvé en pauvre petit Fellah cultivant le plus petit coin de terre disponible, le moindre pli de montagne qui soit utilisable pour pouvoir vivre et résister contre un nouveau conquérant potentiel : La Pauvreté.

En manque de moyens mécaniques, le Khroumir a beau manier patiemment la pioche et la charrue, il ne peut rien contre l'aridité du sol, contre la raideur des pentes et enfin contre la violence des eaux qui viennent trop souvent raser ses récoltes.

La dominance de la forêt réduit la surface des terres exploitables pour l’arboriculture et le Khroumir le sait bien et ne se hasarde pas trop à investir dans ces plantations qui risquent de ne pas être rentable commercialement. Pourtant des superbes figuiers surplombent quelques clairières qui sont plantées avec des poiriers, des pommiers, des pêchers et surtout et encore des oliviers superbement féconds dont le diamètre à la base atteint même les 2 mètres.

Si les Khroumirs arrivent encore à résister, c’est grâce au nombre relativement considérable de petits troupeaux de bétail constitués essentiellement de moutons et de chèvres et dont ils ne tirent pas réellement un grand profit, par manque de moyens pour acheminer eux-mêmes leurs petites bêtes aux souks et aux marchés de bétails. Ils les cèdent habituellement aux intermédiaires.
(A suivre ...)
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