vendredi 29 janvier 2010

Un Mirage sous l’Ombre des Palmiers

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Au milieu de notre oasis, à travers les palmiers et la vierge peinture de la nature
Les yeux noircis de khôl, coulaient les flots de passion dans l'âme d'une créature
Désir ardent et intense, plus brûlant que les sables du midi, cherchant l’aventure
Les mains enluminées d’henné et un grain de beauté émergeant d’un sein mature

J’étais tout seul en parade, quand j’avais aperçu sa silhouette nageant dans l’oued
Mon cœur s’enflait dans ma poitrine, ne sachant plus le tenir, j’avais besoin d’aide
Je ne m’imaginais jamais rencontrer une telle beauté aux confins d’un Sahara laid
Le désert savait cacher ses trésors loin des yeux curieux contre lesquels il se plaide

La beauté que je voyais était incomparable à toute l’incantation du coucher du soleil
Sa présence effaçait les écueils de mon destin cruel, brisant avec fracas mon orgueil
Tous les gouts exquis tombaient de ma vue et il n’y avait plus qu’elle, nulle pareille
Et une folle envie de la tenir dans mes bras et être sûr d’être en éveil pas en sommeil

Dans la corbeille des sources elle se rafraichissait en se livrant à l'eau qui la caressait
Elle sentait les gouttes d’eau rouler en bas de ses joues, et sur sa peau s’abolissaient
La sensation d'extase qu'émanait son corps, répandait un arôme exquis et contagieux
Anéantissant ma timidité et engouffrant toutes mes pensées dans les conflits litigieux

Et quand la flèche du maître des chérubins harponna mon cœur qui n’était pas préparé
Mes sens déchirèrent le tissu de ma sainteté, le délire me berça et je devins désemparé
L'esprit de l'oasis noya mon âme profonde dans un déluge traître dont les eaux inondent
Et l’odyssée de l’amour m’embarqua sur ses ondes, me laissant vaguer dans son monde

Sans raisons, son cœur s’était joint au mien et je souhaitais qu’elle fusse ma maison
Et elle avait senti mon besoin comme elle n’avait jamais senti un humain auparavant
Elle me tint par la main et me murmura en m’embrassant au front "cela est un revers
Ce n’est que mirage, même pas un rêve, les yeux ouverts tu as frôlé un autre univers"
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mercredi 27 janvier 2010

Écris-moi un Poème

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Écris-moi un poème et surtout n’oublie rien de tes passions torrides
Toutes les choses que tu sais que je veux entendre et j’en suis avide
Les mots de toi à moi sont toujours aussi suaves que le miel limpide

Écris-moi un poème avec des fables que tu dois bien me choisir
Gravé dans mon cœur, je le garderai comme un éternel souvenir
De toi à moi, pour apaiser mes émotions sauvages et les adoucir

Écris-moi un poème,
Sur tous les jours durant lesquels j’ai ensemencé en toi du désir
De toutes les nuits pendant lesquelles tu as moissonné le plaisir
De tous les moments témoins de mes caresses et de tes soupirs

Écris-moi un poème sur tous les témoignages de la pleine lune
Et nos danses prolongées sous les éclats des étoiles opportunes
Qui narguent les astres, qui te convoitent et me portent rancune

Écris-moi une complainte sur le lever du soleil traître et précoce
Et sur l’aube pressée pour éclore, sans faveurs il devient véloce
Ils interrompent nos sommeils pour annoncer la fin de nos noces

Écris-moi un poème,
Sur les roses qui t’envient et qui se disputent avec tes fragrances
Sur les mille fleurs que je te cueille pour humilier leur arrogance
Et à propos de tous les jasmins livides qui envient ton exubérance

Écris-moi un poème sur tout ce qui nous relie et sur tes amarrages
La sincérité de tous mes sentiments et la puissance de leur ancrage
Les cercles que tu as dessinés et les intersections de notre naufrage

Écris-moi un poème, une lettre ou même quelques mots que je veux
Montres-moi sur un papier ce que je signifie pour toi, fais tes aveux
Et après, je t’écrirai et je te dirai ce que sont mes plus profonds vœux

mardi 26 janvier 2010

NarcissoCentrisme


Quand la nuit envahit ton monde et que dans les ombres de ta chambre, Les murs autour de toi se resserrent contre tes poumons, je me demande si tu me respires encore et je m’inquiète si dans tes pensées agitées, tu ne continues pas de penser à moi.

Quand la lune s’invite à travers ta fenêtre et que le silence velours s’installe définitivement chez toi, je me demande si les étoiles brillantes qui pendillent entre les nuages te rappellent encore tous mes mots chuchotés lors de mes promesses de mon amour éternel.

Quand la lumière solitaire de l’aube prématurée s’infiltre à travers tes persiennes et vient agresser ton sommeil pour que tu te réveilles, je me demande si tu te souviennes encore de mes départs attardés …

A travers chaque jour et chaque nuit, tes pensées me doivent être inlassablement dévouées … et je me demande si tu rêves encore de moi.

Je sais que l’amour brûle dans ton intérieur mais je ne ressens aucune chaleur. Le vide remplit mon âme qui est devenue triste est froide et pendant que je frissonne, je me demande pourquoi tu ne viens pas me réchauffer ?, pourquoi est-ce que ton cœur ne vienne pas élire définitivement domicile dans ma demeure ?

Je suis soucieux de savoir comment tu fais sans moi ? … qu'est-ce que tu fais sans moi ? Laisses-moi deviner comment ton désir se consomme en m’attendant ? comment tu arrives à survivre sans mes baisers et mes tendres et doux touchers.



Moi … je n’en peux plus … tu es partout en moi … viens vite je suffoque sans toi.

vendredi 22 janvier 2010

Le Monde de TOIetMOI

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Posséder la nuit, te posséder … posséder ton cœur, ton âme, ton corps et toutes tes courbes lisses, sentir ton souffle sur mon buste quand tu t’endors avec ta joue contre ma poitrine et te faire l'amour alors que tu dors en plein sommeil. Envahir tes rêves et te réveiller tard la nuit sous la vigilance de la lune, par la chaleur de mes baisers qui embrasent doucement ton corps et me sentir effrayé de te brûler par la chaleur de mes lèvres. Embrasser ta bouche tendrement tout en se noyant dans tes yeux et un sursaut de plaisir qui me sauve de tes eaux profondes. Sans dire mots ton regard me confirme ton désir ainsi que ton corps qui se refugie contre le mien en reddition à ta convoitise languissante.

Le temps se fige, la terre arrête sa rotation, tout disparait autour de nous et nos deux mondes entrent en collision pour n’en créer qu’un seul, le refuge de nos âmes, le monde de TOIetMOI où on n’y entend que l’écho de nos chuchotements. Toute la planète se met dans le silence, non pas l’instant d’un baiser mais pour tous les moments pendant lesquels nous sommes ensemble ... et comme chaque fois, nous essayons de faire taire les souvenirs dans un dessin compliqué ... de vide … et la sérénité nous engloutis

Vouloir, pour toujours rester à l'intérieur de nos murs pour t’absorber, pour te tenir entre mes bras et te faire tournoyer et t'emmener à des places que tu ne penses pas visiter. C’est uniquement nos corps qui conversent, qui dansent et qui composent une sérénade dans laquelle moi et toi sommes une seule note musicale ayant un seul rythme, un seul tempo. Pas d’hier, pas de demain, dans notre monde, tout est seulement ici et maintenant, à cet instant. Pas de futur, trop de passé, on se restreint au présent et ton âme devient la mienne, la mienne est tienne, sans aucune autorisation.

T’envelopper par tous mes sens pour te faire sentir les émotions les plus extrêmes et créer une tempête dans ton corps et un ouragan sur ta peau que j’arrose par mon imagination que je transforme en réalité. Je t’invoque, provoque et enflamme ta passion sous les draps en coton.

Explorer patiemment ton corps comme une terre inconnue, apprivoiser tes mouvements et tout en exigeant de découvrir chaque centimètre carré de ton anatomie, prendre plaisir à effleurer ta peau avec les bouts de mes doigts et à lécher ta poitrine et tes seins jusqu’à te voir se tordre de plaisir … et le goût de ta sève qui s’attarde sur mes lèvres.

… Tu frissonnes comme une fébrile et nous entamons le voyage dans le monde qui nous appartient, le monde de TOIetMOI. Mon corps se réunit au tien et nous ne faisons qu’UN. Ta respiration devient profonde, nos souffles se synchronisent et nos mouvements se rythment. J’entends des battements, sont-ils ceux de ton cœur ou du mien ? …

...

Même scène, vécue maintes fois … très tôt, l'aube vient de l'extérieur frapper à notre porte. Vouloir désespérément rester encore plus longtemps ; besoin d’un peu plus de temps. Demander silencieusement au visiteur de ficher le camp. Mais il insiste et il risque de briser la porte. Tes yeux rencontrent les miens, c’est l’heure de quitter notre monde et de retourner à la réalité. L’Obscurité qui a garni le monde de TOIetMOI prend fin et cède la place à un éternel soleil matinal, qui ayant dépensé des heures infinies à attendre sa revanche, est venu caresser le monde tangible avec sa lumière.

Sur le pas de la porte, avant de sortir, tu t’accroches à mon cou, tu restes vague un assez long moment … pas de mots, pas de pleurs, un chagrin. Je jette un dernier regard sur le lit défait et sur le salon, enclos de notre romance.
Des raviers avec quelques cubes de fromage et des olives vertes, des verres vides et les bouteilles désordonnées qui prennent de la place ainsi que des taches de vin rouges sur la dentelle du napperon de ta table. La cendre noire qui macule les taches rouges et la nappe blanche et les mégots des cigarettes qui ont brûlé ta moquette. Dans un coin, sur une tablette dans un vase oblong, les fleurs sont fanées, seras-tu capable de les jeter ? Pas de musique mais une odeur faible de bougies parfumées tarde dans l'air et les restes de la cire chaude et brûlée qui ont suintées sur ta table de nuit à côté de tes faux bijoux… c’est tout ce qui reste de nous deux ce matin … toi et cette scène de romance périmée.

Partir pour te revenir plus tard … sur le chemin du retour … le dessin incompréhensible du vide libère mes souvenirs pour y inclure notre dernière nuit majestueuse et je me laisse envahir par le plaisir de revivre tous les beaux moments ensemble et à la fin le désordre de notre romance et ton lit défait qui portera toujours mon odeur mais dans lequel tu ne sentiras plus ma chaleur jusqu’à la prochaine fois. Quand ?, je ne sais pas … on a jamais su quand est-ce qu’on devrait se voir la fois suivante.

Je confesse comme d’habitude, que nous avons passé d’agréables moments ensemble, et que tu m’as gâtée comme ton petit Prince mais en partant, en se séparant tu me laisses en détresse. Une romance fantastique et puis la séparation désoriente mon cerveau et crée ma confusion. Les charades transitoires de l'amour soutiennent mon cœur et une injection de douleurs, chaque fois qu’on se sépare … Sois patiente, je reviens avec des fleurs, comme chaque fois.
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lundi 18 janvier 2010

Les Mots Capricieux


Nous vivons dans l'ombre de nos écrits et de nos textes mais mon affection pour les points de suspension et d’exclamation nous a divisés. Les points qui respirent entre toi et moi, étaient toujours présents. Tes virgules que tu omettais, mes majuscules que je soulignais et ce verbiage dont je t’avais volé le secret et qui me permet maintenant de te dessiner avec mes mots.

Je n’ai plus besoin de toi, j’ai appris à mélanger les couleurs de mes consonnes avec les tons éclatants des mes voyelles pour peindre, sur la toile de mon âme, des poèmes qui te font rire, aimer et pleurer. Mais à la fin, tu as accrochée mes tableaux dans ta galerie marchande et non pas sur ton cœur … et je n’étais pas déçu, il y aurait toujours un acheteur.

J’ai prétendu devenir artiste et non seulement j’ai voulu te séduire avec mes mots mais j’ai désiré t’enchainer à leurs sens et te rendre tributaire des images qu’ils te reflètent. Pourtant rien, je n’ai pas réussi.

Pourquoi faut-il que tu ne sois plus à la merci de mes mots ? les mêmes mots qui il y a fort longtemps ils sont devenus si abondants quoi que les tiens sont rares et que les miens ont perdu tous leurs sens pour devenir avares. Tes mots sont devenus inaccoutumés à sortir de ta bouche et je sais que tu portes un fardeau de mots inexprimés qui te pèsent dans ton cœur et que tu oses me dire que les miens ne veulent rien dire … c’est parce que tu n’arrives plus à déchiffrer les sensations que tu ressens lorsqu’ils caressent ton cœur.

Quant à mes mots …

Mes mots ... comme les feuilles de l'été qui en fin de saison ils jaunissent, se froissent et à jamais ils s’estampent sur les bords de ma conscience.
Mes mots … comme les feuilles de l’automne qui voltigent, malmenés par le vent, ils ne savent pas où ils vont chuter telles mes pensées à haute voix.
Mes mots … comme les feuilles de l’hiver qui s’éteignent dans l’air sans atteindre la terre, ils s’effritent et ne parviennent nulle part telles mes intentions comprises à la source mais jamais à leur destination finale.
Mes mots … comme les feuilles du printemps qui restent vertes et ne tombent pas pareils à mes sentiments inexprimés.

Mes mots ... mes verbes et mes phrases, comme les quatre saisons ils sont devenus capricieux et changeants, ils blessent alors qu’ils avaient l’intention de guérir, ils créent la confusion là où ils avaient l'intention d’éclairer et pourtant mes mots ... c’est parfois tout ce que je peux t’offrir.

Et parfois, je ne veux t’offrir que le son de mes mots en vagues qui viennent se déferler et tomber contre ton tympan, pénétrer aux profondeurs de ton âme pour que le rythme de mon ton brise la résistance de ton cœur et te laisse sans défense. Mais maintenant je sais que tu ignores mes mots et je sais que tu en deviens confuse et incertaine au point de les détester donc je prends la décision de les asphyxier.

Je tue tous les gestes que je désirais t’accomplir, j’étrangle tous les mots que je voulais te dire, je brûle tous les tableaux que j’aimais t’écrire … j’enterre toutes les roses que j’avais l’habitude de t’offrir … et je n’existe plus.

Comme les cendres des mégots des cigarettes en agonie, j’entrepose mes mots à travers des paysages blancs de cendriers désespérés. C'est le sanctuaire des mots que je viens d’assassiner et qui ne pourront plus jamais sortir de ma bouche ; tu ne les entendras jamais … et je me tais.

mardi 12 janvier 2010

Les Deux Extrêmes


Je suis fils du désert indomptable et sec, tu es fille de la verdure et de l’abondance
La simplicité colore mon existence, la complexité te particularise par ton arrogance
Amour, passion et désir me poursuivent, élégance, glamour et vanité te devancent
Tu veux de ma chaleur, j’en donne plus, pourquoi tu me dévisages avec insolence ?

Je suis de l'étendue, tu vis dans l’exiguïté, besoin de respirer, lâches-moi et dégage
J’aime le silence et la quiétude, mais tais-toi, tu adores les vacarmes et les tapages
Ta rivière murmure mais mon lac est taciturne et le silence qui te tue, il me soulage
Je réfléchis pour à la fin ne rien dire et toi ta vie n’est qu’indolence, rire et bavardage

Ton cœur expérimenté, depuis longtemps rassasié mais dans le mien un vide sauvage
Nos extrêmes ne devraient-ils pas se mélanger pour produire de nous deux un mixage ?
L'amour peut changer toutes nos contradictions, mes rêves et ton réalisme en avantage
Les plus inflexibles de nos caractères seront légués à nos enfants comme seul héritage
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vendredi 8 janvier 2010

Le Pleur du Sirocco

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Je suis Mirage, la légende du désert et je ne sais que parler à la lumière
Marin de l’espoir, le vent Chéhili est mon vaisseau et le ciel est ma mer
Je vends des divagations au songeur et des illusions aux plus téméraires
Mes rêves mènent au jardin des délires là où mon cœur a élu sanctuaire

A travers les confins du sud de mon pays, souffle le sirocco torride
Vent assassin, il débarque sans étaler excuses avec sa stérilité aride
Comme un rasoir de feu, le vent Chéhili perçant les joues meurtries
Se réjouit de caresser par son souffle brulant les vastes dunes bénies

Les dunes de sable, îlots qui bougent comme des terres silencieuses
Esclaves d’Eole, insoumises et qui ne cèdent pas aux lois vétilleuses
Elles engloutissent l’imprudent et étranglent son audace trompeuse
Méprisant les hommes qui osent en bravant son étendue impétueuse

J'entends le sirocco pleurer et hurler à lui-même, attristé par ce défi
Et le chuchotement des ailes d'un vautour qui cherche un brin de vie
Pour lui offrir le privilège de la mort sans gémissements et douleurs
Et seul le varan qui lutte encore avec une pénombre fuyant la chaleur

Oh, sud la vie s’enrage et ta soif se pelote contre la rosée de l’aurore
La saveur viciée de l'eau souillée et ta terre déshonorée nous implore
Tes sources sont devenues sourdes à nos prières et elles nous ignorent
Et l’oued est devenu muet, sans murmures et notre complot il déplore

Hassan, le saint gardien des portes du désert sollicite ses quémandes
Plus d’affluence vers sa zaouïa, réclamant baraka contre les offrandes
Seulement les salines du chott qui conversent avec le soleil qui glande
Et un tombeau vertical qui est debout tout seul, de nulle part il exonde

Au crépuscule, quand le minaret crie à la prière et que le vent se taise
Le sirocco cède à son complice terre de silice, qui crache sa fournaise
Bacchus prend la relève à Dieu pour rafraichir les gosiers et les apaise
Avec la sève des dattiers il arrose les corps pour éteindre leurs braises

Parce qu’il a abandonné au fond des oasis sa fertilité et tout son amour
Le désert est devenu sec, sans cœur et il n’enfante que des troubadours
Son sirocco brûle les yeux, délaçant des visions floues et vagues images
Mais j’esquisse ce dont on veut voir sans qu’on sache que je suis Mirage


samedi 2 janvier 2010

Le JOUR …

Ils se blottissent dans les espaces où la lumière du soleil ne peut pas les atteindre. Je les entends me chuchoter, je prétends ne pas les connaître mais ils me suivent partout et ils n’arrêtent pas de me murmurer des mots doux à travers ta voix.

Dès que je passe par un endroit ombreux, ils se manifestent et deviennent plus nombreux. Ils m’agacent, j'attrape une vision momentanée, elle essaye de cacher des fantômes ombragés qui se souviennent de moi. Quand est-ce que je les ai vus pour la dernière fois ? Ils veulent me le rappeler, je les chasse de ma tête et je submerge dans mes taches du quotidien.


La NUIT …

Ils s’insèrent dans mes pensées, je ne peux pas les déloger, ils me tentent par ton parfum et dès que je m’entretiens avec eux, ils se multiplient, envahissent ma tête, et ils fuient de partout pour remplir tous les coins sombres de ma chambre.

Je baigne dans eux et ils s'accrochent à moi comme une deuxième peau. Ils s’invitent dans mon âme et ils me percent le cœur avec leur nostalgie. Ils m’ouvrent le grand écran et me projettent tous les films dont nous étions les vedettes. Ils me harcèlent et me donnent des réponses à des questions que je n’ai jamais posé et m’interrogent sur un futur dont je ne suis pas capable de prévoir l’évolution.


Entre le JOUR et la NUIT,

Ils me trouvent, ils me prennent et ils me donnent compagnie. Ils savent combien tu me manques et ils essayent de prendre ta forme et ta voix. Ils sont là et partout, dans le livre que tu n’as pas fini de lire, dans le briquet que tu as laissé, dans le parfum que tu m’as offert, dans tes sous-vêtements que chez nous tu as gardé, ils sont même dans la chanson du radio que tu me fredonnais.

Mes souvenirs je vous adore, vous me faites vivre plusieurs fois les plus beaux moments de ma vie, mais jamais vous ne pourrez « la » remplacer.

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