samedi 31 octobre 2009

Qu’est-ce que tu vois ?

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Quand tu me regardes aux yeux, qu'est-ce que tu vois ?
Est-ce que tu vois ce que je sens pour toi ?
Est-ce que tu vois ce que je désire en toi ?

Quand je te regarde dans les yeux, est-ce que tu sais ce que je vois ?
Est-ce que tu sais ce que je sens ? Est-ce que tu sais ce que je désire en toi ?

Dans tes yeux, s’éclaire l’arc en ciel et je vois le printemps,
Je vois des choses qu’autres personnes verraient autrement,
J’entends la vie, je sens l’amour et je vois naitre ta passion.

Quand je regarde tes yeux, tout en toi m’appelle et je te veux ardemment,
Désir de regarder profondément dans tes yeux, couleur noisette et marron.
Envie de te serrer dans mes bras, comme un enfant, qui cajole sa maman,
Je voudrai guérir ton cœur blessé et te donner mon amour éternellement
Te donner ma vie pour parfaire la tienne ; pour notre rendez-vous à 70 ans.

Maintenant dis-moi;
Qu'est-ce que tu vois ?
Est-ce que tu vois ce que je sens vraiment ?
Est-ce que tu sens ce que je désire réellement ?

Dis-moi ;
Qu'est-ce que tu vois ?
Est-ce que tu me vois de l'extérieur simplement ?
Avec mon sourire qui s’affiche en permanent,
Alors qu’au fond,
Je suis triste, faible, incapable de changer le temps.

Dis-moi, pour la dernière fois,
Quand tu regardes dans mes yeux qu’est ce que tu vois ?

mercredi 28 octobre 2009

A Nefta, sous l’Ombre des Palmiers


Au milieu du sahara stérile, au sein des oasis fertiles et sous l'ombre des palmiers généreux fleurissent tout genre d’arbres fruitiers entrelacés dans un magnifique désordre. Pendant les quatre saisons on apprécie successivement les oranges pulpeuses, les figues succulentes, les abricots sucrés, les pêches veloutés, les grenades juteuses, les jujubes mielleuses et enfin les savoureux raisins qui pendent des vignes qui s’accrochent aux palmiers qui leurs créent des pergolas naturels.

En dessous de ses mêmes arbres fruitiers une grande variété de légumes pousse et imprime suivant différentes tonalités des couleurs à dominante verdâtre qui fait jalouser les plus irrigués des sols du nord du pays. Ainsi au gré des saisons, on peut apprécier des tomates, carottes, poivrons, piments, oignons, épinard, cambons, gombos, concombre, meloukhia (corète), salades … tous cultivés d’une façon biologique et naturelle sans aucun additif chimique ou insecticide …. Etant au bord du chott, la terre contient une certaine teneur de sel assez élevée qui remonte même aux plantes et leur donne une saveur assez particulière.

Les palmiers et les arbres fruitiers sont plantés avec une telle densité qu’on dirait une partie d’une jungle tropicale, ils ne respectent aucune règle de géométrie, ils sont éparpillés suivant des raisons connues uniquement par le Khammess qui les a plantés et qui maîtrise le circuit d’eau de son jardin.

Dans mon village, à Nefta, les couleurs ont un spectre différent de ce qu’on a l’habitude de voir partout et ailleurs. Au printemps, quand les arbres commencent à fleurir, les couleurs se marient et ces jardins se transforment en un véritable Eden.

Quand vient l’automne, et que les dates mûrissent et lorsque les sommets des palmiers sont éclairés par les derniers rayons du soleil couchant, les couleurs se délayent en un surprenant tableau qu’aucun peintre ne sera capable de reproduire la tonalité.
Les grappes de dattes affichent chaque teinte du jaune clair, à travers l’orange, le vermillon, le marron au pourpre, au crème brun ambré et avec leurs tiges jaunes brillantes, oranges ou ivoires elles contrastent d’une façon magnifique, tantôt avec le vert bleuté, tantôt avec le gris émoussé des couronnes de feuillages.

L’Oasis de Nefta se trouve dans une dépression naturelle à la base même du Chott El Djérid. Il fut un temps ou Nefta était irriguée par une cinquantaine sources d’eau naturelles tièdes rassemblées en petites mares dans une zone appelée Corbeille.
La Corbeille donne naissance à un débit d’eau constant et relativement important qui se rassemble en un seul ruisseau qui va traverser le village et arroser
tout l’oasis.

Le système d'irrigation à Tozeur et Nefta élaboré par Ibn Chabat a atteint une parfaite ingéniosité et minutie que le principe est d’usage jusqu’aujourd’hui. Le ruisseau principal qui rassemble les eaux de toutes les sources est divisé et subdivisé par une série de barrages faite de grosses bûches de palmiers pour devenir des petits rus qui sont à leurs tours subdivisés par le même principe en canaux appelés "Séguias" qui vont finir par arroser les jardins "Ghabas".

Tous les barrages principaux sont gardés et entretenus jour et nuit par des gardes de confiance afin d’éviter tout intervention abusive ou vol d’eau. Ces gardes sont payés par chaque propriétaire dont la "Ghaba" est irriguée par une eau qui passe par le barrage sous la responsabilité de ce premier.

L’Amine des Eaux est l'expert qui surveille le système entier. Il est sélectionné parmi les plus vieux habitants de la communauté qui jouissent de profondes connaissances en matières agricoles. Il a aussi pour fonction d’agir comme arbitre dans les différends à propos de droits de l'eau, les relations entre propriétaires et locataires, la vente de produits agricoles, etc… Annuellement, il lui revient de droit une quantité de dattes de premier choix prélevé sur chaque Ghaba.

Les frais d’entretien des canaux principaux d’eau sont prélevés sur tous les propriétaires terriens.
Les petits canaux Seguias sont entretenus par les Khamessas qui ont aussi en charge
l’entretien des petits barrages qui détournent l’eau à leurs Ghabas.

La quantité
d’eau délivrée à chaque Ghaba est mesurée par une unité de temps à travers une clepsydre locale appelée "Gadouss" qui est un récipient métallique remplit en eau et perforé en bas d’un trou de dimension spéciale lui permettant de se vider complètement en cinq minutes.
Généralement, le temps nécessaire pour irriguer une Ghaba d’environ un hectare est de 55 minutes, soit 11 remplissages de Gadouss.

Afin de faciliter l’irrigation, chaque "Ghaba" est subdivisée en plusieurs petites parcelles plantées de légumes suivant la saison. Les Seguias traversent la Ghaba de façon sinueuse afin d’assurer l’irrigation de toutes les parcelles.
Passant d’une parcelle à l’autre et usant de son savoir faire, le Khammess assure l’ouverture des brèches afin de permettre à l’eau d’irriguer de façon régulière tourtes les parcelles dans la limite du temps alloué. Ainsi, les légumes, les arbres fruitiers et principalement les palmiers seront bien saturés en eau jusqu’à la prochaine ronde.

En raison de la quantité importante d’eau qui irrigue tout l’oasis, il a été nécessaire de mettre en place un système de drainage pour évacuer l’eau qui risque de saturer le sous-sol. Chaque Ghaba est entourée d’un certain nombre de fossés "khandaks".

Les eaux de drainages collectés dans les khandaks sont conduites vers des fossés plus larges pour finir finalement dans le grand fossé "Khandak leKbir" qui entoure l’oasis du côté du Chott el Djérid et qui s’y déverse en cas de débordement.

En raison des départages par héritage, les dimensions des Ghabas de l’oasis sont devenus relativement modestes, ils sont d’environ un hectare chacune. Par contre on se souvient encore de la Ghaba de Dobech avec ses 2800 palmiers.
La Ghaba de Tichta, était remarquable par le grand nombre de variétés de dattes qu’elle contenait. Elle était la propriété d’un "Gaid" de l’époque colonialiste qui avait la passion de rassembler le maximum de sortes de différentes dattes dans le même jardin.

Nefta est née et a survécu grâce à l’eau est aux palmiers. Ses habitants, depuis des siècles, ont consacré leur vie à cultiver, à observer et à étudier les palmiers. Ils ont établis toute une science qu’ils transmettent d’une génération à autre. Le palmier est devenu tellement très familier que la majorité des Neftien en connaissent à fond chaque détail au point qu’ils en prennent soin instinctivement plutôt qu'intelligemment.
Aujourd’hui, les Ghabas de tailles modestes ne sont plus rentables et la nouvelle génération s’intéresse de moins en moins aux palmiers et soit ils abandonnent leurs palmiers à la sécheresse, soit qu’ils le laissent au profit d’un khammess qui leur paye annuellement un loyer.

Quoi que la main d’œuvre soit relativement abondante et à bon prix, les propriétaires et avec l’assistance des Khamassas préfèrent s’occuper eux même des travaux courants. Par contre certaines opérations telles que la bouture des rejets (les petits palmiers qui poussent sur le tronc de la mère) ou drageon, la replantation des rejets, la pollinisation des fleurs et la coupe des régimes (Arajens pluriel d’Arjoun) exigent des spécialistes qui sont moins nombreux.

Le Métayeur ou Khamess est l’ouvrier permanent qui s’occupe de la Ghaba. Il est considéré comme associé et il est rémunéré pour l'essentiel de son travail en nature outre une avance en numéraire lui permettant d’assurer son pain quotidien. Il fournit sa seule force de travail, pour laquelle il reçoit le cinquième de la récolte. Le Khammess est autorisé à planter des légumes, des fourrages autant qu’il souhaite pour son propre usage. Il doit verser au propriétaire le quart des produits de ce qui est vendu.

Le Khammess est tenu d’effectuer l'irrigation de la Ghaba, la taille des arbres fruitiers, la culture des parcelles, l’épandage du fumier, l’assistance lors de la pollinisation, le contrôle lors de la cueillette des dattes. Il doit entre autre maintenir en bon état le branchage des haies, le curage des Khandaks, l’entretien des Seguias. Lorsque les fruits mûrissent dans leurs arbres, ils ont besoin d’être gardés nuit et jour pour prévenir l’éventuel vol. Le Khammess et ses fils campent alors dans la Ghaba et passent leurs nuits soit dans la Guiricha (cabanon en branchages et palmes) soit dans une tente ou même à l’air libre.

La pollinisation des palmiers dattiers a lieu habituellement dans le Djérid du 15 mars au 15 avril. Les palmiers mâles appelés Dhokars fleurissent assez tôt et ils se distinguent des palmiers femelles par un feuillage plus dense, plus vert, plus doux au toucher et surtout par un tronc plus solide.

Les Dhokars sont généralement en un nombre très réduit. Un palmier mâle peu fournir du pollen suffisant pour féconder 500 à 600 palmiers femelles ; certains rares mâles peuvent fertiliser jusqu’à 1000 femelles.
Les Dhokars vivent beaucoup plus que les palmiers dattiers femelles, ils grandissent et deviennent assez long qu’il devient très difficile d’en collecter le pollen.
A la fin, Ils partagent le même destin que les vieux palmiers femelles stériles pour devenir un Légmia et fournir son suc intérieur sous forme d’un liquide savoureux, le fameux Legmi. A la dernière goutte, la mort de l’arbre suivra.

Beaucoup de pluie après les premières semaines de pollinisation est aussi nuisible que l'irrigation à cette période qui risque de causer la chute du fruit.
Les pluies occasionnelles qui peuvent tomber pendant les mois de Mai, juin et juillet c'est-à-dire, après que le fruit soit formé et avant qu’il commence à mûrir ne cause aucun dommage à la récolte.
Au début de l'automne, quand les dattes commencent à mûrir, le vent chaud et sec du sud est nécessaire pour accélérer le processus de maturation et empêcher le fruit de devenir véreux.
Par contre, toute pluie peut être désastreuse pour la récolte. S’il pleut en août ou en septembre, le fruit peut se détacher de l’arbre et tomber avant maturité. S’il pleut un peu plus tard, le fruit a tendance à pourrir ou à devenir moisi. Quand les dattes deviennent parfaitement mûres, une pluie légère est plutôt salutaire, il adoucit le fruit et le lave des poussières.

Deglet Ennour ne doit pas être récoltée avant la fin d'octobre, sinon elle se décolore rapidement et devient véreuse. Afin de mieux la conserver et lorsque les dattes commencent à mûrir, il était d’usage ancestral de couper environ un tiers de la tige principale des grappes de dattes dans le sens de la longueur afin de réduire l’écoulement de l’eau vers les dattes.

Les dattes sont constituées de plusieurs variétés qui mûrissent à des périodes différentes. Certaines variétés commencent à mûrir vers la fin de juillet tandis que certaines autres variétés tardives peuvent rester jusqu’à décembre. Par conséquent la récolte des dattes peut se prolonger jusqu’à 5 mois.

La récolte de Deglet Ennour commence normalement vers la fin d'octobre et souvent continue jusqu’à la première semaine de janvier. Heureusement que cette variété peut se conserver sans dégâts dans l’arbre mère à condition que l'automne soit sec.

Habituellement, les propriétaires vendent leurs récoltes de dattes, dans leurs palmiers, beaucoup bien avant qu’elles mûrissent. Les acheteurs se nomment Khadaras (pluriel de Khadar), se sont des négociants qui estiment la récolte en fonction de la saison et achètent la production à leurs risques et périls.

En ce qui concerne la récolte de Deglet Ennour, tout d’abord, il y a le "Gataa" dont le travail exige le plus de compétence. Armé avec un "mengel" il grimpe au sommet du palmier et après avoir écartés les tiges épineuses mortes ou celles qui dérangent son travail, il découpe les régimes "Arajens" (pluriel de Arjoun) de dattes et les tends à une succession d’ouvriers "Medadas" grimpant en file indienne sur le tronc du palmier jusqu’à ce que le Arjoun atteigne la terre ferme. Certains palmiers nécessitent jusqu’à 8 ouvriers pour faire descendre les régimes Arajens.

Les Medadas se maintiennent en position en entourant un bras autour du tronc et en bloquant leurs pieds nus sur les saillies naturelles qui couvrent le tronc. A l’aide de la main libre ils attrapent les Arajens et le font passer au Medad d’en bas et ainsi de suite jusqu’à la cueillette de tous les régimes du palmier.

L'arbre est donc dénudé de ses fruits avec célérité merveilleuse, accompagnée d’une pluie de grappes de dattes qui se détachent et tombent sur une bâche tendue sur le sol pour l’occasion.
Autour de la bâche, s’anime quelques ramasseurs "Ellaggata" pour collecter et trier toutes les dattes qui tombent par terre.

Le " Addel" a pour mission de porter les régimes Arajens au point central de collecte de toute la récolte et de bien les disposer pour éviter qu’ils perdent encore de leurs fruits.
Le " battah" garde les dattes collectées tandis que le "Allag" charge les ânes avec les Arajens de dattes qui seront maintenus par les cordes du "Khartaffe" pour ensuite être transportées par les "Jarraras" vers l'entrepôt du Khadhar.
Normalement, pour un Gataa, il faut trois à sept Medadas (suivant l’hauteur des palmiers), douze Laggata, deux Addala, un Allag, un Khartaffe et six Jarrara.
En une journée et selon l’hauteur des palmiers, un Gataa habile peut récolter les régimes Arajens de 60 à 90 palmiers soit une moyenne de 2,5 tonnes de dattes.

La récolte des autres variétés de dattes, y compris la très populaire variété le Ftimi diffère de celle de Deglet Ennour. Après la découpe du régime Arjoun et au lieu de le remettre à un Meddad, le Gataa le relâche du haut du palmier et le laisse tomber sur une grande bâche étendue autour de l’arbre.

Les oasis du Djérid sont particulièrement riches de différentes variétés de dattes qui dépassent les 150 genres distincts. Quelques variétés sont parfois locales et ne se trouvent même pas dans d’autres oasis à quelques kilomètres de distance.
À Nefta, il avait existé certaines variétés (qui ont déjà disparues) qui n’existaient même pas à Tozeur et vice versa.

Dans le vieux oasis de Nefta, presque toutes les Ghabas, contiennent des variétés mélangées et ce n’est que pendant les dernières 50 ans, avec l’essor de l’export et la modernisation des moyens de préservations des fruits, que les propriétaires se sont mieux organisés dans la plantation des nouveaux palmiers et ils se sont orientés beaucoup plus vers la Deglet Ennour.




vendredi 23 octobre 2009

Elle en a Marre de sa Vie

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La chose la plus pénible, la plus douloureuse et la plus affreuse pour une femme s’est de se sentir oubliée et négligée par son mari qui ne s’intéresse plus à elle et qui ne remarque même pas qu’elle vient de changer complètement de coiffure au point qu'elle crie : J'EN AI MARRE DE MA VIE.

Les maris négligents, j’en connais quelques uns mais j’avoue aussi qu’il y a parfois une grande part de responsabilité de la femme dans cette situation. Il y des femmes qui se négligent au point qu’on peu plus faire de reproches à leurs maris qui les ignorent.

Le mari qui ne s’intéresse pas trop à sa femme passe la plus part de son temps en dehors de la maison, au café, chez des amis et le dimanche et jours fériés au stade pour voir le match de foot. Il s’enfuit de la maison, il cherche une meilleure compagnie et il va parfois jusqu’à entretenir une maitresse avec laquelle il passe la plupart de son temps.
Lorsqu’il sort de la maison, il ne prend même pas la peine d’avertir, de dire au revoir et de dire où il va. Parfois il s’énerve lorsque sa femme lui pose la question ?

Il l’ignore lorsqu’elle parle et fait semblant de ne pas l’entendre. Il s’enrage et s’énerve de la moindre des choses et parfois même sans raison et essaye d’éviter toute discussion ou banalise tout sujet important qu’elle évoque.

Certains maris, profitent même de la situation financière de leurs femmes et ne se soucient plus des besoins réguliers de leurs foyer. Une femme ne peut jamais négliger sa maison et ses enfants et se trouve obligée de supporter toute les dépenses.

La situation devient dure encore pour la femme lorsqu’il y a absence totale de tout signe d’amour et surtout de tendresse. Même pas un baiser, même pas un câlin, même pas un mot tendre. La femme fait fonction d’objet utile pour le foyer.
Lorsqu’elle a une migraine ou qu’elle tombe malade, le mari va s’inquiéter plutôt pour ses chemises non repassés, pour son déjeuner non prêt et même pour ses chaussures mal cirées et il est capable de dire à sa femme de cesser la comédie et d’arrêter de faire semblant d’être malade.

Le plus grave encore c’est la négligence des besoins physiques et sexuels. La perte de désir est une indication majeure que le mari n’a plus aucun intérêt en sa compagne de vie. Ce point est irréversible.
Sa femme devient juste un objet pour assouvir ses propres besoins hormonaux. En deux trois coups, il achève sa besogne, tourne son dos et s’endort.

La négligence de certains maris peut pousser ses derniers à faire chambre à part ; ils ne supportent plus leurs femmes au point qu’ils évitent tout contact physique direct.

A mon avis, tout commence dés le début de la relation de mariage, si un couple ne s’habitue pas à se dire des mots doux, s’il ne s’habitue pas à faire des cadeaux, s’il ne s’habitue pas à bien se traiter mutuellement dans le respect complet, avec le temps, leur relation va devenir neutre, l’insouciance s’installe et la négligence réciproque s’établit dans leur quotidien.


jeudi 22 octobre 2009

BLED EL ATTAR (La Cité des Parfums)

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Il est, dans un des plus vieux quartiers de Tunis, tout prés de la sainte mosquée de l'Olivier (Djemaa Zitouna) où tout respire l'antiquité sereine et l'inébranlable foi, une petite cité d'ombre et de volupté où s'étoffent, en une trame de sensations, les couleurs les plus délicieuses et les parfums les plus suaves : c'est le Souk el Attarine.


Sous les hautes voûtes à colonnades torses, rouges et vertes, des voies ombreuses se croisent, pleines de mystère et d'évocation.
A droite et à gauche s'ouvrent, comme de petites armoires, les échoppes des parfumeurs où sont assis des Maures au visage de cire, aux regards adoucis par le clair obscur, aux sens alanguis par les senteurs.

Parmi les jeunes marchands il en était un, pensif et plein de distinction naturelle, Si Chedli ben Essahéli fils d'un pieux et docte jurisconsulte de la Djemaa Zitouna.

Si Chedli aimait à se vêtir avec l’élégance discrète de certains Tunisiens qui savent, de tradition lointaine, porter des soieries aux couleurs éteintes, d'une délicatesse de nuances empruntée au passé.

Accoudé avec nonchalance sur un précieux coffret de nacre, Si Chedli lisait ordinairement de vieux livres arabes, romans ou poésie. Devant lui, sur une tablette, on voyait dés l'entrée une tasse de café à l'eau de rose, une pipe de "Chira" et, dans un vase translucide en fine porcelaine bleue de Stamboul, une grande fleur candide de magnolia, qui, tout de suite, vous enveloppait le cœur entre ses quatre feuilles épaisses de chair odorante.

- A quoi penses-tu, Si Chedli? Lui disaient souvent ses amis du Souk, parmi lesquels il tendait à s'isoler, sans pourtant les dédaigner.
- Je pense que toute joie humaine est fumée et que rien ne saurait me distraire assez...

Un jour, une voilure s'arrêta à l'entrée du Souk, et des femmes voilées en descendirent. Elles entrèrent dans l'ombre des voûtes marchandes d'un pas balancé, et, s'avançant au hasard, elles arrivèrent à la boutique de Si Chedli, qui retint leur attention parce qu'elle était semblable à un grand coffre de bois ouvragé.

Le jeune homme remarqua à leur entrée qu'elles étaient étrangères, car elles portaient, sous la
"ferrachia", le bonnet pointu des Constantinoises impertinemment posé de côté.
La plus jeune s'assit sur la banquette et commença à parler avec un pépiement gazouillant d'oiseau.

Après avoir, de ses doigts longs et menus, teints de henné, joué avec les flacons à facettes, les boites d'ivoire et les pastilles aromatiques, après avoir discuté les prix, elle se leva, rassembla en un petit tas les choses qu'elle avait choisies et dit, indifférente :
- Tu m'enverras cela à la maison de Lella Hanéni, dans le quartier d'Halfaouine ... Non, ne m'envoie pas le porteur, car ce sont des essences précieuses ; et tu les porteras toi-même.

Le regard insistant de la Mauresque aux grands yeux noirs se posa, au départ, sur les yeux de
Chedli. Il en ressentit un délicieux malaise et, sans pouvoir détourner à temps la tête, il répondit par un sourire qui l'angoissait un peu :
- Quand ?
- Ce soir, après le Moghreb

Cependant Si Chedli, l'heure venue de la prière, ne manqua pas d'entrer à la mosquée suivant son habitude. II en sortit, mécontent de lui-même : il avait prié en hâte, l'âme troublée par d'autres préoccupations.

Le reflet rouge de l'occident éclairait encore le haut de la ville, du côté de Bab el Gorjani, un grand calme alangui enveloppait Tunis dans une dernière vapeur de couleur.

Plus vif qu'à l'ordinaire dans la foule lente et trainante qui s'attardait aux échoppes, Si Chedli descendit à Halfaouine.
Il entra dans une impasse voutée et s'arrêta devant une petite porte invraisemblablement basse.
Le lourd marteau de fer résonna étrangement dans la vieille maison caduque, envahie déjà par les herbes folles.
- Achkoun ? (Qui est là ?) cria une voix chevrotante de vieille.
- Hall ! (Ouvre !)

Jamais l'Arabe, même devant sa propre maison, ne proférera son nom dans la rue.
La porte s'entrouvrit, et une vieille, vêtue de la "fouta" bleue des Tunisiennes pauvres, parut.
- Tu viens du Souk el Attarine ?
- Oui.

Elle le conduisit dans une grande cour plantée de trois orangers. Sur la galerie du premier étage, l'arcade d'une porte se voilait d'une soie éclatante comme la fleur de la grenade.


- C'est là, monte !

Par l'ombre fraîche d'un escalier pavé de faïence bleue, Si Chedli monta, la poitrine gonflée par le souffle du désir, et souleva le rideau souple, tordu sur sa main comme une belle flamme. Là, sur un épais tapis du Djérid, parmi des coussins brodés d'un or éteint, une femme s'alanguissait, vêtue d'une chemise de gaze blanche à larges manches lamées, d'un caftan de velours vert et or et des plusieurs gandouras de soie. Elle portait encore, dans sa pose couchée, la chéchïya pointue, ornée d'un foulard à franges et jugulée de deux chaînettes d'or qui venaient se rejoindre sous son menton, en dessinant son visage mat et en l'éclairant.

- Sois le bienvenu ... Assieds-toi.

Elle était belle, d'une de ces beautés imprécises qui ont quelque chose de personnel et de rayonnant, une chaleur secrète, à peine trahie.
Il s'assit à côté d'elle, et une vieille Mauresque apporta le café obligé, sur un petit plateau de cuivre ciselé.

- Sont-elles aussi belles que Mannoubia, les femmes de ta Tunis ? demanda la vieille avec le rire de sa bouche édentée.
- Mannoubia ? ... c'est la rose cachée dans le feuillage.
- Toi aussi, tu es très beau.


Mannoubia jouait distraitement avec un éventail, en faisant sonner à peine ses bracelets à chaque mouvement, et les anneaux précieux de ses chevilles marquaient aussi d'un tintement léger l'étirement de son corps félin sur les laines douces. Elle n'avait pas la hardiesse des courtisanes de Tunis. Si Chedli, malgré lui, ne trouvait pas devant elle le ton qu'il eût pris avec une autre ; il y avait entre eux presque de la crainte : celle de se joindre et de lutter plus que pour le plaisir.

- Ecoute, dit-elle, j'allais acheter des parfums, pour me distraire ... mais, quand je t'ai vu, mon cœur t'a souhaité comme l'essence la plus précieuse ... Pourquoi ne me dis-tu rien ? Pourquoi veux-tu que j'aie honte de toi ?
- Mais qui es-tu, et d'où es-tu venue pour troubler mon repos triste ?
- Bône était notre ville, mais j'ai grandi à Constantine, chez celle-ci qui est ma tante, sœur de ma mère. Je suis venue parce que je m'ennuyais.

Chedli s'appuya d'un contact encore discret sur les genoux de Mannoubia, et, lui prêtant toute l'attirance de ses yeux, il murmura :
- Non, tu es venue comme la colombe vers le ramier ...

Les chainettes d'or tremblèrent sur les joues de la Mauresque.
La vieille avait disparu, et ils restaient là, dans le silence et l'ivresse de la nuit qui tombait, prolongeant indéfiniment l'agonie délicieuse de leur désir.

Maintenant, la tête lasse de la jeune femme et son beau cou tendu et toute la richesse de sa gorge émue cherchaient une force contre la poitrine oppressée de Chedli. Et il l’étreignit, peu à peu, jusqu'au rythme final du baiser promis dans les jardins éternels ...


Depuis ce Jour, Si Chedli déserta souvent sa boutique et oublia d'ouvrir ses vieux livres. Il vivait en plein rêve.
Si Chedli avait vingt-cinq ans, et il avait usé de toutes les choses plaisantes, jusqu'à la satiété. Jamais il n'avait soupçonné que l'amour pût avoir assez de force pour changer tous les aspects de l'univers.
La nature lui donnait une fête quand il prenait le chemin de Halfaouine, à la nuit tombante. Le matin, pénétré d'une lassitude délicieuse, il lui semblait, en allant au bain, qu'un voile léger se déchirait et secouait sur la terre des pétales de jasmin ... Même avant la prière, il respirait dans l’air l'odeur de son amour.

Chedli n'avait dit son secret à personne, pour en être mieux suffoqué et, de le voir si pâle, quelques-uns pensaient qu'il devenait phtisique.
Mais le vieux et rigide Si Mustapha Essahéli s'était aperçu du changement prodigieux qui s'opérait en son fils et l'avait fait espionner adroitement. Bientôt le secret de la retraite de Mannoubia fut connu du vieillard ...

Un soir, quand Si Chedli vint frapper à la porte, la vieille Tunisienne lui dit, tout éplorée :
- Ils l'ont prise, ta colombe !
- Que dis-tu ?
- Oui, Sidi; aujourd'hui des hommes du Bey sont venus ... ils l'ont prise, elle et la vieille Téboura, malgré ses appels vers toi et ses plaintes ... ils l'ont conduite à la gare pour la faire partir en Algérie.

Chedli demeurait fixe et grave; il ne demandait rien, il doutait encore et ne comprenait pas.
Il entra dans la cour blanche et déserte, il monta l'escalier de faïence bleue, déchira le rideau et vit la chambre vide. Alors ses yeux se creusèrent affreusement.

- La retrouver, oui, je le jure sur le Dieu unique et sur son Prophète ! Je le jure sur le bienheureux cheikh Sidi Mustapha ben Azouz, mon maître en ce monde et dans l'autre ... je la retrouverai.


Longtemps, patiemment, il chercha une trace, un indice. Enfin, par des amis, il apprit que Mannoubia était retournée à Bône, où elle vivait, disait-on, de la vie des courtisanes.
Le cœur de Chedli bondit à cette nouvelle plus encore d'espérance que de colère. Il irait vers son amie, il la prendrait, il effacerait les baisers payés avec ses larmes sincères. De toute cette douleur et de toute cette honte, ils feraient encore de l'amour. Mais, son père vivant, Si Chedli ne possédait rien à lui. Il implora vainement l'autorisation de partir.

Alors, abandonnant sa boutique, il hanta les cimetières et les ruines de la banlieue.
Un jour, il ne revint plus. En vain son père le chercha partout ; Si Chedli était parti, poussé par la force de son cœur ... Et le vieillard commença à pleurer.


Longtemps, dans Les vieilles ruelles, dans les cafés maures de la blanche Annaba, Si Chedli chercha à savoir ce qu'était devenue Mannoubia. Il chercha parmi ceux qui ne parlent pas des femmes, et il fit sa compagnie de ceux-là aussi qui vivent dans la maison des prostituées.

Une année bientôt s'était écoulée depuis la disparition de la Mauresque. Egaré par des renseignements contradictoires, Si Chedli était venu s'échouer à Alger.
Un soir, dans un café de Bab El Oued, grouillant de races et qui sentait l'anis, Chedli rencontra un de ses anciens amis de Tunis, devenu sergent aux tirailleurs. Ils échangèrent des souvenirs.

- Mannoubia bent El Kharrouby ? ... Je l'ai connue.
- Qu'est-elle devenue ?
- Dieu lui accorde la paix !

Chedli resta accablé, anéanti. En cet instant, il avait senti se refermer sur lui la porte d'un cachot qu'il ne devait plus quitter.
Ainsi, abandonnant patrie, famille, richesse, il était devenu un vagabond, il avait cherché son amie pendant une année, toujours déçu et toujours espérant ... Et il venait là pour apprendre qu'elle était morte !

- Mais quand est-elle morte ? Où est-elle morte ?
- A Bône, où elle revenait, il y a environ un mois, après avoir passé quelque temps à Alger. Elle avait eu des chagrins profonds, elle riait de tout, elle buvait ... Et enfin elle est morte de la poitrine
- Aly, ne connais-tu pas sa tombe là-bas ?
- Non. Mais l'autre nièce de Téboura, Haounia te la montrera ... Téboura aussi est morte.


Derrière les dentelures bleues du grand Idou morose, le noble soleil descend en embrasant les hauteurs environnantes et la colline sacrée, plantée de hauts cyprès noirs et de grands figuiers aux branches tordues.

Là, sous des pierres sculptées multicolores et gracieuses, les croyants de l'Islam viennent dormir le sommeil inexprimable du tombeau.
Rien de lugubre et rien de triste dans ce cimetière plein de fleurs, de vignes et d'arbustes, où les tombes de faïence et de marbre blanc ne sont plus, parmi la terre vivante, que des taches de pureté. Tout y respire le grand calme auguste, la résignation, l'inébranlable assurance consolatrice.

Devant ce jardin de la paix définitive, en bordure de rêve, s'étend le golfe immense, immobile, d'un rose opalin strié d'azur et d'or, beau de tout le grand ciel inondé de clartés.
Sous les ailes de leurs voiles latines, les balancelles maltaises en fuite semblent suspendues dans l'éther entre deux miroirs d'infini.

Là, sur la colline sainte, à l'ombre d'un jeune figuier, il est une tombe de faïence bleue et blanche, la longueur couchée d'un corps de femme entre deux dalles dressées. On y peut lire, en caractères arabes, cette simple épitaphe :

MANNOUBIA BENT AHMED
LA CONSTANTINOISE
A DIEU RETOURNENT LES CHOSES
IL N'EST PAS D'AUTRE DIVINITÉ QUE DIEU
ET MOHAMED ET L’ENVOYE DE DIEU

A l'heure prestigieuse du moghreb, quand s'effeuille la rose immense du soir, un homme vêtu de gros drap, au visage régulier et sévère, monte parfois vers la nécropole silencieuse, pour y attendre la nuit en se souvenant.
Il porte l'uniforme bleu des tirailleurs ; sous la chéchia rouge son visage a bruni et maigri, et personne ne saurait plus reconnaitre en ce rude soldat le Maure de Tunis délicat et pâle.

Dans l'ombre parfumée, dans le silence lourd du Souk el Attarine, sur lequel la Djemaa Zitouna toute proche jette la grande ombre triste de l'Islam, dans la petite alvéole d'une boutique auréolée de cierges multicolores et pleine d'aromates, un vieillard est assis, appuyé d'un bras faible sur le coffret de nacre qui semble plein de ses souvenirs. Des heures et des jours durant il reste là, plongé dans son rêve immobile, et il attend, les traits émaciés et flétris par la douleur, les yeux usés et décolorés par les larmes.

Il reste là et il attend, témoin du temps, comme une statue dérisoire de lui-même. Il écoute en son cœur vide s'éteindre les derniers battements ; il songe à son fils qui ne reviendra pas et à ce peu de force, en lui, qui va mourir.


par Isabelle Eberhardt (Dans l'ombre chaude de l'Islam)

dimanche 18 octobre 2009

Elle est ...

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Elle est généreuse, très aimable et gentille.
C’est est une amie magnifique pour ceux qui l’entourent.
Elle a du charisme et parait comme une petite fille quand elle dort avec ses cheveux gitans qui l’enveloppent.

Elle a beaucoup de talents et elle sait faire beaucoup de choses ... et elle les fait bien.
Son rire est musical, son sourire est angélique, ses lèvres sont charnues et sexy.
Elle a une voix douce et le gout de son chant ressemble à un chocolat velouté.

Elle est très intelligente, de forte personnalité et très tenace.
Elle me fait rire, me comprend, et ce n'est pas toujours facile. Elle m’aime en tout cas.
Elle est forte et naïve à la fois et se laisse guider par son cœur en dépit de toute son expérience.

Elle aime son travail et elle le fait avec soin et conscience.
Elle rayonne comme la lumière du soleil quand elle est heureuse.
Elle ressemble à un lac profond et sombre quand elle n'est pas en bonne humeur.

Elle est brune et aussi coquette que Marilyn Monroe.
Elle est timide quand mes yeux croisent les siens.
Elle devient fauve quand elle est déterminée à aller jusqu’au bout.

Elle me montre la bonne voie, lorsque je dérape.
Elle m’empêche de faire des folies
Et ses folies à elle sont extravagantes.

Elle a de la classe, du style et une grande élégance.
Son choix vestimentaire et difficile.
Habillée en noir elle devient canon.


samedi 17 octobre 2009

ma Liberté est encore un Rêve

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Je ne peux pas raconter ma Liberté, je ne sais pas le faire ou plutôt je ne veux pas le faire, j’ai peur de découvrir qu’elle est restreinte, qu’elle est mutilée et en réalité je préfère ne pas le savoir.

Par contré j’ai rêvé de ma Liberté, celle de posséder mon propre destin, dans les limites de la raison et de la moralité et de faire ce que je veux faire quand cela me plaise … et quand je l’achève, je deviens le plus heureux, le plus contents … plus libre pour faire encore plus … toujours en assumant mes actes.

Ma Liberté rêvée implique des Droits et engage des Responsabilités. Autant que le champ de ma Liberté s’étend, autant que ma Responsabilité augmente, autant que je suis de Droit de demander plus, par contre comme la Liberté dont j’ai besoin est en proportion directe avec l’étendue des choix dont je dispose, je vais choisir de ne pas limiter mes choix et alors j’aurai une Liberté ILLIMITÉE.

Cependant, la Liberté doit être équilibrée avec l’Ordre et elle doit s’arrêter lorsqu’elle restreigne la Liberté d’un autre. Seulement sommes-nous capable de mesurer le degré de Liberté de chacun de nous pour savoir que notre Liberté piétine sur celle de l’autre ? … et de la naissent les restrictions et les limitations imposées par les Lois.

Je rêve encore que je dois avoir la Liberté d’expression et d’opinion et que personne ne doit jamais me les retirer. Même si TOUTES LES LOIS peuvent nous infliger des restrictions à la Liberté, ma pensée et mes émotions ne doivent pas être touchées et ils doivent rester libre de s’exprimer.

Ma Liberté sera une Croyance, une seconde Religion et nous devons nous battre pour la faire reconnaître et l’imposer et quand je serai capable de respirer profondément de remplir mes poumons avec de l’air et de me sentir tranquille sans aucun soucis … Quand mon esprit sera en paix … je serai libre !

Raconter ma Liberté reste encore un Rêve.


vendredi 16 octobre 2009

A travers le Temps

Des Rêves et des Souvenirs qui nous bercent entre deux TEMPS

Tu simules le PASSE, tu m’échappes mais tu es déjà le PRESENT

T’enfuir, rester ou bâtir ?, profitons de la vie et de tout INSTANT

Peu importe ta décision, tu n’as plus peur, tu es là MAINTENANT

Tu ne seras plus HIER, tu es figée dans mon réel, à tout MOMENT

jeudi 15 octobre 2009

Soumission

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Toi qui me fais rêver, à t’entendre ainsi parler
Je vais flétrir, et de ton désir tu me fais douter
Dans d’autres bras; Non, je ne saurai me fondre
Et sans toi, quelle vie aurai-je à entreprendre ?

A tes mains tendues, je dirai toujours OUI
Nos chroniques, ne serons jamais un oubli
Je serai toujours à toi et à ton amour inouï
Soumis à tes convoitises, à tes baisers infinis

La Passion a gravé ton nom sur mon Cœur,
Ensorceleuse pitié, tu me hantes pour toujours
Larmes et supplices, ne m’ont été de secours
Je me soumets en esclave, je sèche mes pleurs

Si le serment d’ardent amour serait te suffire
Ton élu prisonnier, ne pourrait jamais te fuir
Que Dieu soit témoin de mon infinie promesse
Seul juge des mes actes et de mes maladresses

Pas de chance … pour une fois

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Hier j’étais avec ma femme à Sidi Bousaîd pour assister à un spectacle dans le cadre du festival Musiqat au Palais Ennajma Ezzahra.

Nous avons passés d’agréables moments au Café des Délices et nous sommes redescendus à en bas du village pour récupérer les billets du spectacle Egschiglen qui sont restés dans la voiture.

Vers 20h30 deux jeunes garçons passaient à côté de nous, ils se chamaillent et soudain ils m’ont bousculé et ont fait tomber les clés de la voiture qui se sont roulés par terre pour finir dans un caniveau des égouts qui était fermé par une grosse grille métallique.

Je me suis agenouillé, tout était noir, le caniveau faisait plus qu’un mètre de profondeur et les grilles étaient impossibles à faire bouger.

Deux policiers se sont approchés pour vérifier ce que je faisais. Ils étaient sympas mais ils ne pouvaient me donner aucune aide.

Il était nuit, les agents municipaux chez eux et le taxiphone de coin ne pouvait être utile d’aucune façon.

Je téléphone à un cousin qui habite tout près mais il était sur l’autoroute au niveau de Sousse et on a convenu de l’attendre pour environ deux heures pour qu’il nous apporte une pioche et quelques outils.

Soudain je me suis souvenu d’une maison en chantier au village, je me suis déplacé au chantier pour appeler « yé Mohamed, yé Hmed, yé Ali » et justement trois ouvriers vinrent à mon appel.
Après leur avoir raconté ma situation et les avoir rassurés que ce n’est pas une caméra caché, ils se sont déplacés tout les trois avec moi au caniveau providentiel.

Avec leur pioche ils ont soulevé la grille et l’un d’eux et descendu pour chercher la clé qu’il finit par trouver.

Remerciement et récompense pour les trois ouvriers et départ rapide pour le spectacle. Malheureusement, il était déjà 21h15 et s’était trop tard, le spectacle avait commencé et il n’était plus possible d’y accéder. Nos places ont était prises.

Dommage … d’ailleurs il n’y a plus de billets pour les meilleurs spectacles qui restent.

Moralité de l’histoire : puisqu’il y a des gosses qui se chamaillent dans la rue le soir, il faut toujours avoir son pioche en voiture.

mardi 13 octobre 2009

Je te vois marcher

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Quand tu marches entre les roses et les muguets
Les poètes sentent un ardent désir pour te louer
Les tambours battant fort ton arrivée pour te saluer
Et les trompettes sonnant un hymne pour te vanter
Les voix des ténors s’élèvent haut pour t’admirer
Et à toutes les ballerines tu donnes envie de t’imiter

Quand tu passes et du disparaît derrière les floraisons
Les doigts du poète se contractent sur son crayon
Les tambours se cèlent et arrêtent toute allocution
Les trompettes se taisent et rentrent en abstention
Les voix des ténors se sèchent et plus aucun son
Et les ballerines se figent dans leurs mouvements

lundi 12 octobre 2009

Papa Gourmand


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Les enfants aiment et adorent le sucre d’orge ;
Papa dit aux enfants « Attention aux dents, ce n’est pas bon pour les caries »
Pourtant, papa s’en fout des avaries, et se verse sur Sucre d’Orge, sa Chérie ;
Et ce matin, il reste au lit pour la croquer sans répit avec désir et folle envie.

Les enfants aiment et adorent le chocolat ;
Papa dit aux enfants « Non, non, c’est uniquement au dessert »
Pourtant, Papa le gourmand, en cachette et à volonté il s’en sert,
Et au lieu de faire la sieste, dans sa Dulcinée Chocolat, il s’insère.

Les enfants aiment et adorent les Bonbons ;
Papa s’adresse aux enfants « Non, plus de Bonbon pour ce soir »
Pourtant, Chérie mon Bonbon, je ne peux pas me priver de te voir,
Etendue sur le lit, je vais me régaler, et partout te sucer dans le noir

dimanche 11 octobre 2009

Femme, Je t'Aime

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Si les Hommes sont généralement de caractère rude et ils peuvent facilement encaisser le verbiage agressif, les Femmes sont des créatures très sensibles et doivent être bien entretenues pour qu’elles puissent fleurir et nous enchanter avec leur parfum.

La Femme blessée, triste et malheureuse devient malade, se fane et sera incapable de répondre correctement à ses obligations familiales, envers son mari et ses enfants.

Ta Femme, ta copine ou même ta sœur ou surtout ta mère sont des Etres très sensibles qui doivent être ménagées avec précaution. On ne doit jamais les blesser ou les agresser verbalement par des critiques sur des sujets qu’on sait qu’elles y sont vulnérables.

On doit jamais affirmer notre masculinité en dépends de leur féminité au contraire, on doit protéger la Femme qu’on aime en étant toujours et sincèrement sensible à ses besoins mêmes spéciaux.

Après quelques années de mariage, parfois des mois, le rideau de la vérité se lève et on découvre mieux notre partenaire et c’est à ce moment précis que ce passe le grand examen du couple.
On se met en cause et on se demande réellement si on a fait le bon choix. On se pose les mauvaises questions ; on se demande sur les origines et les raisons qui on menés au changement alors qu’on devait se demander comment faire pour accepter l’autre avec ses tares et défauts mis à nus, qu’il a pu naturellement et involontairement cacher.

L’une des erreurs les plus courantes des Hommes est de considérer sa Femme comme un Acquis et quoi qu’il fasse ou comment il se comporte, elle ne pourrait plus le quitter et l’abandonner.
Le Mari devient inerte, plus aucune expression d’affection ou d’amour … au contraire, avec l’âge, les responsabilités, les enfants, le travail, le stress, la fatigue, ta Femme a beaucoup plus besoin que tu lui offres de la tendresse inconditionnelle, que tu lui montres ton respect illimité, que tu comprennes ses gestes et faits.

Monsieur ; complimente ta Femme aussi souvent que possible, elle se sentira heureuse et sera encouragé à te faire le plus. Admire-la et ne bride pas tes sentiments, exprime-toi, dis-lui que tu l’aimes et apprends à être reconnaissant envers ses sacrifices de maman.

Chéris ta Femme, pas seul en privé mais aussi en public. N’oublie pas de la vanter et de la mettre en honneur dans toutes les occasions qui peuvent se présenter. Loue ses qualités et fait lui des éloges mais surtout soit honnête, ne fait pas de la comédie. Si tu es vraiment sincère, elle adorera cela.

Monsieur, au lieu de critiquer ta Femme en continu sur ses points faibles sans l’aider même à les surmonter, accepte la comme elle est et profite de tout ce qu’elle peut présenter de positif. Les Femmes compensent toujours leurs faiblesses par d’autres atouts. Si tu ne vois pas ce qu’elle peut présenter de beau, alors, aveugle, tu n’as qu’à demander cela au voisin du palier.

Certains Machos prennent plaisir à critiquer leurs Femmes en famille, en présence d’amis ou même de personnes étrangères. Quelle gaucherie, quelle maladresse impardonnable !!!

En un simple mot, aime ta Femme comme tu souhaite être aimé et traite ta Femme comme tu souhaites, toi-même être traité.

Monsieur ; apprends à écouter ta Femme ; apprends à l’écouter penser, à l’écouter parler, à écouter son corps s’exprimer. Soit attentif à ses besoins émotionnels et physiques.
Ne soit pas une bête au lit : soit brutal, soit que tu ne penses uniquement qu’à ton propre plaisir. Faire l’amour est un art, si tu ne le sais pas encore, pauvre Monsieur, pauvre Madame.
Sur ce sujet, soyez francs ; prenez votre temps et parlez-en avec toute confiance ; brisez tous les tabous et essayez toutes les combinaisons … sans limites. Les relations sexuelles et physiques sont le catalyseur de l’Amour.

Ton Epouse n’est pas ta Femme de ménage ou la Bonne des enfants. Aie de la reconnaissance pour tout le travail et les taches ménagères qu’elle fait à la maison.
Prends la peine de la complimenter et de la remercier pour son talent qu’elle exerce pour te faire de la bonne cuisine, mettre à ta disposition une maison saine et propre, laver tes vêtements, repasser des chemises, plier et arranger tes habits etc …

Les soins qu’une Femme prodigue pour sa propre beauté dépendent énormément de ce que son mari pense d’elle et de l’admiration qu’il porte pour sa physionomie.

Donc, Monsieur, n'oublie pas de dire souvent à ta Femme qu’elle est belle et de lui faire des gentils reproches si elle se néglige même au niveau vestimentaire, même chez elle. Autant que tu complimentes sa beauté, autant qu’elle se fera belle pour toi.

Développe le réflexe de surprendre ta Femme, en lui envoyant sur son lieu de travail un bouquet de roses, en lui présentant le soir un cadeau sans occasion ou tout simplement en lui envoyant un petit SMS d’Amour.



Les problèmes sont notre pain quotidien, ne les laisse pas se transformer en querelles et si cela arrive, sois maître de la situation et ne t’emporte pas, ne crie pas. Se taire et reculer pour baisser la tension n’est pas un signe de faiblesse mais un signe de sagesse. Montre que tu es l’Homme en calmant l’ambiance et en proposant des solutions équitables et constructives.
Suivant la situation, il est parfois nécessaire de reporter la discussion à des moments plus propices mais surtout ne pas laisser le sujet en stand-by, un petit problème non résolu aujourd’hui peut devenir un volcan le lendemain.

Communiquez, parlez en de tout ce qui vous agace tous les deux, de ce qui te gène chez l’autre, soyez francs. Au lieu de se focaliser sur les reproches, proposez des solutions.

Monsieur, les Femmes sont très émotives et ce qui peut te paraître un simple Petit Geste d’Affection peut lui être un Grand Acte d’Amour. Sois surtout Naturels et apprends à être l’Amant de ta Femme et n’oublie pas surtout de la tenir par la main quand vous sortez ensemble.

Enfin, un dernier conseil, ne laisser pas la monotonie ternir votre quotidien, soyez imaginatif : sortez, invitez des amis, fuguez, abandonnez les enfants chez la belle-mère pour un weekend, faites des choses pas ordinaires.

Femmes, je ne vais pas vous dire ce que vous devriez faire pour que Monsieur vous RESPECTE, vous AIME et surtout vous ADULE.


vendredi 9 octobre 2009

Mes Petites Fleurs

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Dans quelques temps, dans quelques années à survenir,
Comme votre Maman, vous aussi deviendrez Femmes
Par notre amour, arrosées, vous allez fleurir et grandir
Petites Filles bien aimées, vous serez Grandes Dames

Et à partir de cet instant, aux problèmes vous ferez face
Et auxquels vous n’aurez nul besoin de l’aide de Papa.
Vous compter sur vous-mêmes pour remonter à la surface
Et sur tout ce que vous avez appris de la lucide Mama.

Mes Petite Fleurs, quoi qu’il en soit, je dois vous dire
Que ces problèmes imparables font partie de notre vie
Ne laissez pas un chagrin vous abattre ou vous détruire
Il y a de la douleur quand on donne son cœur à autrui.

Ma Belle Lilas, un jour, toi aussi tu devrais rencontrer
Un homme que tu apprendras à aimer sans déboires
A travers son rêve, et le tien, il pourrait te faire voyager
Tous les pays du monde et tu dois toujours le croire

Pendant que les yeux de votre père étincellent encore
Et avec l'amour que je vous ai donné et je vous ai chéri
Votre attache à la famille nous gardera tous unis et forts
Plus tard avec ma mémoire vous serez vénérables et bénies

jeudi 8 octobre 2009

Plus Précieux que Tout l’Or du Monde

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Mon cœur se remue par le bonheur de mes enfants.
Leurs éclats de rire, verbiages et leurs yeux innocents,
M’emplissent de bonheur, de joie et de satisfaction.
Et chaque moment passé avec eux est un amusement

Ils sont le morceau d’enchantement qui drape ma vie
Leur présence m'aide à vaincre tout ce qui m’ennuie
Les jeunes mots naissent à leurs lèvres et ils me prient
De les embrasser, les serrer et les chatouiller avec lubie

Ils sont une douce et fraîche pluie le jour d'un été ardent.
Ils sont le soleil et le vent, la rose sublime du printemps.
Mes enfants sont la lumière qui éclaire le noir abscons.
Ils sont l'air que je respire et mon cœur en battement

Ils sont cette sensation profonde dans l’âme qui m’inonde
Ils m’accrochent à une vie future plus équitable et féconde
Ils sont la fierté que je sens quand leur estime est grande
Mes enfants me sont plus précieux que tout l’or du monde

mardi 6 octobre 2009

Une fois on était ensemble

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La sculpture de son corps exalté par l’été
et sa peau de garniture lisse, soyeuse et dorée,
Sentir les contours de ses hanches sans fin, galbés,
Ses lignes unies pour parfaire ses formes courbées ;

Sentir ses mains, sa bouche, son corps chaud et son souffle haletant,
sentir ses lèvres tantôt brûlantes, tantôt froides au rythme de ses émotions,
Se rappeler le goût de ses lèvres, encore une fois, ce matin même,
un souvenir de ce qui était et de ce qui pourrait encore venir.

Le chuchotement de ses mots me rapprochent,
« viens dans mes bras »,
Une étreinte, un baiser,
N’importe quoi, n'importe quoi, pour rester auprès d’elle.


Entendre sa voix froncée comme la pluie de l'automne,
Sa voix qui danse sur le rythme de ma respiration,
Se demander, Attendre et espérer les mots dont j’ai besoin d'entendre,
Et ses mots provoquent mes pensées innocentes.

Vivre entre deux moments, celui d’avant et celui d’après,
celui d’hier et celui de demain.
C’est entre tels conditions qu’on vague dans nos rêves,
qu’on arrache à ces quelques simples instants.

Il était une fois, en pareilles circonstances, cette sensation était la mienne …
On était ensemble,
Dans un coin,
Dans ses bras,
En ce moment même.

samedi 3 octobre 2009

As-tu jamais eu envie ?

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As-tu jamais eu envie que la personne qui t’aime t’écrive une lettre avec des mots romantiques même s’il les emprunte à un poète connu, qu’il te dise quelque chose de simple et éternellement profond que tu n’as jamais entendu auparavant et qui touche ton âme pour le restant de ta vie?

As-tu jamais eu envie que la personne qui t’aime te chante une chanson seulement pour toi, qu’il partage avec toi son plus grand secret et qu’il te parle de ses rêves les plus profonds qu’il voudrait vivre avec toi ?

As-tu jamais eu envie que la personne qui t’aime t’accompagne à une exposition de tableaux même s’il ne connaît rien à l’art, qu’il lise avec toi un livre alors qu’il adore regarder un film, qu’il aille avec toi au stade même s’il n’aime pas le football, qu’il fasse avec toi quelque chose que tout seul il n’aurait jamais aimé faire ?

As-tu jamais eu envie que la personne qui t’aime t’emmène voir un coucher de soleil et qu’il t’explique comment les nuages peuvent-ils bercer le crépuscule lors d’une journée pluvieuse ?

Lorsque tout cela t’arrive tu n’existes plus …

A moi d’avoir d’autres envies … non, cette fois-ci, comme pour ses folies, je sais qu’elle va me surprendre. C’est seulement pareilles sensations produites par des choses inhabituelles et qui arrivent à l’improviste qui peuvent nous toucher et se graver pour toujours dans nos mémoires.


vendredi 2 octobre 2009

Tout semble me retenir …

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Quand la chaleur de l’été, le noir de la chambre, la lueur de la lune et les nuages minuscules de fumée de ta cigarette qui s'échappent de tes lèvres paraissent former des mots qui me supplient de rester alors que c’est le moment du départ.

Quand chaque possibilité, chaque regard, chaque sourire, chaque mot, chaque situation improbable me donne envie de rester alors que je sais que s’est le moment de se quitter.

Quand toute logique me donne raison pour partir, mais que pour une fois je n’ai pas trop confiance en mon raisonnement et je ne sais plus quelle décision prendre.

Quand tout en MOI désire rester parce que la peur de te laisser toute seule me torture.

- «… et si tu restes encore un autre jour ? ».
- « Je ne sais pas … je vais voir … je pense que je vais rester … oui je vais rester ».



Mais je suis parti … je lui ai envoyé un sms muet « désolé, je n’ai pas pu rester ». Je sais très bien que j’ai fait le mauvais choix mais je me justifie à moi-même par une décision hâtive, irréfléchie.

Tu es rentrée l’après-midi allègre et heureuse. La chambre d’hôtel emprisonnait encore notre odeur. Tu t’attendais à me trouver, tu ne croyais pas à mon message, à mon départ. Tu me cherchais, tu pensais que je me cachais pour te faire une surprise … mais j’étais déjà parti.



« Tu aurais pu rester » me dit-elle au téléphone avec une voix éplorée.

Autant que cela me fait plaisir de te parler au téléphone autant que je déteste cet appareil. Il dégrade la qualité de mes sentiments, il ne peut pas exprimer ce que je veux réellement te dire.

« Je ne pouvais pas … mon travail, mes responsabilités … ». C'est dur lorsque je te l’avais dis.

Tu ne veux pas me croire. Je le sens même si tu ne me l’a jamais dis, même si tu n’as jamais fait illusion par la suite. Est-ce que c'est le ton de ma voix ? Peut-être parce que tu ne me regardais pas aux yeux au moment où je te le disais, à l’instant où je me justifiais de mon mauvais choix.

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